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Particuliers — Mairie de Villasavary
Un mineur peut-il faire lâobjet dâune mesure alternative Ă un procĂšs pĂ©nal ?
MĂȘme si le procureur de la RĂ©publique estime quâun mineur est lâauteur dâune infraction, il peut dĂ©cider de ne pas le poursuivre en prononçant une mesure alternative aux poursuites. Pour la mettre en place, le procureur doit estimer que cette mesure permet la rĂ©paration du dommage, la fin au trouble dĂ» Ă lâinfraction ou quâelle contribue Ă la rĂ©insertion du mineur. Lâaccomplissement de cette mesure vise Ă Ă©viter un procĂšs au mineur, tout en lui faisant comprendre la gravitĂ© de son geste. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă connaĂźtre.
En principe, la loi prĂ©voit quâun mineur de moins de 13 ans n'est pas en capacitĂ© d'apprĂ©cier la consĂ©quence de ses actes. On parle de prĂ©somption de non discernement.
Néanmoins, si le procureur de la République constate que le mineur est capable de discernement, il peut le poursuivre ou prononcer une mesure alternative aux poursuites.
Lorsque le procureur de la RĂ©publique envisage une mesure alternative aux poursuites, il convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux. Le mineur peut Ă©galement ĂȘtre assistĂ© dâun avocat.
Les représentants légaux qui ne se présentent pas devant le procureur de la République risquent des sanctions.
Le jour de la convocation, le procureur propose une mesure alternative aux poursuites au mineur. Sa proposition est faite en fonction des faits qui lui sont reprochés, de sa personnalité, de ses conditions de vie et d'éducation.
Les mesures applicables aux personnes majeures (exemple : mĂ©diation entre lâauteur de lâinfraction et la victime) peuvent ĂȘtre proposĂ©es aux mineurs.
Dâautres mesures alternatives aux poursuites sont spĂ©cialement prĂ©vues pour les mineurs :
- Accomplissement dâun stage de formation civique (par exemple, lorsquâune infraction a eu lieu Ă lâĂ©cole, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
- Consultation auprĂšs dâun psychiatre ou dâun psychologue
- Obligation du mineur et de ses représentants légaux de justifier de son assiduité à un enseignement ou à une formation professionnelle
- Proposition dâune mesure de rĂ©paration Ă lâĂ©gard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©. Il peut ĂȘtre proposĂ© au mineur dâĂ©crire un courrier Ă la victime ou de sâentretenir avec elle, si elle le souhaite. Le mineur peut Ă©galement participer Ă des ateliers collectifs ou Ă des actions de sensibilisation.
- Interdiction dâaller et venir sur la voie publique sans ĂȘtre accompagnĂ© par lâun de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, sauf pour lâexercice dâune activitĂ© professionnelle, pour le suivi dâun enseignement ou dâune formation ou pour un motif grave dâordre mĂ©dical ou administratif. Cette mesure ne peut pas durer plus de 6 mois.
Pour que la mesure soit mise en place, le mineur doit lâaccepter.
Dans certains cas, les reprĂ©sentants lĂ©gaux doivent Ă©galement consentir Ă la mesure prise contre le mineur. Par exemple, ils doivent donner leur accord pour que le mineur accomplisse une mesure de rĂ©paration Ă lâĂ©gard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©.
Si le mineur refuse la mesure, le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de mettre en Ćuvre une composition pĂ©nale ou dâengager des poursuites. Sâil est poursuivi, le mineur sera jugĂ© par un juge des enfants.
Le Parquet peut Ă©viter au mineur dâĂȘtre jugĂ© en lui proposant une alternative aux poursuites. Il peut prendre cette dĂ©cision sâil estime quâune telle mesure peut suffire assurer la rĂ©paration du dommage causĂ© Ă la victime, la fin du trouble causĂ© par lâinfraction et permettre la rĂ©insertion du mineur dans la sociĂ©tĂ©.
Le Parquet peut également proposer une composition pénale.
La composition pĂ©nale peut ĂȘtre envisagĂ©e si les 3 conditions suivantes sont rĂ©unies :
- Le mineur est soupçonnĂ© dâavoir commis un dĂ©lit puni dâune peine dâamende ou dâune peine de prison dâune durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă 5 ans ou une contravention connexe
- Le mineur reconnaĂźt quâil est coupable des faits qui lui sont reprochĂ©s
- La composition pénale apparaßt adaptée à sa personnalité.
Contrairement aux mesures alternatives aux poursuites, la composition pénale exécutée par le mineur est inscrite sur le bulletin n°1 de son casier judiciaire.
Lorsque le procureur de la RĂ©publique envisage une mesure alternative aux poursuites, il convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux. Le mineur peut Ă©galement ĂȘtre assistĂ© dâun avocat.
Les représentants légaux qui ne se présentent pas devant le procureur de la République risquent des sanctions.
Le jour de la convocation, le procureur propose une mesure alternative aux poursuites au mineur. Sa proposition est faite en fonction des faits qui lui sont reprochés, de sa personnalité, de ses conditions de vie et d'éducation.
