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Devenir agent commercial indépendant
L'activité d'agent commercial offre un large éventail d'opportunités pour les entrepreneurs désireux de jouer un rÎle clé dans la distribution et la promotion de produits ou services. Le statut d'agent commercial obéit à une réglementation spécifique.
L'agent commercial est un mandataire chargé, de façon permanente et indépendante, de négocier et éventuellement de conclure des contrats de vente, d'achat, de location ou de prestation de services, au nom et pour le compte d'une entreprise mandante.
Il offre Ă cette entreprise (le mandant) sa compĂ©tence commerciale et son expĂ©rience du marchĂ©, que ce soit dans l'industrie, dans l'immobilier, dans le sport, dans le bĂątiment, dans l'informatique, dans le secteur mĂ©dical, etc. Son mandant peut ĂȘtre un producteur, un industriel, un commerçant ou un autre agent commercial.
Autrement dit, l'agent commercial est un intermédiaire de commerce qui traite avec la clientÚle, au nom et pour le compte d'une entreprise dont il distribue les produits. Sa fonction premiÚre est d'apporter de nouveaux clients et de fidéliser ceux déjà démarchés.
Lorsqu'il dĂ©marre son activitĂ©, l'agent commercial a tout intĂ©rĂȘt Ă choisir un secteur dans lequel il a dĂ©jĂ un socle solide de connaissances qui lui apportera un avantage concurrentiel.
L'agent commercial peut exercer sous l'un des statuts juridiques suivants :
- Entrepreneur individuel (y compris sous le régime du micro-entrepreneur). L'agent commercial exerce en tant que personne physique.
- Société (EURL ou SASU). L'agent commercial exerce en tant que personne morale.
Dans un cas comme dans l'autre, il peut exercer seul ou avec du personnel. Il peut également conclure des contrats d'agent commercial avec d'autres agents commerciaux. Dans ce cas, l'agent commercial est le mandant et les sous-agents commerciaux sont ses mandataires.
La profession d'agent commercial est Ă©conomiquement accessible. L'agent commercial n'a pas besoin de fonds importants pour exercer dans la mesure oĂč il n'est pas propriĂ©taire de la marchandise (il ne dĂ©tient aucun stock) et qu'il n'a pas besoin de conclure un bail pour occuper des locaux commerciaux.
Le vendeur à domicile indépendant (VDI) peut exercer sous le statut d'agent commercial. à l'inverse, certains mandataires n'ont pas la qualité d'agent commercial (ex : les agents de voyages ou les intermédiaires en opérations de banque).
Contrairement Ă lâagent commercial qui nĂ©gocie et conclut des opĂ©rations commerciales au nom et pour le compte de son mandant, lâapporteur dâaffaires met uniquement en relation l'entreprise et le client. Il identifie les prospects mais n'intervient pas pour conclure des contrats au nom dâune des parties.
L'apporteur d'affaires agit en son nom et pour son propre compte. Il ne représente pas l'entreprise pour laquelle il exerce une mission de prospection.
Son intervention est ponctuelle et cesse dĂšs que les parties ont Ă©tĂ© mises en relation, alors que la mission de lâagent commercial est permanente.
La conséquence majeure de cette différence réside dans le fait que, contrairement à l'agent commercial, l'apporteur d'affaires n'a pas droit à l'indemnité de fin de contrat (égale à 2 ou 3 ans de commission).
En cas de litige, le juge ne sera pas tenu par la qualification donnĂ©e par les parties au contrat. Ainsi, un contrat dâapporteur dâaffaires pourra ĂȘtre requalifiĂ© en contrat dâagent commercial, et inversement.
L'agent commercial utilise le nom, le logo ou la marque commerciale de lâentreprise qui lui confie la vente de ses produits ou services.
Pour autant, l'agent commercial exerce de maniÚre indépendante. Il gÚre librement l'organisation de son travail et détermine seul son niveau d'activité et ses objectifs financiers sans que l'entreprise mandante ne puisse lui donner de directives.
