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Autorité parentale en cas de séparation des parents

VĂ©rifiĂ© le 20/06/2025 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

Vous avez un enfant commun et vous vous séparez. Vous voulez savoir quels sont vos droits et vos obligations à l'égard de l'enfant et de l'autre parent ? Vous voulez savoir comment agir en cas de difficulté ? Nous vous expliquons la procédure.

La séparation des parents est sans incidence sur l'exercice de l'autorité parentale.

Chacun des parents doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent.

Chacun des parents a les mĂȘmes droits et les mĂȘmes obligations Ă  l'Ă©gard de l'enfant.

Dans la mesure du possible et dans l'intĂ©rĂȘt de l'enfant, les parents doivent communiquer entre eux et prendre ensemble les dĂ©cisions concernant leur enfant. Par exemple dĂ©cider du lieu d'habitation de l'enfant, des modalitĂ©s d'exercice du droit de visite et/ou d'hĂ©bergement, du versement d'une pension alimentaire, etc.

Un parent peut toutefois faire seul un acte usuel. En revanche, les actes non usuels nécessitent l'accord des 2 parents.

Lorsqu’il fait un acte usuel, le parent est prĂ©sumĂ© avoir l’accord de l’autre lorsqu'il agit auprĂšs d'un tiers (par exemple auprĂšs d'un mĂ©decin ou d'un Ă©tablissement scolaire). Le tiers n'a pas Ă  s'assurer de l'accord de l'autre parent, c'est au parent qui fait l'acte usuel de s'assurer que l'autre parent est d'accord.

Il doit donc l'informer par tous moyens (courrier, appel téléphonique, courriel...). Cette information permet au parent qui s'y oppose d'agir en justice.

Le parent qui n'est pas d'accord avec l'acte usuel rĂ©alisĂ© par l'autre parent peut informer le tiers de son dĂ©saccord (une Ă©cole par exemple). Dans ce cas, le tiers doit respecter la volontĂ© du parent qui s’oppose Ă  la passation d’un acte.

Les juges ont considérés comme des actes usuels les actes suivants :

  • Administratifs : demande de CNI ou de passeport, dĂ©livrance de diplĂŽmes, sortie du territoire national lorsqu’un juge ne l’a pas interdit...
  • Éducation : radiation ou inscription dans un Ă©tablissement scolaire public, justifications des absences scolaires ponctuelles de l’enfant, sorties scolaires Ă  la journĂ©e
  • Santé : soins obligatoires (par exemple, vaccinations imposĂ©es par la loi), soins courants (blessures superficielles, infections bĂ©nignes, soins dentaires de routine, traitement des maladies infantiles ordinaires), poursuite d’un traitement de maladie rĂ©currente, circoncision relevant de la nĂ©cessitĂ© mĂ©dicale, accĂšs au dossier mĂ©dical du mineur pour le suivi mĂ©dical courant de l’enfant, sĂ©ances ponctuelles avec un psychologue

  • Droit Ă  l'image : diffusion d'une photo de l'enfant Ă  un cercle restreint de personne composĂ©s de ses proches.

Si un parent est en désaccord avec l'autre sur la réalisation d'un acte (usuel ou non usuel), il peut saisir le juge aux affaires familiales (Jaf).

Pendant son temps de garde, le parent est libre d'organiser la vie de son enfant comme il l'entend  : sorties, vacances, rĂ©union familiale, activitĂ©s comme par exemple l'inscrire dans un centre aĂ©rĂ©, en colonie de vacances, Ă  un stage sportif ou linguistique. il peut aussi partir Ă  l'Ă©tranger. Il est utile de prĂ©venir l'autre parent du lieu oĂč se trouve l'enfant. En cas d'urgence, cela permet Ă  l'autre parent de venir chercher l'enfant sur le lieu de vacances (par exemple, en cas d'hospitalisation du parent aprĂšs un accident).

Lors d'un divorce, les modalités de garde de l'enfant et la contribution à son entretien sont fixés soit dans le jugement, soit dans la convention de divorce dans le cas d'un divorce par consentement mutuel.

Quand des parents non mariĂ©s (concubins, partenaires de Pacs) se sĂ©parent, la garde de l'enfant et la contribution Ă  son entretien peuvent ĂȘtre Ă©tablies Ă  l'amiable dans une convention. Si les parents sont en dĂ©saccord, ils peuvent passer par une mĂ©diation ou par le juge.

C'est également le cas de parents mariés lors d'une séparation de fait.

Si les 2 parents sont d'accord sur la façon d'organiser la vie de leur enfant aprÚs leur séparation, ils peuvent établir une convention parentale.

Pour donner à cette convention force exécutoire, ils doivent la faire homologuer par un Jaf. Cela permet d'en demander l'exécution (par exemple, pour recouvrer la pension alimentaire impayée...).

Le tribunal judiciaire compĂ©tent est en cas de demande conjointe, selon le choix des parents, celui du lieu oĂč rĂ©side l'un ou l'autre d’entre eux.

L'avocat n'est pas obligatoire.

Si les parents fixent la résidence de l'enfant chez l'un d'entre eux, ils peuvent utiliser le modÚle de convention suivant :

S'ils choisissent la résidence alternée pour leur enfant, ils peuvent utiliser ce modÚle de convention :

Quand la convention parentale est établie, les parents demandent son homologation au Jaf avec le formulaire suivant :

Si les parents ont des désaccords, l'intervention d'un médiateur familial peut les aider.

Quand la convention parentale est établie avec le médiateur familial, ils peuvent demander son homologation au Jaf avec le formulaire suivant :

Le tribunal judiciaire compĂ©tent est en cas de demande conjointe, selon le choix des parents, celui du lieu oĂč rĂ©side l'un ou l'autre d’entre eux.

