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Transmission d'entreprise : cession d'actions à un membre de la famille

VĂ©rifiĂ© le 21/02/2026 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

Chaque action représente une fraction du capital de la société et fait de son détenteur un associé (ou un actionnaire dans la SA). Ainsi la cession d'actions consiste pour un associé (le cédant) à transmettre à un acquéreur (le cessionnaire), les droits qu'il détient dans le capital social de l'entreprise. Cette opération doit respecter un certain nombre d'étapes.

En principe, la cession d'actions en SAS ou SA est libre, la loi ne prévoit aucune procédure d'agrément.

Toutefois, les statuts peuvent contenir des clauses spécifiques pour restreindre les possibilités de cessions.

Clause d'agrément

La clause d'agrément permet de soumettre les cessions d'actions à l'accord des associés, à l'unanimité ou la majorité d'entre eux. L'agrément permet de contrÎler l'entrée de nouveaux associés dans la société et d'écarter ceux dont la présence est, pour une raison quelconque, jugée non souhaitable.

Lorsqu'une clause d'agrément est stipulée, la demande d'agrément est notifiée à la société ou au président. La notification indique les nom, prénoms et adresse de l'acquéreur, le nombre des titres de capital ou valeurs mobiliÚres donnant accÚs au capital dont la cession est envisagée et le prix offert.

💡 À noter

Dans le cadre d'une SAS, la clause d'agrément peut viser tout type de cession d'actions : au conjoint, à un descendant ou ascendant, à un associé, à un tiers.

La violation de la clause d'agrément entraßne la nullité de la cession.

Clause de préemption

La clause de préemption (ou « clause de préférence ») offre à l'associé visé un droit de priorité pour racheter les actions que le cédant envisage de céder.

Ainsi, cette clause oblige le cédant à proposer la cession de ses actions à l'associé bénéficiaire avant toute cession à un conjoint, ascendant, descendant ou tiers, etc.

La violation de la clause de prĂ©emption n’entraĂźne pas nullitĂ© de la cession. Toutefois, le cĂ©dant peut ĂȘtre condamnĂ© au versement de dommages-intĂ©rĂȘts en rĂ©paration du prĂ©judice causĂ© au bĂ©nĂ©ficiaire.

Clause d'inaliénabilité

La clause d'inaliĂ©nabilitĂ© interdit la cession d'actions pendant une durĂ©e de 10 ans maximum. Les statuts doivent prĂ©ciser le point de dĂ©part du dĂ©lai d'inaliĂ©nabilitĂ© qui peut ĂȘtre la date de crĂ©ation de la sociĂ©tĂ© ou la date de souscription ou d'acquisition des actions.

PassĂ© ce dĂ©lai, les actions ne sont plus immobilisĂ©es et peuvent ĂȘtre cĂ©dĂ©es librement, sous rĂ©serve d'une clause d'agrĂ©ment ou de prĂ©emption.

💡 À noter

Cette clause ne peut ĂȘtre adoptĂ©e ou modifiĂ©e qu'Ă  l'unanimitĂ© des associĂ©s.

Par ailleurs, la clause d'inaliĂ©nabilitĂ© peut ĂȘtre adaptĂ©e aux objectifs poursuivis par les intĂ©ressĂ©s. Il peut ĂȘtre prĂ©vu que l'inaliĂ©nabilitĂ© impacte seulement les actions de certains associĂ©s nommĂ©ment dĂ©signĂ©s dans les statuts (ex : les associĂ©s considĂ©rĂ©s comme essentiels Ă  la pĂ©rennitĂ© de la sociĂ©tĂ©).

Il est également possible de limiter l'inaliénabilité à une certain proportion de droits sociaux de chaque associé, de sorte que la part excédant cette proportion reste cessible.

Clause d'agrément

La clause d'agrément permet de soumettre les cessions d'actions à l'accord d'un organe de la société (AGO, conseil d'administration, etc.). L'agrément permet de contrÎler l'entrée de nouveaux actionnaires dans la société et d'écarter ceux dont la présence est, pour une raison quelconque, jugée non souhaitable.

Lorsqu'une clause d'agrément est stipulée, la demande d'agrément est notifiée à la société par acte extrajudiciaire ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. La notification indique les nom, prénoms et adresse de l'acquéreur, le nombre des titres de capital ou valeurs mobiliÚres donnant accÚs au capital dont la cession est envisagée et le prix offert.

La dĂ©cision doit ĂȘtre prise dans un dĂ©lai de 3 mois. Si la sociĂ©tĂ© n'agrĂ©e pas l'acquĂ©reur proposĂ©, les dirigeants sont tenus, dans un nouveau dĂ©lai de 3 mois Ă  compter de la notification du refus, de faire acquĂ©rir les titres soit par un actionnaire ou par un tiers, soit, avec le consentement du cĂ©dant, par la sociĂ©tĂ© en vue d'une rĂ©duction du capital.

