Espace Entreprise

Démarches Entreprise

Vos droits et démarches

Professionnels — Mairie de Villasavary

Données officielles Service-Public.fr Licence Ouverte Etalab v2.0

Participation

VĂ©rifiĂ© le 21/07/2026 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

La participation est un dispositif d'épargne salariale. C'est un mécanisme de redistribution des bénéfices de l'entreprise aux salariés. La participation est obligatoire dans les entreprises qui emploient au minimum 50 salariés. Elle est facultative pour les autres. Nous vous présentons les rÚgles applicables.

La participation est un mécanisme d'épargne salariale qui permet de distribuer une prime aux salariés en fonction des bénéfices réalisés par l'entreprise. La participation assure aux salariés le droit de participer aux résultats de l'entreprise.

La part globale de bénéfices à redistribuer aux salariés s'appelle la réserve spéciale de participation.

Pour chaque exercice comptable, le montant de la réserve spéciale de participation est calculé selon une formule prévue par la loi.

La mise en place de la participation est obligatoire, ou non, en fonction de l'effectif des salariés dans les entreprises à but lucratif, qui dégagent un bénéfice net.

La participation ne s’applique pas si l’employeur est une association Ă  but non lucratif qui n’exerce pas d’activitĂ© commerciale.

La participation doit ĂȘtre obligatoirement instaurĂ©e dans les entreprises qui ont employĂ© sans interruption au moins 50 salariĂ©s par mois au cours des 5 derniĂšres annĂ©es.

Ces entreprises doivent mettre en place la participation au cours du 1er exercice comptable ouvert aprÚs la période de 5 ans d'emploi d'au moins 50 salariés.

Les entreprises de moins de 50 salariés peuvent choisir de mettre en place la participation, si elles le souhaitent.

Depuis le 1er décembre 2023 et pour une durée de 5 ans, un dispositif expérimental est mis en place.

Il permet aux entreprises d'instaurer volontairement un dispositif de participation par un accord d'entreprise ou un accord de branche avec une formule de calcul de la réserve spéciale de participation (RSP) dérogatoire à la formule légale pouvant aboutir à un résultat inférieur.

Les entreprises ayant au moins 11 salariés et moins de 50 salariés, qui ont réalisé pendant 3 exercices consécutifs un bénéfice net fiscal au moins égal à 1 % du chiffre d'affaire, doivent désormais, au titre de l'exercice suivant :

  • Soit mettre en place un accord de participation ou un accord d'intĂ©ressement
  • Soit verser un abondement sur un plan d'Ă©pargne salariale (PEE, PEI, Perco ou Pereco)
  • Soit verser une prime de partage de la valeur.

Cette obligation s’applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025. Les entreprises individuelles ne sont pas soumises à cette obligation.

Les exercices 2022, 2023 et 2024 sont pris en compte pour l’apprĂ©ciation du respect de la condition relative Ă  la rĂ©alisation du bĂ©nĂ©fice net fiscal.

💡 À noter

Un accord de participation peut ĂȘtre conclu au niveau d’un groupe d’entreprises juridiquement indĂ©pendantes mais ayant entre elles des liens financiers et Ă©conomiques. Dans ce cas, des modalitĂ©s spĂ©cifiques s’appliquent pour la conclusion de l’accord de groupe et pour la formule de calcul de la participation.

Si la participation est mise en place dans l’entreprise (ou dans le groupe d’entreprises), elle concerne collectivement tous les salariĂ©s de cette entreprise :

  • quelle que soit la forme de leur contrat de travail (CDI, CDD, apprentissage),
  • sans distinction des catĂ©gories professionnelles,
  • sans prise en compte de performances individuelles.

Une condition d'anciennetĂ© dans l'entreprise (ou dans le groupe) peut ĂȘtre exigĂ©e des salariĂ©s (3 mois maximum).

Tous les contrats de travail d’un mĂȘme salariĂ©, exĂ©cutĂ©s au cours de la pĂ©riode de calcul de la participation et des 12 mois qui la prĂ©cĂšdent, sont pris en compte pour dĂ©terminer l’anciennetĂ© du salariĂ© dans l’entreprise.

