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Cession de parts sociales dâune sociĂ©tĂ© civile immobiliĂšre (SCI)
La cession de parts sociales en SCI correspond Ă la vente des parts dĂ©tenues par un associĂ©. Elle peut intervenir pour quitter la sociĂ©tĂ©, transmettre une activitĂ© ou rĂ©organiser le capital. Elle permet aussi lâentrĂ©e dâun nouvel associĂ©.
Pour ĂȘtre valable, la cession de parts sociales au sein dâune SCI nĂ©cessite le respect de plusieurs Ă©tapes.
Le prix des parts sociales se détermine en 3 étapes : leur évaluation, la fixation du prix entre les parties et, en cas de désaccord, le recours à un expert.
Avant de fixer le prix de cession, il est nécessaire d'évaluer la valeur des parts sociales de la SCI. Cette évaluation permet de déterminer un prix cohérent avec la situation économique et financiÚre de la société.
Plusieurs mĂ©thodes peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour valoriser lâentreprise :
- Méthode patrimoniale : elle consiste à évaluer l'actif net comptable de l'entreprise.
- MĂ©thode comparative : elle consiste Ă comparer la sociĂ©tĂ© Ă dâautres sociĂ©tĂ©s similaires.
- Méthode de la rentabilité : elle consiste à estimer la capacité future de la société à dégager des bénéfices.
Il est important de combiner ces 3 diffĂ©rentes approches afin dâobtenir une estimation au plus proche de la rĂ©alitĂ© Ă©conomique.
La valeur des parts sociales ne correspond pas nĂ©cessairement Ă leur valeur nominale. Elle dĂ©pend de la valeur rĂ©elle de la sociĂ©tĂ© au moment de la cession. Par exemple, une part sociale dâune valeur nominale de 100 ⏠peut avoir une valeur rĂ©elle supĂ©rieure ou infĂ©rieure selon la situation de la sociĂ©tĂ©.
Pour davantage d'informations sur les méthodes de valorisation, se reporter à la fiche relative à la valorisation de l'entreprise avant sa transmission.
Le cĂ©dant et le cessionnaire dĂ©terminent librement le prix des parts sociales. Le prix doit ĂȘtre dĂ©terminĂ© ou dĂ©terminable au moment de la cession. Le montant exact n'a pas forcĂ©ment besoin d'ĂȘtre fixĂ© immĂ©diatement.
Le vendeur et lâacquĂ©reur peuvent ainsi :
- Fixer un prix dĂ©finitif dĂšs la signature de lâacte de cession
- Prévoir une méthode de calcul permettant de déterminer le prix ultérieurement
- Convenir dâun complĂ©ment de prix dĂ©pendant dâĂ©lĂ©ments futurs (clause de garantie de chiffre dâaffaires ou de rĂ©sultats).
Le prix peut ĂȘtre diffĂ©rent de la valeur estimĂ©e des parts dĂšs lors que les parties y consentent librement.
Un prix manifestement fictif ou dérisoire peut entraßner la nullité de la cession ou une requalification en donation déguisée par l'administration fiscale.
Il en est de mĂȘme lorsque la cession intervient entre personnes liĂ©es (associĂ©s, membres d'une mĂȘme famille, sociĂ©tĂ© contrĂŽlĂ©e par l'une des parties, etc.), l'administration fiscale peut vĂ©rifier que le prix retenu correspond Ă la valeur rĂ©elle des parts.
Le prix et les modalitĂ©s de paiement devront ensuite ĂȘtre mentionnĂ©s dans l'acte de cession. Les parties peuvent notamment prĂ©voir :
- un paiement comptant
- un paiement échelonné
- des garanties de paiement au profit du cédant.
Le cĂ©dant et le cessionnaire doivent se mettre dâaccord sur le prix des parts sociales. Ce prix doit ĂȘtre dĂ©terminĂ© ou dĂ©terminable au moment de la cession.
ConcrĂštement, le montant exact n'a pas forcĂ©ment besoin d'ĂȘtre fixĂ© immĂ©diatement. L'acte de cession peut prĂ©voir les critĂšres ou la mĂ©thode de calcul qui permettront de le dĂ©terminer ultĂ©rieurement (par exemple Ă partir des comptes de la sociĂ©tĂ© ou d'une formule convenue entre les parties).
Le prix doit ĂȘtre dĂ©terminĂ© ou dĂ©terminable pour l'ensemble des parts cĂ©dĂ©es, et non seulement pour une partie d'entre elles. Ă dĂ©faut, la cession risque d'ĂȘtre remise en cause.
Lorsque les parties ne parviennent pas Ă s'accorder sur la valeur des parts sociales, elles peuvent faire appel Ă un expert spĂ©cialisĂ© dans lâĂ©valuation de parts sociales, tel quâun expert-comptable, un avocat ou encore un commissaire aux comptes.
