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Cession de parts sociales d’une sociĂ©tĂ© civile immobiliĂšre (SCI)

VĂ©rifiĂ© le 09/07/2026 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

La cession de parts sociales en SCI correspond Ă  la vente des parts dĂ©tenues par un associĂ©. Elle peut intervenir pour quitter la sociĂ©tĂ©, transmettre une activitĂ© ou rĂ©organiser le capital. Elle permet aussi l’entrĂ©e d’un nouvel associĂ©.

Pour ĂȘtre valable, la cession de parts sociales au sein d’une SCI nĂ©cessite le respect de plusieurs Ă©tapes.

Le prix des parts sociales se détermine en 3 étapes : leur évaluation, la fixation du prix entre les parties et, en cas de désaccord, le recours à un expert.

Avant de fixer le prix de cession, il est nécessaire d'évaluer la valeur des parts sociales de la SCI. Cette évaluation permet de déterminer un prix cohérent avec la situation économique et financiÚre de la société.

Plusieurs mĂ©thodes peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour valoriser l’entreprise :

  • MĂ©thode patrimoniale : elle consiste Ă  Ă©valuer l'actif net comptable de l'entreprise.
  • MĂ©thode comparative : elle consiste Ă  comparer la sociĂ©tĂ© Ă  d’autres sociĂ©tĂ©s similaires.
  • MĂ©thode de la rentabilité : elle consiste Ă  estimer la capacitĂ© future de la sociĂ©tĂ© Ă  dĂ©gager des bĂ©nĂ©fices.

Il est important de combiner ces 3 diffĂ©rentes approches afin d’obtenir une estimation au plus proche de la rĂ©alitĂ© Ă©conomique.

💡 À noter

La valeur des parts sociales ne correspond pas nĂ©cessairement Ă  leur valeur nominale. Elle dĂ©pend de la valeur rĂ©elle de la sociĂ©tĂ© au moment de la cession. Par exemple, une part sociale d’une valeur nominale de 100 € peut avoir une valeur rĂ©elle supĂ©rieure ou infĂ©rieure selon la situation de la sociĂ©tĂ©.

Pour davantage d'informations sur les méthodes de valorisation, se reporter à la fiche relative à la valorisation de l'entreprise avant sa transmission.

Le cĂ©dant et le cessionnaire dĂ©terminent librement le prix des parts sociales. Le prix doit ĂȘtre dĂ©terminĂ© ou dĂ©terminable au moment de la cession. Le montant exact n'a pas forcĂ©ment besoin d'ĂȘtre fixĂ© immĂ©diatement.

Le vendeur et l’acquĂ©reur peuvent ainsi :

  • Fixer un prix dĂ©finitif dĂšs la signature de l’acte de cession
  • PrĂ©voir une mĂ©thode de calcul permettant de dĂ©terminer le prix ultĂ©rieurement
  • Convenir d’un complĂ©ment de prix dĂ©pendant d’élĂ©ments futurs (clause de garantie de chiffre d’affaires ou de rĂ©sultats).

Le prix peut ĂȘtre diffĂ©rent de la valeur estimĂ©e des parts dĂšs lors que les parties y consentent librement.

⚠ Attention

Un prix manifestement fictif ou dérisoire peut entraßner la nullité de la cession ou une requalification en donation déguisée par l'administration fiscale.

Il en est de mĂȘme lorsque la cession intervient entre personnes liĂ©es (associĂ©s, membres d'une mĂȘme famille, sociĂ©tĂ© contrĂŽlĂ©e par l'une des parties, etc.), l'administration fiscale peut vĂ©rifier que le prix retenu correspond Ă  la valeur rĂ©elle des parts.

Le prix et les modalitĂ©s de paiement devront ensuite ĂȘtre mentionnĂ©s dans l'acte de cession. Les parties peuvent notamment prĂ©voir :

  • un paiement comptant
  • un paiement Ă©chelonnĂ©
  • des garanties de paiement au profit du cĂ©dant.

Le cĂ©dant et le cessionnaire doivent se mettre d’accord sur le prix des parts sociales. Ce prix doit ĂȘtre dĂ©terminĂ© ou dĂ©terminable au moment de la cession.

ConcrĂštement, le montant exact n'a pas forcĂ©ment besoin d'ĂȘtre fixĂ© immĂ©diatement. L'acte de cession peut prĂ©voir les critĂšres ou la mĂ©thode de calcul qui permettront de le dĂ©terminer ultĂ©rieurement (par exemple Ă  partir des comptes de la sociĂ©tĂ© ou d'une formule convenue entre les parties).

Le prix doit ĂȘtre dĂ©terminĂ© ou dĂ©terminable pour l'ensemble des parts cĂ©dĂ©es, et non seulement pour une partie d'entre elles. À dĂ©faut, la cession risque d'ĂȘtre remise en cause.

