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Un mineur peut-il faire l’objet d’une mesure alternative Ă  un procĂšs pĂ©nal ?

VĂ©rifiĂ© le 31/10/2025 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

MĂȘme si le procureur de la RĂ©publique estime qu’un mineur est l’auteur d’une infraction, il peut dĂ©cider de ne pas le poursuivre en prononçant une mesure alternative aux poursuites. Pour la mettre en place, le procureur doit estimer que cette mesure permet la rĂ©paration du dommage, la fin au trouble dĂ» Ă  l’infraction ou qu’elle contribue Ă  la rĂ©insertion du mineur. L’accomplissement de cette mesure vise Ă  Ă©viter un procĂšs au mineur, tout en lui faisant comprendre la gravitĂ© de son geste. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

En principe, la loi prĂ©voit qu’un mineur de moins de 13 ans n'est pas en capacitĂ© d'apprĂ©cier la consĂ©quence de ses actes. On parle de prĂ©somption de non discernement.

Néanmoins, si le procureur de la République constate que le mineur est capable de discernement, il peut le poursuivre ou prononcer une mesure alternative aux poursuites.

Lorsque le procureur de la RĂ©publique envisage une mesure alternative aux poursuites, il convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux. Le mineur peut Ă©galement ĂȘtre assistĂ© d’un avocat.

💡 À noter

Les représentants légaux qui ne se présentent pas devant le procureur de la République risquent des sanctions.

Le jour de la convocation, le procureur propose une mesure alternative aux poursuites au mineur. Sa proposition est faite en fonction des faits qui lui sont reprochés, de sa personnalité, de ses conditions de vie et d'éducation.

Les mesures applicables aux personnes majeures (exemple : mĂ©diation entre l’auteur de l’infraction et la victime) peuvent ĂȘtre proposĂ©es aux mineurs.

D’autres mesures alternatives aux poursuites sont spĂ©cialement prĂ©vues pour les mineurs :

  • Accomplissement d’un stage de formation civique (par exemple, lorsqu’une infraction a eu lieu Ă  l’école, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
  • Consultation auprĂšs d’un psychiatre ou d’un psychologue
  • Obligation du mineur et de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux de justifier de son assiduitĂ© Ă  un enseignement ou Ă  une formation professionnelle
  • Proposition d’une mesure de rĂ©paration Ă  l’égard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©. Il peut ĂȘtre proposĂ© au mineur d’écrire un courrier Ă  la victime ou de s’entretenir avec elle, si elle le souhaite. Le mineur peut Ă©galement participer Ă  des ateliers collectifs ou Ă  des actions de sensibilisation.
  • Interdiction d’aller et venir sur la voie publique sans ĂȘtre accompagnĂ© par l’un de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, sauf pour l’exercice d’une activitĂ© professionnelle, pour le suivi d’un enseignement ou d’une formation ou pour un motif grave d’ordre mĂ©dical ou administratif. Cette mesure ne peut pas durer plus de 6 mois.

Pour que la mesure soit mise en place, le mineur doit l’accepter.

Dans certains cas, les reprĂ©sentants lĂ©gaux doivent Ă©galement consentir Ă  la mesure prise contre le mineur. Par exemple, ils doivent donner leur accord pour que le mineur accomplisse une mesure de rĂ©paration Ă  l’égard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©.

Si le mineur refuse la mesure, le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de mettre en Ɠuvre une composition pĂ©nale ou d’engager des poursuites. S’il est poursuivi, le mineur sera jugĂ© par un juge des enfants.

Le Parquet peut Ă©viter au mineur d’ĂȘtre jugĂ© en lui proposant une alternative aux poursuites. Il peut prendre cette dĂ©cision s’il estime qu’une telle mesure peut suffire assurer la rĂ©paration du dommage causĂ© Ă  la victime, la fin du trouble causĂ© par l’infraction et permettre la rĂ©insertion du mineur dans la sociĂ©tĂ©.

Le Parquet peut également proposer une composition pénale.

La composition pĂ©nale peut ĂȘtre envisagĂ©e si les 3 conditions suivantes sont rĂ©unies :

  • Le mineur est soupçonnĂ© d’avoir commis un dĂ©lit puni d’une peine d’amende ou d’une peine de prison d’une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  5 ans ou une contravention connexe
  • Le mineur reconnaĂźt qu’il est coupable des faits qui lui sont reprochĂ©s
  • La composition pĂ©nale apparaĂźt adaptĂ©e Ă  sa personnalitĂ©.
⚠ Attention

Contrairement aux mesures alternatives aux poursuites, la composition pénale exécutée par le mineur est inscrite sur le bulletin n°1 de son casier judiciaire.

Lorsque le procureur de la RĂ©publique envisage une mesure alternative aux poursuites, il convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux. Le mineur peut Ă©galement ĂȘtre assistĂ© d’un avocat.

💡 À noter

Les représentants légaux qui ne se présentent pas devant le procureur de la République risquent des sanctions.