Le cĂ©dant et le cessionnaire peuvent ensemble dĂ©signer un expert chargĂ© de lâĂ©valuation. A dĂ©faut dâaccord, lâexpert est dĂ©signĂ© par le prĂ©sident du tribunal compĂ©tent.
Dans ce cadre, lâexpert dĂ©termine la valeur des parts sociales en toute indĂ©pendance. Il peut retenir les mĂ©thodes dâĂ©valuation quâil estime les plus adaptĂ©es Ă la situation de la sociĂ©tĂ©, en tenant compte notamment de sa situation financiĂšre, de sa rentabilitĂ© et de ses perspectives dâactivitĂ©.
La valeur quâil fixe sâimpose en principe aux parties.
Pour en savoir plus, la DGFIP met Ă disposition un guide sur lâĂ©valuation des entreprises et des titres de sociĂ©tĂ©s :
Pour aller plus loin sur les professionnels susceptibles dâaccompagner une entreprise dans ces dĂ©marches, se reporter Ă la fiche relative aux professionnels intervenant dans la gestion dâune entreprise.
Certaines cessions de parts sociales ne peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es qu'aprĂšs obtention de l'accord des associĂ©s.
Dans une SCI, lâobligation dâagrĂ©ment varie selon la qualitĂ© de lâacquĂ©reur (associĂ©, conjoint, ascendant ou descendant du cĂ©dant ou tiers Ă la sociĂ©tĂ©) et le contenu des statuts.
Il convient donc de vérifier les rÚgles applicables à la situation concernée avant d'engager la cession :
Les parts sociales sont en principe soumises Ă la rĂšgle de lâagrĂ©ment.
Toutefois, les statuts peuvent prĂ©voir que ces cessions sont libres et ne nĂ©cessitent aucun agrĂ©ment, ou quâelles sont soumises Ă une procĂ©dure dâagrĂ©ment dĂ©finie (majoritĂ© dĂ©terminĂ©e ou dĂ©cision des gĂ©rants, par exemple).
En cas de cession Ă un conjoint (câest-Ă -dire lâĂ©poux ou lâĂ©pouse du cĂ©dant), celle-ci est en principe soumise Ă la rĂšgle de lâagrĂ©ment.
Les personnes unies par un Pacs ou en concubinage ne sont pas concernĂ©es. Elles relĂšvent donc dâune cession classique Ă un associĂ©.
Toutefois, les statuts peuvent dispenser ces cessions d'agrĂ©ment ou prĂ©voir des modalitĂ©s dâagrĂ©ment spĂ©cifiques.
En cas de cession Ă un ascendant ou descendant, celle-ci est en principe dispensĂ©e dâagrĂ©ment.
Toutefois, les statuts peuvent subordonner cette cession Ă lâagrĂ©ment des associĂ©s.
Lorsque les deux Ă©poux sont simultanĂ©ment associĂ©s de la sociĂ©tĂ©, les cessions rĂ©alisĂ©es entre eux doivent, pour ĂȘtre valables, ĂȘtre constatĂ©es par un acte notariĂ© ou par un acte sous seing privĂ© disposant dâune date certaine (câest-Ă -dire dont la date est incontestable, par exemple car lâacte a Ă©tĂ© enregistrĂ© ou signĂ© devant un tiers officiel), autre que le dĂ©cĂšs du cĂ©dant.
La cession de parts sociales Ă un tiers est soumise Ă lâagrĂ©ment des associĂ©s.
Toutefois, les statuts peuvent prĂ©voir que cet agrĂ©ment est accordĂ© selon une majoritĂ© quâils dĂ©terminent ou quâil est donnĂ© par les gĂ©rants.
Lorsque lâagrĂ©ment est requis, le projet de cession doit ĂȘtre notifiĂ© Ă la sociĂ©tĂ© et, le cas Ă©chĂ©ant, aux associĂ©s.
Cette notification permet aux associés de prendre connaissance du projet de cession et de l'identité du cessionnaire envisagé avant de se prononcer sur son entrée dans la société.
Les associés doivent ensuite se prononcer sur la demande d'agrément. La décision est prise par les associés représentant au moins la moitié des parts sociales. Les statuts peuvent toutefois exiger une majorité plus élevée.
Dans une société dont le capital est réparti entre 4 associés détenant chacun 25 % des parts, l'agrément est accordé si les associés favorables à la cession représentent plus de 50 % du capital social.
La sociĂ©tĂ© dispose d'un dĂ©lai de 3 mois Ă compter de la notification du projet de cession pour faire connaĂźtre sa dĂ©cision. Ce dĂ©lai peut ĂȘtre prolongĂ© une seule fois par dĂ©cision de justice, sans que la prolongation puisse excĂ©der 6 mois.
à l'issue de la procédure, deux situations peuvent se présenter : l'agrément est accordé ou est refusé.
L'agrĂ©ment peut ĂȘtre accordĂ© par une dĂ©cision expresse des associĂ©s.
Il est également considéré acquis lorsque la société ne fait pas connaßtre sa décision dans le délai de 3 mois, ou dans le délai prolongé par le tribunal le cas échéant.
