Espace Association

Démarches Association

ProcÚs civil : comment agir seul devant le tribunal ?

VĂ©rifiĂ© le 01/03/2026 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

Pour certaines procĂ©dures oĂč l'avocat n'est pas obligatoire, vous pouvez vous dĂ©fendre seul, que vous soyez en demande ou en dĂ©fense. Vous pouvez saisir le tribunal par une requĂȘte ou une assignation. Avant l'audience, vous devez communiquer vos demandes et vos documents Ă  votre adversaire. Lorsque le jugement est rendu, vous pouvez le contester ou le mettre Ă  exĂ©cution. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă  connaĂźtre.

Il est possible d'engager seul une procĂ©dure judiciaire (en tant que demandeur) ou de s'en dĂ©fendre (en tant que dĂ©fendeur) dans tous les cas oĂč l'avocat n'est pas obligatoire. Par exemple, pour un litige entre propriĂ©taire et locataire.

La procédure doit concerner un litige

  • entre 2 particuliers
  • ou entre un particulier et un professionnel (un commerçant ou un artisan par exemple).
⚠ Attention

Quand la valeur du litige ne peut pas ĂȘtre chiffrĂ©e, l'avocat est obligatoire.

Une tentative de conciliation, de mĂ©diation ou de procĂ©dure participative est obligatoire avant de saisir la justice pour les litiges dont les demandes ne dĂ©passent pas 5 000 €.

Cette tentative est également obligatoire pour les litiges suivants :

  • Bornage
  • Certaines servitudes (droit de passage, conduite d'eau, Ă©gout...)
  • Distances des plantations ou leur Ă©lagage (arbres et haies)
  • Respect des distances pour certaines constructions (par exemple pour la construction ou l'installation d'une clĂŽture...)
  • Curage des fossĂ©s et canaux servant Ă  l'irrigation des propriĂ©tĂ©s
  • Trouble anormal de voisinage.

La conciliation, la médiation ou la procédure participative avant toute demande en justice n'est pas obligatoire dans les cas suivants :

  • Une des parties demande l’homologation d'un accord, par exemple l'homologation d'une convention parentale.
  • Un motif lĂ©gitime l'en empĂȘche (par exemple, l'indisponibilitĂ© du conciliateur entraĂźnant l'organisation de la premiĂšre rĂ©union dans un dĂ©lai supĂ©rieur Ă  3 mois).
  • Le juge ou l'autoritĂ© administrative doit procĂ©der elle-mĂȘme Ă  une tentative de conciliation prĂ©alable. Par exemple, l'obligation de saisir la commission de recours amiable de la Caf avant tout procĂšs.
  • Le crĂ©ancier a engagĂ© une procĂ©dure simplifiĂ©e de recouvrement des petites crĂ©ances qui n'a pas donnĂ© de rĂ©sultat.
  • Un recours prĂ©alable obligatoire est dĂ©jĂ  prĂ©vu dans la procĂ©dure (par exemple, pour un litige avec la sĂ©curitĂ© sociale, la commission mĂ©dicale de recours amiable doit obligatoirement ĂȘtre saisie d'un recours gracieux) ?

La tentative de conciliation peut avoir lieu Ă  tout moment de la procĂ©dure, mĂȘme si le tribunal est saisi.

Au cours de la procédure, le juge peut aussi inviter les parties à rencontrer un conciliateur de justice.

Le tribunal judiciaire peut ĂȘtre saisi par requĂȘte, requĂȘte conjointe ou assignation.

La requĂȘte est possible lorsque le montant des demandes n'excĂšde pas 5 000 € ou dans certaines matiĂšres fixĂ©es par la loi ou le rĂšglement (par exemple en matiĂšre de tutelle ou d'autoritĂ© parentale).

Quand toutes les parties sont d'accord pour faire trancher le litige par le tribunal, le tribunal est saisi par une requĂȘte conjointe.

Lorsque le montant du litige est compris entre 5 000 € et 10 000 €, le tribunal judiciaire est saisi par assignation.

Pour dĂ©terminer la valeur du litige, il faut prendre en compte le montant total des demandes (remboursement de la valeur d'un bien, dommages-intĂ©rĂȘts ...).