Un salariĂ© embauchĂ© en CDD qui a travaillĂ© dans l’entreprise du 1er dĂ©cembre au 31 dĂ©cembre 2023, puis du 1er juillet au 31 aoĂ»t 2024 remplit la condition des 3 mois d’anciennetĂ© pour bĂ©nĂ©ficier de la participation au titre de l’exercice comptable 2024 (versĂ©e en 2025).

Des rĂšgles spĂ©cifiques s’appliquent pour les intĂ©rimaires et les salariĂ©s portĂ©s.

💡 À noter

Sous conditions, les dirigeants de sociĂ©tĂ© (prĂ©sident, directeur gĂ©nĂ©ral...), les chefs d’entreprise, leurs conjoints (partenaires de pacs ou concubins) ayant le statut de conjoint collaborateur ou le statut de conjoint associĂ©, peuvent bĂ©nĂ©ficier de la participation si elle est mise en place.

La participation doit ĂȘtre mise en place par un accord entre l'entreprise et les reprĂ©sentants des salariĂ©s et, dans les cas prĂ©vus par la loi, par une dĂ©cision unilatĂ©rale de l'employeur (DUE).

La situation varie suivant que l'entreprise soit obligée légalement ou non de mettre en place un dispositif de participation :

La situation varie suivant qu'il y ait ou non un accord entre l'employeur et les salariés :

La participation est mise en place par voie d'accord entre l'entreprise et les salariés ou leurs représentants.

L'accord de participation peut ĂȘtre conclu selon un des modes suivants :

  • Convention ou accord collectif de travail conclu au niveau professionnel ou au niveau de la branche
  • Accord entre l'employeur et les reprĂ©sentants d'organisations syndicales reprĂ©sentatives
  • Accord au sein du comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) entre l'employeur et les reprĂ©sentants du personnel
  • Projet d'accord proposĂ© par l'employeur et adoptĂ© par rĂ©fĂ©rendum Ă  la majoritĂ© des 2/3 des salariĂ©s.

L'entreprise peut aussi utiliser un modÚle-type d'accord de participation qui reprend point par point les clauses obligatoires devant figurer dans un accord de participation. Le choix de la formule de calcul et les modalités de répartition sont négociés par l'entreprise avec les représentants des salariés.

En l'absence d'accord dans les entreprises obligées légalement d'instaurer un régime de participation, un régime obligatoire est imposé à l'entreprise. Ce régime, dit d'autorité, est mis en place à l'initiative de l'inspection du travail. Ce régime est mis en place si aucun accord n'est conclu dans l'année qui suit la clÎture de l'exercice comptable bénéficiaire.

La situation varie suivant qu'il y ait ou non un accord entre l'employeur et les salariés :

La participation est mise en place par voie d'accord entre l'entreprise et les salariĂ©s ou leurs reprĂ©sentants. L'accord de participation peut ĂȘtre conclu selon un des modes suivants :

  • Convention ou accord collectif de travail conclu au niveau professionnel ou au niveau de la branche
  • Accord entre l'employeur et les reprĂ©sentants d'organisations syndicales reprĂ©sentatives
  • Accord au sein du comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) entre l'employeur et les reprĂ©sentants du personnel
  • Projet d'accord proposĂ© par l'employeur et adoptĂ© par rĂ©fĂ©rendum Ă  la majoritĂ© des 2/3 des salariĂ©s.

L'entreprise peut aussi utiliser un modÚle-type d'accord de participation qui reprend point par point les clauses obligatoires devant figurer dans un accord de participation. Le choix de la formule de calcul et les modalités de répartition sont négociés par l'entreprise avec les représentants des salariés.

En cas d'échec des négociations, l'entreprise peut décider d'appliquer unilatéralement un régime de participation conforme aux dispositions légales.

Tous les accords de participation - Ă  l’exception de ceux mis en place dans les sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives de production (Scop) - doivent prĂ©voir la possibilitĂ© d’affecter les sommes issues de la participation dans un plan d’épargne salariale (PEE, PEG, PEI, Perco, Pereco
).

Si l’entreprise n’en est pas dotĂ©e, elle doit nĂ©gocier en parallĂšle la mise en place d’un plan d’épargne d’entreprise (PEE) afin d’y affecter tout ou partie de la participation distribuĂ©e.

