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Praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PamC) : affiliation et régime social

VĂ©rifiĂ© le 17/06/2026 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

Les praticiens et auxiliaires mĂ©dicaux conventionnĂ©s exercent leur activitĂ© libĂ©rale dans le cadre d’une convention conclue entre leur profession et l’Assurance maladie. Ce statut particulier dĂ©termine leurs modalitĂ©s d’exercice, mais aussi leur affiliation. Au niveau social, l’activitĂ© de praticien ou auxiliaire mĂ©dical relĂšve du rĂ©gime des « PamC », c’est‑à‑dire du rĂ©gime social des travailleurs indĂ©pendants exerçant une profession de santĂ© en tant que Praticiens ou Auxiliaires MĂ©dicaux ConventionnĂ©s.

Un « PAM » est un travailleur indĂ©pendant qui exerce une activitĂ© de profession de santĂ© relevant du rĂ©gime social des Praticiens et auxiliaires mĂ©dicaux conventionnĂ©s (PamC), rattachĂ© au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la sĂ©curitĂ© sociale. Il cotise Ă  ce titre Ă  l’Urssaf.

Pour le calcul et le recouvrement des cotisations vieillesse il relĂšve Ă©galement d’une des caisses vieillesse suivantes : CARPIMKO, CARMF, CARCDSF

Les professions suivantes relÚvent de la catégorie des praticiens :

  • MĂ©decins (gĂ©nĂ©ralistes et spĂ©cialistes)
  • Chirurgiens-dentistes
  • Étudiants en mĂ©decine effectuant le remplacement d’un docteur en mĂ©decine
  • Directeurs de laboratoire d’analyses mĂ©dicales et qui sont Ă©galement mĂ©decins

Les professions suivantes relÚvent de la catégorie des auxiliaires médicaux :

  • Sages-Femmes
  • Infirmiers
  • Masseurs-kinĂ©sithĂ©rapeutes
  • PĂ©dicures-Podologues
  • Orthophonistes
  • Orthoptistes
💡 À noter

Les mĂ©decins du secteur 2 bĂ©nĂ©ficient d’un droit d’option entre le rĂ©gime « PamC » et le rĂ©gime « TI PL » (travailleur indĂ©pendant - Profession libĂ©rale). Ce choix doit ĂȘtre fait lors de l'installation et est dĂ©finitif. Les pĂ©dicures-podologues avaient un droit d'option jusqu'au 31 juillet 2024 pour une prise d'effet au 1er janvier 2025. Ainsi, certains mĂ©decins et pĂ©dicures podologues relĂšvent des PamC et d’autres du rĂ©gime TI PL.

Le paiement des cotisations sociales Ă  l’Urssaf est obligatoire dĂšs le dĂ©but d'activitĂ©.

En pratique les premiers paiements sont effectués aprÚs un délai minimum de 90 jours.

Ces cotisations sont obligatoirement payĂ©es en ligne, selon l’une des modalitĂ©s suivantes :

  • Soit chaque mois. Le paiement mensuel s’effectue le 5 de chaque mois (ou le 20 sur option) par prĂ©lĂšvement automatique.
  • Soit chaque trimestre. Le paiement trimestriel s’effectue par prĂ©lĂšvement automatique, par tĂ©lĂ©paiement ou par carte bancaire. Les cotisations sont Ă  payer pour les 5 fĂ©vrier, 5 mai, 5 aoĂ»t et 5 novembre.

Les cotisations sociales sont calculĂ©es sur la base du revenu d’activitĂ© non salariĂ©e.

Au dĂ©but de l’activitĂ©, ce revenu n’est pas connu. Les 2 premiĂšres annĂ©es d’activitĂ©, les cotisations sont donc calculĂ©es, Ă  titre provisoire, sur une base forfaitaire.

Pour un dĂ©but d’activitĂ© en 2026, cette base forfaitaire de calcul correspond à :

  • 19 % du PASS, soit 9 131 €, pour les cotisations allocations familiales, retraite et invaliditĂ©-dĂ©cĂšs
  • 40 % du PASS, soit 19 224 €, pour la cotisation maladie et indemnitĂ©s journaliĂšres.

Ces cotisations seront ensuite rĂ©gularisĂ©es en fonction des revenus rĂ©els dĂ©clarĂ©s l’annĂ©e suivante.

Consultez la page de l’Urssaf pour connaĂźtre les taux des cotisations et des contributions dues par les praticiens ou auxiliaires mĂ©dicaux.