💡 À noter

Dans les SA, la clause d'agrément a une portée limitée, elle ne peut viser que les cessions d'actions aux actionnaires et aux tiers. Ainsi, les cessions au conjoint ainsi qu'aux ascendants ou descendants restent libres.

La violation de la clause d'agrément entraßne la nullité de la cession.

Clause de préemption

La clause de préemption (ou « clause de préférence ») offre à l'actionnaire visé un droit de priorité pour racheter les actions que le cédant envisage de céder.

Ainsi, cette clause oblige le cédant à proposer la cession de ses actions à l'actionnaire bénéficiaire avant toute cession à un conjoint, ascendant, descendant ou tiers, etc.

La violation de la clause de prĂ©emption n’entraĂźne pas nullitĂ© de la cession. Toutefois, le cĂ©dant peut ĂȘtre condamnĂ© au versement de dommages-intĂ©rĂȘts en rĂ©paration du prĂ©judice causĂ© au bĂ©nĂ©ficiaire.

L'important est de se référer aux statuts pour savoir dans quelle mesure le cédant est libre de céder ses actions.

Dans le cadre d'une cession d'actions, la rédaction d'un écrit n'est pas obligatoire. Néanmoins, il est fortement conseillé de constater la cession par écrit pour des raisons de preuves en cas de litige.

Ainsi, l'acte de cession d'actions mentionne les éléments suivants :

  • IdentitĂ© des parties
  • Nombre d'actions cĂ©dĂ©es
  • Prix de la cession
  • Mode de paiement
  • DĂ©lai de transfert des actions

Le transfert de propriété des actions s'effectue par virement de compte à compte. L'inscription des actions au compte du bénéficiaire rend la cession opposable à la société et aux tiers.

💡 À noter

Il est nécessaire d'inscrire la cession dans le registre des mouvements qui répertorie tous les transferts de titres intervenus.

AprÚs la cession des actions (et notamment lorsque celle-ci implique un changement de contrÎle de la société), l'apparition de dettes inconnues est un risque majeur que l'acquéreur doit éviter pour assurer la pérennité de l'entreprise.

Par la clause de garantie d'actif-passif, le cédant garantit l'exactitude de toutes les informations fournies à l'acquéreur : activité de l'entreprise, comptes sociaux, clients et fournisseurs, charge salariale, répartition du capital, absence de disposition affectant la cessibilité des titres, état des sûretés, prises de participation éventuelles dans d'autres sociétés, litiges en cours, etc.

Cette clause de garantie permet à l'acquéreur de se prémunir contre :

  • La dĂ©couverte d'un passif qui n'avait pas Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© au moment de la cession (il doit s'agir d'une dette antĂ©rieure Ă  la cession et rĂ©vĂ©lĂ©e aprĂšs la cession)
  • Une Ă©valuation erronĂ©e de l'actif dont la valeur s'avĂšre finalement infĂ©rieure Ă  ce qui avait Ă©tĂ© convenu (ex : apprĂ©ciation trop gĂ©nĂ©reuse des stocks).

Si l'une de ces hypothÚses est confirmée aprÚs la cession d'actions, l'acquéreur peut actionner la garantie pour obtenir une indemnisation de la part du cédant.

💡 À noter

Il est également possible de conclure une clause de non-garantie d'actif ou de passif lorsque l'acquéreur connaßt bien l'entreprise, soit pour avoir été un associé de référence (ex : un minoritaire représenté au conseil) avant la cession, soit pour avoir été dirigeant de la société cible.

La clause de garantie doit ĂȘtre expressĂ©ment prĂ©vue dans l'acte de cession ou dans un acte sĂ©parĂ© signĂ© par les parties. Elle doit contenir les informations suivantes :

  • CatĂ©gories de dettes qui entrent dans le champ de la garantie. En l'absence de prĂ©cision, la garantie couvre l'ensemble des dettes liĂ©es Ă  l'activitĂ© de la sociĂ©tĂ©.
  • Date de dĂ©part de la garantie : la date qui permet d'apprĂ©cier l'origine antĂ©rieure ou postĂ©rieure de la dette.
  • DurĂ©e de la clause : entre 3 et 5 ans.
  • Calcul de l'indemnisation : le pourcentage de la dette que vous vous engagez Ă  prendre en charge. Ce pourcentage peut ĂȘtre dĂ©croissant avec le temps.
  • Montant plancher de la garantie : le montant Ă  partir duquel la garantie peut ĂȘtre activĂ©e.
  • Montant plafond de l'indemnisation : le montant maximum Ă  hauteur duquel le cĂ©dant est engagĂ©. Il ne sera pas obligĂ© de payer au-delĂ .
  • ModalitĂ©s de mise en Ɠuvre : des informations supplĂ©mentaires nĂ©cessaires pour appliquer la garantie (justification du passif, modalitĂ©s d'envoi de la demande d'indemnisation, etc.).