L'accord doit prévoir obligatoirement les conditions auxquelles le salarié peut bénéficier de la somme qui lui est due au titre de la participation :

  • Date de conclusion, de prise d'effet et durĂ©e pour laquelle l'accord est conclu
  • Formule servant de base de calcul Ă  la rĂ©serve spĂ©ciale de participation (RSP) ou, lorsqu'il s'agit d'un accord qui n'utilise pas cette formule de calcul, clause d'Ă©quivalence avec la formule lĂ©gale
  • DurĂ©e d'indisponibilitĂ© des droits des bĂ©nĂ©ficiaires et cas de dĂ©blocage anticipĂ©
  • Conditions et dĂ©lais dans lesquels les bĂ©nĂ©ficiaires peuvent demander, lors de chaque rĂ©partition, la disponibilitĂ© immĂ©diate de tout ou partie de leur participation
  • Conditions et dĂ©lais dans lesquels les bĂ©nĂ©ficiaires peuvent choisir la ou les affectations des sommes leur revenant au titre de la participation (en prĂ©cisant que sans choix exprimĂ© par eux, la moitiĂ© de ces sommes sera affectĂ©e d'office dans un Perco lorsqu'il a Ă©tĂ© mis en place dans l'entreprise)
  • Modes de rĂ©partition de la rĂ©serve entre les bĂ©nĂ©ficiaires et les plafonds
  • Nature et mode de gestion des droits des bĂ©nĂ©ficiaires.

L’entreprise doit dĂ©poser l'accord de participation, la dĂ©cision unilatĂ©rale de participation ou le document unilatĂ©ral d’adhĂ©sion sur la plate-forme « TĂ©lĂ©Accords » :

L'entreprise doit également déposer les documents permettant de contrÎler la maniÚre dont l'instauration de la participation a été décidée.

En l'absence de dépÎt de l'accord, l'entreprise ne peut pas bénéficier des exonérations fiscales et sociales liée à la participation.

Suite au dépÎt de l'accord et des documents sur la plateforme « TéléAccords », le service compétent du ministÚre du travail délivre à l'entreprise un récépissé et transmet l'accord et ses annexes à l'Urssaf.

L’Urssaf dispose d’un dĂ©lai de 3 mois Ă  compter du dĂ©pĂŽt pour vĂ©rifier si les clauses de l'accord dĂ©posĂ© sont conformes Ă  la loi et Ă  la rĂ©glementation.

Si l'Urssaf estime qu'il manque des documents nécessaires au contrÎle, elle peut les réclamer à l'entreprise.

Dans ce cas, le délai de 3 mois court à partir de la date de réception des documents réclamés.

Si, pendant le délai de 3 mois, l'Urssaf demande à l'entreprise de retirer ou de modifier des clauses de l'accord qu'elle estime contraires à la loi et à la réglementation, l'entreprise doit le faire pour pouvoir bénéficier des exonérations fiscales et sociales liée à la participation.

L'Urssaf ne peut pas demander à l'entreprise de modifier les rÚgles portant sur les modalités de dénonciation et de révision des accords.

Si l'Urssaf ne demande aucune modification à l'entreprise pendant le délai de 3 mois, l'entreprise peut bénéficier des avantages sociaux et fiscaux de l'accord pour les exercices comptables en cours ou antérieurs.

L'accord de participation est affichĂ© sauf si un autre moyen d'information est prĂ©vu par l'accord lui-mĂȘme (par exemple, remise du texte de l'accord Ă  chaque salariĂ©).

Chaque année, dans les 6 mois qui suivent la clÎture de l'exercice, un rapport portant sur le suivi de l'accord de participation est établi. Il est soumis au comité social et économique (CSE), s'il en existe un. Sinon, il est adressé directement à chaque salarié.

À son arrivĂ©e dans l'entreprise, le salariĂ© reçoit obligatoirement un livret d'Ă©pargne salariale qui prĂ©sente les diffĂ©rents dispositifs mis en place dans l'entreprise.

À chaque versement liĂ© Ă  la participation, l'entreprise doit remettre au salariĂ© une fiche individuelle d'information, distincte du bulletin de salaire.

Cette fiche prĂ©cise notamment le montant des droits attribuĂ©s au salariĂ© dans le cadre de la participation et les rĂ©fĂ©rences des Ă©tablissements habilitĂ©s Ă  gĂ©rer les sommes Ă©pargnĂ©es. En annexe, la fiche comporte une note pour rappeler les rĂšgles de calcul et de rĂ©partition prĂ©vues par l'accord de participation. Sauf opposition du salariĂ©, cette fiche peut ĂȘtre remise par la voie Ă©lectronique.