Le jour de la convocation, le procureur propose une mesure alternative aux poursuites au mineur. Sa proposition est faite en fonction des faits qui lui sont reprochés, de sa personnalité, de ses conditions de vie et d'éducation.

Les mesures applicables aux personnes majeures (exemple : mĂ©diation entre l’auteur de l’infraction et la victime) peuvent ĂȘtre proposĂ©es aux mineurs.

D’autres mesures alternatives aux poursuites sont spĂ©cialement prĂ©vues pour les mineurs :

  • Accomplissement d’un stage de formation civique (par exemple, lorsqu’une infraction a eu lieu Ă  l’école, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
  • Consultation auprĂšs d’un psychiatre ou d’un psychologue
  • Obligation du mineur et de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux de justifier de son assiduitĂ© Ă  un enseignement ou Ă  une formation professionnelle
  • Proposition d’une mesure de rĂ©paration Ă  l’égard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©. Il peut ĂȘtre proposĂ© au mineur d’écrire un courrier Ă  la victime ou de s’entretenir avec elle, si elle le souhaite. Le mineur peut Ă©galement participer Ă  des ateliers collectifs ou Ă  des actions de sensibilisation.
  • Interdiction d’aller et venir sur la voie publique sans ĂȘtre accompagnĂ© par l’un de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, sauf pour l’exercice d’une activitĂ© professionnelle, pour le suivi d’un enseignement ou d’une formation ou pour un motif grave d’ordre mĂ©dical ou administratif. Cette mesure ne peut pas durer plus de 6 mois.

Pour que la mesure soit mise en place, le mineur doit l’accepter.

Dans certains cas, les reprĂ©sentants lĂ©gaux doivent Ă©galement consentir Ă  la mesure prise contre le mineur. Par exemple, ils doivent donner leur accord pour que le mineur accomplisse une mesure de rĂ©paration Ă  l’égard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©.

Si le mineur refuse la mesure, le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de mettre en Ɠuvre une composition pĂ©nale ou d’engager des poursuites. S’il est poursuivi, le mineur sera jugĂ© par un juge des enfants.

La composition pĂ©nale est une procĂ©dure qui consiste en l’exĂ©cution d’obligations proposĂ©es par le Parquet et acceptĂ©es par le mineur.

Avant que le Parquet propose une composition pénale, il doit examiner le recueil de renseignements socio-éducatifs rédigé par les services de la protection judiciaire de la jeunesse.

S’il envisage une composition pĂ©nale, le procureur de la RĂ©publique convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux et leur Ă©nonce les obligations qu’il souhaite fixer.

Le mineur et ses représentants légaux doivent consentir à ces obligations en présence de leur avocat.

⚠ Attention

La composition pĂ©nale doit Ă©galement ĂȘtre validĂ©e par le juge des enfants ou, pour les contravention des 4 premiĂšres classes, par le tribunal de police.

Dans le cadre d’une composition pĂ©nale, le procureur de la RĂ©publique peut prononcer plusieurs mesures. Parmi elles, il existe les suivantes :

  • Interdiction de paraĂźtre dans certains lieux
  • Suivi rĂ©gulier de la scolaritĂ© ou d'une formation professionnelle
  • Accomplissement d'un stage de formation civique (par exemple, lorsqu’une infraction a eu lieu Ă  l’école, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
  • Respect d'une dĂ©cision de placement judiciaire antĂ©rieurement prononcĂ©e par le juge
  • Consultation auprĂšs d'un psychiatre ou d’un psychologue
  • ExĂ©cution d’un contrat de volontariat pour l’insertion.

La durĂ©e d’exĂ©cution de ces obligations ne peut pas dĂ©passer 6 mois.

Pendant ce dĂ©lai, le suivi de l’exĂ©cution de la mesure peut ĂȘtre confiĂ© Ă  un service de la protection judiciaire de la jeunesse ou Ă  une personne habilitĂ©e (exemple : association).

Si le mineur refuse la composition pĂ©nale ou n’exĂ©cute pas correctement les mesures prononcĂ©es contre lui, le procureur de la RĂ©publique engage des poursuites. Un procĂšs pourra donc avoir lieu.

⚠ Attention

Contrairement aux mesures alternatives aux poursuites, la composition pénale exécutée par le mineur est inscrite sur le bulletin n°1 de son casier judiciaire.

Le Parquet peut Ă©viter au mineur d’ĂȘtre jugĂ© en lui proposant une alternative aux poursuites. Il peut prendre cette dĂ©cision s’il estime qu’une telle mesure peut suffire assurer la rĂ©paration du dommage causĂ© Ă  la victime, la fin du trouble causĂ© par l’infraction et permettre la rĂ©insertion du mineur dans la sociĂ©tĂ©.

