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Société d'exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) : ce qu'il faut savoir
La société d'exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) est une forme de société réservée aux professions libérales réglementées. Elle permet à ces professionnels d'exercer leur activité sous forme de sociétés de capitaux.
La sociĂ©tĂ© dâexercice libĂ©ral par actions simplifiĂ©e (SELAS) est une forme sociale rĂ©servĂ©e aux professions libĂ©rales rĂ©glementĂ©es, dont le capital et les droits de vote sont majoritairement dĂ©tenus par les professionnels qui y exercent effectivement leur activitĂ©. Le reste du capital peut ĂȘtre dĂ©tenu par dâautres personnes ou entitĂ©s tierces (autre professionnel qui n'exerce pas dans la SELAS, ancien professionnel de santĂ© ayant exercĂ© dans la SELAS, conjoint d'un professionnel, etc.).
Le fonctionnement de la SELAS est en grande partie calqué sur celui de la société par actions simplifiée (SAS). La SELAS bénéficie notamment du régime des sociétés de capitaux (impÎt sur les sociétés, responsabilité des associés limitée aux apports, etc.).
Avant de rĂ©aliser son immatriculation au RCS, la SELAS doit s'ĂȘtre inscrite au tableau de l'ordre professionnel ou avoir reçu l'agrĂ©ment de lâautoritĂ© compĂ©tente.
Par ailleurs, elle doit adresser chaque année, à l'autorité compétente en matiÚre d'agrément ou à l'ordre professionnel en matiÚre d'inscription, un état de la composition de son capital social et des droits de vote, ainsi qu'une version à jour de ses statuts.
Le montant du capital social est dĂ©terminĂ© librement par les associĂ©s (1 ⏠minimum). Le capital social peut ĂȘtre constituĂ© par des apports en numĂ©raire (de l'argent) et des apports en nature (des biens : matĂ©riel, machines, immeubles, clientĂšle, etc.).
DĂšs la crĂ©ation, au moins 50 % de l'apport en numĂ©raire doit ĂȘtre libĂ©rĂ©, c'est-Ă -dire versĂ© sur un compte Ă la disposition de la sociĂ©tĂ©. Le solde restant doit ĂȘtre libĂ©rĂ© dans les 5 ans qui suivent l'immatriculation.
L'Ă©valuation des apports en nature par un commissaire aux apports est obligatoire en principe. NĂ©anmoins, les associĂ©s peuvent dĂ©cider Ă lâunanimitĂ© de ne pas dĂ©signer de commissaire aux apports lorsque les 2 conditions suivantes sont rĂ©unies :
- Aucun des apports en nature n'a une valeur supĂ©rieure Ă 30 000 âŹ,
- Et la valeur totale des apports en nature ne représente pas plus de la moitié du capital social.
En fonction de son apport au capital, chaque associé reçoit un certain nombre de parts sociales lui conférant un droit de vote et un droit aux dividendes.
La SELAS autorise également les apports en industrie. Ces apports n'entrent pas dans la composition du capital social.
La SELAS doit ĂȘtre constituĂ©e d'au moins 2 associĂ©s. Il peut s'agir d'associĂ©s personnes physiques exerçant Ă titre individuel ou d'associĂ©s personnes morales (autres sociĂ©tĂ©s).
En principe, plus de la moitiĂ© du capital social et des droits de vote doit ĂȘtre dĂ©tenue, soit directement, soit par l'intermĂ©diaire d'une sociĂ©tĂ© de participations financiĂšres de professions libĂ©rales (SPFPL), par des professionnels exerçant au sein de la sociĂ©tĂ©.
Toutefois, selon la profession exercĂ©e par la sociĂ©tĂ©, la dĂ©tention de la partie majoritaire du capital peut ĂȘtre ouverte Ă d'autres personnes.
La partie majoritaire du capital social peut ĂȘtre dĂ©tenue par les personnes suivantes :
- Professionnels ou personnes morales exerçant l'objet social de la société
- Sociétés de participations financiÚres de professions libérales (SPFPL), à condition que la majorité du capital et des droits de vote de celles-ci soit détenue par tout professionnel ou personne morale établis en France ou toute personne européenne exerçant la profession constituant l'objet social de la société d'exercice faisant l'objet d'une prise de participations.
