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Professionnels — Mairie de Villasavary
Régime de garantie des salaires (AGS)
Le régime de la garantie des salaires (AGS) permet de garantir le paiement des sommes dues aux salariés (salaires, préavis, indemnités de rupture, etc.) en cas de procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire. Cette garantie est financée par une cotisation patronale obligatoire pour tous les employeurs.
Tout employeur doit verser une cotisation AGS pour financer le risque de non-paiement des rémunérations dues aux salariés en cas de procédure collective.
Tout employeur, qu'il soit un entrepreneur individuel (EI) ou une société, doit payer la cotisation au régime de garantie AGS.
Toutes les activités sont concernées : commerciale, artisanale ou libérale.
L'AGS est une cotisation uniquement à la charge de l'employeur (c'est-à -dire une « cotisation patronale »). Elle est recouvrée par les Urssaf pour le compte du régime d'assurance chÎmage.
La cotisation AGS est fixĂ©e Ă 0,25 % des salaires servant de base au calcul des cotisations dâassurance chĂŽmage.
La cotisation AGS est due pour un salarié à temps plein dans la limite de 4 plafonds mensuels de la sécurité sociale (soit la somme de 16 020 ⏠en 2026).
Tous les salariés liés à l'entreprise par un contrat de travail peuvent bénéficier de l'AGS y compris les salariés détachés à l'étranger ou expatriés.
Les apprentis et les salariés intérimaires bénéficient également de l'AGS.
Le bénéfice de la garantie de l'AGS est immédiat pour le salarié, quelle que soit son ancienneté dans l'entreprise. Ainsi, la rémunération d'un salarié nouvellement embauché est garantie par l'AGS en cas de redressement judiciaire.
Les mandataires sociaux (comme les présidents de SAS) qui n'ont pas la qualité de salarié ne bénéficient pas de l'AGS.
L'AGS garantit le paiement des sommes dues aux salariés lorsque les 2 conditions suivantes sont réunies :
- L'employeur est en procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire.
- L'employeur n'a pas les fonds disponibles pour régler les salariés.
Les créances des salariés (c'est-à -dire les rémunérations, l'intéressement, la participation) sont couvertes par l'AGS uniquement lorsqu'une procédure collective est ouverte.
Dans la procédure de sauvegarde, l'entreprise n'est pas encore en cessation des paiements. Elle doit donc prouver que ses fonds sont insuffisants pour payer les salaires.
La mise en Ćuvre de la garantie de lâAGS suit une procĂ©dure spĂ©ciale.
Le salarié ne peut pas s'adresser directement à l'AGS mais il peut réclamer que ses salaires impayés soient inscrits sur un relevé de créances salariales établi par le mandataire judiciaire.
En effet, lorsque l'employeur fait l'objet d'une procĂ©dure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire, le tribunal de commerce (ou judiciaire) dĂ©signe un mandataire judiciaire. Celui-ci est chargĂ© de vĂ©rifier qu'il n'existe pas d'autres dispositifs pouvant prendre en charge les crĂ©ances dues aux salariĂ©s (par exemple : caisse de garantie des congĂ©s payĂ©s, des intĂ©rimaires, activitĂ© partielle financĂ©e par lâĂtat et lâUnedic, etc.). Il confirme Ă©galement que l'entreprise ne dispose pas des fonds disponibles pour le paiement des crĂ©ances salariales.
Une fois ces éléments vérifiés, le mandataire judiciaire recense les créances salariales de l'employeur dans un relevé de créances salariales et l'adresse à l'AGS qui avance les fonds nécessaires.
L'étendue des sommes garanties par l'AGS dépend de la procédure collective ouverte : procédure de sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire.
LâAGS garantit uniquement les indemnitĂ©s de rupture des salariĂ©s licenciĂ©s pour motif Ă©conomique pendant la pĂ©riode dâobservation (6 mois, renouvelable une fois) ou pendant le mois suivant lâarrĂȘtĂ© du plan de sauvegarde.
LâAGS intervient Ă titre subsidiaire, câest-Ă -dire lorsquâaucun autre dispositif ne permet la prise en charge des sommes dues aux salariĂ©s.