Le revenu professionnel doit ĂȘtre dĂ©clarĂ© chaque annĂ©e sur le site impots.gouv.fr.

Une fois les éléments déclarés, le professionnel reçoit un nouvel échéancier comprenant les informations suivantes :

  • Ses cotisations dĂ©finitives de l'annĂ©e pour laquelle il a dĂ©clarĂ© (revenus 2026 dĂ©clarĂ©s en 2027)
  • Un nouveau calcul du montant de ses cotisations pour l'annĂ©e en cours, calculĂ©es sur le revenu de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente
  • À titre d’information, les montants des premiĂšres Ă©chĂ©ances provisionnelles pour l'annĂ©e prochaine.

Si les revenus sont susceptibles de changer en cours d’annĂ©e, un service proposĂ© par l’Urssaf permet la mise Ă  jour des cotisations provisionnelles annuelles, sur la base d’une « estimation de revenus ».

Cette dĂ©marche permet d’éviter une rĂ©gularisation de cotisations importante l’annĂ©e suivante.

Consultez notre fiche pour en savoir sur la réévaluation du montant des cotisations et contributions sociales.

L'Urssaf met Ă  disposition une fiche pratique pour adapter le montant des cotisations.

En adhĂ©rant Ă  la convention conclue entre leur profession et l’Assurance maladie, les PAMC bĂ©nĂ©ficient d’une participation de l’Assurance maladie Ă  certaines cotisations sociales sur la base du revenu de l’activitĂ© conventionnĂ©e. Cette participation peut ĂȘtre partielle ou totale, suivant la convention de la profession.

Pour un mĂ©decin conventionnĂ© de secteur 1, si le taux de cotisation maladie est de 6,5 % et que le mĂ©decin n’a que des revenus conventionnĂ©s, la CPAM prend en charge 6,4 % de cette cotisation, il ne reste donc que 0,10 % Ă  charge du professionnel. En revanche, pour les revenus non conventionnĂ©s, c’est le taux de 6,5 % qui est appliquĂ©.

Cette participation peut ĂȘtre totalement ou partiellement annulĂ©e en cas de fraude. Cela signifie que le professionnel de santĂ© doit rembourser cette participation lorsqu'il a fait l'objet d'une pĂ©nalitĂ© financiĂšre ou d'une condamnation notamment pour les faits suivants : faux et usage de faux, falsification, escroquerie Ă  la sĂ©curitĂ© sociale, facturation rĂ©pĂ©tĂ©e d'actes ou prestations non rĂ©alisĂ©s, de produits ou matĂ©riels non dĂ©livrĂ©s ou tout autre manquement aux rĂšgles de prise en charge d’un acte, d’une prestation ou d’un produit de santĂ©.

Les sommes collectées par les Urssaf sont reversées aux caisses de protection sociale.

Elles sont destinées, notamment, à financer les prestations offertes par le régime général : remboursement des soins médicaux, versement des indemnités accidents du travail, prestations famille et retraite.

  • Cotisation d’assurance maladie (AM) : La cotisation d’assurance maladie-maternitĂ© finance les prestations versĂ©es par le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de SĂ©curitĂ© sociale.
  • Cotisation d’allocations familiales (AF) : Cette cotisation est destinĂ©e au financement des prestations versĂ©es par les caisses d’allocations familiales.
  • Contribution sociale gĂ©nĂ©ralisĂ©e (CSG) et contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) : Les recettes issues de la CSG financent les rĂ©gimes d’assurance maladie, les prestations familiales, le fonds de solidaritĂ© vieillesse et la caisse nationale de solidaritĂ© pour l’autonomie. La contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) a Ă©tĂ© créée pour financer la caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades).
  • Cotisation d'indemnitĂ©s journaliĂšres (IJ) : Il existe un dispositif d’indemnitĂ©s journaliĂšres maladie en cas d’arrĂȘt de travail pour les praticiens et auxiliaires mĂ©dicaux, entre les 3e et 90e jours d’arrĂȘt.
  • Contribution aux unions rĂ©gionales des professionnels de santĂ© (Curps) : Les professions libĂ©rales de santĂ© sont reprĂ©sentĂ©es par des unions rĂ©gionales des professionnels de santĂ© qui contribuent Ă  l’organisation et Ă  l’évolution de l’offre de santĂ© au niveau rĂ©gional, notamment Ă  la prĂ©paration du projet rĂ©gional de santĂ© et Ă  sa mise en Ɠuvre. Ces unions sont financĂ©es par la Curps, qui est due uniquement par les professionnels de santĂ© installĂ©s.
  • Contribution Ă  la formation professionnelle (CFP) : Cette contribution finance des actions de formation, pour les mĂ©decins libĂ©raux via le Fonds D'assurance Formation De La Profession MĂ©dicale (FAF-PM) et pour les autres professions PAM via le Fond Interprofessionnel de Formation des Professions libĂ©rales (FIF PL).
  • Cotisation Ă  l’assurance volontaire accident de travail/maladie professionnelle (AVAT) : Cette cotisation facultative couvre les risques accidents du travail, les maladies professionnelles et les accidents du trajet. Elle est Ă  souscrire auprĂšs de la CPAM puis recouvrĂ©e par l’Urssaf.
  • Cotisations retraite : Dans le rĂ©gime classique l’Urssaf n’appelle pas les cotisations retraites ; celles-ci seront appelĂ©es par la caisse retraite correspondante Ă  chaque profession : CARPIMKO, CARMF, CARCDSF. Dans le cadre de l’offre simplifiĂ©e pour les mĂ©decins remplaçants, le taux de cotisation inclus les cotisants CARMF.