La partie majoritaire du capital social et des droits de vote peut ĂȘtre dĂ©tenue par les personnes suivantes :
- Professionnels ou personnes morales établis en France et exerçant une profession juridique ou judiciaire
- Personnes européennes exerçant une profession juridique ou judiciaire
- Sociétés de participations financiÚres de professions libérales, à condition que la majorité du capital et des droits de vote de celles-ci soit détenue par des personnes exerçant une profession juridique ou judiciaire, établies en France, ou par une personne européenne.
La société d'exercice libéral doit comprendre parmi ses associés, directement ou par l'intermédiaire d'une société de participations financiÚres de professions libérales, au moins une personne exerçant la profession constituant l'objet social de la société.
La partie majoritaire du capital social et des droits de vote peut ĂȘtre dĂ©tenue par les personnes suivantes :
- Professionnels ou personnes morales établis en France et exerçant l'objet social de la société
- Personnes européennes exerçant l'objet social de la société
- Sociétés de participations financiÚres de professions libérales, à condition que la majorité du capital et des droits de vote de celles-ci soit détenue par tout professionnel ou personne morale établis en France ou toute personne européenne exerçant la profession constituant l'objet social de la société d'exercice faisant l'objet d'une prise de participations.
Détention du complément minoritaire du capital social
Le complĂ©ment minoritaire peut ĂȘtre dĂ©tenu par les personnes suivantes :
- Personnes morales dont l'activité constitue l'objet social de la société
- Associés personnes physiques qui, ayant cessé toute activité professionnelle, ont exercé cette profession au sein de la société. Le délai de détention est limité à 10 ans.
- Ayants droit des associés personnes physiques mentionnés ci-dessus. Le délai de détention est limité à 5 ans suivant leur décÚs.
- Sociétés de participations financiÚres de professions libérales (SPFPL)
- Personnes exerçant une profession libĂ©rale rĂ©glementĂ©e de la mĂȘme famille que celle mentionnĂ©e dans l'objet social. Par exemple, un kinĂ©sithĂ©rapeute peut dĂ©tenir des parts dans une sociĂ©tĂ© de mĂ©decins. En revanche, un expert-comptable ne le peut pas dans une sociĂ©tĂ© d'avocats ou de notaires ou rĂ©ciproquement.
- Personnes européennes dont l'activité constitue l'objet social de la société.
Les associés ne sont responsables des dettes de la société qu'à hauteur de leur apport.
Autrement dit, si la société rencontre des difficultés financiÚres, les associés ne seront pas tenus de rembourser les créanciers au-delà de leur apport. Les associés ne perdront que ce qu'ils ont investis dans la société.
Si la sociĂ©tĂ© n'est pas en mesure de rembourser les mensualitĂ©s d'un prĂȘt ou d'honorer le paiement d'une commande Ă un fournisseur, les crĂ©anciers ne peuvent pas saisir les biens personnels des associĂ©s.
La SELAS est dirigĂ©e par un prĂ©sident personne physique ou morale. Le prĂ©sident doit ĂȘtre choisi parmi les associĂ©s et doit exercer obligatoirement son activitĂ© libĂ©rale rĂ©glementĂ©e au sein de la sociĂ©tĂ©.
Dans les rapports entre associĂ©s, les pouvoirs du gĂ©rant sont dĂ©terminĂ©s par les statuts. Dans le silence des statuts, le gĂ©rant peut faire tous actes de gestion dans l'intĂ©rĂȘt de la sociĂ©tĂ© (ex : souscription d'une assurance professionnelle, envoi des convocations aux assemblĂ©es, paiement des cotisations sociales).
Dans les rapports avec les tiers, le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société, sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux associés.
Les associés sont libres de mettre en place d'autres organes de direction :
- Directeur gĂ©nĂ©ral : un ou plusieurs directeurs gĂ©nĂ©raux peuvent ĂȘtre nommĂ©s parmi les associĂ©s exerçant leur activitĂ© au sein de la sociĂ©tĂ©. Il est possible dâaccorder lâintĂ©gralitĂ© du pouvoir de direction Ă un directeur gĂ©nĂ©ral et de laisser le prĂ©sident reprĂ©senter la sociĂ©tĂ© Ă l'Ă©gard des tiers (pouvoir quâon ne peut lui retirer).
- Comités de direction et de contrÎle : un comité de surveillance chargé de contrÎler la gestion du président, ou un comité de direction qui aura le pouvoir de diriger la société en interne.