Si les associés ne se prononcent pas dans le délai légal de 3 mois, le cédant peut poursuivre la cession comme si l'agrément avait été accordé.
La dĂ©cision d'agrĂ©ment doit ĂȘtre conservĂ©e afin de pouvoir justifier du respect de la procĂ©dure dâagrĂ©ment. En pratique, elle est gĂ©nĂ©ralement constatĂ©e dans un procĂšs-verbal d'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ou dans le document constatant la consultation des associĂ©s.
Lorsque les associĂ©s refusent d'agrĂ©er le cessionnaire proposĂ©, ils doivent, dans un dĂ©lai de 3 mois Ă compter du refus, faire acquĂ©rir les parts sociales par un ou plusieurs associĂ©s, par un tiers agréé ou, avec l'accord du cĂ©dant, par la sociĂ©tĂ© elle-mĂȘme dans le cadre d'une rĂ©duction de capital.
Le prix de rachat est fixé d'un commun accord entre les parties. En cas de désaccord, il est déterminé par un expert.
Le dĂ©lai de 3 mois peut ĂȘtre prolongĂ© une seule fois par dĂ©cision de justice, sans que cette prolongation puisse excĂ©der 6 mois.
Si aucune acquisition des parts n'intervient dans ces délais, le cédant peut réaliser la cession initialement envisagée.
Lorsque le cédant détient ses parts depuis moins de 2 ans, les associés ou la société ne sont pas tenus de les acquérir en cas de refus d'agrément, sauf disposition contraire des statuts.
Une fois le prix de cession fixĂ© et les conditions de la vente dĂ©finies (notamment lâagrĂ©ment des associĂ©s lorsquâil est nĂ©cessaire), les parties doivent formaliser leur accord dans un acte de cession. Cet acte est ensuite signĂ© par les parties et peut contenir des garanties complĂ©mentaires.
Lâacte de cession de parts sociales formalise lâaccord entre le vendeur et lâacheteur. Il permet de sĂ©curiser la vente et de prouver les conditions convenues entre les parties.
Il doit comporter les mentions obligatoires suivantes :
- Nom des parties
- Identité de la société (dénomination sociale, capital social, adresse du siÚge social, etc.)
- Nombre et désignation des parts sociales cédées (si elles sont numérotées)
- Prix de vente de la cession et modalités de paiement
- Détail de l'agrément des associés, le cas échéant
La cession de parts sociales doit obligatoirement ĂȘtre constatĂ©e par Ă©crit.
Depuis le 27 juin 2026, lorsque la SCI est une sociĂ©tĂ© Ă prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre (cas le plus frĂ©quent), la cession doit impĂ©rativement ĂȘtre Ă©tablie, Ă peine de nullitĂ©, sous lâune des formes suivantes :
- Acte authentique établi par notaire
- Acte contresigné par avocat
- Acte sous signature privĂ©e rĂ©digĂ© par un expert-comptable (uniquement dans certains cas, notamment sâil intervient dĂ©jĂ comme expert-comptable de la sociĂ©tĂ© ou du client, que la cession soit liĂ©e Ă une opĂ©ration de gestion ou de restructuration suivie comptablement ou encore que lâacte reste accessoire Ă sa mission principale).
Un simple acte sous signature privĂ©e signĂ© entre les parties sans intervention dâun professionnel habilitĂ© nâest donc plus valable dans ce cas.
Pour contacter un notaire :
Pour contacter un avocat :
Pour contacter un expert-comptable :
L'acte de cession doit compter autant d'exemplaires que de parties au contrat. Chacun des exemplaires doit ĂȘtre signĂ© par les parties.
La signature de lâacte de cession matĂ©rialise lâaccord des parties et rend la vente opposable entre le vendeur et lâacheteur.
La signature peut ĂȘtre manuscrite ou Ă©lectronique. Dans tous les cas, elle permet dâauthentifier lâaccord des parties.
Selon le choix du professionnel habilitĂ© pour la rĂ©daction de lâacte de cession de parts, la signature est recueillie :
- par le notaire lorsqu'il s'agit d'un acte authentique
- par l'avocat lorsqu'il s'agit d'un acte contresigné
- ou par les parties lorsqu'il s'agit d'un acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable légalement habilité
Lorsque la signature est électronique, elle doit :
- ĂȘtre rattachĂ©e de façon unique Ă son signataire
- ĂȘtre créée Ă l'aide de donnĂ©es que le signataire peut utiliser sous son contrĂŽle exclusif avec un niveau de confiance Ă©levĂ©
- permettre de détecter toute modification ultérieure du document signé
Pour en savoir plus sur la signature électronique :
Une simple image de signature ou une signature scannĂ©e et apposĂ©e sur un document ne permet pas d'en identifier l'auteur avec certitude. Cette signature est valable mais peut ĂȘtre contestĂ©e devant les juges par l'une des parties au contrat qui souhaiterait, par exemple, faire annuler la cession.