L’affiliation au risque accident du travail/maladie professionnelle (assurance volontaire individuelle AT/MP) est facultative mais fortement recommandĂ©e. Cette assurance est Ă  souscrire auprĂšs de la CPAM.

Les cotisations sont forfaitaires selon le montant choisi, en fonction des revenus. Elles sont ensuite à payer auprùs de l’Urssaf.

Le professionnel de santĂ© doit dĂ©clarer toute modification de sa situation sur le site du guichet des formalitĂ©s des entreprises, compĂ©tent pour l’ensemble des dĂ©marches de dĂ©claration de crĂ©ation, de modification et de cessation d’entreprise.

Les informations renseignĂ©es sont ensuite transmises Ă  l’Urssaf, qui peut aussi recevoir de la CPAM une information indiquant ce changement de situation et d’autres informations impactant le calcul des cotisations.

En cas de cessation d'activitĂ© professionnelle, le professionnel dispose d’un dĂ©lai de 90 jours pour dĂ©clarer Ă  l'Urssaf ses revenus professionnels pour l'annĂ©e de cessation et/ou l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Les cotisations font l'objet d'une régularisation :

  • En cas de crĂ©dit, le trop‑versĂ© est imputĂ© sur le complĂ©ment de cotisations et contributions dĂ», ou fait l’objet d’un remboursement.
  • En situation de dĂ©bit, le complĂ©ment de cotisations et contributions rĂ©sultant de la rĂ©gularisation doit ĂȘtre acquittĂ© dans un dĂ©lai de 30 jours suivant l’envoi de l’avis d’appel de ce complĂ©ment.

En cas de cessation d'activitĂ©, les cotisations et contributions sociales provisionnelles ou dĂ©finitives qui ont fait l'objet d'un report ou d'un Ă©talement et qui restent dues doivent ĂȘtre acquittĂ©es dans les 60 jours de cette cessation.

En l'absence de réalisation des formalités de cessation d'activité sur le site du Guichet des formalités des entreprises, l'Urssaf continue d'appeler les cotisations.

Si le conjoint (mariĂ©, pacsĂ© ou concubin) participe de façon rĂ©guliĂšre Ă  l’activitĂ© de l’entreprise, il doit avoir un statut.

Il existe 3 statuts possibles, qui dĂ©pendent de la forme juridique de l’entreprise : conjoint associĂ©, conjoint collaborateur, conjoint salariĂ©.

Si l’activitĂ© professionnelle du conjoint n’est pas dĂ©clarĂ©e, celle‑ci est automatiquement considĂ©rĂ©e comme exercĂ©e sous le statut de conjoint salariĂ©.

Pour savoir comment déclarer le statut choisi, consultez la fiche Praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PamC) : déclaration d'activité.

Le statut de conjoint associĂ© n’est possible que si l’activitĂ© est exercĂ©e en sociĂ©tĂ©.

Le conjoint du gĂ©rant majoritaire de la SELARLU doit ĂȘtre associĂ© (dĂ©tenir des parts sociales) et participer Ă  l’activitĂ© de l’entreprise.

Il doit avoir les qualifications nĂ©cessaires pour exercer la mĂȘme profession.