Les statuts dĂ©terminent les dĂ©cisions qui doivent ĂȘtre prises collectivement par les associĂ©s, dans les formes et conditions qu'ils prĂ©voient :
- Organe habilité à prendre la décision : assemblée générale ou conseil de direction
- Nombre de voix exigé : majorité classique (+ 50 %), majorité des 2/3, majorité des 3/4, etc.
- Quorum exigé : c'est-à -dire le nombre minimum exigé de personnes présentes ou représentées pour qu'un vote ou une décision soit valable.
La SELAS relĂšve du rĂ©gime de l'impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s (IS). Ă ce titre, elle rĂ©alise chaque annĂ©e une dĂ©claration de rĂ©sultat n° 2065, dans les 3 mois de la clĂŽture de lâexercice. NĂ©anmoins, si lâexercice est clos le 31 dĂ©cembre ou si aucun exercice ne lâest au cours dâune annĂ©e, la dĂ©claration est rĂ©alisĂ©e au plus tard le 2e jour ouvrĂ© suivant le 1er mai.
Le montant de l'impÎt sur les sociétés (IS) est calculé à partir des résultats du dernier exercice clos. Le taux d'imposition est de 25 % sur la totalité de ce résultat fiscal.
Un taux rĂ©duit de 15 % s'applique aux petites et moyennes entreprises qui rĂ©alisent un chiffre dâaffaires hors taxes nâexcĂ©dant pas 10 000 000 ⏠et dont le capital est entiĂšrement libĂ©rĂ© et dĂ©tenu pour au moins 75 % par des personnes physiques. Ce taux s'applique sur la part des bĂ©nĂ©fices allant jusqu'Ă 42 500 âŹ. Au delĂ , le taux d'imposition est de 25 %.
En savoir plus sur l'option pour l'impĂŽt sur le revenu (IR)
Une société peut opter pour le régime de l'impÎt sur le revenu (IR) lorsqu'elle remplit toutes les conditions suivantes :
- Elle exerce à titre principal une activité commerciale, artisanale, agricole ou libérale.
- Elle n'est pas cotée en bourse.
- Elle emploie moins de 50 salariés.
- Elle rĂ©alise un chiffre d'affaires annuel ou avoir un bilan total infĂ©rieur Ă 10 000 000 âŹ.
- Elle doit avoir été créée depuis moins de 5 ans au moment de la demande d'option.
- Les droits de vote doivent ĂȘtre dĂ©tenus Ă au moins 50 % par une ou plusieurs personnes physiques.
- Les droits de vote doivent ĂȘtre dĂ©tenus Ă au moins 34 % par l'une ou les personnes suivantes : prĂ©sident, directeur gĂ©nĂ©ral, prĂ©sident du conseil de surveillance, membre du directoire ou gĂ©rant et les membres de leur foyer fiscal.
Cette option est valable pour 5 exercices comptables et ne peut pas ĂȘtre renouvelĂ©e. Cette option entraine une imposition du rĂ©sultat directement au niveau des associĂ©s, en fonction de la participation de chacun dans le capital de la sociĂ©tĂ©.
Depuis le 1er janvier 2024, les associĂ©s personnes physiques de sociĂ©tĂ©s dâexercice libĂ©ral (SELARL, SELAS, SELAFA...) connaissent un nouveau rĂ©gime de taxation de leur rĂ©munĂ©ration issue de leur activitĂ© libĂ©rale.
Auparavant imposĂ©e dans la catĂ©gorie des traitements et salaires, leur rĂ©munĂ©ration versĂ©e par la sociĂ©tĂ© Ă raison de lâexercice de lâactivitĂ© libĂ©rale (dite « rĂ©munĂ©ration technique ») relĂšve dĂ©sormais de la catĂ©gorie des bĂ©nĂ©fices non commerciaux (BNC).
La conséquence principale est que les associés de SEL ne pourront plus bénéficier de la déduction forfaitaire de 10 % prévue en matiÚre de traitements et salaires pour les frais professionnels, cette déduction n'étant pas prévue en matiÚre de BNC.
La rémunération du mandat social versée au gérant n'est pas concernée par ce changement. Le gérant doit distinguer cette rémunération qui demeure imposée dans la catégorie des traitements et salaires.
Les bĂ©nĂ©fices non commerciaux (BNC) de l'associĂ© relĂšvent soit du rĂ©gime de la dĂ©claration contrĂŽlĂ©e, soit du rĂ©gime micro-BNC si ses recettes hors taxes de lâannĂ©e N-1 ou N-2 ne dĂ©passent pas 83 600 âŹ. Pour l'apprĂ©ciation de ce seuil, il faut tenir compte des rĂ©munĂ©rations suivantes :
- Rémunération technique versée par la SEL
- DĂ©penses professionnelles de lâassociĂ© acquittĂ©es en son nom et pour son compte par la SEL, au titre de lâannĂ©e N-1 ou N-2 qui auraient Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es en BNC si elles avaient Ă©tĂ© perçues Ă compter de 2024.
