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Contrat de cession de droits d'auteur

VĂ©rifiĂ© le 03/05/2024 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

DĂšs la crĂ©ation de son Ɠuvre, l'auteur bĂ©nĂ©ficie, Ă  condition qu'elle soit originale, de droits de la propriĂ©tĂ© intellectuelle que l'on appelle droits d'auteur. Certains de ces droits peuvent ĂȘtre cĂ©dĂ©s, Ă  titre gratuit ou onĂ©reux, par l'intermĂ©diaire d'un contrat de cession de droits d'auteur.

Une Ɠuvre s'entend de toute crĂ©ation rĂ©sultant d’une activitĂ© intellectuelle ou artistique. Il peut s'agir d'un livre, d'une composition musicale, d'un dessin, d'une chorĂ©graphie, d'un logiciel, etc.

Une Ɠuvre est originale lorsqu'elle est empreinte de la personnalitĂ© de l'auteur, c'est-Ă -dire, lorsqu'elle reflĂšte sa personnalitĂ© et exprime ses choix libres et crĂ©atifs. L'auteur doit avoir insufflĂ© sa « touche personnelle » dans l'Ɠuvre.

💡 À noter

Une Ɠuvre originale n'est pas nĂ©cessairement nouvelle. Une crĂ©ation reprenant une idĂ©e antĂ©rieure peut ĂȘtre originale, Ă  condition qu'elle exprime la personnalitĂ© de l’auteur.

Cette originalité peut s'exprimer à différents stades du processus créatif. En photographie par exemple :

  • Au stade de la phase prĂ©paratoire, l’auteur peut choisir la mise en scĂšne, l'Ă©clairage, la pose de la personne Ă  photographier, etc.
  • Lors de la prise de la photographie, l'auteur peut notamment choisir le cadrage ou l’angle de prise de vue.
  • Enfin, lors du tirage du clichĂ©, l’auteur peut choisir parmi diverses techniques de dĂ©veloppement.

Lorsqu'une Ɠuvre est originale, celle-ci est protĂ©gĂ©e par le droit d'auteur dĂšs sa crĂ©ation et mĂȘme avant son achĂšvement. L'auteur n'a aucune dĂ©marche Ă  rĂ©aliser pour bĂ©nĂ©ficier de ce droit.

Le droit d'auteur se décompose en 2 ensembles : les droits moraux et les droits patrimoniaux.

⚠ Attention

Seuls les droits patrimoniaux peuvent faire l'objet d'une cession de droits d'auteur. De plus, la cession globale des Ɠuvres futures est interdite.

Les droits moraux ont vocation Ă  protĂ©ger les intĂ©rĂȘts non Ă©conomiques de l'auteur, c’est-Ă -dire le respect de son nom, de sa qualitĂ© d'auteur et de son Ɠuvre.

L'auteur de l'Ɠuvre bĂ©nĂ©ficie des droits suivants :

  • Le droit de divulgation permet Ă  l'auteur de dĂ©cider de la date et des conditions dans lesquelles l'Ɠuvre sera rĂ©vĂ©lĂ©e au public pour la premiĂšre fois. Il peut dĂ©cider de ne pas la rendre publique.
  • Le droit Ă  la paternitĂ© permet Ă  l'auteur d'apposer son nom (ou son pseudonyme) sur chaque publication de l'Ɠuvre. Il peut dĂ©cider de conserver son anonymat.
  • Le droit au respect de l'intĂ©gritĂ© de l'Ɠuvre permet Ă  l'auteur de s'opposer Ă  toute modification de l'Ɠuvre sans son autorisation. L'auteur peut veiller Ă  ce que son Ɠuvre ne soit pas dĂ©naturĂ©e par un ajout, un retrait ou une retouche.
  • Le droit de retrait et de repentir permet Ă  l'auteur de faire « machine arriĂšre » et de faire cesser toute exploitation de son Ɠuvre, sans avoir Ă  justifier son choix. En contrepartie, il doit verser une indemnisation au bĂ©nĂ©ficiaire dont les droits d'exploitation ont Ă©tĂ© retirĂ©s.