Dans la procédure de sauvegarde, l'entreprise n'est pas encore en cessation des paiements. Le mandataire judiciaire doit alors justifier de son impossibilité de payer les créances salariales sur les fonds détenus par la société. L'AGS peut contester la réalité de cette insuffisance.
L'AGS garantit les sommes suivantes :
- Sommes dues aux salariés à la date du jugement d'ouverture de la procédure de redressement judiciaire  : salaires, frais professionnels, indemnités de congés payés. Les salaires sont garantis pour les 60 derniers jours de travail. Les sommes dues aux travailleurs étrangers employés irréguliÚrement sont également prises en charge.
- CrĂ©ances rĂ©sultant de la rupture des contrats de travail (comme l'indemnitĂ© lĂ©gale de licenciement) intervenant pendant la pĂ©riode dâobservation ou dans le mois suivant le jugement qui arrĂȘte le plan de redressement ou de cession.
- Contributions dues dans le cadre du contrat de sĂ©curisation professionnelle (CSP). Ce contrat organise un parcours de retour Ă lâemploi pour le salariĂ© licenciĂ© avec des mesures dâaccompagnement renforcĂ© et personnalisĂ© et des pĂ©riodes de formation et de travail.
- Mesures dâaccompagnement rĂ©sultant dâun plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) dĂ©terminĂ© par un accord collectif majoritaire ou par un document Ă©laborĂ© par lâemployeur (par exemple, prise en charge de formations, accompagnement Ă l'entreprenariat)
- Sommes dues dans le cadre de l'intéressement, de la participation des salariés
LâAGS ne garantit pas les salaires pendant la pĂ©riode dâobservation si la procĂ©dure de redressement judiciaire est suivie dâun plan de continuation. La prise en charge se fera uniquement en cas de conversion en liquidation judiciaire, dans une limite de 45 jours en montant et en durĂ©e.
AprÚs le jugement d'ouverture du redressement judiciaire, commence une phase appelée période d'observation durant laquelle le mandataire judiciaire (avec l'administrateur judiciaire s'il existe) fait un bilan complet de la situation de l'entreprise. Cette période ne peut pas dépasser 18 mois et se termine par un plan de redressement judiciaire ou une cession de l'entreprise ou une liquidation judiciaire.
Lorsque la liquidation est prononcée à la suite d'une procédure de redressement judiciaire, l'AGS garantit le paiement des sommes suivantes :
- Sommes dues aux salariĂ©s Ă la date du jugement d'ouverture de la liquidation judiciaire : salaires, frais professionnels, indemnitĂ©s de congĂ©s payĂ©s. Les salaires sont garantis dans la limite de 45 jours. Les sommes dues aux travailleurs Ă©trangers employĂ©s irrĂ©guliĂšrement sont Ă©galement prises en charge et les sommes dues en exĂ©cution des contrats de travail au cours de la pĂ©riode dâobservation
- Les créances résultant de la rupture des contrats (par exemple, les indemnités de licenciement) intervenant dans les 15 jours suivants le jugement de liquidation judiciaire (ou dans les 21 jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est élaboré).
- Contributions dues dans le cadre du contrat de sĂ©curisation professionnelle (CSP). Il organise un parcours de retour Ă lâemploi pour le salariĂ© licenciĂ© avec des mesures dâaccompagnement renforcĂ© et personnalisĂ© et des pĂ©riodes de formation et de travail.
- Mesures dâaccompagnement rĂ©sultant dâun plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) dĂ©terminĂ© par un accord collectif majoritaire ou par un document Ă©laborĂ© par lâemployeur (par exemple, prise en charge de formations, accompagnement Ă l'entreprenariat)
- Sommes dues dans le cadre de l'intéressement, de la participation des salariés
Lorsque le tribunal prononce directement la liquidation judiciaire, l'AGS couvre dans la limite d'un montant maximal correspondant à un mois et demi de salaire, les sommes suivantes :
- Sommes dues aux salariés : salaires, frais professionnels, indemnités de congés payés. Elles sont garanties dans la limite d'un montant maximal correspondant à 1 mois et demi de salaire.