Tout associé de SEL relevant de la déclaration contrÎlée doit tenir une comptabilité : livre-journal (recettes/dépenses) et registre des immobilisations.
L'associé doit réaliser une déclaration annuelle de résultat (déclaration n° 2035-SD) pour déterminer son revenu BNC dont il reporte ensuite le montant sur sa déclaration complémentaire de revenus (déclaration n° 2042 C-PRO).
L'associĂ© peut dĂ©duire ses frais professionnels rĂ©els (frais kilomĂ©triques, petit Ă©quipement, abonnements magazinesâŠ) de son rĂ©sultat, Ă condition qu'ils n'aient pas dĂ©jĂ Ă©tĂ© pris en charge directement par la SEL (et donc dĂ©jĂ dĂ©duits du rĂ©sultat de celle-ci).
Les cotisations retraite versĂ©es au titre d'un contrat « Madelin » sont dĂ©ductibles des bĂ©nĂ©fices dĂ©clarĂ©s au titre de lâactivitĂ© libĂ©rale des associĂ©s en SEL.
Un associé de SEL relevant du micro-BNC doit tenir un document qui enregistre le détail journalier de ses recettes professionnelles.
Il doit également reporter le montant de ses rémunérations techniques sur sa déclaration complémentaire de revenus (déclaration n° 2042 C-PRO).
Le bénéfice imposable est alors déterminé en appliquant un abattement forfaitaire de 34 % sur le montant des recettes HT.
Les cotisations retraite versĂ©es au titre d'un contrat « Madelin » sont dĂ©ductibles des bĂ©nĂ©fices dĂ©clarĂ©s au titre de lâactivitĂ© libĂ©rale des associĂ©s en SEL.
Pour permettre la dĂ©claration de leur revenus en 2025, les associĂ©s de SEL doivent remplir un questionnaire et lâadresser au service des impĂŽts des entreprises (SIE) dont dĂ©pend la SEL Ă laquelle ils sont associĂ©s.
Ă compter de cette rĂ©forme, tout associĂ© de SEL doit ĂȘtre identifiĂ© par un numĂ©ro Siren. Il doit ainsi s'immatriculer en tant qu'associĂ© de SEL et non en tant qu'entrepreneur individuel, sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises.
Depuis le 1er janvier 2023, les formalitĂ©s de crĂ©ation, de modification et de cessation d'activitĂ© doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es en ligne sur le guichet des formalitĂ©s des entreprises. Ce « guichet unique » remplace les centres de formalitĂ©s des entreprises (CFE) qui sont supprimĂ©s. Il concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur forme juridique ou leur activitĂ©.
Malgré cette nouvelle immatriculation, l'activité libérale est bel et bien exercée au nom et pour le compte de la société.
Les associés, qui accomplissent les actes professionnels, n'exercent pas en nom propre. Ils ne répondent pas à la définition d'entrepreneur individuel. Cela appelle 3 précisions  :
- L'associé de SEL n'est pas soumis à la TVA, il ne doit pas facturer la TVA sur ses rémunérations techniques à la SEL dans laquelle il exerce son activité libérale.
- L'associĂ© de SEL n'est pas redevable de la CFE. LâactivitĂ© libĂ©rale Ă©tant exercĂ©e par la sociĂ©tĂ©, câest donc elle qui est seule redevable de la cotisation fonciĂšre des entreprises (CFE).
- L'associĂ© de SEL ne peut pas opter pour l'assimilation Ă l'EURL qui emporte assujettissement Ă lâIS.
Lorsque la société réalise des bénéfices, l'associé de SEL est amené à percevoir des dividendes. Ces dividendes donnent lieu à l'un des modes d'imposition suivants, au choix :
- PrélÚvement forfaitaire unique (PFU) (régime applicable par défaut) : les dividendes sont soumis à un taux global de 31,4 %, c'est-à -dire 12,8 % au titre de l'impÎt sur le revenu et 18,6 % de prélÚvements sociaux.