Lâacte de cession de parts sociales peut prĂ©voir certaines garanties destinĂ©es Ă sĂ©curiser lâopĂ©ration.
Câest le cas de la clause de garantie dâactif et de passif, qui peut ĂȘtre insĂ©rĂ©e dans lâacte de cession de parts sociales.
Elle permet dâencadrer les risques liĂ©s Ă la situation financiĂšre de la sociĂ©tĂ© aprĂšs la cession, et donc de couvrir Ă la fois le cĂ©dant et le cessionnaire.
Son objectif est double :
- La garantie de passif couvre les dettes et risques antĂ©rieurs Ă la cession (un redressement fiscal sur un exercice prĂ©cĂ©dent la vente, par exemple) : lâobjectif est ici de protĂ©ger le cessionnaire contre les dettes cachĂ©es.
- La garantie dâactif couvre la valeur des Ă©lĂ©ments dâactif de la sociĂ©tĂ© (une crĂ©ance inscrite dans les comptes de la sociĂ©tĂ© mais finalement irrĂ©couvrable) : lâobjectif est de protĂ©ger le cessionnaire contre une surĂ©valuation de la sociĂ©tĂ©.
La garantie dâactif et de passif peut ĂȘtre prĂ©vue de maniĂšre partielle ou complĂšte : il est possible de prĂ©voir uniquement une garantie de passif, uniquement une garantie dâactif, ou les deux. Lorsque les deux garanties sont prĂ©vues, le cessionnaire est protĂ©gĂ© sur lâensemble de la situation financiĂšre antĂ©rieure de la sociĂ©tĂ©.
Pour le cĂ©dant, la mise en place dâune telle garantie peut faciliter la vente des parts sociales, en renforçant la confiance du repreneur et en sĂ©curisant lâaccord trouvĂ© entre les parties, notamment sur le prix de cession.
En contrepartie, elle peut engager sa responsabilité aprÚs la vente si des dettes ou des anomalies antérieures apparaissent.
La clause de garantie dâactif et de passif est librement dĂ©finie par les parties dans lâacte de cession ou dans un acte distinct.
Aucune mention obligatoire nâest imposĂ©e, mais Ă titre indicatif, elle peut contenir les Ă©lĂ©ments suivants :
- Catégories de dettes qui entrent dans le champ de la garantie. En l'absence de précision, la garantie couvre l'ensemble des dettes liées à l'activité de la société.
- Date de départ de la garantie : la date qui permet d'apprécier l'origine antérieure ou postérieure de la dette.
- Durée de la clause de garantie: entre 3 et 5 ans, par exemple.
- Calcul de l'indemnisation éventuellement due: qui peut inclure un pourcentage de prise en charge variable ou dégressif.
- Montant plancher de la garantie : le montant Ă partir duquel la garantie peut ĂȘtre activĂ©e.
- Montant plafond de l'indemnisation : le montant maximum Ă hauteur duquel le cĂ©dant sâengage. Il nây a pas dâobligation de payer au-delĂ .
- ModalitĂ©s de mise en Ćuvre : des informations supplĂ©mentaires nĂ©cessaires pour appliquer la garantie (justification du passif, modalitĂ©s d'envoi de la demande d'indemnisation, etc.).
Il existe Ă©galement dâautres types de garanties pouvant ĂȘtre prĂ©vues dans lâacte de cession, en fonction de la nĂ©gociation entre les parties et de la nature de lâopĂ©ration :
- Clause de garantie de valeur nette des titres : fixe une valeur minimale de la société à la date de la cession.
- Clause de garantie de chiffre dâaffaires ou de rĂ©sultats (earn-out ou complĂ©ment de prix) : le prix de cession dĂ©pend en partie des performances futures de la sociĂ©tĂ©.
- Clause de garantie de non-concurrence : le cĂ©dant sâengage Ă ne pas exercer une activitĂ© concurrente pendant une durĂ©e et dans une zone dĂ©terminĂ©es.
Une fois lâacte de cession signĂ©, les parties doivent procĂ©der Ă son enregistrement auprĂšs du service de la publicitĂ© fonciĂšre et de lâenregistrement (SPFE) compĂ©tent et acquitter les droits dâenregistrement dus.
Une fois lâacte de cession de parts sociales signĂ©, il doit ensuite ĂȘtre enregistrĂ© auprĂšs du service de la publicitĂ© fonciĂšre et de lâenregistrement (SPFE) du lieu du domicile du cessionnaire ou du cĂ©dant :
Lâenregistrement doit intervenir dans un dĂ©lai dâun mois Ă compter de la date de lâacte. Lâacte doit ĂȘtre dĂ©posĂ© en 2 exemplaires et accompagnĂ© du paiement des droits dâenregistrement (par chĂšque ou virement selon les services). En principe, les droits dâenregistrement sont Ă la charge du cessionnaire, câest-Ă -dire lâacquĂ©reur des parts sociales. Toutefois, les parties peuvent prĂ©voir dans lâacte de cession que ces droits seront supportĂ©s par le cĂ©dant ou rĂ©partis entre eux.