Lorsque le salarié quitte l'entreprise, il reçoit un état récapitulatif de l'ensemble des sommes et des valeurs mobiliÚres épargnées ou transférées. Ce document précise si les frais de tenue de compte-conservation sont pris en charge par l'entreprise ou par prélÚvement sur les avoirs.

Si le salarié est bénéficiaire de l'accord de participation ou qu'il pourrait en bénéficier aprÚs son départ de l'entreprise, la société doit continuer à l'informer de ses droits.

Les sommes versées au titre de la participation ne doivent pas remplacer la rémunération des salariés.

Prime de participation

Le montant des sommes versées au titre de la participation résulte des bénéfices réalisés par l'entreprise pendant l'exercice écoulé et peut donc varier d'une année sur l'autre.

AprÚs la clÎture de l'exercice, l'entreprise doit calculer la part des bénéfices à distribuer aux salariés, qui est appelée réserve spéciale de participation (RSP).

L'entreprise doit utiliser la formule de calcul lĂ©gale. Les accords de participation peuvent opter pour une formule spĂ©cifique Ă  l'entreprise mais le rĂ©sultat du calcul doit ĂȘtre Ă©gal ou supĂ©rieur Ă  celui obtenu par la formule lĂ©gale.

Elle prend en compte les éléments suivants :

  • B : bĂ©nĂ©fice net
  • C : capitaux propres
  • S : salaires
  • V : valeur ajoutĂ©e de l'entreprise

La formule de calcul lĂ©gale est la suivante : RSP = [œ(B – 5 % C)] x [S/V].

Quelle que soit la formule utilisĂ©e, le montant de la prime de participation versĂ©e Ă  chaque salariĂ© ne peut pas dĂ©passer un plafond revalorisĂ© chaque annĂ©e en fonction des indemnitĂ©s de sĂ©curitĂ© sociale. Pour l'annĂ©e 2026, le plafond individuel est de 36 045 €.

Supplément de participation

En cas de bénéfices importants, le chef d'entreprise peut décider de verser aux salariés un supplément de participation au titre du dernier exercice comptable clos.

Les sommes versées sur la réserve spéciale de participation (RSP) sont réparties entre tous les salariés de l'entreprise selon les critÚres de répartition prévus dans l'accord.

Tant qu’il reste des sommes Ă  distribuer et que tous les bĂ©nĂ©ficiaires de la participation n’ont pas atteint leur plafond annuel individuel, la rĂ©partition des sommes excĂ©dentaires doit ĂȘtre renouvelĂ©e sur l’annĂ©e N.

Mais si tous les bĂ©nĂ©ficiaires de l’accord de participation ont atteint leur plafond individuel de droits sur l’annĂ©e N, les sommes excĂ©dentaires doivent rester dans la rĂ©serve spĂ©ciale de participation pour ĂȘtre distribuĂ©es aux bĂ©nĂ©ficiaires de l’annĂ©e N+1.

Chaque bénéficiaire acquiert un droit sur une part de la réserve spéciale de participation (RSP) calculée par l'entreprise.

La répartition de la RSP entre les salariés peut :

  • ĂȘtre uniforme, c'est-Ă -dire que tous les salariĂ©s reçoivent la mĂȘme somme,
  • ĂȘtre proportionnelle au salaire ou au temps de prĂ©sence de chaque salariĂ©,
  • ou combiner plusieurs de ces critĂšres.
💡 À noter

Lorsque la répartition est proportionnelle au salaire ou au temps passé dans l'entreprise, les absences liées au congé de maternité, au congé de paternité et d'accueil de l'enfant, au congé d'adoption, au congé de deuil, à un accident du travail, à une maladie professionnelle ou à une mise en quarantaine ne sont pas décomptées.

Le montant de la prime est plafonné.

Montant maximum de la prime : 36 045 €

Montant maximum de la prime : 35 325 €

L'entreprise peut décider de verser un supplément de participation.

Le montant de ce supplĂ©ment de participation est libre, mais le montant total distribuĂ© Ă  un mĂȘme salariĂ© ne peut pas dĂ©passer 36 045 € pour l'annĂ©e 2026.