Les droits moraux présentent 3 caractéristiques essentielles :

  • Ils sont perpĂ©tuels : ils ne sont pas limitĂ©s dans le temps et se transmettent aux hĂ©ritiers au dĂ©cĂšs de l'auteur.
  • Ils sont inaliĂ©nables : ils ne peuvent pas ĂȘtre cĂ©dĂ©s Ă  des tiers. Un contrat qui organiserait une cession de droit moral ne serait pas valable juridiquement.
  • Ils sont imprescriptibles : l'auteur peut toujours bĂ©nĂ©ficier de son droit, mĂȘme s'il ne l'a pas exercĂ© pendant une durĂ©e prolongĂ©e. Par exemple, l'auteur et ses ayants droits peuvent toujours s'opposer Ă  la modification de l'Ɠuvre.

Les droits patrimoniaux ont vocation Ă  protĂ©ger les intĂ©rĂȘts Ă©conomiques de l'auteur.

Ils permettent Ă  l'auteur d'autoriser ou d'interdire toute forme d'exploitation de l'Ɠuvre, quelles qu'en soient les modalitĂ©s.

Plus concrùtement, l'auteur de l'Ɠuvre dispose des droits suivants :

  • Le droit de reprĂ©sentation permet Ă  l'auteur d'autoriser ou d'interdire la communication de son Ɠuvre au public, de maniĂšre directe ou indirecte (tĂ©lĂ©diffusion, rĂ©citation ou projection publique, exĂ©cution lyrique, reprĂ©sentation dramatique, etc.)
  • Le droit de reproduction permet Ă  l'auteur d'autoriser ou d'interdire la fixation matĂ©rielle de son Ɠuvre sur tout support qui permettrait de la communiquer au public par un procĂ©dĂ© indirect (imprimerie, dessin, gravure, photographie, moulage, enregistrement mĂ©canique, cinĂ©matographique ou magnĂ©tique, etc.)

Les droits patrimoniaux englobent également le droit d'adaptation, le droit de traduction et, pour les auteurs d'arts graphiques et plastiques, le droit de suite.

Le droit de suite permet aux auteurs d'arts graphiques et plastiques de percevoir un pourcentage sur le prix de revente de leurs Ɠuvres. Ce droit s'applique chaque fois qu'une revente fait intervenir un professionnel du marchĂ© de l'art en tant que vendeur, acheteur ou intermĂ©diaire. Le droit de suite ne peut ĂȘtre cĂ©dĂ© Ă  un tiers.

Un Ă©diteur doit obtenir le droit de reproduction de l'auteur d'un tableau pour pouvoir imprimer un livre comportant des images de l'Ɠuvre.

À l'inverse des droits moraux perpĂ©tuels, les droits patrimoniaux ont une durĂ©e limitĂ©e. En effet, ceux-ci s'Ă©teignent et l'Ɠuvre entre dans le domaine public au-delĂ  d'un dĂ©lai de 70 ans Ă  compter de l'annĂ©e suivant le dĂ©cĂšs de l'auteur.

Autrement dit, l'Ɠuvre pourra ĂȘtre exploitĂ©e librement et gratuitement sous rĂ©serve du respect des droits moraux des hĂ©ritiers.

De plus, les droits patrimoniaux sont librement cessibles (Ă  l'exception du droit de suite). L'auteur peut ainsi autoriser l'exploitation (reprĂ©sentation ou reproduction) de son Ɠuvre par un tiers, moyennant rĂ©munĂ©ration.

Pour autant, la cession du droit de reproduction n'emporte pas cession du droit de reprĂ©sentation. Tout doit ĂȘtre prĂ©cisĂ© dans le contrat de cession de droits d'auteur.

L'auteur d'un roman cÚde à un éditeur le droit de reproduire son roman en vue de le vendre en librairie. Cette cession du droit de reproduction n'emporte pas la cession du droit de représentation. Ainsi, l'éditeur ne sera pas autorisé à communiquer le roman au public en ligne sur internet.

⚠ Attention

Toute atteinte à un droit moral ou patrimonial constitue un acte de contrefaçon puni de 3 ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende.