Lorsque les parties ne parviennent pas Ă  s'accorder sur la valeur des parts sociales, elles peuvent faire appel Ă  un expert spĂ©cialisĂ© dans l’évaluation de parts sociales, tel qu’un expert-comptable, un avocat ou encore un commissaire aux comptes.

Le cĂ©dant et le cessionnaire peuvent ensemble dĂ©signer un expert chargĂ© de l’évaluation. A dĂ©faut d’accord, l’expert est dĂ©signĂ© par le prĂ©sident du tribunal compĂ©tent.

Dans ce cadre, l’expert dĂ©termine la valeur des parts sociales en toute indĂ©pendance. Il peut retenir les mĂ©thodes d’évaluation qu’il estime les plus adaptĂ©es Ă  la situation de la sociĂ©tĂ©, en tenant compte notamment de sa situation financiĂšre, de sa rentabilitĂ© et de ses perspectives d’activitĂ©.

La valeur qu’il fixe s’impose en principe aux parties.

Pour en savoir plus, la DGFIP met Ă  disposition un guide sur l’évaluation des entreprises et des titres de sociĂ©tĂ©s :

💡 À noter

Pour aller plus loin sur les professionnels susceptibles d’accompagner une entreprise dans ces dĂ©marches, se reporter Ă  la fiche relative aux professionnels intervenant dans la gestion d’une entreprise.

Certaines cessions de parts sociales ne peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es qu'aprĂšs obtention de l'accord des associĂ©s.

Dans une SCI, l’obligation d’agrĂ©ment varie selon la qualitĂ© de l’acquĂ©reur (associĂ©, conjoint, ascendant ou descendant du cĂ©dant ou tiers Ă  la sociĂ©tĂ©) et le contenu des statuts.

Il convient donc de vérifier les rÚgles applicables à la situation concernée avant d'engager la cession :

Les parts sociales sont en principe soumises Ă  la rĂšgle de l’agrĂ©ment.

Toutefois, les statuts peuvent prĂ©voir que ces cessions sont libres et ne nĂ©cessitent aucun agrĂ©ment, ou qu’elles sont soumises Ă  une procĂ©dure d’agrĂ©ment dĂ©finie (majoritĂ© dĂ©terminĂ©e ou dĂ©cision des gĂ©rants, par exemple).

En cas de cession Ă  un conjoint (c’est-Ă -dire l’époux ou l’épouse du cĂ©dant), celle-ci est en principe soumise Ă  la rĂšgle de l’agrĂ©ment.

Les personnes unies par un Pacs ou en concubinage ne sont pas concernĂ©es. Elles relĂšvent donc d’une cession classique Ă  un associĂ©.

Toutefois, les statuts peuvent dispenser ces cessions d'agrĂ©ment ou prĂ©voir des modalitĂ©s d’agrĂ©ment spĂ©cifiques.

En cas de cession Ă  un ascendant ou descendant, celle-ci est en principe dispensĂ©e d’agrĂ©ment.

Toutefois, les statuts peuvent subordonner cette cession Ă  l’agrĂ©ment des associĂ©s.

💡 À noter

Lorsque les deux Ă©poux sont simultanĂ©ment associĂ©s de la sociĂ©tĂ©, les cessions rĂ©alisĂ©es entre eux doivent, pour ĂȘtre valables, ĂȘtre constatĂ©es par un acte notariĂ© ou par un acte sous seing privĂ© disposant d’une date certaine (c’est-Ă -dire dont la date est incontestable, par exemple car l’acte a Ă©tĂ© enregistrĂ© ou signĂ© devant un tiers officiel), autre que le dĂ©cĂšs du cĂ©dant.

La cession de parts sociales Ă  un tiers est soumise Ă  l’agrĂ©ment des associĂ©s.

Toutefois, les statuts peuvent prĂ©voir que cet agrĂ©ment est accordĂ© selon une majoritĂ© qu’ils dĂ©terminent ou qu’il est donnĂ© par les gĂ©rants.

Lorsque l’agrĂ©ment est requis, le projet de cession doit ĂȘtre notifiĂ© Ă  la sociĂ©tĂ© et, le cas Ă©chĂ©ant, aux associĂ©s.

Cette notification permet aux associés de prendre connaissance du projet de cession et de l'identité du cessionnaire envisagé avant de se prononcer sur son entrée dans la société.

Les associés doivent ensuite se prononcer sur la demande d'agrément. La décision est prise par les associés représentant au moins la moitié des parts sociales. Les statuts peuvent toutefois exiger une majorité plus élevée.

Dans une société dont le capital est réparti entre 4 associés détenant chacun 25 % des parts, l'agrément est accordé si les associés favorables à la cession représentent plus de 50 % du capital social.

La sociĂ©tĂ© dispose d'un dĂ©lai de 3 mois Ă  compter de la notification du projet de cession pour faire connaĂźtre sa dĂ©cision. Ce dĂ©lai peut ĂȘtre prolongĂ© une seule fois par dĂ©cision de justice, sans que la prolongation puisse excĂ©der 6 mois.