Les droits Ă  participation des salariĂ©s ne peuvent ĂȘtre connus qu'au jour de la clĂŽture de l'exercice, aprĂšs l'Ă©tablissement du bilan et l'arrĂȘt des comptes annuels de l'entreprise.

La date limite de versement de la prime de participation est fixée au plus tard le dernier jour du 5e mois qui suit la clÎture de l'exercice (soit au plus tard le 31 mai de l'année suivante pour un exercice qui se clÎture le 31 décembre).

Avant cette échéance, l'entreprise peut aussi verser des avances sur le montant de la prime de participation.

Le salarié dispose d'un délai de réflexion de 15 jours pour décider de recevoir ou de placer tout ou partie des sommes qui lui sont attribuées.

Pour respecter ce délai de réflexion, en plus de la remise de la fiche individuelle, l'entreprise doit informer le salarié du montant qui lui est attribué par l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception ou par une remise contre récépissé.

Si l'accord de participation le prévoit, l'entreprise peut verser au salarié des avances trimestrielles sur la prime de participation annuelle, aprÚs avoir obtenu son accord.

L'employeur doit informer le salarié de la possibilité de recevoir une avance sur participation et du délai dont il dispose pour donner son accord.

Si l'accord de participation ne prévoit aucun délai, le salarié doit donner sa réponse dans les 15 jours suivant la date de réception de la lettre qui l'informe de la possibilité de recevoir une avance.

Au cas oĂč le salariĂ© ne donne pas son accord pour recevoir une avance sur sa prime de participation, l'entreprise ne doit pas lui verser d'avance.

Si le salarié donne son accord pour recevoir une avance sur sa prime de participation, l'entreprise doit lui délivrer une fiche individuelle, distincte de la fiche de paie, qui mentionne les éléments suivants ;

  • Montant des droits attribuĂ©s comme avance sur la prime de participation
  • Retenues effectuĂ©es pour la contribution sociale gĂ©nĂ©ralisĂ©e (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)
  • Information sur l'obligation du salariĂ© de reverser Ă  l'employeur le trop-perçu, au cas oĂč la prime de participation annuelle serait infĂ©rieure au montant des avances reçues, et les modalitĂ©s du reversement
  • Information sur l'impossibilitĂ© de demander le dĂ©blocage anticipĂ© du trop-perçu, lorsqu'il a Ă©tĂ© versĂ© sur un plan d'Ă©pargne salariale
  • Information sur le fait que le trop-perçu versĂ© sur un plan d'Ă©pargne salariale est considĂ©rĂ© comme un versement volontaire qui n'est pas fiscalement dĂ©ductible
  • DĂ©lais d'indisponibilitĂ© des sommes versĂ©es sur un plan d'Ă©pargne salariale et cas de dĂ©blocage anticipĂ©s exceptionnels autorisĂ©s par la loi
  • ProcĂ©dure de versement par dĂ©faut des avances sur prime de participation sur le plan d'Ă©pargne pour la retraite collectif (Perco) ou sur le plan d'Ă©pargne retraite d'entreprise collectif (PER d'entreprise collectif)
  • Accord du salariĂ© pour recevoir l'avance.

Si le total des avances versĂ©es dĂ©passe le montant de la prime annuelle de participation, l'entreprise a le droit de rĂ©cupĂ©rer le trop-versĂ© sous la forme d’une retenue sur salaire.

Au moment oĂč l'entreprise informe le salariĂ© du montant de sa prime de participation, le salariĂ© peut demander Ă  percevoir immĂ©diatement la somme ou Ă  la placer.

Si le salarié souhaite obtenir le versement immédiat de la prime (en totalité ou en partie), il doit en faire la demande dans un délai de 15 jours à partir de la date à laquelle il est informé du montant attribué.

PassĂ© ce dĂ©lai, l'entreprise doit lui verser des intĂ©rĂȘts de retard.