Pour obtenir en urgence des mesures provisoires (par exemple une expertise), en attendant le procĂšs principal appelĂ© procĂšs au fond, une procĂ©dure en rĂ©fĂ©rĂ© peut ĂȘtre engagĂ©e.

Il existe différents formulaires à compléter en fonction de la nature du litige (familial, locatif, mise sous protection judiciaire...).

La requĂȘte peut Ă©galement ĂȘtre rĂ©digĂ©e sur papier libre.

Les copies des documents justificatifs (facture, contrat, devis, preuve de la tentative de conciliation...) doivent ĂȘtre jointes Ă  la requĂȘte.

Elles doivent ĂȘtre transmises au tribunal compĂ©tent en autant de copies que d’adversaires mentionnĂ©s dans la requĂȘte. C'est le greffe qui se charge de diffuser les copies de la requĂȘte et des justificatifs aux autres parties.

⚠ Attention

La requĂȘte doit ĂȘtre transmise avec un timbre fiscal de 50 €, sauf si le requĂ©rant est bĂ©nĂ©ficiaire de l’aide juridictionnelle.

La requĂȘte doit comprendre les Ă©lĂ©ments suivants :

  • IdentitĂ© complĂšte des parties
  • Tribunal saisi
  • Objet et montant de la demande (dommages-intĂ©rĂȘts, remise d'un bien, annulation d'un contrat...)
  • Motifs du litige
  • DĂ©marches entreprises en vue d'une rĂ©solution amiable du litige ou la justification de la dispense d'une telle tentative
  • Liste des documents
  • Date et signature de la partie qui engage la procĂ©dure.

Il est possible de demander une somme correspondant aux frais engagés pour la procédure (frais de déplacement, timbres, photocopies...).

Savoir dans quel cas la procédure peut se dérouler sans audience et comment

La procĂ©dure peut se dĂ©rouler sans audience, c'est-Ă -dire que les parties ne sont pas convoquĂ©es au tribunal. Dans ce cas, toutes les parties doivent ĂȘtre d'accord et remplir un formulaire.

La demande peut se faire à tout moment de la procédure.

Le juge organise les Ă©changes entre les adversaires. Ils doivent mutuellement se les transmette par courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception, en devant le justifier au juge. Le juge fixe la date avant laquelle les parties doivent communiquer au greffe leurs demandes, leurs arguments et leurs justificatifs par Ă©crit. À partir de cette date, le greffe informe les parties de la date Ă  laquelle le jugement sera prononcĂ©.

Le juge peut ordonner que les parties se présentent devant lui s'il estime que les documents fournis ne lui permettent pas de rendre une décision ou si une partie le demande.

La requĂȘte conjointe peut ĂȘtre utilisĂ©e quand les parties sont d'accord pour saisir ensemble le tribunal. Elles peuvent conjointement demander Ă  faire valider les points oĂč elles ont trouvĂ© un accord et trancher les points restant litigieux.

En cas de requĂȘte conjointe, il y a 2 demandeurs. Une partie ne poursuit pas l'autre.

La requĂȘte conjointe est rĂ©digĂ©e sous la forme d'un courrier formulant la demande commune faite au tribunal.

Une seule et unique lettre doit ĂȘtre rĂ©digĂ©e quel que soit le nombre de parties.

Cette lettre doit contenir les éléments suivants :

  • Noms, prĂ©noms, profession, domicile, nationalitĂ©, date et lieu de naissance des parties
  • Objet et montant de la demande
  • Tribunal devant lequel est portĂ©e la demande.

Les parties doivent préciser les points sur lesquels portent leur désaccord, donner leurs explications et joindre les justificatifs utiles.

Elles doivent préciser également les points sur lesquels elles ont trouvé un accord lorsqu'elles veulent les faire homologuer par le juge.

La requĂȘte est signĂ©e par toutes les parties. Elle doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e au greffe du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximitĂ©.

⚠ Attention

La requĂȘte doit ĂȘtre transmise avec un timbre fiscal de 50 €, sauf pour les bĂ©nĂ©ficiaires de l’aide juridictionnelle.

Savoir dans quel cas la procédure peut se dérouler sans audience et comment

La procĂ©dure peut se dĂ©rouler sans audience, c'est-Ă -dire que les parties ne sont pas convoquĂ©es au tribunal. Dans ce cas, toutes les parties doivent ĂȘtre d'accord et remplir un formulaire.