Pour les cessions de parts de SCI Ă prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre, lâenregistrement est subordonnĂ© Ă la prĂ©sentation dâun acte authentique, contresignĂ© par avocat ou acte sous signature privĂ©e rĂ©digĂ© par un expert-comptable.
Ă dĂ©faut de respect de ces formes, la cession est juridiquement nulle et ne peut ĂȘtre rĂ©guliĂšrement enregistrĂ©e.
Les droits dâenregistrement sont calculĂ©s en appliquant un pourcentage au prix de cession. Ce pourcentage varie selon la nature de la sociĂ©tĂ© dont les parts sont cĂ©dĂ©es.
Pour les cessions de parts sociales de SCI, le droit dâenregistrement dĂ©pend de la nature de cette derniĂšre :
- il est fixĂ© Ă 3 %, aprĂšs application dâun abattement de 23 000 âŹ, ramenĂ© au pourcentage du nombre de parts sociales cĂ©dĂ©es dans le capital social.
- il est fixĂ© Ă 5 % lorsque la cession porte sur des parts dâune sociĂ©tĂ© Ă prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre, ce qui est le cas le plus frĂ©quent en pratique.
- Lorsque la SCI est soumise Ă un taux dâenregistrement de 3 % :Une SCI compte 1 000 parts sociales. Un associĂ© cĂšde 500 parts pour un prix de 100 000 âŹ.Comme il est prĂ©vu un abattement de 23 000 âŹ, lâabattement est ici de 11 500 ⏠(23 000 ⏠à 500/1 000). Les droits d'enregistrement sont donc calculĂ©s sur 88 500 ⏠(100 000 ⏠- 11 500 âŹ), soit 2 655 ⏠de droits d'enregistrement Ă payer (88 500 ⏠à 3 %).
- Lorsque la SCI est soumise Ă un taux dâenregistrement de 5 % :Une SCI Ă prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre compte 1 000 parts sociales. Un associĂ© cĂšde 500 parts pour un prix de 100 000 âŹ.Contrairement au taux de 3 %, aucun abattement n'est applicable. Les droits d'enregistrement sont donc calculĂ©s directement sur le prix de cession, soit 100 000 âŹ.Le montant des droits d'enregistrement Ă payer est donc de 5 000 ⏠(100 000 Ă 5 %).
Le montant des droits dâenregistrement ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă 25 âŹ.
Une SCI compte 1 000 parts sociales. Un associĂ© cĂšde 10 parts pour un prix de 1 000 âŹ. L'abattement applicable est de 230 ⏠(23 000 ⏠à 10/1 000). Les droits d'enregistrement sont donc calculĂ©s sur 770 ⏠(1 000 ⏠â 230 âŹ), soit 23,10 ⏠(770 ⏠à 3 %). Ce montant Ă©tant infĂ©rieur Ă 25 âŹ, le cessionnaire devra payer le minimum lĂ©gal de 25 âŹ.
La cession bénéficie d'un abattement de 500 000 ⏠sur la valeur des parts sociales lorsqu'elle est réalisée auprÚs de l'une des personnes suivantes :
- Soit un salariĂ© de l'entreprise cĂ©dĂ©e. Il doit ĂȘtre employĂ© en CDI Ă temps plein depuis au moins de 2 ans ou avoir un contrat d'apprentissage en cours au moment de la cession.
- Soit un membre de la famille du cĂ©dant (son Ă©poux ou partenaire de Pacs, ses ascendants ou descendants en ligne directe ou ses frĂšres et sĆurs).
Cet abattement est appliqué lorsque toutes les conditions suivantes sont respectées :
- L'entreprise exerce une activité commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou libérale, à l'exception de la gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier.
- Le cĂ©dant doit avoir dĂ©tenu les titres pendant plus de 2 ans (si le cĂ©dant a lui-mĂȘme acquis les parts Ă titre gratuit, aucun dĂ©lai de dĂ©tention n'est requis).
- Le repreneur doit poursuivre l'activité de la société dont les parts ont été cédées à titre d'activité professionnelle unique et de maniÚre effective et continue, pendant les 5 années qui suivent la date de la vente.
- Le repreneur doit assurer la direction effective de l'entreprise pendant ces 5 années.
La cession de parts sociales entraĂźne une modification de la rĂ©partition des parts entre les associĂ©s. Les statuts de la sociĂ©tĂ© doivent donc ĂȘtre mis Ă jour afin de tenir compte de cette nouvelle rĂ©partition. Cette dĂ©marche se dĂ©roule en 3 Ă©tapes : adopter la dĂ©cision de modification des statuts, rĂ©diger l'acte constatant cette dĂ©cision et mettre Ă jour les statuts.
Afin de procĂ©der Ă la modification des statuts, la dĂ©cision doit ĂȘtre prise par les associĂ©s rĂ©unis en assemblĂ©e.