Par exemple, l'agent commercial peut employer des sous-agents qu'il rémunÚre. Il s'agit d'autres agents commerciaux avec lesquels il conclut un contrat d'agence. Dans ce cas, l'agent commercial est le mandant et les sous-agents sont ses mandataires.
Ainsi, l'agent commercial n'est pas titulaire d'un contrat de travail au titre de cette activitĂ© et exerce sans lien de subordination avec l'entreprise mandante. L'agent commercial dispose d'un contrat d'agence commerciale prĂ©cisant notamment sa qualitĂ© de travailleur indĂ©pendant, la nature de ses prestations, les conditions dâexercice et les modalitĂ©s de rĂ©munĂ©ration.
Le plus souvent, le contrat d'agence commerciale est conclu à durée déterminée.
La rĂ©daction d'un contrat Ă©crit n'est pas obligatoire. En revanche, en l'absence d'Ă©crit, il peut ĂȘtre opportun de fixer, dans un document simple, la base de l'organisation du contrat d'agence commerciale. Ce document prendra le soin de mentionner l'objet du mandat (produits ou services Ă vendre, clientĂšle visĂ©e) et la rĂ©munĂ©ration de l'agent a minima.
L'agent commercial et l'entreprise mandante ont un devoir réciproque de loyauté :
- Le mandant doit prendre toutes les mesures concrĂštes pour permettre Ă lâagent commercial dâexercer normalement son mandat.
Par exemple, il doit mettre Ă la disposition de l'agent les documents nĂ©cessaires Ă l'activitĂ© (bons de commande, fiches techniques des produits) ainsi que les correspondances Ă©changĂ©es avec la clientĂšle, les factures et le montant des commissions. L'entreprise doit aussi lui communiquer la hausse des prix, les retards de livraison et lâacceptation dâun devis par le client dans un dĂ©lai raisonnable.
De mĂȘme, il appartient au mandant de fournir Ă l'agent lâensemble des documents comptables nĂ©cessaires au calcul des commissions qui lui sont dues.
- Lâagent commercial doit quant Ă lui exĂ©cuter son mandat en bon professionnel.
Il doit préserver l'image de l'entreprise mandante en effectuant une présentation des produits ou services commercialisés conforme aux guides techniques que l'entreprise lui a fournis. L'agent commercial doit aussi informer son mandant des perspectives du marché.
De plus, l'agent commercial doit obtenir l'accord de son mandant pour représenter une autre entreprise concurrente de ce dernier.
L'agent commercial qui manque à son devoir de loyauté commet une faute grave pouvant justifier la résiliation du contrat d'agence par le mandant et ce, sans versement de l'indemnité de fin de contrat.
La seule insuffisance du chiffre dâaffaires rĂ©alisĂ© par lâagent sur une courte pĂ©riode ou la simple diminution du volume des ventes ne peut pas constituer une faute grave. En revanche, si la baisse du chiffre dâaffaires dĂ©coule dâune dĂ©saffection dĂ©libĂ©rĂ©e de lâagent pour lâexercice de son mandat, cela dĂ©note un comportement incompatible avec une coopĂ©ration loyale qui peut alors constituer une faute grave.
L'agent commercial commet Ă©galement une faute grave s'il Ă©met publiquement des doutes sur l'honnĂȘtetĂ© et la compĂ©tence de son mandant.
Les démarches pour s'immatriculer en tant qu'agent commercial varient selon la forme juridique choisie : entrepreneur individuel ou société (SASU, EURL).
L'agent commercial qui exerce en tant qu'entrepreneur individuel (y compris micro-entrepreneur) n'a pas la qualité de commerçant. Il doit s'immatriculer au RSAC.
La demande d'immatriculation doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e en ligne sur le site internet du guichet des formalitĂ©s des entreprises, dans un dĂ©lai de 15 jours aprĂšs le dĂ©but de l'activitĂ©.