La demande peut se faire à tout moment de la procédure.

Le juge organise les Ă©changes entre les adversaires. Ils doivent mutuellement se les transmettre par courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception, en devant le justifier au juge. Le juge fixe la date avant laquelle les parties doivent communiquer au greffe leurs demandes, leurs arguments et leurs justificatifs par Ă©crit. À partir de cette date, le greffe informe les parties de la date Ă  laquelle le jugement sera prononcĂ©.

Le juge peut ordonner que les parties se présentent devant lui s'il estime que les documents fournis ne lui permettent pas de rendre une décision ou si une partie le demande.

Lorsque le montant du litige est compris entre 5 000 € et 10 000 €, le tribunal judiciaire est saisi en faisant dĂ©livrer Ă  l'adversaire une assignation par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice).

L'assignation doit comporter des mentions obligatoires :

  • DĂ©signation du tribunal compĂ©tent
  • Lieu, jour et heure de l'audience (informations que le demandeur doit obtenir auprĂšs du tribunal)
  • Objet et montant de la demande (dommages-intĂ©rĂȘts, remise d'un bien, annulation d'un contrat...)
  • IdentitĂ© complĂšte des parties
  • Motifs du litige
  • Somme correspondant aux frais engagĂ©s pour la procĂ©dure (frais de dĂ©placement, photocopies, frais du commissaire de justice...)
  • Liste des documents justificatifs
  • DĂ©marches entreprises en vue d'une rĂ©solution amiable du litige ou la justification de la dispense d'une telle tentative
  • ConsĂ©quences en cas de non comparution de l'adversaire.

L'assignation constitue les conclusions du demandeur, c'est-Ă -dire ses demandes et ses arguments.

Elle peut ĂȘtre rĂ©digĂ©e par le demandeur au procĂšs, par un avocat ou un commissaire de justice.

Si la partie qui engage la procĂ©dure ne souhaite pas ĂȘtre convoquĂ©e au tribunal, elle doit l'indiquer dans l'assignation pour que la procĂ©dure se dĂ©roule sans audience.

Pour que la procĂ©dure se dĂ©roule sans audience, il faut que l'autre partie y consente Ă©galement. Sinon, les parties seront convoquĂ©es Ă  l’audience afin de soutenir leurs demandes.

⚠ Attention

L’assignation doit ĂȘtre transmise avec un timbre fiscal de 50 €, sauf si la partie qui assigne en justice est bĂ©nĂ©ficiaire de l’aide juridictionnelle.

Quand l'assignation est rĂ©digĂ©e, le demandeur doit s'adresser au tribunal afin d'avoir la date d'audience Ă  laquelle le dossier peut ĂȘtre fixĂ©, l'heure et la salle d'audience. Ces informations doivent ĂȘtre mentionnĂ©es dans l'assignation.

Le demandeur doit confier l'acte à un commissaire de justice pour qu'il aille le délivrer à l'adversaire.

Le commissaire de justice remet un procĂšs verbal de signification au demandeur ainsi qu'un second original de l'assignation. Ce dernier document doit ĂȘtre adressĂ© au tribunal afin qu'il soit officiellement saisi du litige au moins 15 jours avant la date d'audience.

Si la date d'audience a Ă©tĂ© communiquĂ©e par voie Ă©lectronique, l'assignation doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e dans le dĂ©lai de 2 mois Ă  compter de cette communication.

Le non respect des dĂ©lais entraĂźne la caducitĂ© de l'assignation, ce qui signifie qu'une nouvelle assignation doit ĂȘtre faite.

Savoir dans quel cas la procédure peut se dérouler sans audience et comment

La procĂ©dure peut se dĂ©rouler sans audience, c'est-Ă -dire que les parties ne sont pas convoquĂ©es au tribunal. Dans ce cas, la demande est indiquĂ©e dans l'assignation. L'adversaire doit ĂȘtre d'accord.

La demande peut se faire à tout moment de la procédure.

Le juge organise les Ă©changes entre les adversaires. Ils doivent mutuellement se les transmettre par courrier recommandĂ© avec accusĂ© de rĂ©ception, en devant le justifier au juge. Le juge fixe la date avant laquelle les parties doivent communiquer au greffe leurs demandes, leurs arguments et leurs justificatifs par Ă©crit. À partir de cette date, le greffe informe les parties de la date Ă  laquelle le jugement sera prononcĂ©.