LâassemblĂ©e doit dâabord ĂȘtre convoquĂ©e par le gĂ©rant de la sociĂ©tĂ©.
Une fois lâassemblĂ©e rĂ©guliĂšrement rĂ©unie, la dĂ©cision de modification des statuts doit ĂȘtre adoptĂ©e selon les rĂšgles de majoritĂ© prĂ©vues par la loi ou par les statuts.
Dans une sociĂ©tĂ© civile immobiliĂšre (SCI), la dĂ©cision de modifier les statuts doit ĂȘtre votĂ©e et approuvĂ©e selon les modalitĂ©s prĂ©vues par les statuts eux-mĂȘmes. Ceux-ci dĂ©terminent la majoritĂ© requise pour adopter la modification statutaire, quâil sâagisse dâune majoritĂ© simple, dâune majoritĂ© des 2/3, des 3/4 ou de toute autre majoritĂ© fixĂ©e par les associĂ©s lors de la constitution de la sociĂ©tĂ©.
Ils prĂ©cisent Ă©galement, lorsquâune dĂ©cision est prise en assemblĂ©e, le quorum nĂ©cessaire, câest-Ă -dire le nombre minimum dâassociĂ©s prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s permettant Ă la dĂ©libĂ©ration dâĂȘtre valablement adoptĂ©e.
Lorsquâaucune indication nâest donnĂ©e dans les statuts, lâaccord unanime de tous les associĂ©s est requis.
Une fois la dĂ©cision adoptĂ©e, elle doit ĂȘtre consignĂ©e dans un procĂšs-verbal.
Il convient ensuite de mettre à jour les statuts en remplaçant les anciennes mentions par celles résultant de la décision des associés.
Pour en savoir plus, consultez notre fiche sur la prise de décisions dans une SCI.
Les dĂ©cisions modifiant les statuts dâune SCI doivent ĂȘtre constatĂ©es dans un procĂšs-verbal dâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Ce procĂšs-verbal est ensuite conservĂ© dans le registre des procĂšs-verbaux de la sociĂ©tĂ©.
Le procĂšs-verbal doit comporter les informations suivantes :
- Date et lieu de réunion
- Modalités de convocation
- Ordre du jour
- Identité du président de séance
- Liste des associĂ©s prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s avec lâindication du nombre de parts sociales dĂ©tenues par chacun
- Documents et rapports soumis Ă lâassemblĂ©e
- Résumé des débats
- Texte des rĂ©solutions mises aux voix (sujets sur lesquels les dĂ©cisions doivent ĂȘtre prises)
- Résultat détaillé des votes
- Mention des articles des statuts concernés par la modification et indication de leur nouvelle rédaction
Si la SCI devient temporairement unipersonnelle (1 an maximum), il nây a donc pas de rĂ©union, de convocation des associĂ©s, ni de vote Ă organiser.
La modification des statuts rĂ©sulte dâune dĂ©cision unilatĂ©rale de lâassociĂ© unique, qui doit simplement ĂȘtre constatĂ©e par Ă©crit.
Cette dĂ©cision doit ĂȘtre datĂ©e, signĂ©e et consignĂ©e dans le registre des dĂ©cisions de lâassociĂ© unique.
La dĂ©cision unilatĂ©rale de lâassociĂ© unique doit comporter les informations suivantes :
- IdentitĂ© de lâassociĂ© unique
- Décision adoptée
- Mention des articles des statuts concernés par la modification et indication de leur nouvelle rédaction
Une fois la dĂ©cision de modification des statuts adoptĂ©e, les statuts doivent ĂȘtre mis Ă jour pour tenir compte de la nouvelle rĂ©partition des parts sociales entre les associĂ©s.
Il convient de modifier l'article des statuts relatif à la répartition des parts sociales afin d'y faire figurer l'identité des associés aprÚs la cession ainsi que le nombre de parts détenues par chacun.
La cession de parts sociales ne modifie pas le montant du capital social. Seule la répartition des parts entre les associés est mise à jour.
Une fois les modifications effectuĂ©es, les statuts mis Ă jour doivent ĂȘtre datĂ©s et certifiĂ©s conformes Ă l'original par le reprĂ©sentant lĂ©gal de la sociĂ©tĂ©. Les statuts devront ensuite ĂȘtre transmis dans le cadre de la formalitĂ© dĂ©clarative auprĂšs du guichet des formalitĂ©s des entreprises.
AprĂšs la signature de lâacte de cession et la modification des statuts, la sociĂ©tĂ© doit accomplir certaines formalitĂ©s obligatoires : publier un avis dans un support dâannonces lĂ©gales (dans certains cas), dĂ©clarer la modification sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises et mettre Ă jour les bĂ©nĂ©ficiaires effectifs.
La cession de parts sociales ne nĂ©cessite pas Ă elle seule la publication dâune annonce lĂ©gale dans un support dâannonces lĂ©gales (Shal).
En revanche, une annonce légale est requise lorsque l'opération s'accompagne d'une modification des statuts soumise à publicité, telle qu'un changement de gérant, un changement d'objet social ou toute autre modification statutaire devant faire l'objet d'une mesure de publicité. L'avis est alors publié dans un Shal du département du siÚge social de la société.
La publication doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e dans un dĂ©lai d'un mois Ă compter de la prise de dĂ©cision.
L'avis de publication doit contenir les éléments suivants :
- Raison ou dénomination sociale
- Forme juridique
- Capital social
- Objet social
- Adresse du siĂšge social
- Lieu et numéro d'immatriculation au RCS ou au RNE
- Décision ou procÚs-verbal de l'assemblée générale daté et signé
- Description des modifications statutaires soumises Ă publicitĂ© intervenues (par exemple : changement de gĂ©rant, modification de l'objet social ou de la dĂ©nomination sociale). La cession de parts sociales, en elle-mĂȘme, n'a pas Ă ĂȘtre mentionnĂ©e dans l'annonce lĂ©gale.
Une fois la publication effectuée, une attestation de parution de l'avis de modification est délivrée. Celle-ci fait partie des documents à transmettre au guichet des formalités des entreprises, dans le dossier de modification.
La cession de parts sociales doit ensuite ĂȘtre dĂ©clarĂ©e dans un dĂ©lai dâun mois sur le site du guichet des formalitĂ©s des entreprises :
Depuis le 1er janvier 2023, les formalitĂ©s de crĂ©ation, de modification et de cessation d'activitĂ© doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es en ligne sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises. Ce « guichet unique » remplace les centres de formalitĂ©s des entreprises (CFE) qui sont supprimĂ©s. Il concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur forme juridique ou leur activitĂ©.
Le dossier de modification doit comporter les différentes piÚces justificatives suivantes :
- Exemplaire du procÚs-verbal ayant décidé la modification des statuts
- Exemplaire des statuts mis Ă jour Ă lâarticle relatif Ă la rĂ©partition des parts sociales, datĂ© et certifiĂ© conforme Ă lâoriginal par le reprĂ©sentant lĂ©gal
- Attestation de parution de lâavis dans un support dâannonces lĂ©gales (Shal) si nĂ©cessaire
- Déclaration de modification automatiquement générée sur le guichet des formalités des entreprises
Depuis le 6 mai 2026, il nâest plus nĂ©cessaire de transmettre lâacte de cession enregistrĂ© dans le dossier de modification.
Une fois la formalitĂ© enregistrĂ©e, lâextrait dâimmatriculation (extrait RNE ou Kbis) sera mis Ă jour de lâidentitĂ© des nouveaux dâassociĂ©s sâil y a lieu.
La cession de parts sociales entraĂźne gĂ©nĂ©ralement une modification des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs de la sociĂ©tĂ©. Dans ce cas, une dĂ©claration modificative des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises.
Cette déclaration est obligatoire lorsqu'une personne physique acquiert ou perd le contrÎle de la société, ou lorsque son pourcentage de détention franchit le seuil de 25 % du capital ou des droits de vote.
Câest le cas si le pourcentage de dĂ©tention change :
Avant la cession, M. X détient 20 % du capital et Mme Y 80 %. AprÚs la cession de parts, M. X détient 30 % du capital et Mme Y 70 %.
La dĂ©claration des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs doit ĂȘtre mise Ă jour car le pourcentage de dĂ©tention de M. X a Ă©voluĂ© et il devient bĂ©nĂ©ficiaire effectif.
Une dĂ©claration des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs peut Ă©galement ĂȘtre nĂ©cessaire lorsque les pourcentages de dĂ©tention restent identiques, mais que les personnes dĂ©tenant les parts changent :
Avant la cession, Mme Y dĂ©tient 70 % du capital et M. X 30 %. Mme Y cĂšde lâintĂ©gralitĂ© de ses parts Ă M. Z, qui dĂ©tient dĂ©sormais 70 %, tandis que M. X conserve 30 %.
La dĂ©claration des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs doit ĂȘtre mise Ă jour afin de remplacer Mme Y par M. Z, sans modification des pourcentages de dĂ©tention.
AprÚs avoir réalisé les formalités liées à la cession, le cédant doit déclarer l'opération à l'administration fiscale. Selon le prix auquel les parts sociales ont été achetées et revendues, la cession peut entraßner un gain ou une perte.
Pour savoir si la cession a généré un gain ou une perte pour le cédant, il faut comparer :
- le prix de cession des parts sociales
- leur prix dâacquisition
3 situations peuvent se présenter :
- si le prix de cession est supĂ©rieur au prix dâacquisition, le cĂ©dant rĂ©alise un gain (appelĂ© plus-value)
- si le prix de cession est infĂ©rieur au prix dâacquisition, le cĂ©dant rĂ©alise une perte appelĂ©e (moins-value)
- si les deux montants sont identiques, aucune plus-value ni moins-value nâest constatĂ©e
Un associĂ© a achetĂ© des parts sociales pour 40 000 âŹ. Il les revend 60 000 âŹ. Il rĂ©alise donc une plus-value de 20 000 âŹ.
Ă lâinverse, si lâassociĂ© a achetĂ© des parts sociales pour 40 000 ⏠et les revend 30 000 âŹ, il rĂ©alise une moins-value de 10 000 âŹ.
Une fois le montant du gain ou de la perte déterminé, le cédant doit le déclarer. Les conséquences fiscales diffÚrent selon qu'il s'agit d'une personne physique ou d'une personne morale :
Lorsquâune personne physique rĂ©alise un gain lors de la cession de parts sociales, ce gain est en principe soumis au prĂ©lĂšvement forfaitaire unique de 31,4 % comprenant :
- 12,8Â % au titre de l'impĂŽt sur le revenu
- 18,6 % de prélÚvements sociaux
Le cĂ©dant peut toutefois opter pour lâimposition selon le barĂšme progressif de lâimpĂŽt sur le revenu, si cette option lui est plus favorable et donc ĂȘtre imposĂ© selon sa tranche dâimposition (de 0 Ă 45 %).
La plus-value est dĂ©clarĂ©e dans la dĂ©claration annuelle de revenus de lâannĂ©e dĂ©posĂ©e lâannĂ©e suivant celle de la cession.
En cas de moins-value, aucun impĂŽt nâest dĂ» au titre de cette cession. Cette perte peut nĂ©anmoins ĂȘtre utilisĂ©e pour diminuer le montant dâautres gains de mĂȘme nature rĂ©alisĂ©s au cours de la mĂȘme annĂ©e, ou dans certains cas, des annĂ©es suivantes.
Lorsqu'une personne morale rĂ©alise un gain lors de la cession de parts sociales, celui-ci est imposĂ© selon le rĂ©gime fiscal applicable Ă la sociĂ©tĂ© (impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s ou rĂ©gime de lâimpĂŽt sur le revenu, selon les cas).
Le gain doit ĂȘtre dĂ©clarĂ© dans le cadre de sa dĂ©claration de rĂ©sultat de lâexercice au cours duquel la cession est intervenue.
En cas de moins-value, aucun impĂŽt nâest dĂ» au titre de cette cession. Cette perte peut toutefois, dans certaines situations, ĂȘtre utilisĂ©e pour rĂ©duire le montant des bĂ©nĂ©fices imposables de la sociĂ©tĂ©.
L'obligation de déclarer la plus-value ou la moins-value issue de la cession de parts sociales incombe au cédant, qu'il s'agisse d'une personne physique ou d'une personne morale. La SCI n'a pas à déclarer le gain ou la perte réalisé par l'associé à l'occasion de la cession de ses parts.
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Textes de référence
- Code de commerce : article R123-66 â Inscription modificative au RCS (via guichet des formalitĂ©s)
- Code de commerce : articles R210-9 Ă R210-11 â Publication dans un support d'annonces lĂ©gales
- Code de commerce : article R225-106 â ĂlĂ©ments constitutifs dâun procĂšs-verbal
- Code civil : article 1367 â Valeur de la signature
- Code civil : article 1591 â DĂ©termination du prix de la cession par le cessionnaire et le cĂ©dant
- Code civil : article 1593 â Paiement des droits dâenregistrement Ă la charge de lâacheteur
- Code civil : article 1843-4 â DĂ©signation d'un expert en cas de contestation ou Ă dĂ©faut dâaccord
- Code civil : articles 1852 Ă 1854-1 â DĂ©cisions collectives (SCI)
- Code civil : article 1861 â Cession de parts sociales de SCI
- Code civil : article 1865-1 â Cession de parts sociales de sociĂ©tĂ© Ă prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : article 150-0 A â Imposition des cessions de parts sociales
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : article 150-0 D â Calcul de la plus-value et moins-value
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : article 635 â Enregistrement dans un dĂ©lai dâun mois
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : article 635-0 A â Enregistrement dâune cession de parts de sociĂ©tĂ© Ă prĂ©pondĂ©rance immobiliĂšre
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : article 674 â Montant minimum de 25 ⏠pour les droits dâenregistrement
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : article 726 â Montant du droit dâenregistrement de la cession
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : article 732 ter â ExonĂ©ration de droits d'enregistrement
- DĂ©cret n° 2026-340 du 30 avril 2026 relatif aux formalitĂ©s des entreprises â FormalitĂ©s de publicitĂ© des sociĂ©tĂ©s civiles
Voir aussi
- Valoriser son entreprise avant la transmission
- Prise de décision dans une société à responsabilité limitée (SARL)
- Société à responsabilité limitée (SARL) : ce qu'il faut savoir
- Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : ce qu'il faut savoir
- Fiscalité de la société à responsabilité limitée (SARL) : ce qu'il faut savoir
- Fiscalité de l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : ce qu'il faut savoir
