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Professionnels — Mairie de Villasavary
Obligation de production d'énergies renouvelables ou de végétalisation de toitures
Lors de leur construction, d'extensions ou de rénovations lourdes, certains bùtiments sont soumis à des obligations. Ils doivent intégrer sur au moins 30 % de la toiture du bùtiment un procédé de production d'énergies renouvelables ou un systÚme de végétalisation. Ce pourcentage sera porté à 40 % en 2026, et à 50 % en 2027. Nous vous présentons les informations à connaßtre.
Une autre obligation s'applique Ă©galement aux aires de stationnement associĂ©es Ă ces bĂątiments lors de leur construction, d'extensions ou de rĂ©novations lourdes. Elle les oblige Ă possĂ©der des dispositifs d'ombrage et de gestion des eaux pluviales. Ces 2 obligations ne doivent pas ĂȘtre confondues.
Certains bùtiments ou parties de bùtiments doivent intégrer soit un procédé de production d'énergies renouvelables, soit un systÚme de végétalisation.
Cela s'applique aux constructions de bùtiments ou parties de bùtiment à usage :
- Commercial, industriel, artisanal ou administratif
- De bureaux
- D'entrepĂŽt
- De hangars non ouverts au public faisant l'objet d'une exploitation commerciale
- HĂŽpitaux
- Sportifs, récréatifs et de loisirs
- Scolaires et universitaires
- Parcs de stationnement couverts accessibles au public.
L'obligation s'applique Ă©galement aux parcs de stationnement couverts accessibles au public qui crĂ©ent plus de 500 mÂČ d'emprise au sol.
D'autres obligations s'appliquent aux aires de stationnement. Une fiche dédiée aux obligations d'installation de dispositifs de gestion des eaux pluviales et d'ombrage des aires de stationnement détaille la réglementation.
Ces obligations s'appliquent Ă©galement aux extensions et rĂ©novations lourdes de bĂątiments ou parties de bĂątiment lorsque ces extensions ou rĂ©novations ont une emprise au sol de plus de 500 mÂČ. Les bĂątiments concernĂ©s sont Ă usage :
- Commercial, industriel, artisanal ou administratif
- De bureaux
- D'entrepĂŽt
- De hangars non ouverts au public faisant l'objet d'une exploitation commerciale
- HĂŽpitaux
- Sportifs, récréatifs et de loisirs
- Scolaires et universitaires
- Parcs de stationnement couverts accessibles au public
- Parcs de stationnement non couverts.
Les bùtiments ou parties de bùtiments concernés par l'obligation doivent intégrer sur leur toiture :
- Soit un procédé de production d'énergies renouvelables (par exemple des panneaux photovoltaïques)
- Soit un systĂšme de vĂ©gĂ©talisation basĂ© sur un mode cultural ne recourant Ă l'eau potable qu'en complĂ©ment des eaux de rĂ©cupĂ©ration, garantissant un haut degrĂ© d'efficacitĂ© thermique et d'isolation et favorisant la prĂ©servation et la reconquĂȘte de la biodiversitĂ©
- Soit tout autre dispositif aboutissant au mĂȘme rĂ©sultat.
Les procĂ©dĂ©s de production d'Ă©nergies renouvelables et les systĂšmes de vĂ©gĂ©talisation doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s en toiture du bĂątiment.
La surface minimale couverte par ces systĂšmes doit ĂȘtre au moins Ă©gale Ă 30 % de la proportion de la toiture construite ou rĂ©novĂ©e.
Ce pourcentage devra ĂȘtre d'au moins :
- 40Â % Ă compter du 1er juillet 2026
- 50Â % Ă compter du 1er juillet 2027.
Les constructions, extensions et rénovations lourdes peuvent bénéficier d'une exception à tout ou partie de l'obligation :
- Soit si l'installation des procédés et dispositifs obligatoires n'est pas possible. Cela s'applique notamment si l'installation est de nature à aggraver un risque ou présente une difficulté technique insurmontable. Cela peut avoir lieu :En raison de contraintes patrimonialesPour existence d'une contrainte technique et/ou architecturalePour existence d'une contrainte de sécurité.
- Soit si les travaux permettant de satisfaire cette obligation ne peuvent pas ĂȘtre rĂ©alisĂ©s dans des conditions Ă©conomiquement acceptables :Pour coĂ»ts d'installation disproportionnĂ©sPour coĂ»ts de production d'Ă©nergie renouvelable excessifs.
Une exemption des obligations de production d'énergies renouvelables ou de végétalisation peut s'appliquer à certains bùtiments ou parties de bùtiments. Il s'agit des :
- Immeubles classés, inscrits ou protégés au titre des monuments historiques
- Autres bĂątiments situĂ©s :Aux abords des monuments historiquesDans le pĂ©rimĂštre d'un site patrimonial remarquableDans un site inscrit ou classéà l'intĂ©rieur du cĆur d'un parc national.
Ces bùtiments ou parties de bùtiments sont soumis à l'obligation de production d'énergies renouvelables ou de végétalisation de leurs toitures uniquement si l'autorité administrative compétente (le maire ou le préfet) donne son accord ou autorise les travaux nécessaires pour satisfaire à ces obligations.
1. L'existence d'une contrainte technique et architecturale est établie lorsque les adaptations nécessaires à l'installation d'un systÚme de production d'énergies renouvelables ou d'un systÚme de végétalisation :
- Soit mettent en cause la pérennité des ouvrages initiaux (par exemple parce qu'ils alourdissent une toiture fragile)
- Soit ne sont pas techniquement réalisables (par exemple parce qu'il n'existe pas de systÚme adapté aux dimensions et à l'architecture du bùtiment).
2. L'existence d'une contrainte uniquement technique est établie lorsque :
- Soit lorsque le bùtiment ou la partie de bùtiment dispose d'une sur-toiture ventilée consistant en une paroi horizontale surimposée faisant office de pare-soleil, ne permettant pas l'installation d'un systÚme de production d'énergies renouvelables ou d'un systÚme de végétalisation sur la surface minimale obligatoire.
- Soit la prĂ©sence d'installations techniques en toiture ne permet pas de couvrir la proportion de la toiture qui doit ĂȘtre couverte au regard de l'obligation de production d'Ă©nergies renouvelable ou de vĂ©gĂ©talisation. Pour rappel, la proportion de la surface de la toiture qui doit ĂȘtre couverte pour respecter l'obligation doit ĂȘtre d'au moins 30 %. Elle sera de 40 % Ă compter du 1er juillet 2026, puis de 50 % Ă compter du 1er juillet 2027.
Les exceptions pour contrainte technique et architecturale ou contrainte technique uniquement s'appliquent seulement dans le cas de travaux de rénovation lourde.
3. L'existence d'une contrainte uniquement architecturale s'opposant à l'installation d'un systÚme de végétalisation est établie lorsque la pente de la toiture est supérieure à 20 %.
L'existence d'une contrainte de sĂ©curitĂ© est Ă©tablie lorsqu'il n'existe pas de systĂšme de production d'Ă©nergies renouvelables ou de vĂ©gĂ©talisation adaptĂ© au bĂątiment. Cela s'applique si l'installation ou l'utilisation de la totalitĂ© des systĂšmes existants qui peuvent ĂȘtre installĂ©s enfreint une des rĂšgles :
- De conception, de réalisation, d'exploitation et des mutations des bùtiments
- Générales de sécurité des bùtiments.
S'il existe un systÚme qui permet de ne pas enfreindre ces rÚgles de sécurité, l'exception ne s'applique pas.
L'existence de coûts d'installation disproportionnés est établie lorsque le coût hors taxes des travaux nécessaires à l'installation d'un systÚme de production d'énergies renouvelables ou d'un systÚme de végétalisation dépasse 15 % du coût total hors taxes des travaux de construction, d'extension ou de rénovation.
Le coût hors taxes des travaux nécessaires à l'installation d'un systÚme de production d'énergies renouvelables ou d'un systÚme de végétalisation comprend notamment les éléments suivants :
- Fourniture des équipements et des matériaux. Les coûts associés à la fourniture des équipements d'une installation photovoltaïque peuvent comprendre la provision pour le remplacement des onduleurs.
- Installation et mise en Ćuvre
- Réalisation des raccordements éventuels.
Dans le cas d'un bĂątiment existant, lorsque les travaux ne sont pas initialement prĂ©vus et sont rendus nĂ©cessaires par l'installation du systĂšme, les coĂ»ts suivants peuvent ĂȘtre pris en compte :
- Coûts liés au renforcement de la structure et des fondations
- Coûts liés à la réfection de l'étanchéité.
Le coĂ»t hors taxes des travaux nĂ©cessaires Ă l'installation d'un systĂšme de vĂ©gĂ©talisation doit ĂȘtre diminuĂ©, s'il y en a, des aides publiques dont les travaux bĂ©nĂ©ficient.
Lorsqu'il est supportĂ© par le maĂźtre d'ouvrage, le coĂ»t hors taxes des travaux nĂ©cessaires Ă l'installation d'un systĂšme de production d'Ă©nergies renouvelables doit ĂȘtre diminuĂ© des :
- Revenus actualisĂ©s rĂ©sultant de la vente de l'Ă©lectricitĂ© produite sur une durĂ©e de 20 ans ou par les Ă©conomies d'Ă©nergie rĂ©alisĂ©es sur la durĂ©e de vie de l'Ă©quipement. La durĂ©e de vie de l'Ă©quipement Ă prendre en compte ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure Ă 20 ans.
- Autres dispositifs de soutien financiers
- Mécanismes de soutien à la production d'électricité, s'il y en a.
Les revenus actualisĂ©s pouvant ĂȘtre obtenus par la vente de l'Ă©lectricitĂ© produite par une installation photovoltaĂŻque sont dĂ©terminĂ©s sur la base des dispositifs de soutien Ă la production d'Ă©nergie photovoltaĂŻque. L'Ă©valuation de ces revenus fait l'objet d'une Ă©tude technico-Ă©conomique rĂ©alisĂ©e par une entreprise spĂ©cialisĂ©e. Celle-ci dĂ©termine la production d'Ă©lectricitĂ© prĂ©visionnelle qui tient compte des spĂ©cificitĂ©s de l'installation.
Cette entreprise spécialisée :
- Soit dispose d'une qualification ou certification professionnelle conforme aux exigences du dispositif de soutien dont bénéficie l'installation
- Soit dispose d'un signe de qualitĂ© dĂ©livrĂ© par un organisme ayant signĂ© la charte « RGE Ătudes » avec l'ADEME pour les Ă©tudes en lien avec l'installation mise en Ćuvre en toiture.
Dans le cas d'une installation de production de chaleur renouvelable, les gains associés aux économies d'énergie sont calculés sur la base d'un prix de l'énergie économisée constant de 60 ⏠HT/MWh.
Le calcul des gains actualisés tient compte d'un taux d'actualisation fixé à 3 %.
Lorsqu'il est supporté par un tiers-investisseur, le coût hors taxes des travaux nécessaires à l'installation d'un systÚme de production d'énergies renouvelables correspond au reste à charge éventuellement demandé par le tiers-investisseur au maßtre d'ouvrage.
Le coût total hors taxes des travaux de rénovation comprend l'ensemble des travaux nécessaires à la rénovation du bùtiment, ou de la partie de bùtiment, notamment les travaux de :
- Confortement
- Renforcement
- Fondations
- Gros Ćuvre
- Charpente
- Couverture
- ĂtanchĂ©itĂ©
- Isolation thermique
- Chauffage
- Refroidissement
- Ăclairage
- Plomberie
- RevĂȘtements de sols
- Peinture
- Sécurité contre l'incendie
- Ventilation.
Le coĂ»t hors taxes des travaux de rĂ©novation pris en compte doit ĂȘtre diminuĂ© des :
- Gains actualisĂ©s pouvant ĂȘtre obtenus par la vente de l'Ă©lectricitĂ© produite sur une durĂ©e de 20 ans
- Ăconomies d'Ă©nergie rĂ©alisĂ©es sur la durĂ©e de vie de l'Ă©quipement
- Autres dispositifs financiers de soutien.
Lorsque le coût des travaux est supporté par un tiers-investisseur, l'existence de coûts d'installation disproportionnés est établie si le reste à charge hors taxes excÚde 15 % du coût total hors taxes des travaux.
L'existence de coûts de production d'énergie renouvelable excessifs est établie lorsque le coût actualisé de l'énergie produite par le systÚme de production d'énergie renouvelable :
- Dans le cas d'une installation photovoltaĂŻque, dĂ©passe sur une durĂ©e de 20 ans, la valeur du tarif d'achat ou du tarif de rĂ©fĂ©rence utilisĂ© pour le calcul des revenus pouvant ĂȘtre obtenus par la vente de l'Ă©lectricitĂ© produite par l'installation, multipliĂ© par un coefficient Ă©gal Ă 1,2.
- Dans le cas d'une installation de production de chaleur renouvelable, est supĂ©rieur Ă un seuil de 200 âŹ/MWh sur la durĂ©e de vie de l'Ă©quipement. La durĂ©e de vie de l'Ă©quipement Ă prendre en compte ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure Ă 20 ans.
Le coût actualisé de l'énergie est défini comme la somme actualisée des coûts d'investissement et des coûts d'exploitation et de maintenance du systÚme, divisée par la somme actualisée des quantités annuelles d'énergie produite par le systÚme. Le calcul du coût actualisé de l'énergie tient compte d'un taux d'actualisation fixé à 3 %.
L'évaluation du coût actualisé de l'énergie fait l'objet d'une étude technico-économique réalisée par une entreprise spécialisée. Cette entreprise :
- Soit dispose d'une qualification ou certification professionnelle conforme aux exigences du dispositif de soutien dont bénéficie l'installation
- Soit dispose d'un label de qualitĂ© qui correspond Ă l'installation mise en Ćuvre en toiture et dĂ©livrĂ© par un organisme ayant signĂ© la charte « RGE Ătudes » avec l'ADEME.
L'autoritĂ© compĂ©tente en matiĂšre d'autorisation d'urbanisme (mairie ou prĂ©fecture) peut prĂ©voir que tout ou partie des obligations ne s'appliquent pas aux constructions, extensions ou rĂ©novations lourdes de bĂątiments ou de parties de bĂątiment lorsqu'une attestation du maĂźtre d'ouvrage, jointe Ă la demande d'autorisation d'urbanisme, justifie de l'une des exceptions. L'attestation doit ĂȘtre accompagnĂ©e des piĂšces justifiant l'exception dont le maĂźtre d'ouvrage estime qu'il peut bĂ©nĂ©ficier.
Pour justifier de l'exception pour conditions économiquement inacceptables, le maßtre d'ouvrage doit joindre à l'attestation une note détaillant le calcul comparatif du coût hors taxes des travaux nécessaires à l'installation du systÚme et du coût total hors taxes des travaux.
Cette note est accompagnée de 2 devis d'entreprises spécialisées dans l'installation de systÚmes de production d'énergies renouvelables ou de végétalisation.
Dans le cas d'un systĂšme de production d'Ă©nergies renouvelables, la note doit ĂȘtre Ă©galement accompagnĂ©e de l'Ă©tude technico-Ă©conomique d'une entreprise spĂ©cialisĂ©e, prĂ©sentant les Ă©lĂ©ments suivants :
- Production d'électricité ou économies d'énergie prévisionnelles
- Revenus associés
- Si cela est pertinent, coût actualisé de l'énergie produite par l'installation.
L'Ă©tude technico-Ă©conomique doit ĂȘtre datĂ©e de moins de 6 mois au moment du dĂ©pĂŽt de la demande d'autorisation d'urbanisme ou, lorsque les travaux ne nĂ©cessitent pas d'autorisation d'urbanisme, Ă la date d'acceptation des devis ou de passation des contrats relatifs aux travaux de rĂ©novation.
Pour justifier de l'exception pour coûts de production d'énergie renouvelable excessifs, le maßtre d'ouvrage doit joindre à l'attestation une note.
Cette note doit ĂȘtre accompagnĂ©e de :
- 2 devis d'entreprises spécialisées dans l'installation de systÚmes de production d'énergies renouvelables
- L'étude technico-économique d'une entreprise spécialisée, présentant la production d'électricité ou les économies d'énergie prévisionnelles, les revenus associés, ainsi que le coût actualisé de l'énergie produite par l'installation.
L'Ă©tude technico-Ă©conomique doit ĂȘtre datĂ©e de moins de 6 mois au moment du dĂ©pĂŽt de la demande d'autorisation d'urbanisme. Lorsque les travaux ne nĂ©cessitent pas d'autorisation d'urbanisme, l'Ă©tude doit ĂȘtre datĂ©e de moins de 6 mois Ă la date d'acceptation des devis ou de passation des contrats relatifs aux travaux de rĂ©novation.
Pour justifier de l'exception pour contrainte technique et architecturale, le maĂźtre d'ouvrage doit joindre Ă l'attestation un argumentaire du maĂźtre d'Ćuvre exposant les raisons techniques pour lesquelles aucun systĂšme existant ne peut ĂȘtre installĂ© sur le bĂątiment ou la partie de bĂątiment.
Dans le cas de l'exception pour contrainte technique uniquement, le maßtre d'ouvrage doit :
- Soit joindre Ă l'attestation un argumentaire du maĂźtre d'Ćuvre. Cet argumentaire doit exposer les raisons techniques pour lesquelles la surface minimale ne peut ĂȘtre atteinte. Le maĂźtre d'ouvrage doit alors prĂ©senter un projet permettant d'atteindre une surface la plus proche possible de cette surface minimale.
- Soit faire mention, dans l'attestation, de la présence de la sur-toiture ventilée et de la surface couverte par celle-ci.
Dans le cas de l'exception pour contrainte architecturale uniquement, le maĂźtre d'ouvrage doit indiquer la pente de la toiture dans l'attestation.
Pour justifier de l'exception pour contrainte de sĂ©curitĂ©, le maĂźtre d'ouvrage joint Ă l'attestation un argumentaire du maĂźtre d'Ćuvre dĂ©montrant qu'aucun systĂšme ne peut ĂȘtre installĂ© sans mĂ©connaĂźtre les rĂšgles de sