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Professionnels — Mairie de Villasavary
Bénéfices non commerciaux (BNC) : régime réel d'imposition
Lorsqu'une personne physique soumise à l'impÎt sur le revenu (IR) perçoit des revenus d'une activité libérale, ces revenus sont des bénéfices non commerciaux (BNC). Il existe 2 régimes d'imposition qui dépendent du montant du chiffre d'affaires perçu  : micro-BNC et la déclaration contrÎlée.
Les bénéfices non commerciaux (BNC) correspondent aux recettes desquelles les charges suivantes ont été déduites :
- Loyer des locaux professionnels
- Amortissements
- Loyers versés pour l'exécution d'un contrat de crédit-bail ou de location d'un véhicule
- Dépenses faites pour obtenir un diplÎme ou une qualification professionnelle dans le cadre d'une insertion ou d'une reconversion professionnelle. Cela concerne les personnes qui perçoivent un revenu de la pratique d'un sport
- Loyers versés pour l'exécution d'un contrat de crédit-bail ou de location d'un immeuble
- Droits de mutation Ă titre gratuit payĂ©s par les hĂ©ritiers, donataires ou lĂ©gataires d'une exploitation et les intĂ©rĂȘts payĂ©s
- Sommes versées à échéance réguliÚre pour la conception de produits de propriété intellectuelle (exemple : brevets, marques, dessins, etc.)
Les personnes qui perçoivent des bénéfices non commerciaux (BNC) sont notamment les personnes suivantes :
- Entrepreneur individuel (EI) exerçant une activité libérale
- Titulaires de charges et offices exerçant un profession non commerciale (avocats au Conseil d'Ătat et Ă la Cour de cassation, notaires, huissiers, commissaires-priseurs, greffiers des tribunaux de commerce, etc.)
- Particulier percevant des revenus de la propriété intellectuelle (par exemple droits d'auteur perçus par l'auteur ou ses héritiers)
- Représentant légal d'une société imposée à l'impÎt sur le revenu (par exemple, gérant d'une SARL soumise à l'IR)
Si un entrepreneur individuel a opté pour l'assimilation à une EURL, il est soumis à l'impÎt sur les sociétés (IS) et ne relÚve plus des rÚgles concernant l'imposition des bénéfices non commerciaux (BNC).
Le rĂ©gime micro-BNC (micro-entreprise) s'applique en 2026 lorsque le CAHT gĂ©nĂ©rĂ© en 2025 ou en 2024 nâa pas dĂ©passĂ© 83 600 âŹ.
Lorsque ce seuil a Ă©tĂ© dĂ©passĂ© au cours des deux annĂ©es prĂ©cĂ©dente (N-1 et N-2), le rĂ©gime de la dĂ©claration contrĂŽlĂ©e s'applique Ă compter du 1er janvier de lâannĂ©e N.
Dans cette fiche, seul le rĂ©gime de la dĂ©claration contrĂŽlĂ©e est abordĂ©. Plus dâinformations sont disponibles sur la fiche dĂ©taillant le rĂ©gime fiscal de la micro-entreprise .
Les documents à envoyer lors de la déclaration de revenus dépendent de la forme de l'entreprise : entreprise individuelle ou société.
L'entrepreneur soumis au régime de la déclaration contrÎlée doit envoyer les documents suivants au moment de sa déclaration de revenus :
- Déclaration complémentaire des revenus n° 2042 C pro dans la rubrique « régime de la déclaration contrÎlée » au moment de sa déclaration de revenus sur son compte particulier du site impÎt.gouv.fr.
- DĂ©claration de rĂ©sultat des BNC n° 2035 et les annexes n° 2035 A et n° 2035 B au plus tard 15 jours aprĂšs le 2e jour ouvrĂ© suivant le 1er mai. Elle doit ĂȘtre faite par la procĂ©dure EDI-TDFC ou sur le compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI) .
La dĂ©claration doit ĂȘtre effectuĂ©e de maniĂšre dĂ©matĂ©rialisĂ©e (lâenvoi de formulaires papiers nâest plus possible) :
- Soit par une saisie manuelle en ligne du formulaire (mode EFI). Lâentreprise le complĂšte elle-mĂȘme, en se connectant :
Sur son espace professionnel impots.gouv.fr :
Ou sur son compte Portailpro.gouv. :
Portailpro.gouv permet aux professionnels de centraliser et de consulter, sur un seul espace, lâensemble de leurs dĂ©clarations et paiements auprĂšs des administrations fiscales, sociales et douaniĂšres.
- Soit en passant par un logiciel dâĂ©change spĂ©cial (mode EDI). Dans ce cas, lâentreprise ou plus gĂ©nĂ©ralement son mandataire (par exemple un expert-comptable) saisissent lâensemble des informations exigĂ©es puis les tĂ©lĂ©transmettent Ă lâadministration.
Ces deux modes de télédéclaration sont davantage détaillés sur la page «Comment transmettre les déclarations fiscales professionnelles : EDI ou EFI ? »
L'administration fiscale accorde un délai supplémentaire de 15 jours calendaires pour réaliser cette téléprocédure.
Lors de sa déclaration de revenus, l'entrepreneur individuel doit remplir un volet « social » dans lequel il indique les revenus qui servent de base au calcul de ses cotisations sociales.
La société soumise au régime de la déclaration contrÎlée doit envoyer les documents suivants au moment de sa déclaration de revenus :
- Déclaration complémentaire des revenus n° 2042 C pro dans la rubrique « régime de la déclaration contrÎlée » au moment de la déclaration de revenus du dirigeantsur son compte particulier du site impÎt.gouv.fr.
- DĂ©claration de rĂ©sultat des BNC n° 2035 et les annexes n° 2035 A et n° 2035 B au plus tard 15 jours aprĂšs le 2e jour ouvrĂ© suivant le 1er mai. Elle doit ĂȘtre faite par la procĂ©dure EDI-TDFC ou sur le compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI) .
La dĂ©claration doit ĂȘtre effectuĂ©e de maniĂšre dĂ©matĂ©rialisĂ©e (lâenvoi de formulaires papiers nâest plus possible) :
- Soit par une saisie manuelle en ligne du formulaire (mode EFI). Lâentreprise le complĂšte elle-mĂȘme, en se connectant :
Sur son espace professionnel impots.gouv.fr :
Ou sur son compte Portailpro.gouv. :
Portailpro.gouv permet aux professionnels de centraliser et de consulter, sur un seul espace, lâensemble de leurs dĂ©clarations et paiements auprĂšs des administrations fiscales, sociales et douaniĂšres.
- Soit en passant par un logiciel dâĂ©change spĂ©cial (mode EDI). Dans ce cas, lâentreprise ou plus gĂ©nĂ©ralement son mandataire (par exemple un expert-comptable) saisissent lâensemble des informations exigĂ©es puis les tĂ©lĂ©transmettent Ă lâadministration.
Ces deux modes de télédéclaration sont davantage détaillés sur la page «Comment transmettre les déclarations fiscales professionnelles : EDI ou EFI ? »
L'administration fiscale accorde un délai supplémentaire de 15 jours calendaires pour réaliser cette téléprocédure.
La société doit également joindre à l'aide du formulaire n° 2035-AS-SD la liste des personnes détenant au moins 10 % de son capital. Il faut préciser les informations suivantes :
- Chaque personne physique : nombre de parts ou d'actions détenues, le taux de détention, nom, prénoms, adresse, date et lieu de naissance
- Chaque société : nombre de parts ou d'actions détenues, le taux de détention, la dénomination sociale, l'adresse et le SIRET
Elle doit également fournir la liste de ses filiales et de leurs participations, en précisant pour chacune d'entre elles le taux de détention et son numéro Siret.
En cas de réévaluation des immobilisations, il faut également joindre en annexe un tableau des immobilisations et des amortissements faisant apparaßtre les augmentations de valeurs. Il faut également indiquer les suppléments de marge d'amortissement.
Absence ou retard de déclaration
L'entreprise qui ne transmet pas sa déclaration de résultat reçoit une mise en demeure de l'administration fiscale. Si elle ne régularise pas sa situation dans les 30 jours, elle s'expose à une imposition d'office.
En cas de retard ou à défaut de transmission de déclaration de résultats, une majoration est appliquée. L'entreprise s'expose à l'une des sanctions suivantes selon sa situation :
- Majoration de 10 % lorsque la déclaration a été déposé aprÚs mise en demeure dans le délai de 30 jours
- Majoration de 40 % lorsque la déclaration n'a pas été déposé dans les 30 jours ou en cas de manquement délibéré
- Majoration de 80Â % en cas de manĆuvres frauduleuses ou d'abus de droit
Déclaration incomplÚte
L'entreprise peut Ă©galement ĂȘtre sanctionnĂ©e dans les cas suivants :
- Document complémentaire à la déclaration de résultat non envoyé ou envoyé tardivement
- Document complémentaire incomplet ou avec des erreurs
- Insuffisance de déclaration
- Refus de produire la liste des associés ou liste incomplÚte
- Refus de produire la liste des des filiales et participations ou liste incomplĂšte
- Envoi de la déclaration par une autre voie que la voie électronique
Elle s'expose à une amende égale à 5 % des sommes omises lorsque ces documents ne sont pas produits ou lorsqu'ils contiennent des erreurs.
L'entreprise est prélevée automatiquement, au plus tard le 15 du mois, d'un acompte calculé en fonction des bénéfices déclarés au titre de l'année passée.
Pour déterminer le montant de l'impÎt, le barÚme progressif de l'impÎt sur le revenu est appliqué sur ces bénéfices.
Si l'entreprise le souhaite, ses acomptes peuvent ĂȘtre prĂ©levĂ©s tous les 3 mois : au plus tard le 15 fĂ©vrier, le 15 mai, le 15 aoĂ»t et le 15 novembre. Elle doit alors opter au plus tard le 1er octobre de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dent celle au cours de laquelle l'option s'applique. Cette option est Ă formuler auprĂšs du service des impĂŽts des entreprises (SIE) dont elle dĂ©pend :
L'option est reconduite automatiquement.
Pour mettre fin à l'option, l'entreprise doit la dénoncer auprÚs du SIE au plus tard le 1er octobre de l'année précédent celle au cours de laquelle l'entreprise souhaite renoncer à l'option.
Lorsqu'une entreprise est soumise à un régime fiscal en fonction du montant de son chiffre d'affaires, elle a la possibilité d'opter pour un régime fiscal plus contraignant. Autrement dit, elle peut opter pour le régime qui s'appliquerait si elle dépassait le seuil maximal de chiffre d'affaires du régime auquel elle est soumise.
Dans le cas de bénéfices non commerciaux (BNC), seul le micro-entrepreneur a la possibilité de changer de régime d'imposition en optant pour le régime de la déclaration contrÎlée.
Il doit opter pour le rĂ©gime de la dĂ©claration contrĂŽlĂ©e dans le dĂ©lai prĂ©vu pour le dĂ©pĂŽt de la dĂ©claration de rĂ©sultats de lâannĂ©e au titre de laquelle il demande Ă ĂȘtre imposĂ© selon ce rĂ©gime.
Un micro-entrepreneur dĂ©pose en mai 2026 sa dĂ©claration de rĂ©sultat pour lâexercice 2025. Lors du dĂ©pĂŽt, il opte pour la dĂ©claration contrĂŽlĂ©e qui sâappliquera Ă compter de lâexercice 2025.
L'option est valable 1 an et est reconduite de maniÚre automatique chaque année.
Pour y renoncer, il doit également dénoncer l'option au moment de sa déclaration de résultat de l'année précédant celle au cours de laquelle il ne souhaite plus bénéficier du régime de la déclaration contrÎlée.
Services en ligne
- Calculer les seuils de chiffre d'affaires du régime micro-entrepreneur (« auto-entrepreneur »)
- Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)
- Déclaration complémentaire des revenus des professions non salariées
- Déclaration 2026 des revenus 2025 (papier)
- Déclaration des bénéfices non commerciaux (BNC) - Régime de la déclaration contrÎlée
Textes de référence
- Code général des impÎts : article 93
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : articles 96 Ă 100 bis â RĂ©gime de la dĂ©claration contrĂŽlĂ©e
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : article 102 ter â RĂ©gime spĂ©cial des BNC (micro BNC)
- Code général des impÎts : article 1655 sexies
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts, annexe 3 : articles 40 A Ă 41-0 bis â DĂ©clarations des BNC
- Bofip-ImpÎts n°BOI-BNC-BASE-10 sur les rÚgles de détermination du bénéfice imposable
Voir aussi
- Passer de l'impÎt sur les sociétés à l'imposition des bénéfices sur le revenu
- Professions libérales réglementées et non réglementées
- Régime fiscal d'une société civile de moyens (SCM)
- Charges déductibles du résultat fiscal d'une entreprise
- Régime fiscal de la micro-entreprise
- Entrepreneur individuel : passer de l'impÎt sur le revenu (IR) à l'impÎt sur les sociétés (IS)