Protection sociale

Le conjoint associé est un travailleur indépendant. Il cotise personnellement auprÚs des organismes suivants :

  • Urssaf (cotisation d’allocations familiales, CSG-CRDS, Curps, contribution Ă  la formation professionnelle, assurance maladie-maternitĂ©) pour l’activitĂ© conventionnĂ©e
  • Caisse de retraite correspondant Ă  la profession exercĂ©e ( CARPIMKO, CARMF, CARCDSF) pour la retraite de base et complĂ©mentaire et l’invaliditĂ© dĂ©cĂšs .

Cotisations

Ses cotisations sociales sont dĂ©terminĂ©es selon les modalitĂ©s qui s’appliquent Ă  tous les praticiens libĂ©raux.

Elles sont calculées sur la base de son revenu professionnel. Chaque année le conjoint établit une déclaration de revenus.

Pour que le conjoint puisse choisir ce statut, le praticien doit exercer soit en entreprise individuelle (EI), soit comme gérant majoritaire de SELARLU.

Le conjoint n’est pas rĂ©munĂ©rĂ© pour sa participation Ă  l’activitĂ©.

Le conjoint est assurĂ© Ă  titre personnel pour la maladie. Une option est possible pour bĂ©nĂ©ficier du rĂ©gime du chef d’entreprise pour le droit aux allocations en cas de maternitĂ© ou paternitĂ© (naissance ou adoption). Il a droit Ă  des indemnitĂ©s journaliĂšres.

Par ses cotisations personnelles obligatoires, le conjoint acquiert des droits propres aux assurances vieillesse et invalidité-décÚs des professionnels libéraux auprÚs de la Caisse retraite.

Ce statut peut ĂȘtre choisi quelque soit la forme juridique de l'entreprise et le conjoint est considĂ©rĂ© comme n’importe quel salariĂ© de l’entreprise.

En cas d’option pour ce statut, les conditions suivantes doivent ĂȘtre respectĂ©es :

  • DĂ©claration prĂ©alable Ă  l’embauche (DPAE) du conjoint, contrat de travail et Ă©tablissement de fiches de paie tous les mois
  • Salaire correspondant Ă  la qualification de l’emploi occupĂ© ou, en cas d'activitĂ©s diverses ou non dĂ©finies par une convention collective, un salaire Ă©gal au minimum au Smic.

Le professionnel de santĂ© paie des cotisations sociales auprĂšs de chaque organisme de protection sociale ou auprĂšs de l’Urssaf en cas d'adhĂ©sion à l’Urssaf service Tese. 

Le conjoint salarié relÚve du régime général des salariés en contrepartie de cotisations salariales et patronales de Sécurité sociale.

Il bĂ©nĂ©ficie de la protection offerte aux salariĂ©s en matiĂšre d’assurance chĂŽmage, sous rĂ©serve de l’apprĂ©ciation par France Travail de la rĂ©alitĂ© du contrat de travail.

S’il dĂ©cide d’embaucher, le praticien devient employeur et doit effectuer les dĂ©clarations suivantes :

  • DĂ©claration du salariĂ©. La dĂ©claration prĂ©alable Ă  l’embauche (DPAE) s’effectue au plus tĂŽt dans les 8 jours prĂ©cĂ©dant l’embauche. Elle est effectuĂ©e en ligne :
  • DĂ©claration sociale nominative (DSN). La dĂ©claration sociale nominative (DSN) remplace la majoritĂ© des dĂ©clarations sociales auprĂšs des organismes de protection sociale et s’effectue mensuellement net-entreprises.fr.

À partir de cette dĂ©claration, le professionnel de santĂ© employeur doit payer des cotisations et contributions sociales (Urssaf, assurance chĂŽmage, retraite complĂ©mentaire, prĂ©voyance
).

Pour simplifier les formalitĂ©s sociales liĂ©es Ă  l’emploi de salariĂ©s il est possible d’adhĂ©rer au Titre emploi service entreprise (Tese), un service en ligne des Urssaf.

Ce dispositif permet d'effectuer une seule dĂ©claration pour la DPAE et le contrat de travail. Il n'y a pas de bulletins de paie Ă  rĂ©aliser : le centre Tese s’en charge Ă  partir des Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration saisis.

Enfin, le paiement des cotisations sociales auprĂšs de l’Urssaf et de l'impĂŽt sur le revenu est prĂ©levĂ© Ă  la source (si le salariĂ© est imposable).

La DSN et certaines déclarations annuelles sont effectuées par le centre Tese (attestation fiscale
).

Textes de référence

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