À l'issue de la procĂ©dure, deux situations peuvent se prĂ©senter : l'agrĂ©ment est accordĂ© ou est refusĂ©.

L'agrĂ©ment peut ĂȘtre accordĂ© par une dĂ©cision expresse des associĂ©s.

Il est également considéré acquis lorsque la société ne fait pas connaßtre sa décision dans le délai de 3 mois, ou dans le délai prolongé par le tribunal le cas échéant.

Si les associés ne se prononcent pas dans le délai légal de 3 mois, le cédant peut poursuivre la cession comme si l'agrément avait été accordé.

La dĂ©cision d'agrĂ©ment doit ĂȘtre conservĂ©e afin de pouvoir justifier du respect de la procĂ©dure d’agrĂ©ment. En pratique, elle est gĂ©nĂ©ralement constatĂ©e dans un procĂšs-verbal d'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ou dans le document constatant la consultation des associĂ©s.

Lorsque les associĂ©s refusent d'agrĂ©er le cessionnaire proposĂ©, ils doivent, dans un dĂ©lai de 3 mois Ă  compter du refus, faire acquĂ©rir les parts sociales par un ou plusieurs associĂ©s, par un tiers agréé ou, avec l'accord du cĂ©dant, par la sociĂ©tĂ© elle-mĂȘme dans le cadre d'une rĂ©duction de capital.

Le prix de rachat est fixé d'un commun accord entre les parties. En cas de désaccord, il est déterminé par un expert.

Le dĂ©lai de 3 mois peut ĂȘtre prolongĂ© une seule fois par dĂ©cision de justice, sans que cette prolongation puisse excĂ©der 6 mois.

Si aucune acquisition des parts n'intervient dans ces délais, le cédant peut réaliser la cession initialement envisagée.

⚠ Attention

Lorsque le cédant détient ses parts depuis moins de 2 ans, les associés ou la société ne sont pas tenus de les acquérir en cas de refus d'agrément, sauf disposition contraire des statuts.

Une fois le prix de cession fixĂ© et les conditions de la vente dĂ©finies (notamment l’agrĂ©ment des associĂ©s lorsqu’il est nĂ©cessaire), les parties doivent formaliser leur accord dans un acte de cession. Cet acte est ensuite signĂ© par les parties et peut contenir des garanties complĂ©mentaires.

L’acte de cession de parts sociales formalise l’accord entre le vendeur et l’acheteur. Il permet de sĂ©curiser la vente et de prouver les conditions convenues entre les parties.

Il doit comporter les mentions obligatoires suivantes :

  • Nom des parties
  • IdentitĂ© de la sociĂ©tĂ© (dĂ©nomination sociale, capital social, adresse du siĂšge social, etc.)
  • Nombre et dĂ©signation des parts sociales cĂ©dĂ©es (si elles sont numĂ©rotĂ©es)
  • Prix de vente de la cession et modalitĂ©s de paiement
  • DĂ©tail de l'agrĂ©ment des associĂ©s, le cas Ă©chĂ©ant

La cession de parts sociales doit obligatoirement ĂȘtre constatĂ©e par Ă©crit.

⚠ Attention

Depuis le 27 juin 2026, lorsque la SCI est une sociĂ©tĂ© Ă  prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre (cas le plus frĂ©quent), la cession doit impĂ©rativement ĂȘtre Ă©tablie, Ă  peine de nullitĂ©, sous l’une des formes suivantes :

  • Acte authentique Ă©tabli par notaire
  • Acte contresignĂ© par avocat
  • Acte sous signature privĂ©e rĂ©digĂ© par un expert-comptable (uniquement dans certains cas, notamment s’il intervient dĂ©jĂ  comme expert-comptable de la sociĂ©tĂ© ou du client, que la cession soit liĂ©e Ă  une opĂ©ration de gestion ou de restructuration suivie comptablement ou encore que l’acte reste accessoire Ă  sa mission principale).

Un simple acte sous signature privĂ©e signĂ© entre les parties sans intervention d’un professionnel habilitĂ© n’est donc plus valable dans ce cas.

Pour contacter un notaire :

Pour contacter un avocat :

Pour contacter un expert-comptable :

L'acte de cession doit compter autant d'exemplaires que de parties au contrat. Chacun des exemplaires doit ĂȘtre signĂ© par les parties.

La signature de l’acte de cession matĂ©rialise l’accord des parties et rend la vente opposable entre le vendeur et l’acheteur.

La signature peut ĂȘtre manuscrite ou Ă©lectronique. Dans tous les cas, elle permet d’authentifier l’accord des parties.

Selon le choix du professionnel habilitĂ© pour la rĂ©daction de l’acte de cession de parts, la signature est recueillie :

  • par le notaire lorsqu'il s'agit d'un acte authentique
  • par l'avocat lorsqu'il s'agit d'un acte contresignĂ©
  • ou par les parties lorsqu'il s'agit d'un acte sous signature privĂ©e rĂ©digĂ© par un expert-comptable lĂ©galement habilitĂ©

Lorsque la signature est électronique, elle doit :

  • ĂȘtre rattachĂ©e de façon unique Ă  son signataire
  • ĂȘtre créée Ă  l'aide de donnĂ©es que le signataire peut utiliser sous son contrĂŽle exclusif avec un niveau de confiance Ă©levĂ©
  • permettre de dĂ©tecter toute modification ultĂ©rieure du document signĂ©

Pour en savoir plus sur la signature électronique :

⚠ Attention

Une simple image de signature ou une signature scannĂ©e et apposĂ©e sur un document ne permet pas d'en identifier l'auteur avec certitude. Cette signature est valable mais peut ĂȘtre contestĂ©e devant les juges par l'une des parties au contrat qui souhaiterait, par exemple, faire annuler la cession.

L’acte de cession de parts sociales peut prĂ©voir certaines garanties destinĂ©es Ă  sĂ©curiser l’opĂ©ration.

C’est le cas de la clause de garantie d’actif et de passif, qui peut ĂȘtre insĂ©rĂ©e dans l’acte de cession de parts sociales.

Elle permet d’encadrer les risques liĂ©s Ă  la situation financiĂšre de la sociĂ©tĂ© aprĂšs la cession, et donc de couvrir Ă  la fois le cĂ©dant et le cessionnaire.

Son objectif est double :

  • La garantie de passif couvre les dettes et risques antĂ©rieurs Ă  la cession (un redressement fiscal sur un exercice prĂ©cĂ©dent la vente, par exemple) : l’objectif est ici de protĂ©ger le cessionnaire contre les dettes cachĂ©es.
  • La garantie d’actif couvre la valeur des Ă©lĂ©ments d’actif de la sociĂ©tĂ© (une crĂ©ance inscrite dans les comptes de la sociĂ©tĂ© mais finalement irrĂ©couvrable) : l’objectif est de protĂ©ger le cessionnaire contre une surĂ©valuation de la sociĂ©tĂ©.

La garantie d’actif et de passif peut ĂȘtre prĂ©vue de maniĂšre partielle ou complĂšte : il est possible de prĂ©voir uniquement une garantie de passif, uniquement une garantie d’actif, ou les deux. Lorsque les deux garanties sont prĂ©vues, le cessionnaire est protĂ©gĂ© sur l’ensemble de la situation financiĂšre antĂ©rieure de la sociĂ©tĂ©.

Pour le cĂ©dant, la mise en place d’une telle garantie peut faciliter la vente des parts sociales, en renforçant la confiance du repreneur et en sĂ©curisant l’accord trouvĂ© entre les parties, notamment sur le prix de cession.

En contrepartie, elle peut engager sa responsabilité aprÚs la vente si des dettes ou des anomalies antérieures apparaissent.

La clause de garantie d’actif et de passif est librement dĂ©finie par les parties dans l’acte de cession ou dans un acte distinct.

Aucune mention obligatoire n’est imposĂ©e, mais Ă  titre indicatif, elle peut contenir les Ă©lĂ©ments suivants :

  • CatĂ©gories de dettes qui entrent dans le champ de la garantie. En l'absence de prĂ©cision, la garantie couvre l'ensemble des dettes liĂ©es Ă  l'activitĂ© de la sociĂ©tĂ©.
  • Date de dĂ©part de la garantie : la date qui permet d'apprĂ©cier l'origine antĂ©rieure ou postĂ©rieure de la dette.
  • DurĂ©e de la clause de garantie: entre 3 et 5 ans, par exemple.
  • Calcul de l'indemnisation Ă©ventuellement due: qui peut inclure un pourcentage de prise en charge variable ou dĂ©gressif.
  • Montant plancher de la garantie : le montant Ă  partir duquel la garantie peut ĂȘtre activĂ©e.
  • Montant plafond de l'indemnisation : le montant maximum Ă  hauteur duquel le cĂ©dant s’engage. Il n’y a pas d’obligation de payer au-delĂ .
  • ModalitĂ©s de mise en Ɠuvre : des informations supplĂ©mentaires nĂ©cessaires pour appliquer la garantie (justification du passif, modalitĂ©s d'envoi de la demande d'indemnisation, etc.).

Il existe Ă©galement d’autres types de garanties pouvant ĂȘtre prĂ©vues dans l’acte de cession, en fonction de la nĂ©gociation entre les parties et de la nature de l’opĂ©ration :

  • Clause de garantie de valeur nette des titres : fixe une valeur minimale de la sociĂ©tĂ© Ă  la date de la cession.
  • Clause de garantie de chiffre d’affaires ou de rĂ©sultats (earn-out ou complĂ©ment de prix) : le prix de cession dĂ©pend en partie des performances futures de la sociĂ©tĂ©.
  • Clause de garantie de non-concurrence : le cĂ©dant s’engage Ă  ne pas exercer une activitĂ© concurrente pendant une durĂ©e et dans une zone dĂ©terminĂ©es.

Une fois l’acte de cession signĂ©, les parties doivent procĂ©der Ă  son enregistrement auprĂšs du service de la publicitĂ© fonciĂšre et de l’enregistrement (SPFE) compĂ©tent et acquitter les droits d’enregistrement dus.

Une fois l’acte de cession de parts sociales signĂ©, il doit ensuite ĂȘtre enregistrĂ© auprĂšs du service de la publicitĂ© fonciĂšre et de l’enregistrement (SPFE) du lieu du domicile du cessionnaire ou du cĂ©dant :

L’enregistrement doit intervenir dans un dĂ©lai d’un mois Ă  compter de la date de l’acte. L’acte doit ĂȘtre dĂ©posĂ© en 2 exemplaires et accompagnĂ© du paiement des droits d’enregistrement (par chĂšque ou virement selon les services). En principe, les droits d’enregistrement sont Ă  la charge du cessionnaire, c’est-Ă -dire l’acquĂ©reur des parts sociales. Toutefois, les parties peuvent prĂ©voir dans l’acte de cession que ces droits seront supportĂ©s par le cĂ©dant ou rĂ©partis entre eux.

⚠ Attention

Pour les cessions de parts de SCI Ă  prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre, l’enregistrement est subordonnĂ© Ă  la prĂ©sentation d’un acte authentique, contresignĂ© par avocat ou acte sous signature privĂ©e rĂ©digĂ© par un expert-comptable.

À dĂ©faut de respect de ces formes, la cession est juridiquement nulle et ne peut ĂȘtre rĂ©guliĂšrement enregistrĂ©e.

Les droits d’enregistrement sont calculĂ©s en appliquant un pourcentage au prix de cession. Ce pourcentage varie selon la nature de la sociĂ©tĂ© dont les parts sont cĂ©dĂ©es.

Pour les cessions de parts sociales de SCI, le droit d’enregistrement dĂ©pend de la nature de cette derniĂšre :

  • il est fixĂ© Ă  3 %, aprĂšs application d’un abattement de 23 000 €, ramenĂ© au pourcentage du nombre de parts sociales cĂ©dĂ©es dans le capital social.
  • il est fixĂ© Ă  5 % lorsque la cession porte sur des parts d’une sociĂ©tĂ© Ă  prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre, ce qui est le cas le plus frĂ©quent en pratique.
  • Lorsque la SCI est soumise Ă  un taux d’enregistrement de 3 % :Une SCI compte 1 000 parts sociales. Un associĂ© cĂšde 500 parts pour un prix de 100 000 €.Comme il est prĂ©vu un abattement de 23 000 €, l’abattement est ici de 11 500 € (23 000 € × 500/1 000). Les droits d'enregistrement sont donc calculĂ©s sur 88 500 € (100 000 € - 11 500 €), soit 2 655 € de droits d'enregistrement Ă  payer (88 500 € × 3 %).
  • Lorsque la SCI est soumise Ă  un taux d’enregistrement de 5 % :Une SCI Ă  prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre compte 1 000 parts sociales. Un associĂ© cĂšde 500 parts pour un prix de 100 000 €.Contrairement au taux de 3 %, aucun abattement n'est applicable. Les droits d'enregistrement sont donc calculĂ©s directement sur le prix de cession, soit 100 000 €.Le montant des droits d'enregistrement Ă  payer est donc de 5 000 € (100 000 × 5 %).

Le montant des droits d’enregistrement ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  25 €.

Une SCI compte 1 000 parts sociales. Un associĂ© cĂšde 10 parts pour un prix de 1 000 €. L'abattement applicable est de 230 € (23 000 € × 10/1 000). Les droits d'enregistrement sont donc calculĂ©s sur 770 € (1 000 € − 230 €), soit 23,10 € (770 € × 3 %). Ce montant Ă©tant infĂ©rieur Ă  25 €, le cessionnaire devra payer le minimum lĂ©gal de 25 €.

💡 À noter

La cession bĂ©nĂ©ficie d'un abattement de 500 000 € sur la valeur des parts sociales lorsqu'elle est rĂ©alisĂ©e auprĂšs de l'une des personnes suivantes :

  • Soit un salariĂ© de l'entreprise cĂ©dĂ©e. Il doit ĂȘtre employĂ© en CDI Ă  temps plein depuis au moins de 2 ans ou avoir un contrat d'apprentissage en cours au moment de la cession.
  • Soit un membre de la famille du cĂ©dant (son Ă©poux ou partenaire de Pacs, ses ascendants ou descendants en ligne directe ou ses frĂšres et sƓurs).

Cet abattement est appliqué lorsque toutes les conditions suivantes sont respectées :

  • L'entreprise exerce une activitĂ© commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou libĂ©rale, Ă  l'exception de la gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier.
  • Le cĂ©dant doit avoir dĂ©tenu les titres pendant plus de 2 ans (si le cĂ©dant a lui-mĂȘme acquis les parts Ă  titre gratuit, aucun dĂ©lai de dĂ©tention n'est requis).
  • Le repreneur doit poursuivre l'activitĂ© de la sociĂ©tĂ© dont les parts ont Ă©tĂ© cĂ©dĂ©es Ă  titre d'activitĂ© professionnelle unique et de maniĂšre effective et continue, pendant les 5 annĂ©es qui suivent la date de la vente.
  • Le repreneur doit assurer la direction effective de l'entreprise pendant ces 5 annĂ©es.

La cession de parts sociales entraĂźne une modification de la rĂ©partition des parts entre les associĂ©s. Les statuts de la sociĂ©tĂ© doivent donc ĂȘtre mis Ă  jour afin de tenir compte de cette nouvelle rĂ©partition. Cette dĂ©marche se dĂ©roule en 3 Ă©tapes : adopter la dĂ©cision de modification des statuts, rĂ©diger l'acte constatant cette dĂ©cision et mettre Ă  jour les statuts.

Afin de procĂ©der Ă  la modification des statuts, la dĂ©cision doit ĂȘtre prise par les associĂ©s rĂ©unis en assemblĂ©e.

L’assemblĂ©e doit d’abord ĂȘtre convoquĂ©e par le gĂ©rant de la sociĂ©tĂ©.

Une fois l’assemblĂ©e rĂ©guliĂšrement rĂ©unie, la dĂ©cision de modification des statuts doit ĂȘtre adoptĂ©e selon les rĂšgles de majoritĂ© prĂ©vues par la loi ou par les statuts.

Dans une sociĂ©tĂ© civile immobiliĂšre (SCI), la dĂ©cision de modifier les statuts doit ĂȘtre votĂ©e et approuvĂ©e selon les modalitĂ©s prĂ©vues par les statuts eux-mĂȘmes. Ceux-ci dĂ©terminent la majoritĂ© requise pour adopter la modification statutaire, qu’il s’agisse d’une majoritĂ© simple, d’une majoritĂ© des 2/3, des 3/4 ou de toute autre majoritĂ© fixĂ©e par les associĂ©s lors de la constitution de la sociĂ©tĂ©.

Ils prĂ©cisent Ă©galement, lorsqu’une dĂ©cision est prise en assemblĂ©e, le quorum nĂ©cessaire, c’est-Ă -dire le nombre minimum d’associĂ©s prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s permettant Ă  la dĂ©libĂ©ration d’ĂȘtre valablement adoptĂ©e.

Lorsqu’aucune indication n’est donnĂ©e dans les statuts, l’accord unanime de tous les associĂ©s est requis.

Une fois la dĂ©cision adoptĂ©e, elle doit ĂȘtre consignĂ©e dans un procĂšs-verbal.

Il convient ensuite de mettre à jour les statuts en remplaçant les anciennes mentions par celles résultant de la décision des associés.

💡 À noter

Pour en savoir plus, consultez notre fiche sur la prise de décisions dans une SCI.

Les dĂ©cisions modifiant les statuts d’une SCI doivent ĂȘtre constatĂ©es dans un procĂšs-verbal d’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Ce procĂšs-verbal est ensuite conservĂ© dans le registre des procĂšs-verbaux de la sociĂ©tĂ©.

Le procĂšs-verbal doit comporter les informations suivantes :

  • Date et lieu de rĂ©union
  • ModalitĂ©s de convocation
  • Ordre du jour
  • IdentitĂ© du prĂ©sident de sĂ©ance
  • Liste des associĂ©s prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s avec l’indication du nombre de parts sociales dĂ©tenues par chacun
  • Documents et rapports soumis Ă  l’assemblĂ©e
  • RĂ©sumĂ© des dĂ©bats
  • Texte des rĂ©solutions mises aux voix (sujets sur lesquels les dĂ©cisions doivent ĂȘtre prises)
  • RĂ©sultat dĂ©taillĂ© des votes
  • Mention des articles des statuts concernĂ©s par la modification et indication de leur nouvelle rĂ©daction
💡 À noter

Si la SCI devient temporairement unipersonnelle (1 an maximum), il n’y a donc pas de rĂ©union, de convocation des associĂ©s, ni de vote Ă  organiser.

La modification des statuts rĂ©sulte d’une dĂ©cision unilatĂ©rale de l’associĂ© unique, qui doit simplement ĂȘtre constatĂ©e par Ă©crit.

Cette dĂ©cision doit ĂȘtre datĂ©e, signĂ©e et consignĂ©e dans le registre des dĂ©cisions de l’associĂ© unique.

La dĂ©cision unilatĂ©rale de l’associĂ© unique doit comporter les informations suivantes :

  • IdentitĂ© de l’associĂ© unique
  • DĂ©cision adoptĂ©e
  • Mention des articles des statuts concernĂ©s par la modification et indication de leur nouvelle rĂ©daction

Une fois la dĂ©cision de modification des statuts adoptĂ©e, les statuts doivent ĂȘtre mis Ă  jour pour tenir compte de la nouvelle rĂ©partition des parts sociales entre les associĂ©s.

Il convient de modifier l'article des statuts relatif à la répartition des parts sociales afin d'y faire figurer l'identité des associés aprÚs la cession ainsi que le nombre de parts détenues par chacun.

💡 À noter

La cession de parts sociales ne modifie pas le montant du capital social. Seule la répartition des parts entre les associés est mise à jour.

Une fois les modifications effectuĂ©es, les statuts mis Ă  jour doivent ĂȘtre datĂ©s et certifiĂ©s conformes Ă  l'original par le reprĂ©sentant lĂ©gal de la sociĂ©tĂ©. Les statuts devront ensuite ĂȘtre transmis dans le cadre de la formalitĂ© dĂ©clarative auprĂšs du guichet des formalitĂ©s des entreprises.

AprĂšs la signature de l’acte de cession et la modification des statuts, la sociĂ©tĂ© doit accomplir certaines formalitĂ©s obligatoires : publier un avis dans un support d’annonces lĂ©gales (dans certains cas), dĂ©clarer la modification sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises et mettre Ă  jour les bĂ©nĂ©ficiaires effectifs.

La cession de parts sociales ne nĂ©cessite pas Ă  elle seule la publication d’une annonce lĂ©gale dans un support d’annonces lĂ©gales (Shal).

En revanche, une annonce légale est requise lorsque l'opération s'accompagne d'une modification des statuts soumise à publicité, telle qu'un changement de gérant, un changement d'objet social ou toute autre modification statutaire devant faire l'objet d'une mesure de publicité. L'avis est alors publié dans un Shal du département du siÚge social de la société.

La publication doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e dans un dĂ©lai d'un mois Ă  compter de la prise de dĂ©cision.

L'avis de publication doit contenir les éléments suivants :

  • Raison ou dĂ©nomination sociale
  • Forme juridique
  • Capital social
  • Objet social
  • Adresse du siĂšge social
  • Lieu et numĂ©ro d'immatriculation au RCS ou au RNE
  • DĂ©cision ou procĂšs-verbal de l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale datĂ© et signĂ©
  • Description des modifications statutaires soumises Ă  publicitĂ© intervenues (par exemple : changement de gĂ©rant, modification de l'objet social ou de la dĂ©nomination sociale). La cession de parts sociales, en elle-mĂȘme, n'a pas Ă  ĂȘtre mentionnĂ©e dans l'annonce lĂ©gale.

Une fois la publication effectuée, une attestation de parution de l'avis de modification est délivrée. Celle-ci fait partie des documents à transmettre au guichet des formalités des entreprises, dans le dossier de modification.

La cession de parts sociales doit ensuite ĂȘtre dĂ©clarĂ©e dans un dĂ©lai d’un mois sur le site du guichet des formalitĂ©s des entreprises :

Depuis le 1er janvier 2023, les formalitĂ©s de crĂ©ation, de modification et de cessation d'activitĂ© doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es en ligne sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises. Ce « guichet unique » remplace les centres de formalitĂ©s des entreprises (CFE) qui sont supprimĂ©s. Il concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur forme juridique ou leur activitĂ©.

Le dossier de modification doit comporter les différentes piÚces justificatives suivantes :

  • Exemplaire du procĂšs-verbal ayant dĂ©cidĂ© la modification des statuts
  • Exemplaire des statuts mis Ă  jour Ă  l’article relatif Ă  la rĂ©partition des parts sociales, datĂ© et certifiĂ© conforme Ă  l’original par le reprĂ©sentant lĂ©gal
  • Attestation de parution de l’avis dans un support d’annonces lĂ©gales (Shal) si nĂ©cessaire
  • DĂ©claration de modification automatiquement gĂ©nĂ©rĂ©e sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises
💡 À noter

Depuis le 6 mai 2026, il n’est plus nĂ©cessaire de transmettre l’acte de cession enregistrĂ© dans le dossier de modification.

Une fois la formalitĂ© enregistrĂ©e, l’extrait d’immatriculation (extrait RNE ou Kbis) sera mis Ă  jour de l’identitĂ© des nouveaux d’associĂ©s s’il y a lieu.

La cession de parts sociales entraĂźne gĂ©nĂ©ralement une modification des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs de la sociĂ©tĂ©. Dans ce cas, une dĂ©claration modificative des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises.

Cette déclaration est obligatoire lorsqu'une personne physique acquiert ou perd le contrÎle de la société, ou lorsque son pourcentage de détention franchit le seuil de 25 % du capital ou des droits de vote.

C’est le cas si le pourcentage de dĂ©tention change :

Avant la cession, M. X détient 20 % du capital et Mme Y 80 %. AprÚs la cession de parts, M. X détient 30 % du capital et Mme Y 70 %.

La dĂ©claration des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs doit ĂȘtre mise Ă  jour car le pourcentage de dĂ©tention de M. X a Ă©voluĂ© et il devient bĂ©nĂ©ficiaire effectif.

Une dĂ©claration des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs peut Ă©galement ĂȘtre nĂ©cessaire lorsque les pourcentages de dĂ©tention restent identiques, mais que les personnes dĂ©tenant les parts changent :

Avant la cession, Mme Y dĂ©tient 70 % du capital et M. X 30 %. Mme Y cĂšde l’intĂ©gralitĂ© de ses parts Ă  M. Z, qui dĂ©tient dĂ©sormais 70 %, tandis que M. X conserve 30 %.

La dĂ©claration des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs doit ĂȘtre mise Ă  jour afin de remplacer Mme Y par M. Z, sans modification des pourcentages de dĂ©tention.

AprÚs avoir réalisé les formalités liées à la cession, le cédant doit déclarer l'opération à l'administration fiscale. Selon le prix auquel les parts sociales ont été achetées et revendues, la cession peut entraßner un gain ou une perte.

Pour savoir si la cession a généré un gain ou une perte pour le cédant, il faut comparer :

  • le prix de cession des parts sociales
  • leur prix d’acquisition

3 situations peuvent se présenter :

  • si le prix de cession est supĂ©rieur au prix d’acquisition, le cĂ©dant rĂ©alise un gain (appelĂ© plus-value)
  • si le prix de cession est infĂ©rieur au prix d’acquisition, le cĂ©dant rĂ©alise une perte appelĂ©e (moins-value)
  • si les deux montants sont identiques, aucune plus-value ni moins-value n’est constatĂ©e

Un associĂ© a achetĂ© des parts sociales pour 40 000 €. Il les revend 60 000 €. Il rĂ©alise donc une plus-value de 20 000 €.

À l’inverse, si l’associĂ© a achetĂ© des parts sociales pour 40 000 € et les revend 30 000 €, il rĂ©alise une moins-value de 10 000 €.

Une fois le montant du gain ou de la perte déterminé, le cédant doit le déclarer. Les conséquences fiscales diffÚrent selon qu'il s'agit d'une personne physique ou d'une personne morale :

Lorsqu’une personne physique rĂ©alise un gain lors de la cession de parts sociales, ce gain est en principe soumis au prĂ©lĂšvement forfaitaire unique de 31,4 % comprenant :

  • 12,8 % au titre de l'impĂŽt sur le revenu
  • 18,6 % de prĂ©lĂšvements sociaux

Le cĂ©dant peut toutefois opter pour l’imposition selon le barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu, si cette option lui est plus favorable et donc ĂȘtre imposĂ© selon sa tranche d’imposition (de 0 Ă  45 %).

La plus-value est dĂ©clarĂ©e dans la dĂ©claration annuelle de revenus de l’annĂ©e dĂ©posĂ©e l’annĂ©e suivant celle de la cession.

En cas de moins-value, aucun impĂŽt n’est dĂ» au titre de cette cession. Cette perte peut nĂ©anmoins ĂȘtre utilisĂ©e pour diminuer le montant d’autres gains de mĂȘme nature rĂ©alisĂ©s au cours de la mĂȘme annĂ©e, ou dans certains cas, des annĂ©es suivantes.

Lorsqu'une personne morale rĂ©alise un gain lors de la cession de parts sociales, celui-ci est imposĂ© selon le rĂ©gime fiscal applicable Ă  la sociĂ©tĂ© (impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s ou rĂ©gime de l’impĂŽt sur le revenu, selon les cas).

Le gain doit ĂȘtre dĂ©clarĂ© dans le cadre de sa dĂ©claration de rĂ©sultat de l’exercice au cours duquel la cession est intervenue.

En cas de moins-value, aucun impĂŽt n’est dĂ» au titre de cette cession. Cette perte peut toutefois, dans certaines situations, ĂȘtre utilisĂ©e pour rĂ©duire le montant des bĂ©nĂ©fices imposables de la sociĂ©tĂ©.

⚠ Attention

L'obligation de déclarer la plus-value ou la moins-value issue de la cession de parts sociales incombe au cédant, qu'il s'agisse d'une personne physique ou d'une personne morale. La SCI n'a pas à déclarer le gain ou la perte réalisé par l'associé à l'occasion de la cession de ses parts.

Textes de référence

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