- CrĂ©ances rĂ©sultant de la rupture des contrats (par exemple, les indemnitĂ©s de licenciement) intervenant dans les 15 jours suivant le jugement de liquidation judiciaire (ou dans les 21 jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est Ă©laborĂ©). Lorsquâil y a un maintien provisoire de lâactivitĂ© qui est dĂ©cidĂ©e par le tribunal, le dĂ©lai est de 15 jours (ou de 21 jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est Ă©laborĂ©) suivant la fin du maintien de lâactivitĂ©.
- Contributions dues dans le cadre du contrat de sĂ©curisation professionnelle (CSP). Il organise un parcours de retour Ă lâemploi pour le salariĂ© licenciĂ© avec des mesures dâaccompagnement renforcĂ© et personnalisĂ© et des pĂ©riodes de formation et de travail.
- Mesures dâaccompagnement rĂ©sultant dâun plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) dĂ©terminĂ© par un accord collectif majoritaire ou par un document Ă©laborĂ© par lâemployeur (par exemple, prise en charge de formations, accompagnement Ă l'entreprenariat)
- Sommes dues dans le cadre de l'intéressement, de la participation des salariés
Pour bénéficier de la garantie de l'AGS à la suite de la liquidation judiciaire, le mandataire judiciaire doit respecter les délais pour licencier les salariés. Ce délai est de 15 jours suivant le jugement d'ouverture de la liquidation judiciaire ou de 21 jours en cas de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
La garantie de paiement diffĂšre selon la situation de lâentreprise :
La garantie de paiement des salaires est limitée à un plafond fixé en fonction de l'ancienneté du contrat de travail au jour de l'ouverture de la procédure collective.
| Ancienneté du contrat au jour de l'ouverture de la procédure | Montant maximum |
| Contrat conclu plus de 2 ans avant | 96 120 ⏠|
| Contrat conclu entre 2 ans et 6 mois avant | 80 100 ⏠|
| Contrat conclu moins de 6 mois avant | 64 080 ⏠|
En cas de liquidation judiciaire, la garantie des salaires est limitée aux montants suivants :
- 12 015 ⏠pour 1,5 mois de salaire
- 8 010 ⏠pour 1 mois de salaire.
L'AGS verse au mandataire judiciaire les sommes figurant sur le relevé de créances salariales dans les délais suivants :
- 5 jours à compter de la réception du relevé de créances (par exemple, pour les salaires et indemnités de congés payés dus au salarié)
- 8 jours Ă compter de la rĂ©ception du relevĂ© de crĂ©ances (par exemple, pour les mesures d'accompagnement rĂ©sultant dâun plan de sauvegarde de l'emploi),
Le mandataire judiciaire reverse immédiatement les sommes qu'il a reçues aux salariés par chÚque ou virement.
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Textes de référence
- Code du travail : articles L3253-1 Ă L3253-23 â Garantie du salaire en cas de redressement judiciaire, sauvegarde, liquidation
- Code du travail : article L3253-6 â Assurance contre le risque de non-paiement
- Code du travail : article L3253-20 â Avance des fonds par lâAGS
- Code du travail : article L3253-21 â DĂ©lai dans lequel lâAGS verse au mandataire judiciaire les sommes figurant sur le relevĂ© de crĂ©ances salariales
- Code du travail : articles D3253-1 Ă R3253-6 â Montant, plafonds de l'AGS
- Code du travail : article D3253-5 â Montant maximum de la garantie des salaires
Voir aussi
- Procédure de sauvegarde d'une société
- Procédure de sauvegarde de l'entrepreneur individuel et du micro-entrepreneur
- Redressement judiciaire de l'entrepreneur individuel et du micro-entrepreneur
- Redressement judiciaire d'une société
- Liquidation judiciaire d'un entrepreneur individuel (y compris micro-entrepreneur)
- Liquidation judiciaire d'une société
- Procédure et formalités d'embauche d'un salarié du secteur privé
- Salarié détaché à l'étranger
- Déclarer et payer les cotisations et contributions sociales des salariés