L'auteur de l'Ɠuvre peut Ă©galement engager la responsabilitĂ© civile du contrefacteur et rĂ©clamer le versement de dommages-intĂ©rĂȘts.

Le contrat de cession de droits d'auteur doit ĂȘtre rĂ©digĂ© par Ă©crit et doit Ă©numĂ©rer limitativement les droits cĂ©dĂ©s. La cession n'est pas valable si l'Ă©tendue des droits cĂ©dĂ©s est trop vaste.

Ainsi, le contrat de cession doit comporter les mentions suivantes :

  • IdentitĂ© des parties : noms et prĂ©noms de l'auteur de l'Ɠuvre et du bĂ©nĂ©ficiaire de la cession.
  • Description exacte des Ɠuvres concernĂ©es
  • Étendue des droits cĂ©dĂ©s : le contrat prĂ©cise si la cession porte sur le droit de reproduction (contrat d'Ă©dition), de reprĂ©sentation (contrat de reprĂ©sentation), de traduction et/ou d'adaptation. Le fait d'inscrire la mention "etc." suffit pour les juges Ă  Ă©tablir l'absence de dĂ©limitation du domaine d'exploitation des droits cĂ©dĂ©s.
  • Destination : le contrat mentionne la frĂ©quence Ă  laquelle l'Ɠuvre peut ĂȘtre diffusĂ©e et sous quelle forme (support). Si la cession de droit porte Ă©galement sur une exploitation numĂ©rique de l'Ɠuvre (sur internet), le contrat doit le prĂ©ciser.
  • Territoire : le contrat prĂ©cise le pĂ©rimĂštre gĂ©ographique sur lequel l'exploitation est autorisĂ©e. Les droits peuvent ĂȘtre cĂ©dĂ©s pour une ville ou une rĂ©gion particuliĂšre, un pays voire "pour le monde entier" (notamment si l'Ɠuvre fait l'objet d'une diffusion sur internet).
  • DurĂ©e : le contrat prĂ©cise la durĂ©e pendant laquelle l'exploitation est autorisĂ©e. La cession peut ĂȘtre consentie pour toute la durĂ©e lĂ©gale de protection des droits d'auteur.
  • Prix et modalitĂ©s de paiement

Il convient également de toujours préciser si ces droits sont cédés à titre exclusif ou non. Si le contrat est assorti d'une clause d'exclusivité, l'auteur ne pourra consentir aucune autre cession de ses droits pendant toute la durée de l'exclusivité.

💡 À noter

Ce formalisme s'impose également aux contrats de cession à titre gratuit.

Toute exploitation qui sort du cadre contractuel est considérée comme une contrefaçon.

Le fait pour un éditeur d'éditer plus d'exemplaires que ce à quoi le contrat l'autorise constitue un acte de contrefaçon. Cette situation est dénommée « la contrefaçon du cocontractant ».

Le fait pour un Ă©diteur de diffuser un ouvrage sur internet sans y ĂȘtre autorisĂ© par l'auteur constitue Ă©galement un acte de contrefaçon.

En cas de litige, l'interprĂ©tation du contrat par le juge s'appuiera sur la prĂ©sence ou l'absence de ces mentions obligatoires. Pour prĂ©server les intĂ©rĂȘts de chaque partie, il est recommandĂ© de confier la rĂ©daction de l'acte de cession Ă  un professionnel du droit (exemple : un avocat).

💡 À noter

L'interprétation d'un contrat obscur se fera, en général, en faveur de l'artiste-auteur.

Le contrat de cession de droits d'auteur permet Ă  l'auteur de cĂ©der tel ou tel droit sur son Ɠuvre (droit de reproduction, de reprĂ©sentation, d'adaptation ou de traduction).

En fonction des droits cédés, le contrat de cession peut adopter différentes formes pour répondre au mieux au domaine professionnel de l'auteur. Ainsi, il est possible de mettre en lumiÚre 3 types de contrats de cession de droits d'auteur. Ces contrats sont encadrés spécifiquement par la loi mais ce ne sont pas les seuls possibles.