Les mesures applicables aux personnes majeures (exemple : mĂ©diation entre lâauteur de lâinfraction et la victime) peuvent ĂȘtre proposĂ©es aux mineurs.
Dâautres mesures alternatives aux poursuites sont spĂ©cialement prĂ©vues pour les mineurs :
- Accomplissement dâun stage de formation civique (par exemple, lorsquâune infraction a eu lieu Ă lâĂ©cole, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
- Consultation auprĂšs dâun psychiatre ou dâun psychologue
- Obligation du mineur et de ses représentants légaux de justifier de son assiduité à un enseignement ou à une formation professionnelle
- Proposition dâune mesure de rĂ©paration Ă lâĂ©gard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©. Il peut ĂȘtre proposĂ© au mineur dâĂ©crire un courrier Ă la victime ou de sâentretenir avec elle, si elle le souhaite. Le mineur peut Ă©galement participer Ă des ateliers collectifs ou Ă des actions de sensibilisation.
- Interdiction dâaller et venir sur la voie publique sans ĂȘtre accompagnĂ© par lâun de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, sauf pour lâexercice dâune activitĂ© professionnelle, pour le suivi dâun enseignement ou dâune formation ou pour un motif grave dâordre mĂ©dical ou administratif. Cette mesure ne peut pas durer plus de 6 mois.
Pour que la mesure soit mise en place, le mineur doit lâaccepter.
Dans certains cas, les reprĂ©sentants lĂ©gaux doivent Ă©galement consentir Ă la mesure prise contre le mineur. Par exemple, ils doivent donner leur accord pour que le mineur accomplisse une mesure de rĂ©paration Ă lâĂ©gard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©.
Si le mineur refuse la mesure, le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de mettre en Ćuvre une composition pĂ©nale ou dâengager des poursuites. Sâil est poursuivi, le mineur sera jugĂ© par un juge des enfants.
La composition pĂ©nale est une procĂ©dure qui consiste en lâexĂ©cution dâobligations proposĂ©es par le Parquet et acceptĂ©es par le mineur.
Avant que le Parquet propose une composition pénale, il doit examiner le recueil de renseignements socio-éducatifs rédigé par les services de la protection judiciaire de la jeunesse.
Sâil envisage une composition pĂ©nale, le procureur de la RĂ©publique convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux et leur Ă©nonce les obligations quâil souhaite fixer.
Le mineur et ses représentants légaux doivent consentir à ces obligations en présence de leur avocat.
La composition pĂ©nale doit Ă©galement ĂȘtre validĂ©e par le juge des enfants ou, pour les contravention des 4 premiĂšres classes, par le tribunal de police.
Dans le cadre dâune composition pĂ©nale, le procureur de la RĂ©publique peut prononcer plusieurs mesures. Parmi elles, il existe les suivantes :
- Interdiction de paraĂźtre dans certains lieux
- Suivi régulier de la scolarité ou d'une formation professionnelle
- Accomplissement d'un stage de formation civique (par exemple, lorsquâune infraction a eu lieu Ă lâĂ©cole, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
- Respect d'une décision de placement judiciaire antérieurement prononcée par le juge
- Consultation auprĂšs d'un psychiatre ou dâun psychologue
- ExĂ©cution dâun contrat de volontariat pour lâinsertion.
La durĂ©e dâexĂ©cution de ces obligations ne peut pas dĂ©passer 6 mois.
Pendant ce dĂ©lai, le suivi de lâexĂ©cution de la mesure peut ĂȘtre confiĂ© Ă un service de la protection judiciaire de la jeunesse ou Ă une personne habilitĂ©e (exemple : association).
Si le mineur refuse la composition pĂ©nale ou nâexĂ©cute pas correctement les mesures prononcĂ©es contre lui, le procureur de la RĂ©publique engage des poursuites. Un procĂšs pourra donc avoir lieu.
Contrairement aux mesures alternatives aux poursuites, la composition pénale exécutée par le mineur est inscrite sur le bulletin n°1 de son casier judiciaire.
Le Parquet peut Ă©viter au mineur dâĂȘtre jugĂ© en lui proposant une alternative aux poursuites. Il peut prendre cette dĂ©cision sâil estime quâune telle mesure peut suffire assurer la rĂ©paration du dommage causĂ© Ă la victime, la fin du trouble causĂ© par lâinfraction et permettre la rĂ©insertion du mineur dans la sociĂ©tĂ©.
Le Parquet peut Ă©galement proposer une composition pĂ©nale. La composition pĂ©nale peut ĂȘtre envisagĂ©e Ă 3 conditions cumulatives :
- Le mineur est soupçonnĂ© dâavoir commis un dĂ©lit puni dâune peine dâamende ou dâune peine de prison dâune durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă 5 ans ou une contravention connexe
- Le mineur reconnaĂźt quâil est coupable des faits qui lui sont reprochĂ©s
- La composition pénale apparaßt adaptée à sa personnalité.