Les modalités de déclaration varient selon que la cession est constatée ou non par un écrit.

Les cessions d'actions constatées par un acte sont obligatoirement soumises à la formalité de l'enregistrement dans le délai de 1 mois à compter de la date de l'acte.

L'acte de cession doit ĂȘtre dĂ©posĂ© sur place ou par courrier, en 2 exemplaires et accompagnĂ© du rĂšglement des droits (par chĂšque ou virement) au service en charge de l’enregistrement du domicile de l'une des parties ou de la rĂ©sidence du notaire si la cession est rĂ©alisĂ©e par acte notariĂ©.

Les cessions d'actions qui ne sont pas constatĂ©es par un acte doivent ĂȘtre dĂ©clarĂ©es dans le dĂ©lai de 1 mois Ă  partir de la date de cession :

  • soit au moyen du service en ligne disponible sur impots.gouv.fr dans l'espace professionnel de l'entreprise, rubrique DĂ©marches > Cessions de droits sociaux
  • soit au moyen du formulaire n° 2759, Ă  dĂ©poser au service de l’enregistrement dont dĂ©pend l’une des parties.

L'acquisition d'actions donne lieu au paiement par l'acquéreur d'un droit d'enregistrement.

Toutefois, l'acte de cession peut prévoir que le paiement des droits est à la charge du cédant ou partagé entre les 2 parties.

Le montant des droits d'enregistrement s'Ă©lĂšve Ă  0,1 % du prix de la cession. Le montant perçu par le service des impĂŽts ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  25 €.

Le taux passe à 5 % pour les sociétés à prépondérance immobiliÚre, c'est-à-dire les sociétés dont plus de la moitié de l'actif est composée d'immeubles non affectés à son exploitation professionnelle.

En matiÚre de cession d'actions, la modification statutaire n'est pas systématiquement obligatoire. Elle n'est requise que lorsque les statuts fixent la répartition du capital social ou mentionnent l'identité des actionnaires.

Lorsqu'il est nécessaire de modifier les statuts, les modalités de la modification varient selon la forme sociale.

La dĂ©cision de modifier les statuts doit ĂȘtre votĂ©e et approuvĂ©e dans les conditions prĂ©vues dans les statuts eux-mĂȘmes :

  • Organe habilitĂ© Ă  prendre la dĂ©cision : conseil de direction, assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale
  • Nombre de voix exigĂ© : majoritĂ© classique (+ 50 %), majoritĂ© des 2/3, majoritĂ© des 3/4, etc.
  • Quorum exigĂ© : s'il s'agit d'une dĂ©cision prise en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.
⚠ Attention

En l'absence de précisions dans les statuts, l'accord unanime des associés est requis.

L'assemblée générale extraordinaire ne peut valablement délibérer que si les actionnaires présents ou représentés possÚdent au moins 1/4 des actions (sur premiÚre convocation) et 1/5 de celles-ci (sur deuxiÚme convocation).

Dans le cas contraire, il faudra convoquer une nouvelle assemblée dans les 2 mois au plus tard.

Si le quorum est respectĂ©, les modifications doivent ensuite ĂȘtre dĂ©cidĂ©es Ă  la majoritĂ© des 2/3 des voix exprimĂ©es par les actionnaires prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s. Les voix exprimĂ©es ne comprennent pas celles attachĂ©es aux actions pour lesquelles l'actionnaire n'a pas pris part au vote, s'est abstenu ou a votĂ© blanc ou nul.

La modification des statuts ne fait l'objet d'aucune inscription modificative au RCS, ni d'insertion dans un support d'annonces légales.

💡 À noter

MĂȘme lorsque la modification des statuts n'est pas nĂ©cessaire, il est obligatoire d'inscrire la cession dans le registre des mouvements qui rĂ©pertorie tous les transferts de titres intervenus.

Lors de la cession, le cédant peut réaliser une plus-value qui correspond à la différence entre le prix de cession et la valeur d'origine de ses titres de société.