Le juge peut ordonner que les parties se présentent devant lui s'il estime que les documents fournis ne lui permettent pas de rendre une décision ou si une partie le demande.

Si la juridiction a Ă©tĂ© saisie par requĂȘte, les parties reçoivent une convocation du tribunal qui indique la date, l'heure et la salle d'audience.

Si la juridiction a été saisie par assignation, la date, l'heure et la salle d'audience y sont indiquées.

Le recours Ă  une assignation peut ĂȘtre nĂ©cessaire si la convocation envoyĂ©e Ă  la partie adverse revient au tribunal (dĂ©mĂ©nagement, absence d'indication du nom sur une boĂźte aux lettres...). Le tribunal invite alors le demandeur Ă  convoquer le dĂ©fendeur par assignation. Le commissaire de justice doit tout mettre en Ɠuvre pour dĂ©couvrir la nouvelle adresse de l'adversaire et lui remettre l'assignation.

Le défendeur peut faire également faire des demandes, en lien avec le litige, appelées demandes incidentes (demander un délai de paiement ou une expertise...).

Il constitue un dossier composé de toutes les preuves qu'il estime nécessaires (facture, contrat, courrier, expertise...). Il peut également joindre des attestations de témoins. Un modÚle est disponible en ligne :

Le défendeur doit respecter le principe du contradictoire : il doit communiquer toutes ses piÚces, ses arguments et ses demandes au demandeur ou à son avocat s'il se fait représenté par lui.

Les documents appelĂ©s piĂšces doivent Ă©galement ĂȘtre transmises au tribunal avant l'audience ou au plus tard le jour de l'audience.

⚠ Attention

Si les piÚces sont communiquées trop tardivement à l'adversaire, il peut demander le renvoi du dossier à une autre date. Le juge peut également refuser de les prendre en compte.

Le rÎle d'audience est affiché à la porte de la salle d'audience. Ce document est la liste des affaires appelées à l'audience. Il permet de vérifier que l'affaire qui concerne les parties se déroule bien dans cette salle.

Les parties peuvent ĂȘtre prĂ©sentes en personne Ă  l'audience, Ă©ventuellement assistĂ©es par un avocat.

Les parties peuvent ĂȘtre dispensĂ©es d'audience si elles en ont fait la demande.

Les parties peuvent ĂȘtre absentes Ă  l'audience, mais reprĂ©sentĂ©es par un avocat ou par un tiers muni d'un Ă©crit.

Si une partie souhaite ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e Ă  l'audience par une autre personne, elle doit lui donner un pouvoir spĂ©cial.

Ce pouvoir est un document écrit qui permet à la personne désignée (mandataire) de se présenter à l'audience et de prendre la parole à la place et au nom de la partie (mandant).

Le reprĂ©sentant dĂ©signĂ© par le pouvoir doit ĂȘtre majeur. Il doit se prĂ©senter Ă  l'audience avec le pouvoir et les copies de sa piĂšce d'identitĂ© et de celle du mandant.

La partie peut désigner une des personnes suivantes pour la représenter :

  • Époux ou Ă©pouse, concubin ou concubine, partenaire de Pacs
  • PĂšre ou mĂšre
  • Enfant
  • FrĂšre ou sƓur
  • Neveu ou niĂšce
  • Tante ou oncle
  • Personne attachĂ©e Ă  son service personnel ou Ă  son entreprise (le juriste de l'entreprise ou un employĂ© de maison par exemple).

Si la partie se rend Ă  l'audience, ces mĂȘmes personnes sont autorisĂ©es Ă  l'assister Ă  la place d'un avocat.

Le modÚle suivant permet de rédiger un pouvoir :

Une demande de renvoi de l'affaire peut ĂȘtre formulĂ©e au juge (dĂ©lai trop court pour prĂ©parer le dossier, demande d'aide juridictionnelle en cours de traitement, hospitalisation...).

Cette demande doit ĂȘtre justifiĂ©e par des documents.

