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Diffamation

VĂ©rifiĂ© le 30/03/2026 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

Quand quelqu’un nuit Ă  la rĂ©putation d’une personne en affirmant des informations douteuses Ă  son Ă©gard, il s’agit d’une diffamation. Cette infraction est retenue qu’elle soit commise en public ou en privĂ©. Mais la diffamation publique est plus sĂ©vĂšrement punie par la loi. Des moyens existent pour signaler ces agissements, faire en sorte que les responsables soient punis et veiller Ă  ce que la victime soit indemnisĂ©e. Voici les informations Ă  connaitre.

La diffamation consiste Ă  affirmer un fait ou Ă  accuser une personne d’un fait portant atteinte Ă  son honneur ou Ă  sa rĂ©putation.

Le fait allĂ©guĂ© ou attribuĂ© Ă  la victime doit ĂȘtre prĂ©cis. Cela signifie qu’il doit pouvoir faire l’objet de preuves contraires.

Exemple : lors d’un dĂ©bat public, dĂ©clarer qu'une personne a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ©e pour escroquerie alors qu’on sait que c’est faux. Dans ce cas, la personne visĂ©e peut fournir un casier judiciaire vierge.

La diffamation est retenue mĂȘme si son auteur vise une personne ou un corps (armĂ©e, juridiction, etc.) sans le dĂ©signer directement. Il faut uniquement que cette personne ou ce corps soit identifiable. Exemple ; dĂ©clarer que le chef de la police municipale d’un village est corrompu, sans citer son nom mais en citant le nom du village.

Cette infraction s’applique mĂȘme si l’allĂ©gation est faite sous la forme d’une question ou d’une insinuation. 1er exemple : lors d’un conseil municipal, poser la question : « Peut-on vraiment croire que le maire de la commune n’est pas corrompu ? ». 2e exemple : poster sur les rĂ©seaux sociaux un contenu disant qu'une personne serait pĂ©dophile.

⚠ Attention

Il faut diffĂ©rencier la diffamation, de l’injure, de la discrimination et de la dĂ©nonciation calomnieuse.

En savoir plus sur la dénonciation calomnieuse

La dénonciation calomnieuse consiste à accuser une personne déterminée de faits qui sont totalement ou partiellement inexacts et qui peuvent entraßner des sanctions judiciaires et/ou disciplinaires.

Contrairement Ă  la diffamation, cette infraction ne peut ĂȘtre retenue que si la dĂ©nonciation a Ă©tĂ© faite Ă  un officier de justice (exemple : un juge), Ă  un officier de police, Ă  une autoritĂ© pouvant y donner suite (exemple : procureur de la RĂ©publique), Ă  un supĂ©rieur hiĂ©rarchique ou Ă  un employeur.

Contrairement à la diffamation non publique qui entraßne une contravention, la diffamation publique est un délit, car elle porte plus gravement atteinte à la personne qui la subit.

Un contenu diffamatoire publiĂ© sur les rĂ©seaux sociaux peut avoir un caractĂšre public ou non public en fonction de la maniĂšre dont le compte de la victime est paramĂ©trĂ©. Si le compte de la victime est uniquement accessible Ă  son cercle d’amis, la diffamation est privĂ©e. En revanche, si ce compte est accessible au public, la diffamation est considĂ©rĂ©e comme publique.

La diffamation non publique est retenue lorsque l’auteur des faits s’exprime dans un cadre privĂ© et restreint.

💡 À noter
  • Messages envoyĂ©s sur le tĂ©lĂ©phone d’une personne ou sur sa boĂźte mail
  • Propos tenus lors d’une rĂ©union entre plusieurs associĂ©s d’une sociĂ©tĂ©
  • Propos tenus lors d’une discussion familiale.

Les propos ou Ă©crits diffamatoires doivent ĂȘtre adressĂ©s Ă  une personne ou Ă  plusieurs personnes liĂ©es entre elles, sans qu’aucun public n’ait pu les entendre ou les lire. Ainsi, le fait qu'une allĂ©gation diffamatoire ait Ă©tĂ© commise dans un lieu fermĂ© n'en fait pas forcĂ©ment une diffamation non publique. Par exemple, la diffamation non publique ne s’applique pas pour des propos criĂ©s dans une cour d'immeuble dĂšs lors qu’ils peuvent ĂȘtre entendus par tous les occupants de l'immeuble et leurs invitĂ©s. La diffamation publique doit ĂȘtre retenue.

La diffamation publique est retenue lorsque l’auteur des faits s’exprime en utilisant l’un des moyens suivants :

  • Discours, cris ou menaces
  • Écrits, imprimĂ©s, dessins, gravures, peintures, emblĂšmes, images
  • Tout autre support de l'Ă©crit, de la parole ou de l'image
  • Placards ou affiches
  • Publication par un moyen de communication en ligne accessible au public.

En d’autres termes, la diffamation Ă  un caractĂšre public lorsque le discours, l’écrit, etc. diffamatoire peut ĂȘtre entendu, vu ou lu par un grand nombre de personnes ou par le grand public.

Lorsqu’un contenu diffamatoire est publiĂ© sur internet, toute personne (majeure ou mineure) peut faire un signalement Ă  l’hĂ©bergeur du site ou de la plateforme concernĂ©.

À la suite du signalement, l’hĂ©bergeur doit vĂ©rifier que le contenu signalĂ© est illicite.

Si tel est le cas, il doit immédiatement :

  • PrĂ©venir les autoritĂ©s compĂ©tentes (exemple : le procureur de la RĂ©publique)
  • Et retirer ou bloquer l'accĂšs au contenu illĂ©gal.

Si un contenu illicite a Ă©tĂ© signalĂ© Ă  l’hĂ©bergeur et qu’il ne l’a pas supprimĂ©, l’auteur du signalement peut appel Ă  un organisme de rĂšglement des litiges. Cet organisme fera des propositions dans le but de trouver un accord amiable avec l’hĂ©bergeur. Cette dĂ©marche est payante : le prix varie en fonction de l’organisme que vous saisissez.

Il est possible de signaler une diffamation aux forces de l’ordre. Toutefois, le signalement ne peut pas ĂȘtre effectuĂ© par le biais de PHAROS.

Pour signaler une diffamation, la victime ou le témoin doit directement contacter un service de police ou de gendarmerie.

DĂšs lors que les faits lui ont directement causĂ© un prĂ©judice, la victime peut dĂ©poser plainte contre l’auteur de l’injure ou faire une citation directe.

Si elle ne connait pas l’auteur des faits, elle peut dĂ©poser plainte contre X (en revanche, elle ne peut pas faire de citation directe).

💡 À noter

Lorsque les faits ont Ă©tĂ© commis sur internet, la victime peut Ă©galement porter plainte contre l’hĂ©bergeur qui n’a pas rempli ses obligations : supprimer le contenu diffamatoire et prĂ©venir les autoritĂ©s compĂ©tentes.

La citation directe permet d’éviter une enquĂȘte qui pourrait ĂȘtre longue. Toutefois, la rĂ©daction d’une citation directe rĂ©pond Ă  des rĂšgles trĂšs strictes. Il est donc fortement conseillĂ© Ă  la victime de faire appel Ă  un avocat.

⚠ Attention

Lorsque le contenu diffamatoire se trouve dans un fichier publiĂ© par un moyen de communication en ligne, le directeur de publication du site ou de la plateforme concernĂ© est considĂ©rĂ© comme l’auteur de la diffamation. C’est donc lui qui doit ĂȘtre visĂ© par la plainte ou par la citation directe.

La plainte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e dans un dĂ©lai de 3 mois suivant la commission des faits (1 an lorsque la diffamation prĂ©sente un caractĂšre raciste ou discriminatoire).

Pour dĂ©poser plainte, la victime peut se dĂ©placer directement au commissariat de police ou Ă  la brigade de gendarmerie de son choix. Elle a Ă©galement la possibilitĂ© d’adresser un courrier au procureur de la RĂ©publique du lieu oĂč les faits se sont produits.

Lorsqu’elle dĂ©pose plainte, la victime peut se constituer partie civile dans le but d’obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts.

La victime peut se déplacer au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son choix.

💡 À noter

Au moment du dĂ©pĂŽt de plainte, il est recommandĂ© de se munir de tous Ă©lĂ©ments qui dĂ©montrent l’infraction subie et qui permettent d’identifier l’auteur des faits (SMS, tĂ©moignages, photographies, vidĂ©os, etc.).

Pour déposer plainte auprÚs du procureur de la République, la victime doit envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

Le courrier doit préciser les éléments suivants :

  • État civil et coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si la victime le connaĂźt (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Nom et adresse des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Documents de preuve (certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, captures d’écran, vidĂ©os, etc.).

Il est possible d’utiliser un modùle de courrier :

La plainte peut ĂȘtre envoyĂ©e en lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception (de prĂ©fĂ©rence), par lettre simple ou par lettre suivie.

Elle peut aussi ĂȘtre directement dĂ©posĂ©e Ă  l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé est transmis à la victime dÚs que les services du procureur de la République ont enregistré la plainte.

Si la victime connaĂźt l’auteur de la diffamation et qu’il s’agit d’une personne physique majeure ou d’une personne morale, elle peut saisir directement le tribunal compĂ©tent par une citation directe.

Elle dispose d’un dĂ©lai de 3 mois Ă  compter de la commission des faits (1 an lorsque la diffamation prĂ©sente un caractĂšre raciste ou discriminatoire).

Si le contenu a Ă©tĂ© diffusĂ© sur un moyen de communication en ligne, la citation directe doit viser le directeur de la publication. Tous mĂ©diats et tous sites internet professionnels doivent indiquer l’identitĂ© du directeur de publication.

Lorsqu’elle rĂ©dige une citation directe, la victime doit ĂȘtre trĂšs prĂ©cise. Elle doit notamment indiquer les Ă©lĂ©ments suivants :

  • IdentitĂ© et adresse du commissaire de justice qui dĂ©livrera la citation
  • IdentitĂ© et coordonnĂ©es de la personne visĂ©e par la citation
  • Propos, Ă©crits, vidĂ©os, etc. qui constituent une diffamation et type de diffamation dont il s’agit (diffamation publique ou non publique). La victime doit retranscrire mot pour mot les propos diffamatoires ou mentionner les passages prĂ©cis qui relĂšvent de la diffamation. Elle doit Ă©galement dĂ©montrer que les propos, Ă©crits, vidĂ©os entraĂźnent une infraction
  • Lieu et date de l’infraction
  • Textes de loi qui prĂ©voit l’infraction dont elle est victime
  • PrĂ©judice subi et montant de ce dommage.

Elle doit Ă©galement apporter tous Ă©lĂ©ments permettant de prouver la culpabilitĂ© de l’auteur prĂ©sumĂ© des faits et le prĂ©judice subi.

Une fois la citation directe rĂ©digĂ©e, la victime doit la transmettre, par lettre RAR, au tribunal compĂ©tent pour obtenir une date d’audience (tribunal correctionnel pour une diffamation publique, tribunal de police pour une diffamation non publique).

Puis elle doit envoyer la citation directe et les piĂšces justificatives au commissaire de justice du domicile de l’auteur prĂ©sumĂ© de l’injure.

Une fois que le commissaire de justice Ă  dĂ©livrer la citation directe au prĂ©venu, il remet un original de l’acte de citation Ă  la victime. Elle doit immĂ©diatement remettre ce document au greffe du tribunal saisi.

Enfin, la victime doit payer une consignation dont le montant est fixé en fonction de ses revenus.

Lorsqu’elle fait une citation directe, la victime est forcĂ©ment partie civile. Elle peut donc obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts en plus de la condamnation du prĂ©venu.

En principe, l’auteur d’une diffamation est condamnable (il encourt toujours une peine). NĂ©anmoins, certains moyens de dĂ©fense peuvent lui permettre de ne pas ĂȘtre condamnĂ©.

Les peines encourues par l’auteur des faits diffùrent en fonction du contexte dans lequel la diffamation a eu lieu.

Les peines applicables aux auteurs d’une diffamation Ă  caractĂšre raciste ou discriminatoire sont plus Ă©levĂ©es que celles prĂ©vues pour les autres types de diffamation.

L’auteur prĂ©sumĂ© d’une diffamation non publique encourt une contravention d’un montant de 38 €.

La diffamation non publique à caractùre raciste ou discriminatoire est punissable d'une contravention de 1 500 € maximum.

L’auteur prĂ©sumĂ© des faits encourt Ă©galement des peines complĂ©mentaires telles que l’obligation d’accomplir un travail d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral pour une durĂ©e de 20 Ă  120 heures ou l’obligation de suivre un stage de citoyennetĂ©.

Les peines applicables Ă  l’auteur d’une diffamation Ă  caractĂšre raciste ou discriminatoire sont plus Ă©levĂ©es que celles prĂ©vues pour les autres types de diffamation. Par ailleurs, des sanctions spĂ©cifiques s’appliquent Ă  l’auteur d’une diffamation visant une autoritĂ© publique (administration publique, juge, policier, jurĂ©, etc.).

L’auteur prĂ©sumĂ© d’une diffamation publique encourt une amende de 12 000 €.

La diffamation publique envers une juridiction, une administration publique ou l’armĂ©e est punie d’une amende de 45 000 €.

Lorsque la diffamation publique vise le PrĂ©sident de la RĂ©publique, un membre d’un ministĂšre, un fonctionnaire, un agent dĂ©positaire de l’autoritĂ© publique, un tĂ©moin ou un jurĂ©, en raison de leurs fonctions, la personne poursuivie encourt une amende de 45 000 € et un travail d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

L’auteur prĂ©sumĂ© d’une diffamation publique Ă  caractĂšre raciste ou discriminatoire encourt 1 an d'emprisonnement et/ou 45 000 € d'amende.

Dans tous les cas, la victime qui s’est constituĂ©e partie civile (ou qui a fait une citation directe) peut obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts de la part de la personne condamnĂ©e.

La personne accusée de diffamation peut se défendre en invoquant une immunité, en démontrant sa bonne foi ou la véracité des faits allégués.

Immunité

L'immunitĂ© permet au prĂ©venu de ne pas ĂȘtre condamnĂ©.

L’immunitĂ© est prĂ©vue dans 2 cas :

  • Pour les discours tenus Ă  l’AssemblĂ©e nationale et au SĂ©nat et pour les Ă©crits rĂ©digĂ©s par les parlementaires dans le cadre de leur mission. Ainsi, les dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs peuvent s’exprimer librement, sans avoir Ă  redouter les consĂ©quences qu’auraient leurs paroles ou leurs Ă©crits. On parle d’immunitĂ© parlementaire.
  • Pour les propos tenus et les Ă©crits fournis dans le cadre d’un procĂšs. Cette immunitĂ© vaut pour les avocats, pour les parties au procĂšs, les tĂ©moins, les experts, etc. On parle d’immunitĂ© judiciaire.
💡 À noter

Un dĂ©putĂ© accuse un ministre de mauvaise gestion du budget et de corruption. MĂȘme si ces propos pourraient ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme diffamatoires dans un autre contexte, le dĂ©putĂ© ne peut pas ĂȘtre condamnĂ©, car ces propos ont Ă©tĂ© prononcĂ©s dans l’exercice de son mandat. Il bĂ©nĂ©ficie donc de l’immunitĂ© parlementaire.

Dans une assignation, le demandeur affirme que son adversaire ment et qu’il a fourni de faux documents. L’adversaire porte plainte pour diffamation. Les juges retiennent l’immunitĂ© judiciaire en considĂ©rant que les allĂ©gations du demandeur avaient pour but de faire une dĂ©monstration juridique.

Bonne foi

La personne accusĂ©e d’avoir commis une diffamation peut dĂ©montrer sa bonne foi.

Cela peut lui permettre d'Ă©chapper Ă  la condamnation mĂȘme s'il est Ă©tabli par la justice qu'elle a commis cette infraction.

La bonne foi suppose le cumul des 4 critÚres suivants :

  • Prudence et mesure dans l'expression, sans exagĂ©ration dans le propos
  • Absence de conflit personnel avec la victime
  • PrĂ©sence d'un but lĂ©gitime (par exemple, informer sur un scandale sanitaire)
  • Travail sĂ©rieux d’enquĂȘte. Les accusations de l'auteur des propos, qu'il soit journaliste ou non, doivent ĂȘtre fondĂ©es sur des faits solides, mĂȘme s'il s'est trompĂ© au final. Il doit prouver qu'il n'a pas lancĂ© ces accusations au hasard ou menti dĂ©libĂ©rĂ©ment.

Preuve de vérité

La personne accusĂ©e d’avoir commis une diffamation peut se dĂ©fendre en soutenant que les faits sont vrais et en proposant d'en apporter la preuve.

La justice peut accepter sa demande sous certaines conditions : effectivement, la preuve de vĂ©ritĂ© peut ĂȘtre retenue si elle est totale, parfaite, complĂšte et qu’elle est liĂ©e aux imputations diffamatoires qui font dĂ©bat.

Ainsi, la personne poursuivie pour diffamation peut fournir tous Ă©lĂ©ments de preuve, notamment des Ă©lĂ©ments relevant du secret de l’enquĂȘte ou de l’instruction.

Si la diffamation porte sur une infraction sexuelle sur mineur, les preuves peuvent également relever de la vie privée de la victime de diffamation.

En dehors des cas oĂč la diffamation porte sur une infraction sexuelle sur mineur, la personne poursuivie ne peut pas se servir d’élĂ©ments propres Ă  la vie privĂ©e d’une personne.

Toute preuve réguliÚrement signifiée par les parties est acceptable par le tribunal.

Si la victime a fait une citation directe, l’auteur prĂ©sumĂ© de la diffamation a 10 jours Ă  compter du moment oĂč il a reçu cette citation pour procĂ©der Ă  la signification.

Textes de référence

Où s'adresser ?

Barreau des avocats

📍 À Villasavary

Mairie de Villasavary 42 Rue du Barry, 11150 Villasavary 📞 04 68 11 93 95 🕐 Du lundi au vendredi de 8h00 à 12h00