Les plus-values rĂ©alisĂ©es sur la cession des actions peuvent ĂȘtre imposĂ©es selon 2 modes d'imposition diffĂ©rents, au choix :

  • Taux forfaitaire de l'impĂŽt sur le revenu
  • BarĂšme progressif de l'impĂŽt sur le revenu

Lorsque le cĂ©dant n’a pas prĂ©alablement choisi de mode d’imposition de sa plus-value , c’est le « prĂ©lĂšvement forfaitaire unique (PFU) » qui s’applique. Autrement dit, cette plus-value est imposĂ©e Ă  hauteur de 12,8 % au titre du taux forfaitaire de l'impĂŽt sur le revenu, auquel s'ajoutent les prĂ©lĂšvements sociaux au taux de 18,6 %, soit une imposition totale Ă  payer de 31,4 % .

💡 À noter

L'associĂ© cĂšde pour un montant de 150 000 € les titres de sociĂ©tĂ©s qu'il a initialement achetĂ©s 100 000 €. Il rĂ©alise donc une plus-value de 50 000 €.

  • Calcul du montant des prĂ©lĂšvements sociaux : 50 000 x 18,6 % = 9 300 €
  • Calcul du montant de l'impĂŽt sur le revenu : 50 000 x 12,8 % = 6 400 €

Il devra donc s'acquitter au total de 15 700 € sur le transfert de ses titres (actions ou parts sociales).

La plus value-rĂ©alisĂ©e par le cĂ©dant sera automatiquement imposĂ©e selon ce taux forfaitaire, sauf s’il opte prĂ©alablement pour une imposition selon le barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu.

Il peut renoncer au taux forfaitaire de 12,8 % et choisir, sur option expresse et rĂ©vocable, d'ĂȘtre soumis au barĂšme progressif de l'impĂŽt sur le revenu. Pour opter, il doit cocher la case 2OP du formulaire cerfa n°2042 au moment de sa dĂ©claration de revenu.

La plue-value est alors prise en compte dans son revenu net global et est imposée selon sa tranche d'imposition (de 0 à 45 %).

💡 À noter

Lorsque le cĂ©dant opte pour le barĂšme progressif, cette option vaut pour l’ensemble des revenus et gains mobiliers entrant initialement dans le champ du prĂšlĂšvement forfaitaire unique (PFU).

Tranches de revenusTaux d'imposition de la tranche de revenu
Jusqu'à 11 600 €0 %
De 11 601 € à  29 579 €11 %
De 29 580 € à  84 577 €30 %
De 84 578 € à 181 917 €41 %
Plus de 181 917 €45 %

Les prĂ©lĂšvements sociaux sont appliquĂ©s de la mĂȘme maniĂšre au taux de 18,6 % sur le montant de la plus-value.

Par ailleurs, lorsqu'il opte pour l'imposition selon le barÚme progressif, le cédant peut bénéficier d'un abattement sur ses plus-values résultant de la cession des titres qu'il a acquis ou souscrits avant le 1er janvier 2018.

Il existe un abattement de droit commun et un abattement renforcé.

Abattement général

L'abattement de droit commun est applicable dans toutes les situations et est directement lié à la durée de détention des actions :

  • 50 % pour les titres dĂ©tenus entre 2 et 8 ans
  • 65 % pour les titres dĂ©tenus depuis plus de 8 ans

Abattement renforcé

L'abattement renforcé est également lié à la durée de détention des actions mais il est plus avantageux fiscalement :

  • 50 % pour les titres dĂ©tenus entre 1 et 4 ans
  • 65 % pour les titres dĂ©tenus entre 4 et 8 ans
  • 85 % pour les titres dĂ©tenus depuis plus de 8 ans

L'abattement renforcé s'applique dans l'une des situations suivantes :

  • L'associĂ© cĂšde les actions d'une PME de moins de 10 ans Ă  la date de souscription ou d'acquisition des titres : il s'agit d'une entreprise de moins de 250 salariĂ©s qui rĂ©alise un chiffre d'affaires infĂ©rieur Ă  50 millions d'euros.
  • L'associĂ© cĂšde les actions d'une PME dont il est dirigeant et il part Ă  la retraite : il doit avoir Ă©tĂ© dirigeant en continu et avoir dĂ©tenu au moins 25 % des droits de la sociĂ©tĂ© pendant les 5 ans prĂ©cĂ©dant la cession. Il doit cesser toute activitĂ© dans la sociĂ©tĂ© et faire valoir ses droits Ă  la retraite dans les 2 ans qui suivent la cession.
💡 À noter

Un dirigeant de PME partant Ă  la retraite peut Ă©galement opter pour un abattement fixe de 500 000 €. Celui-ci s'applique aux cessions rĂ©alisĂ©es jusqu'au 31 dĂ©cembre 2031, quelles que soient les modalitĂ©s d'imposition des plus-values (taux forfaitaire ou barĂšme progressif). Il n'est pas cumulable avec un abattement proportionnel de droit commun ou renforcĂ©.

Textes de référence

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