Depuis le 1er janvier 2023, les formalitĂ©s de crĂ©ation, de modification et de cessation d'activitĂ© doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es en ligne sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises. Ce « guichet unique » remplace les centres de formalitĂ©s des entreprises (CFE) qui sont supprimĂ©s. Il concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur forme juridique ou leur activitĂ©.
L'agent commercial qui exerce sous forme de société (SASU, EURL) doit s'immatriculer au RSAC et au RCS.
La demande d'immatriculation doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e en ligne, avant le dĂ©but de l'activitĂ©, sur le site internet du guichet des formalitĂ©s des entreprises.
Depuis le 1er janvier 2023, les formalitĂ©s de crĂ©ation, de modification et de cessation d'activitĂ© doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es en ligne sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises. Ce « guichet unique » remplace les centres de formalitĂ©s des entreprises (CFE) qui sont supprimĂ©s. Il concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur forme juridique ou leur activitĂ©.
La rémunération de l'agent commercial est librement fixée par les parties dans le contrat d'agence.
Le plus souvent, l'agent commercial a droit à une commission chaque fois qu'une opération commerciale est conclue grùce à son intervention. Il a également un droit à commission lorsque l'un de ses clients conclut ultérieurement un contrat similaire directement avec l'entreprise mandante (sauf si le contrat d'agence s'y oppose).
Le montant de la commission est généralement calculé en pourcentage du chiffre d'affaires réalisé par l'agent. Il peut également s'agir d'une somme forfaitaire.
Dans le silence du contrat, l'agent commercial a droit à une rémunération conforme aux usages pratiqués, dans le secteur d'activité couvert par son mandat.
L'agent commercial perd son droit Ă commission s'il est Ă©tabli que le contrat entre le client et l'entreprise mandante ne sera pas exĂ©cutĂ© (par exemple, en matiĂšre de vente, lorsqu'il est Ă©tabli que l'acquĂ©reur ne paiera pas le prix). Dans ce cas, il peut ĂȘtre contraint de rembourser les commissions qu'il aurait dĂ©jĂ perçues.
Néanmoins, l'agent conserve son droit à commission si l'inexécution du contrat est due à des circonstances imputables à l'entreprise mandante (par exemple, un retard de livraison).
Le régime fiscal de l'agent commercial varie selon qu'il exerce en tant qu'entrepreneur individuel (y compris micro-entrepreneur) ou en société (SASU ou EURL).
Les bénéfices générés par l'activité de l'agent sont imposés à l'impÎt sur le revenu (IR), dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). Ainsi, ils s'ajoutent aux autres revenus de l'agent (salaire, revenus fonciers, placements financiers...) et sont soumis au barÚme progressif de l'impÎt sur le revenu.
L'entrepreneur individuel a la possibilité d'opter pour l'impÎt sur les sociétés (IS).
Les bénéfices générés par l'activité de l'agent sont soumis à l'impÎt sur les sociétés (IS), au taux normal de 25 % (taux réduit à 15 %).
Si l'agent commercial est président de la SASU, les rémunérations qu'il perçoit au titre de son mandat social sont imposées à l'impÎt sur le revenu (IR), dans la catégorie des traitements et salaires.
Par ailleurs, les dividendes sont imposés, au choix, au prélÚvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % ou au barÚme progressif de l'impÎt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.
Les bénéfices générés par l'activité de l'agent sont imposés à l'impÎt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). Ainsi, ils s'ajoutent aux autres revenus de l'agent (salaire, revenus fonciers, placements financiers...) et sont soumis au barÚme progressif de l'impÎt sur le revenu.
Si l'agent commercial est gérant de l'EURL, les rémunérations qu'il perçoit au titre de son mandat social sont également imposées à l'impÎt sur le revenu (IR). Ces rémunérations ne sont pas déductibles du résultat de l'entreprise.
MĂȘme s'il exerce Ă domicile, l'agent commercial est redevable de la cotisation fonciĂšre des entreprises (CFE).