- BarÚme progressif de l'impÎt sur le revenu (régime applicable sur option) : les dividendes sont intégrés à l'assiette de l'impÎt sur le revenu de l'associé aprÚs application d'un abattement de 40 %. L'ensemble des revenus de l'associé sera ensuite imposé selon sa tranche d'imposition (de 0 à 45 %).
| Tranches de revenus | Taux d'imposition de la tranche de revenu |
| Jusqu'à 11 600 ⏠| 0 % |
| De 11 601 ⏠à  29 579 ⏠| 11 % |
| De 29 580 ⏠à  84 577 ⏠| 30 % |
| De 84 578 ⏠à 181 917 ⏠| 41 % |
| Plus de 181 917 ⏠| 45 % |
Dans un cas comme dans l'autre, l'associé doit déclarer les dividendes perçus dans sa déclaration personnelle de revenus, en tant que « revenus de capitaux mobiliers ».
D'un point de vue social, le président de SELAS est assimilé-salarié et bénéficient de la protection sociale prévue par le régime général de la Sécurité sociale.
Les cotisations sociales liĂ©es au dirigeant et versĂ©es par l'entreprise sont les mĂȘmes que celles d'un salariĂ© cadre, sauf l'assurance chĂŽmage. Ils peuvent cependant, s'ils le souhaitent, souscrire en plus une assurance chĂŽmage complĂ©mentaire.
Il bénéficie d'une assurance maladie-maternité, des allocations familiales, assurance contre les accidents du travail, une assurance retraite de base, une assurance retraite complémentaire et une assurance prévoyance.
Le dirigeant n'ayant pas droit Ă l'assurance chĂŽmage, il n'a pas Ă verser la contribution d'assurance chĂŽmage.
Pour en savoir plus sur la protection sociale du dirigeant de société, vous pouvez consulter notre fiche dédiée.
Chaque associé est personnellement responsable des actes professionnels qu'il accomplit.
Lorsqu'un associĂ© commet une faute dans le cadre de son activitĂ© professionnelle, il est tenu de payer les dommages-intĂ©rĂȘts Ă la victime (un client ou un patient), au moyen de son patrimoine personnel.
- Un chirurgien-dentiste blesse son patient lors de soins dentaires.
- Un expert-comptable commet des erreurs dans la tenue de la comptabilitĂ© et dans les dĂ©clarations fiscales de son client qui fait ensuite l'objet dâun redressement fiscal.
- Un notaire ne vĂ©rifie pas la validitĂ© du titre de propriĂ©tĂ© du vendeur dâun bien immobilier. Il peut ĂȘtre responsable envers lâacquĂ©reur qui dĂ©couvre que le bien est grevĂ© dâune hypothĂšque ou dâune servitude.
Dans cette situation, la sociĂ©tĂ© est solidairement responsable avec lui. Cela signifie que la victime du prĂ©judice peut poursuivre indiffĂ©remment la sociĂ©tĂ© ou le professionnel qui a commis la faute. Si elle est poursuivie, la sociĂ©tĂ© peut ensuite se retourner contre lâassociĂ© pour obtenir le remboursement.
Par consĂ©quent, la SEL et ses associĂ©s Ă titre individuel ont lâobligation de souscrire une assurance responsabilitĂ© civile professionnelle (RCP). Cette assurance doit ĂȘtre contractĂ©e avant mĂȘme d'exercer, une attestation de souscription peut ĂȘtre rĂ©clamĂ©e lors de l'inscription Ă l'Ordre.
L'assurance RCP offre un accompagnement dans la recherche dâune solution Ă lâamiable, une prise en charge des frais juridiques et de procĂ©dure, ainsi que la rĂ©paration du prĂ©judice.
Au sein de la SELAS, les cessions d'actions sont soumises à une procédure d'agrément et ce, peu importe le bénéficiaire de la cession (un associé, un conjoint, un ascendant ou descendant, un tiers extérieur à la société, etc.).
Ainsi, les actions ne peuvent ĂȘtre cĂ©dĂ©es qu'avec le consentement de la majoritĂ© des associĂ©s reprĂ©sentant au moins les 2/3 des associĂ©s exerçant leur profession au sein de la sociĂ©tĂ©.
Dans le cadre d'une SELAS, plus de la moitiĂ© du capital social et des droits de vote doit ĂȘtre dĂ©tenue, soit directement, soit par l'intermĂ©diaire d'une sociĂ©tĂ© de participations financiĂšres de professions libĂ©rales (SPFPL), par des professionnels exerçant au sein de la sociĂ©tĂ©.