Contrairement aux mesures alternatives aux poursuites, la composition pénale exécutée par le mineur est inscrite sur le bulletin n°1 de son casier judiciaire.
Lorsque le procureur de la RĂ©publique envisage une mesure alternative aux poursuites, il convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux. Le mineur peut Ă©galement ĂȘtre assistĂ© dâun avocat.
Les représentants légaux qui ne se présentent pas devant le procureur de la République risquent des sanctions.
Le jour de la convocation, le procureur propose une mesure alternative aux poursuites au mineur. Sa proposition est faite en fonction des faits qui lui sont reprochés, de sa personnalité, de ses conditions de vie et d'éducation.
Les mesures applicables aux personnes majeures (exemple : mĂ©diation entre lâauteur de lâinfraction et la victime) peuvent ĂȘtre proposĂ©es aux mineurs.
Dâautres mesures alternatives aux poursuites sont spĂ©cialement prĂ©vues pour les mineurs :
- Accomplissement dâun stage de formation civique (par exemple, lorsquâune infraction a eu lieu Ă lâĂ©cole, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
- Consultation auprĂšs dâun psychiatre ou dâun psychologue
- Obligation du mineur et de ses représentants légaux de justifier de son assiduité à un enseignement ou à une formation professionnelle
- Proposition dâune mesure de rĂ©paration Ă lâĂ©gard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©. Il peut ĂȘtre proposĂ© au mineur dâĂ©crire un courrier Ă la victime ou de sâentretenir avec elle, si elle le souhaite. Le mineur peut Ă©galement participer Ă des ateliers collectifs ou Ă des actions de sensibilisation.
- Interdiction dâaller et venir sur la voie publique sans ĂȘtre accompagnĂ© par lâun de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux, sauf pour lâexercice dâune activitĂ© professionnelle, pour le suivi dâun enseignement ou dâune formation ou pour un motif grave dâordre mĂ©dical ou administratif. Cette mesure ne peut pas durer plus de 6 mois.
Pour que la mesure soit mise en place, le mineur doit lâaccepter.
Dans certains cas, les reprĂ©sentants lĂ©gaux doivent Ă©galement consentir Ă la mesure prise contre le mineur. Par exemple, ils doivent donner leur accord pour que le mineur accomplisse une mesure de rĂ©paration Ă lâĂ©gard de la victime ou de la sociĂ©tĂ©.
Si le mineur refuse la mesure, le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de mettre en Ćuvre une composition pĂ©nale ou dâengager des poursuites. Sâil est poursuivi, le mineur sera jugĂ© par un juge des enfants.
La composition pĂ©nale est une procĂ©dure qui consiste en lâexĂ©cution dâobligations proposĂ©es par le Parquet et acceptĂ©es par le mineur.
Avant que le Parquet propose une composition pénale, il doit examiner le recueil de renseignements socio-éducatifs rédigé par les services de la protection judiciaire de la jeunesse.
Sâil envisage une composition pĂ©nale, le procureur de la RĂ©publique convoque le mineur et ses reprĂ©sentants lĂ©gaux et leur Ă©nonce les obligations quâil souhaite fixer.
Le mineur et ses représentants légaux doivent consentir à ces obligations en présence de leur avocat.
La composition pĂ©nale doit Ă©galement ĂȘtre validĂ©e par le juge des enfants ou, pour les contravention des 4 premiĂšres classes, par le tribunal de police.
Dans le cadre dâune composition pĂ©nale, le procureur de la RĂ©publique peut prononcer plusieurs mesures. Parmi elles, il existe les suivantes :
- Interdiction de paraĂźtre dans certains lieux
- Suivi régulier de la scolarité ou d'une formation professionnelle
- Accomplissement d'un stage de formation civique (par exemple, lorsquâune infraction a eu lieu Ă lâĂ©cole, ce stage peut notamment permettre la sensibilisation du mineur aux risques liĂ©s au harcĂšlement scolaire)
- Respect d'une décision de placement judiciaire antérieurement prononcée par le juge
- Consultation auprĂšs d'un psychiatre ou dâun psychologue
- ExĂ©cution dâun contrat de volontariat pour lâinsertion.
La durĂ©e dâexĂ©cution de ces obligations ne peut pas dĂ©passer 6 mois.
Pendant ce dĂ©lai, le suivi de lâexĂ©cution de la mesure peut ĂȘtre confiĂ© Ă un service de la protection judiciaire de la jeunesse ou Ă une personne habilitĂ©e (exemple : association).
Si le mineur refuse la composition pĂ©nale ou nâexĂ©cute pas correctement les mesures prononcĂ©es contre lui, le procureur de la RĂ©publique engage des poursuites. Un procĂšs pourra donc avoir lieu.
Textes de référence
- Code de justice pĂ©nale des mineurs : article L122-8 â CapacitĂ© de discernement
- Code de justice pĂ©nale des mineurs : articles L422-1 Ă L422-2 â Mesures alternatives aux poursuites
- Code de justice pĂ©nale des mineurs : articles L422-3 Ă L422-4 â Composition pĂ©nale