Le juge peut accepter la demande de renvoi s'il estime que le motif est lĂ©gitime (il doit ĂȘtre grave et justifiĂ©). Dans ce cas, le juge fixe la date de la prochaine audience.

Il peut aussi refuser la demande. Dans ce cas, l'affaire est examinĂ©e le jour-mĂȘme.

En cas de renvoi, une partie peut demander au juge Ă  ĂȘtre dispensĂ©e de se prĂ©senter Ă  la prochaine audience.

Les affaires sont appelées par le juge à tour de rÎle.

Les parties doivent manifester leur présence lorsque leur affaire est appelée.

La procédure est orale.

Le juge donne la parole, en premier lieu au demandeur, c'est-Ă -dire Ă  celui qui a saisi le tribunal. Il doit exposer ses demandes et arguments qui sont pris en note par le greffier.

Le juge donne ensuite la parole à son adversaire (le défendeur) qui expose ses propres demandes et arguments.

Le juge peut demander à l'une ou l'autre des parties des précisions.

Si une des parties souhaite apporter des explications supplémentaires, elle doit demander au juge l'autorisation de reprendre la parole.

Une fois que les parties se sont exprimĂ©es, le juge clĂŽt les dĂ©bats. Aucun argument ou aucune demande ne pourra plus ĂȘtre prise en compte, mais le juge peut en donner l'autorisation Ă  l'audience.

Le juge donne la date du délibéré, c'est-à-dire la date à laquelle le jugement est rendu.

Le jour du dĂ©libĂ©rĂ©, le juge peut donner la dĂ©cision oralement. Les parties n'ont pas l'obligation d'ĂȘtre prĂ©sentes.

Le jugement est mis à disposition au greffe, c'est-à-dire que les parties peuvent le consulter au greffe sur présentation d'une piÚce d'identité. Aucune copie ne sera délivrée.

Le juge peut décider de rendre le jugement à une autre date que celle prévue au départ (prorogation). Un avis est adressé par tout moyen aux parties qui indique la nouvelle date ainsi que les motifs de ce report.

Le jugement indique les informations suivantes :

  • Juridiction qui l'a rendu
  • Noms des juges et du greffier
  • Date du prononcĂ©
  • Nom, prĂ©noms ou dĂ©nomination des parties ainsi que de leur domicile ou siĂšge social
  • Nom des avocats ou de toute personne ayant reprĂ©sentĂ© ou assistĂ© les parties.

Le jugement expose les contenus suivants :

  • Litige
  • Demandes et arguments de chaque partie
  • Discussion sur les demandes et arguments
  • Motivation de la dĂ©cision et raisonnement du juge
  • Dispositif.

Le jugement peut ĂȘtre Ă©tabli sur support papier ou Ă©lectronique.

Il est signé par le juge et le greffier.

Une requĂȘte en rectification d'erreur matĂ©rielle peut ĂȘtre adressĂ©e au juge si une erreur matĂ©rielle est constatĂ©e dans le jugement (nom erronĂ©, date inexacte...).

Une requĂȘte en omission de statuer peut ĂȘtre adressĂ©e au juge s'il n'a pas rĂ©pondu Ă  une demande (par exemple, le montant d'une indemnisation...). La demande doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©e dans le dĂ©lai d'un an aprĂšs que la dĂ©cision soit passĂ©e en force de chose jugĂ©e.

Lorsque les parties ne s'entendent pas sur l'interprĂ©tation d'un jugement, une requĂȘte en interprĂ©tation peut ĂȘtre adressĂ©e au juge afin qu'il apporte des prĂ©cisions. Il ne faut pas que cette dĂ©cision soit frappĂ©e d'appel. Le juge est saisi par simple requĂȘte de l'une des parties ou par requĂȘte commune.

Une fois la dĂ©cision rendue, elle doit ĂȘtre portĂ©e Ă  la connaissance des parties.

La dĂ©cision peut ĂȘtre notifiĂ©e par le greffe par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception.

Si ce n'est pas le cas, la dĂ©cision doit ĂȘtre signifiĂ©e par un commissaire de justice par la partie qui a un intĂ©rĂȘt Ă  la faire exĂ©cuter (gĂ©nĂ©ralement celle qui a gagnĂ© le procĂšs).

⚠ Attention

Le courrier du tribunal qui accompagne le jugement indique la façon dont la dĂ©cision doit ĂȘtre portĂ©e Ă  la connaissance des parties.