Le régime social de l'agent commercial varie selon qu'il exerce en tant qu'entrepreneur individuel (y compris micro-entrepreneur) ou en société (SASU ou EURL).
L'agent commercial relÚve du régime des travailleurs non salariés (TNS). DÚs sa déclaration d'activité, il est rattaché au régime général de sécurité sociale en matiÚre de prestations familiales, assurance maladie et retraite vieillesse obligatoire et complémentaire.
L'agent commercial prĂ©sident de la SASU bĂ©nĂ©ficie du statut dâassimilĂ©-salariĂ© lorsquâil est rĂ©munĂ©rĂ© au titre de son mandat social. Ainsi, dĂšs sa dĂ©claration d'activitĂ©, il est affiliĂ© au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la sĂ©curitĂ© sociale et bĂ©nĂ©ficie de la mĂȘme protection sociale que les salariĂ©s cadres.
L'agent commercial gérant de l'EURL relÚve du régime des travailleurs non salariés (TNS). DÚs sa déclaration d'activité, il est rattaché au régime général de sécurité sociale en matiÚre de prestations familiales, assurance maladie et retraite vieillesse obligatoire et complémentaire.
Le plus souvent, l'agent commercial conclut un contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e avec l'entreprise mandante. S'il ne comporte pas de clause de reconduction tacite, le contrat d'agent commercial prend fin automatiquement Ă lâarrivĂ©e de son terme.
Si l'agent et son mandant continuent de lâexĂ©cuter aprĂšs son terme, le contrat se transforme en contrat Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e.
Lorsque lâune des parties prend lâinitiative de rompre le contrat dâagent commercial de maniĂšre anticipĂ©e (avant l'arrivĂ©e du terme), un dĂ©lai de prĂ©avis doit ĂȘtre respectĂ©. Ce dĂ©lai varie en fonction de la durĂ©e du contrat en question :
- 1 mois de préavis en cas de rupture du contrat pendant sa premiÚre année
- 2 mois de préavis en cas de rupture du contrat pendant sa deuxiÚme année
- 3 mois de préavis en cas de rupture pendant la troisiÚme année et les années suivantes du contrat.
Si le contrat à durée déterminée s'est transformé en contrat à durée indéterminée, la durée du préavis doit tenir compte de la période à durée déterminée qui précÚde.
L'agent commercial et l'entreprise mandante peuvent également s'accorder, dans le contrat, sur un délai de préavis plus long.
Toutefois, un tel prĂ©avis nâa pas Ă ĂȘtre respectĂ© en cas de faute grave invoquĂ©e pour justifier la rupture anticipĂ©e du contrat dâagent commercial (ex : agression physique et verbale d'un client par l'agent).
En cas de cessation de son contrat avec le mandant, l'agent commercial a droit à une indemnité de fin de contrat en réparation du préjudice subi (sa perte de revenus).
Cette indemnitĂ© compensatrice doit ĂȘtre versĂ©e dans les situations suivantes :
- Le contrat d'agent commercial est arrivé à son terme et n'est pas reconduit.
- Le contrat d'agent commercial a été rompu avant son terme par le mandant (sauf faute grave de l'agent).
- En cas de décÚs de l'agent (l'indemnité est versée à ses ayants droit).
- Lorsque la cessation du contrat est due Ă son Ăąge, son infirmitĂ© ou sa maladie en raison desquels la poursuite de son activitĂ© ne peut plus ĂȘtre raisonnablement exigĂ©e.
L'agent commercial a 1 an seulement, à compter de la cessation du contrat, pour notifier au mandant qu'il entend bénéficier de l'indemnité. L'agent commercial peut manifester son intention de faire valoir ses droits par une assignation en référé ou par simple courrier notifiant au mandant son désaccord sur les conditions d'indemnisation qu'il lui a proposées. Passé ce délai, il perd son droit à indemnité.
L'indemnité est calculée par référence aux commissions brutes perçues par l'agent commercial au cours des derniÚres années. Elle est généralement égale à 2 ou 3 années de commissions.
En cas de litige, le juge peut évaluer le montant de l'indemnité en tenant compte de plusieurs éléments, tels que :
- La perte des commissions auxquelles l'agent pouvait raisonnablement prétendre dans la poursuite du mandat
- La privation de la possibilité de transmettre à titre onéreux son mandat à un successeur (ce droit a une valeur patrimoniale)
- La perte ou la réduction du bénéfice qu'il pouvait retirer des investissements réalisés pour l'exécution de ce contrat
- Les dépenses résultant de la rupture du contrat, et notamment les indemnités de licenciement du personnel devenu inutile (si l'agent employait des salariés ou des sous-agent commerciaux).
En plus de l'indemnitĂ©, l'agent commercial peut rĂ©clamer des dommages-intĂ©rĂȘts lorsque les circonstances de la rupture rĂ©vĂšlent un comportement fautif du mandant. Par exemple, lorsque le mandant rompt le contrat avant son terme sans respecter le dĂ©lai de prĂ©avis requis.
Toutefois, l'indemnité de fin de contrat n'est pas due à l'agent dans les cas suivants :
- La cessation du contrat est provoquée par la faute grave de l'agent commercial (ex : l'agression physique et verbale d'un client, le refus de se plier aux méthodes de vente, défaillances dans l'envoi des commande à de nombreuses reprises).
- La cessation du contrat résulte de l'initiative de l'agent. L'agent conserve son droit a indemnité si la cessation est due à l'ùge, l'infirmité ou la maladie ou à des circonstances imputables au mandant (ex : manquement au devoir de loyauté).
- Selon un accord avec le mandant, l'agent cÚde son contrat d'agent commercial à un tiers. En effet, l'agent commercial peut présenter au mandant un successeur à qui il cÚde ses droits et obligations. S'il accepte cette cession, le mandant est exonéré du paiement de l'indemnité de fin de contrat.
L'agent commercial immobilier, aussi appelé « négociateur immobilier indépendant », obéit au régime de l'agent commercial. Toutefois, en raison de la spécificité de sa profession, l'agent commercial immobilier doit respecter certaines rÚgles spécifiques :
- Interdiction de recevoir ou détenir, directement ou indirectement, des sommes d'argent, des biens, des effets ou des valeurs de la clientÚle
- Interdiction de donner des consultations juridiques et de rédiger des actes sous seing privé, à l'exception de mandats conclus au profit de l'agent immobilier titulaire de la carte professionnelle
- Interdiction d'assurer la direction d'un établissement, d'une succursale, d'une agence ou d'un bureau
- Si l'agent commercial exerce en tant qu'entrepreneur individuel (personne physique), celui-ci doit justifier d'une « attestation collaborateur » dĂ©livrĂ©e par la CCI l'habilitant Ă nĂ©gocier. La demande d'attestation doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par l'agent immobilier titulaire de la carte professionnelle (le mandant).
- Si l'agent commercial exerce sous forme sociĂ©taire (personne morale), sa sociĂ©tĂ© doit ĂȘtre elle-mĂȘme titulaire d'une carte professionnelle de l'immobilier.
Tout nĂ©gociateur immobilier indĂ©pendant mandatĂ© par un agent immobilier, pour nĂ©gocier pour son compte, peut ĂȘtre soumis au statut des agents commerciaux. Il n'y a pas de distinction entre l'agent commercial titulaire de l'attestation collaborateur (personne physique) et l'agent commercial titulaire de la carte professionnelle (personne morale).
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Textes de référence
- Code de commerce : articles L134-1 Ă L134-17 â RĂ©gime de l'agent commercial (partie lĂ©gislative)
- Code de commerce : articles R134-1 Ă R134-17 â RĂ©gime de l'agent commercial (partie rĂ©glementaire)
- Loi n°70-9 du 2 janvier 1970 rĂ©glementant les conditions d'exercice des activitĂ©s relatives Ă certaines opĂ©rations portant sur les immeubles â RĂ©gime de l'agent commercial immobilier