Les cessions de droits sociaux constatées par un acte sont obligatoirement soumises à la formalité de l'enregistrement dans le délai de 1 mois à compter de la date de l'acte.
L'acte de cession doit ĂȘtre dĂ©posĂ© sur place ou par courrier, en 2 exemplaires et accompagnĂ© du rĂšglement des droits (par chĂšque ou virement) au service en charge de lâenregistrement du domicile de l'une des parties ou de la rĂ©sidence du notaire si la cession est rĂ©alisĂ©e par acte notariĂ©.
Les cessions de droits sociaux qui ne sont pas constatĂ©es par un acte doivent ĂȘtre dĂ©clarĂ©es dans le dĂ©lai de 1 mois Ă partir de la date de cession :
- soit au moyen du service en ligne disponible sur impots.gouv.fr dans votre espace professionnel, rubrique Démarches > Cessions de droits sociaux
- soit au moyen du formulaire n° 2759, Ă dĂ©poser au service de lâenregistrement dont dĂ©pend lâune des parties.
La transmission d'actions donne lieu au paiement d'un droit d'enregistrement Ă l'administration fiscale.
Le paiement de ce droit est, en principe, à la charge de l'acquéreur. Néanmoins, l'acte de cession peut prévoir que le paiement de ce droit est à la charge du cédant ou partagé entre les 2 parties.
Le montant de cette taxe s'élÚve à 0,1 % du prix de la cession.
Le taux passe à 5 % pour les sociétés à prépondérance immobiliÚres, c'est-à -dire les sociétés dont plus de la moitié de l'actif est composée d'immeubles non affectés à son exploitation professionnelle.
Le montant du droit d'enregistrement ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă 25 âŹ.
| SELAS | SELARL | SELAFA | SCP | |
| Nombre d'associés | 2 minimum(ou 1 associé en SELASU) | 2 à 100(ou 1 associé en SELARLU) | 2 minimum | 2 minimum |
| Dirigeant | Président + directeurs généraux | Gérant(s) | Président + Conseil d'administration ou Directoire | Gérant(s) |
| Capital social | Libre | Libre | 37 000 ⏠minimum | Libre |
| Apports autorisés | Numéraire, nature et industrie | Numéraire, nature et industrie | Numéraire et nature uniquement | Numéraire, nature et industrie |
| Libération des apports en numéraire | Au moins 1/2 dÚs la création | Au moins 1/5 dÚs la création | Au moins 1/2 dÚs la création | Spécifique à la profession exercée par la société |
| Responsabilité financiÚre des associés | Limitée aux apports | Limitée aux apports | Limitée aux apports | Indéfinie |
| Imposition des bénéfices | ImpÎt sur les sociétés (IS). Option possible pour l'IR | ImpÎt sur les sociétés (IS). Option possible pour l'IR | ImpÎt sur les sociétés (IS). Option possible pour l'IR | ImpÎt sur le revenu (IR). Option possible pour l'IS |
| Régime social du dirigeant | Assimilé salarié | TNS si gérance majoritaire, assimilé salarié dans les autres cas | Assimilé salarié | Travailleur non-salarié (TNS) |
| Titres sociaux | Actions | Parts sociales | Actions | Parts sociales |
| Admissible aux négociations sur un marché réglementé | Non | Non | Non (contrairement à la SA classique) | Non |
| Transmission de titres | Majorité des 2/3 des associés exerçant leur profession dans la SELAS | Majorité des 3/4 des associés exerçant leur profession dans la SELARL | Selon les modalités prévues dans les statuts de la SELAFA | Majorité des associés représentant au moins 3/4 des voix |
| Droit d'enregistrement | 0,1 % du prix de cession | 3 % du prix de cession aprÚs un abattement de 23 000 ⏠| 0,1 % du prix de cession | 3 % du prix de cession aprÚs un abattement de 23 000 ⏠|
Services en ligne
Textes de référence
- Ordonnance n° 2023-77 du 8 fĂ©vrier 2023 relative Ă l'exercice en sociĂ©tĂ© des professions libĂ©rales rĂ©glementĂ©es â RĂ©gime des sociĂ©tĂ©s d'exercice libĂ©ral (articles 40 Ă 95)
- DĂ©cret n° 2025-1216 du 11 dĂ©cembre 2025 relatif Ă l'exercice en sociĂ©tĂ© des professions de santĂ© â Application de lâordonnance n°2023-77 du 8 fĂ©vrier 2023