La signification ou la notification permet de faire partir le délai de recours contre la décision.

Le délai de recours se calcule à compter d'une des dates suivantes :

  • Date de remise de la lettre recommandĂ©e
  • Date de remise de la signification Ă  la partie ou Ă  la personne prĂ©sente au domicile du destinataire par le commissaire de justice
  • Date de l'avis de passage du commissaire de justice au cas oĂč il n'y a personne au domicile.

La voie de recours dépend de la qualification du jugement indiquée dans le dispositif. Le jugement est rendu en premier ressort ou en premier et dernier ressort.

L'appel est possible quand la décision est rendue en premier ressort.

Si la décision est rendue en premier et dernier ressort, le seul recours est le pourvoi en cassation.

Si le jugement a été rendu par défaut, c'est-à-dire en l'absence du défendeur parce qu'il n'a pas eu connaissance de la date de l'audience, celui-ci peut faire opposition.

Le type de recours qui peut ĂȘtre exercĂ© est indiquĂ© dans la signification du commissaire de justice ou dans la notification du greffe.

La dĂ©cision du juge est exĂ©cutoire par provision, c'est-Ă -dire immĂ©diatement, mĂȘme en cas de recours, sauf si la loi ou le juge en dĂ©cide autrement.

La partie qui obtient gain de cause devant le tribunal peut demander à son adversaire de payer les sommes ou d'exécuter les obligations auxquelles il a été condamnées.

En cas d'appel, la partie contre laquelle la décision s'exécute peut demander au premier président de la cour d'appel la suspension de l'exécution provisoire. Elle doit justifier d'un motif sérieux (par exemple, perte d'emploi) et démontrer que l'exécution entrainerait des conséquences manifestement excessives (par exemple, mise en difficulté financiÚre du débiteur).

L'exécution peut se faire à l'amiable en prenant contact avec l'adversaire ou son avocat.

Si l'exécution amiable n'est pas possible, la partie qui a gagné le procÚs peut faire appel à un commissaire de justice pour une exécution forcée de la décision.

L'exécution forcée se pratique par la saisie de somme d'argent sur le compte en banque ou sur le salaire ou par la saisie de biens (voiture, télévision...).

Le commissaire de justice peut demander une avance (provision) à son client avant la réalisation des actes.

La partie condamnée aux dépens doit assumer les frais de la procédure.

⚠ Attention

La dĂ©cision de justice peut ĂȘtre exĂ©cutĂ©e pendant un dĂ©lai de 10 ans. Tous les actes d'exĂ©cution fait par un commissaire de justice (une saisie partielle par exemple) font dĂ©marrer un nouveau dĂ©lai de 10 ans pour continuer l'exĂ©cution.

Pour pouvoir exécuter la décision, une simple copie certifiée conforme n'est pas suffisante.

Une copie exécutoire sur laquelle est ajoutée une formule exécutoire (ou clause exécutoire) permet au commissaire de justice de procéder à l'exécution de la décision. La demande de copie exécutoire se fait au tribunal qui a rendu la décision.

Lorsque le demandeur ou le dĂ©fendeur rencontre une difficultĂ© lors de l'exĂ©cution de la dĂ©cision, le juge de l'exĂ©cution peut ĂȘtre saisi. Il peut Ă©chelonner les paiements ou suspendre l'exĂ©cution.

Le demandeur doit rĂ©gler un timbre fiscal de 50 € pour introduire sa demande en justice, sauf s’il est bĂ©nĂ©ficiaire de l’aide juridictionnelle.

Les frais d'un commissaire de justice sont Ă  la charge du demandeur. Si une partie souhaite ĂȘtre assistĂ©e ou reprĂ©sentĂ©e par un avocat, elle doit en assumer les frais.

Si les ressources de la partie ne lui permettent pas de les payer, elle peut demander Ă  bĂ©nĂ©ficier de l’aide juridictionnelle pour prendre en charge tout ou partie de ces frais.

Textes de référence

Où s'adresser ?

Permanence juridique

📍 À Villasavary

Mairie de Villasavary 42 Rue du Barry, 11150 Villasavary 📞 04 68 11 93 95 🕐 Du lundi au vendredi de 8h00 à 12h00