La fiche individuelle, délivrée par l'entreprise dans les 6 mois de la clÎture de chaque exercice, indique la somme attribuée au salarié en application de l'accord de participation. Cette fiche, distincte de la fiche de paie, doit mentionner les éléments suivants :

  • Montant total de la rĂ©serve spĂ©ciale de participation pour l'excercice Ă©coulĂ©
  • Montant total des droits attribuĂ©s au salariĂ©
  • Si des avances ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© versĂ©es, le montant des sommes dĂ©jĂ  reçues et le montant restant Ă  recevoir (ou montant du trop perçu Ă  rembourser Ă  l'entreprise)
  • Retenues effectuĂ©es pour la contribution sociale gĂ©nĂ©ralisĂ©e (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)
  • Organisme qui va gĂ©rer ces droits Ă  la participation
  • Date de disponibilitĂ© de ces sommes
  • Cas de dĂ©blocage anticipĂ©s exceptionnels autorisĂ©s par la loi
  • ProcĂ©dure de versement par dĂ©faut des primes de participation sur le plan d'Ă©pargne pour la retraite collectif (Perco) ou sur le plan d'Ă©pargne retraite d'entreprise collectif (PER d'entreprise collectif)
  • Note de rappel des rĂšgles de calcul et de rĂ©partition prĂ©vues par l'accord de participation.

Le salarié peut demander que la prime de participation soit versée sur un plan d'épargne salariale, (PEE, PEI, Perco ou Pereco).

Les sommes placées sur un plan d'épargne salariale seront indisponibles pendant 5 ans pour le PEE et le PEI ou jusqu'à la retraite pour le Perco et le PER d'entreprise collectif.

Mais il y a des cas de déblocage anticipé.

La situation varie selon que l'accord de participation prévoit le placement de la prime sur un plan d'épargne salariale ou non :

Si le salarié ne demande ni le versement immédiat, ni le placement dans un PEE , un PEG ou un PEI des sommes qui lui sont attribuées, elles sont automatiquement affectées pour moitié dans un Perco ou dans un Per d'entreprise collectif s'il en existe un dans l'entreprise.

L'autre moitié est placée selon les conditions prévues par l'accord de participation.

Les sommes placées sont indisponibles, mais il existe des cas de déblocage anticipé.

Si le salarié ne demande pas le versement immédiat de la prime, et si aucun accord de participation n'a été conclu dans l'entreprise, la prime est versée sur un compte courant bloqué.

Dans ce cas, le « régime d'autorité » s'applique et la prime est bloquée pendant 8 ans.

Le point de départ du délai de 8 ans est le 1er jour du 6e mois suivant l'exercice. Par exemple, le 1er juin 2021 pour un exercice clos le 31 décembre 2020.

Mais il existe des cas de déblocage anticipé.

Cotisations sociales

Toutes les entreprises sont exonérées de cotisations sociales sur les sommes versées aux salariés dans le cadre de la participation.

Forfait social

La situation varie selon la taille de l'entreprise :

Elle est exonérée de forfait social sur les sommes versées dans le cadre de la participation.

Elle doit payer un forfait social de 20  %sur les sommes versées dans le cadre de la participation.

Toutefois, un taux réduit de 16 % s'applique sous conditions aux versements alimentant un Perco ou un Pere.

Contribution Ă  la formation professionnelle et taxe d'apprentissage

Les sommes affectées à la réserve spéciale de participation sont exonérées de contribution à la formation professionnelle et de taxe d'apprentissage.

Les entreprises qui mettent en place la participation bénéficient des avantages fiscaux suivants :

  • Les sommes versĂ©es dans le cadre de la participation sont dĂ©duites du bĂ©nĂ©fice imposable
  • Si l'entreprise est une Scop, les sommes affectĂ©es Ă  la rĂ©serve spĂ©ciale de participation peuvent faire l'objet d'une provision pour investissement.

Les sommes reçues dans le cadre de la participation sont exonérées de cotisations salariales, sauf la CSG et la CRDS.

Les sommes provenant de la participation sont soumises Ă  l’impĂŽt sur le revenu si elles sont perçues immĂ©diatement.

Si le salariĂ© place ces sommes sur un PEE (ou PEG/PEI) ou sur un plan d’épargne retraite (Perco, Pereco ou Pero) dans les 15 jours de leur versement, elles bĂ©nĂ©ficient d'une exonĂ©ration d'impĂŽt sur le revenu dans la limite de 36 045 € pour l’annĂ©e 2026 (35 325 € en 2025).

Textes de référence

📍 À Mairie de Villasavary

Mairie de Villasavary 42 Rue du Barry11150 Villasavary📞 04 68 11 93 95✉ mairie@villasavary.fr🕐 Du lundi au vendredi de 8h00 Ă  12h00