Seuls les droits patrimoniaux peuvent faire l'objet d'une cession de droits d'auteur.

Le contrat d'Ă©dition permet Ă  l'auteur d'une Ɠuvre (ou Ă  ses ayants droit) de cĂ©der Ă  un Ă©diteur le droit de fabriquer ou de faire fabriquer des exemplaires de l'Ɠuvre ou de la rĂ©aliser sous forme numĂ©rique. Autrement dit, l'auteur cĂšde son droit de reproduction.

En contrepartie, l'Ă©diteur doit prendre Ă  sa charge la publication et la diffusion de l'Ɠuvre.

Le contrat d'Ă©dition ne doit pas ĂȘtre confondu avec le contrat Ă  compte d'auteur. Il s'agit d'un contrat par lequel l'auteur (ou ses ayants droit) verse Ă  l'Ă©diteur une rĂ©munĂ©ration pour qu'il assure la publication et la diffusion de l'Ɠuvre.

Le contrat d'Ă©dition n'est pas non plus un contrat de compte Ă  demi. Par ce contrat, l'auteur (ou ses ayants droit) convient de partager les bĂ©nĂ©fices et les pertes d'exploitation avec l'Ă©diteur en charge de publier et diffuser l'Ɠuvre.

Le contrat de reprĂ©sentation permet Ă  l'auteur de l'Ɠuvre (ou Ă  ses ayants droit) d'autoriser une personne Ă  reprĂ©senter cette Ɠuvre dans les conditions qu'il dĂ©termine. Autrement dit, l'auteur cĂšde son droit de reprĂ©sentation.

Le contrat de reprĂ©sentation est frĂ©quent dans le domaine du spectacle. Il octroie au chorĂ©graphe ou au metteur en scĂšne l'autorisation de prĂ©senter l'Ɠuvre au public.

Il existe Ă©galement le contrat gĂ©nĂ©ral de reprĂ©sentation. Il s'agit d'un contrat par lequel un organisme professionnel d'auteurs donne Ă  un entrepreneur de spectacles la possibilitĂ© de reprĂ©senter, pendant la durĂ©e du contrat, les Ɠuvres actuelles ou futures constituant le rĂ©pertoire dudit organisme.

Ce type de contrat a Ă©tĂ© conçu pour les catĂ©gories d'Ɠuvres ayant vocation Ă  ĂȘtre massivement utilisĂ©es, pour lesquelles les auteurs ont recours aux organismes de gestion collective comme la Sacem, l'Adagp et la SACD.

Le contrat de production audiovisuelle est un contrat conclu entre un ou plusieurs coauteurs et un producteur en vue de la rĂ©alisation et l'exploitation d'une Ɠuvre audiovisuelle (film, documentaire, reportage, etc.).

Le producteur est la personne physique ou morale qui prend l'initiative et la responsabilitĂ© de la rĂ©alisation de l'Ɠuvre. Il prend en charge le financement de l'Ɠuvre et occupe un rĂŽle de direction et de coordination.

Par coauteurs, il faut entendre l'auteur du scénario, l'auteur de l'adaptation, l'auteur du texte parlé, l'auteur des compositions musicales avec ou sans parole, etc.

Le contrat de production audiovisuelle prĂ©voit la liste des Ă©lĂ©ments ayant servi Ă  la rĂ©alisation de l'Ɠuvre qui sont conservĂ©s.

L'auteur qui cÚde ses droits patrimoniaux perçoit, le plus souvent, une rémunération versée par le bénéficiaire de la cession (le cessionnaire). Celle-ci est précisée dans le contrat.

L'auteur d'une Ɠuvre peut aussi la cĂ©der gratuitement Ă  un tiers, Ă  condition que la gratuitĂ© soit consentie de façon expresse (sans ambiguĂŻtĂ©) et que l'auteur soit en mesure de justifier la cause de la gratuitĂ©.

En principe, la rĂ©munĂ©ration de l'auteur est proportionnelle aux recettes provenant de la vente ou de l'exploitation de l'Ɠuvre par le bĂ©nĂ©ficiaire de la cession. En pratique, le bĂ©nĂ©ficiaire doit rendre compte Ă  l'auteur de l'exploitation des droits ainsi cĂ©dĂ©s.

Le taux de la rĂ©munĂ©ration est librement dĂ©terminĂ© par les parties Ă  condition que la rĂ©munĂ©ration de l'auteur revĂȘt un caractĂšre sĂ©rieux, juste et Ă©quitable. Le taux peut ĂȘtre fixe ou variable.

Toutefois, lorsque la cession de droits concerne une Ɠuvre dĂ©clarĂ©e Ă  une sociĂ©tĂ© de gestion collective (ex : Sacem, Adagp, SACD) des pourcentages minima de rĂ©munĂ©ration sont fixĂ©s par la sociĂ©tĂ© de gestion.

💡 À noter

L'existence d'un contrat de travail ne remet pas en cause la nĂ©cessitĂ© de rĂ©diger un contrat de cession de droits d'auteur au cas oĂč le salariĂ© crĂ©e une Ɠuvre Ă  l'occasion de son emploi et que son employeur souhaite l'exploiter.

À titre d'exception, la rĂ©munĂ©ration de l'auteur peut ĂȘtre fixĂ©e forfaitairement dans l'un des cas suivants :

  • La rĂ©munĂ©ration proportionnelle ne peut pas ĂȘtre appliquĂ©e en pratique : notamment lorsque le montant des recettes tirĂ©es de l'exploitation des droits cĂ©dĂ©s ne peut pas ĂȘtre identifiĂ© ou lorsque le calcul de cette assiette requiert des moyens excessifs.
  • La contribution de l'auteur ne constitue pas l'un des Ă©lĂ©ments essentiels de la crĂ©ation intellectuelle de l'Ɠuvre. Dans le cadre d'une Ɠuvre collective (avec la contribution de plusieurs coauteurs), la rĂ©munĂ©ration au forfait est possible.
  • L'utilisation de l'Ɠuvre ne prĂ©sente qu'un caractĂšre accessoire par rapport Ă  l'objet exploitĂ© : par exemple, les affiches et prospectus rĂ©alisĂ©s par les graphistes destinĂ©es Ă  faire la promotion d'une piĂšce de théùtre.
  • L'Ɠuvre est publiĂ©e dans la presse.
  • L'auteur ou le cessionnaire est Ă©tabli Ă  l'Ă©tranger, dans le cadre d'un contrat d'Ă©dition.
  • La cession porte sur la premiĂšre Ă©dition d'ouvrages spĂ©cifiques : scientifiques ou techniques, anthologies et encyclopĂ©dies, illustrations, livres de priĂšres notamment.
  • La cession porte sur un logiciel.

Les droits issus d'Ɠuvres créées par les agents publics dans l'exercice de leurs fonctions ou d'aprĂšs les instructions reçues sont automatiquement cĂ©dĂ©s Ă  la personne publique qui les emploie, dans la mesure strictement nĂ©cessaire Ă  l'accomplissement d'une mission de service public.

Pour les usages qui ne sont pas strictement nĂ©cessaires Ă  cette accomplissement (ex : l’exploitation commerciale de l’Ɠuvre de l'agent), l'État ne dispose que d'un droit de prĂ©fĂ©rence. Autrement dit, l'agent devrait proposer l'exploitation commerciale de l’Ɠuvre en prioritĂ© Ă  l’État.

Les agents publics sont les personnes suivantes :

  • Agents de l'État
  • Agents des collectivitĂ©s territoriales
  • Agents des Ă©tablissements publics Ă  caractĂšre administratif (EPA)
  • Agents des autoritĂ©s administratives indĂ©pendantes
  • Agents de la Banque de France
  • Agents de l'AcadĂ©mie française, de l'AcadĂ©mie des inscriptions et belles-lettres, de l'AcadĂ©mie des sciences, de l'AcadĂ©mie des beaux-arts et de l'AcadĂ©mie des sciences morales et politiques

Pour les logiciels créés par un salarié dans l'exercice de ses fonctions ou sur les instructions de son employeur, les droits patrimoniaux sont cédés automatiquement à l'employeur.

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