L'avocat n'est pas obligatoire.

En cas de désaccord sur la façon dont doit s'exercer l'autorité parentale, les parents peuvent saisir le Jaf.

Le tribunal judiciaire compétent est celui dont dépend la résidence de l'enfant.

L'avocat n'est pas obligatoire pour cette procédure .

La demande se fait à l'aide du formulaire suivant :

Les démarches à entreprendre dépendent du type de désaccord rencontré :

  • Il peut y avoir un dĂ©saccord ponctuel : un parent prend une dĂ©cision sans concertation et contre la volontĂ© de l'autre parent. Par exemple, il dĂ©cide seul, sans en parler Ă  l'autre parent, de faire tatouer l'enfant.
  • Il peut y avoir des dĂ©saccords profonds : un parent ne respecte pas la place de l'autre dans la vie d'enfant ou ne respecte pas la dĂ©cision de justice ou la convention parentale.
  • Un parent est dĂ©faillant, il ne s'investit pas dans la vie de l'enfant
  • Un parent ne remet pas l'enfant Ă  l'autre parent.

Le parent qui estime que la dĂ©cision prise ne respecte pas les intĂ©rĂȘts de l'enfant doit informer l'autre parent de son dĂ©saccord par tous moyens.

Il peut saisir un médiateur familial pour tenter de trouver un accord. Sinon, il doit saisir le Jaf. Quand l'atteinte à l'autorité parentale est une infraction (par exemple en cas de non représentation), le parent peut également porter plainte.

L'intervention d'un mĂ©diateur familial peut vous aider Ă  rĂ©tablir la communication et Ă  rĂ©soudre le conflit avec l'autre parent. Les 2 parents doivent ĂȘtre d'accord sur le principe de la mĂ©diation et y participer.

Le mĂ©diateur familial peut rappeler les rĂšgles de l'exercice conjoint de l'autoritĂ© parentale et d'une communication entre parents dans l'intĂ©rĂȘt de l'enfant.

La liste des médiateurs familiaux est fournie par le tribunal judiciaire dont dépend la résidence de l'enfant. La Caf peut aussi vous donner cette liste.

La médiation familiale n'est pas possible si des violences ont été commises au sein du couple ou sur l'enfant.

En cas de désaccord avec l'autre parent, vous pouvez engager une procédure devant le Jaf.

La demande se fait à l'aide du formulaire suivant :

Le tribunal judiciaire compétent est celui dont dépend la résidence de l'enfant.

L'avocat n'est pas obligatoire pour cette procédure.

En cas d'urgence (par exemple un changement d'Ă©cole), le Jaf peut ĂȘtre saisi rapidement par la procĂ©dure en rĂ©fĂ©rĂ©. Le juge peut dĂ©cider si le changement peut avoir lieu.

Le juge peut notamment prendre les décisions suivantes :

  • Trancher le dĂ©saccord ponctuel entre vous (dĂ©saccord sur une dĂ©cision mĂ©dicale, une inscription dans une Ă©cole...).
  • Modifier la garde de l'enfant, en rĂ©duisant le droit de visite et d'hĂ©bergement
  • Fixer ou modifier le montant de la pension alimentaire due pour l'entretien et l'Ă©ducation de l'enfant
  • Confier l'exercice de l'autoritĂ© parentale Ă  un seul parent. C'est le cas quand un parent se dĂ©sintĂ©resse de l'enfant ou fait obstacle Ă  l'exercice de l'autoritĂ© parentale par l'autre parent. Le parent qui exerce unilatĂ©ralement l'autoritĂ© parentale prend alors seul toutes les dĂ©cisions concernant la personne de l'enfant. Il n'a pas Ă  consulter l'autre parent.
  • Condamner un parent au paiement d'une amende civile de 10 000 € maximum si ce parent fait volontairement obstacle Ă  l'exercice de l'autoritĂ© parentale de l'autre parent.

En cas de défaillance grave, un parent peut se voir retirer l'autorité parentale.

Certains comportements parentaux sont pénalement répréhensibles et le parent, auteur des faits, s'expose à une sanction pénale.

C'est le cas par exemple des infractions suivantes :

  • Non reprĂ©sentation d'enfant, c'est-Ă -dire le fait de refuser de remettre l'enfant au parent qui a le droit de le rĂ©clamer
  • Absence de notification de changement d'adresse par le parent chez qui l'enfant rĂ©side habituellement
  • Non-respect par un parent de l'obligation scolaire ou de l'assiduitĂ© scolaire.

L'autre parent peut porter plainte, soit en se déplaçant, soit par courrier

Vous devez vous rendre dans un commissariat de police ou Ă  la gendarmerie de votre choix.

Les services de police ou de gendarmerie sont obligĂ©s d'enregistrer votre plainte si vous ĂȘtes victime d'une infraction.

Les officiers et agents de police judiciaire doivent recevoir votre plainte mĂȘme si les faits ne relĂšvent pas de leur zone gĂ©ographique de compĂ©tence.

À la fin de votre audition par la police ou la gendarmerie, vous recevez un rĂ©cĂ©pissĂ© et une copie de votre plainte si vous la demandez.

Vous pouvez déposer plainte auprÚs du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Nom et adresse des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, constats...

Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :

Vous pouvez envoyer votre plainte en lettre recommandée avec accusé de réception (de préférence), par lettre simple ou par lettre suivie.

Vous pouvez aussi déposer votre plainte directement à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé vous est transmis dÚs que les services du procureur de la République ont enregistré votre plainte.

Textes de référence

📍 À Villasavary

Mairie de Villasavary 42 Rue du Barry, 11150 Villasavary 📞 04 68 11 93 95 🕐 Du lundi au vendredi de 8h00 à 12h00