Le Parquet peut Ă©galement proposer une composition pĂ©nale. La composition pĂ©nale peut ĂȘtre envisagĂ©e Ă  3 conditions cumulatives :

  • Le mineur est soupçonnĂ© d’avoir commis un dĂ©lit puni d’une peine d’amende ou d’une peine de prison d’une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  5 ans ou une contravention connexe
  • Le mineur reconnaĂźt qu’il est coupable des faits qui lui sont reprochĂ©s
  • La composition pĂ©nale apparaĂźt adaptĂ©e Ă  sa personnalitĂ©.
⚠ Attention

Contrairement aux mesures alternatives aux poursuites, la composition pénale exécutée par le mineur est inscrite sur le bulletin n°1 de son casier judiciaire.

Lorsque le procureur de la RĂ©publique envisage une mesure alternative aux poursuites, il convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux. Le mineur peut Ă©galement ĂȘtre assistĂ© d’un avocat.

💡 À noter

Les représentants légaux qui ne se présentent pas devant le procureur de la République risquent des sanctions.

Le jour de la convocation, le procureur propose une mesure alternative aux poursuites au mineur. Sa proposition est faite en fonction des faits qui lui sont reprochés, de sa personnalité, de ses conditions de vie et d'éducation.

Les mesures applicables aux personnes majeures (exemple : mĂ©diation entre l’auteur de l’infraction et la victime) peuvent ĂȘtre proposĂ©es aux mineurs.

D’autres mesures alternatives aux poursuites sont spĂ©cialement prĂ©vues pour les mineurs :

  • Accomplissement d’un stage de formation civique (par exemple, lorsqu’une infraction a eu lieu Ă  l’école, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
  • Consultation auprĂšs d’un psychiatre ou d’un psychologue
  • Obligation du mineur et de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux de justifier de son assiduitĂ© Ă  un enseignement ou Ă  une formation professionnelle
  • Proposition d’une mesure de rĂ©paration Ă  l’égard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©. Il peut ĂȘtre proposĂ© au mineur d’écrire un courrier Ă  la victime ou de s’entretenir avec elle, si elle le souhaite. Le mineur peut Ă©galement participer Ă  des ateliers collectifs ou Ă  des actions de sensibilisation.
  • Interdiction d’aller et venir sur la voie publique sans ĂȘtre accompagnĂ© par l’un de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, sauf pour l’exercice d’une activitĂ© professionnelle, pour le suivi d’un enseignement ou d’une formation ou pour un motif grave d’ordre mĂ©dical ou administratif. Cette mesure ne peut pas durer plus de 6 mois.

Pour que la mesure soit mise en place, le mineur doit l’accepter.

Dans certains cas, les reprĂ©sentants lĂ©gaux doivent Ă©galement consentir Ă  la mesure prise contre le mineur. Par exemple, ils doivent donner leur accord pour que le mineur accomplisse une mesure de rĂ©paration Ă  l’égard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©.

Si le mineur refuse la mesure, le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de mettre en Ɠuvre une composition pĂ©nale ou d’engager des poursuites. S’il est poursuivi, le mineur sera jugĂ© par un juge des enfants.

La composition pĂ©nale est une procĂ©dure qui consiste en l’exĂ©cution d’obligations proposĂ©es par le Parquet et acceptĂ©es par le mineur.

Avant que le Parquet propose une composition pénale, il doit examiner le recueil de renseignements socio-éducatifs rédigé par les services de la protection judiciaire de la jeunesse.

S’il envisage une composition pĂ©nale, le procureur de la RĂ©publique convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux et leur Ă©nonce les obligations qu’il souhaite fixer.

Le mineur et ses représentants légaux doivent consentir à ces obligations en présence de leur avocat.

⚠ Attention

La composition pĂ©nale doit Ă©galement ĂȘtre validĂ©e par le juge des enfants ou, pour les contravention des 4 premiĂšres classes, par le tribunal de police.

Dans le cadre d’une composition pĂ©nale, le procureur de la RĂ©publique peut prononcer plusieurs mesures. Parmi elles, il existe les suivantes :

  • Interdiction de paraĂźtre dans certains lieux
  • Suivi rĂ©gulier de la scolaritĂ© ou d'une formation professionnelle
  • Accomplissement d'un stage de formation civique (par exemple, lorsqu’une infraction a eu lieu Ă  l’école, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
  • Respect d'une dĂ©cision de placement judiciaire antĂ©rieurement prononcĂ©e par le juge
  • Consultation auprĂšs d'un psychiatre ou d’un psychologue
  • ExĂ©cution d’un contrat de volontariat pour l’insertion.

La durĂ©e d’exĂ©cution de ces obligations ne peut pas dĂ©passer 6 mois.

Pendant ce dĂ©lai, le suivi de l’exĂ©cution de la mesure peut ĂȘtre confiĂ© Ă  un service de la protection judiciaire de la jeunesse ou Ă  une personne habilitĂ©e (exemple : association).

Si le mineur refuse la composition pĂ©nale ou n’exĂ©cute pas correctement les mesures prononcĂ©es contre lui, le procureur de la RĂ©publique engage des poursuites. Un procĂšs pourra donc avoir lieu.

Textes de référence

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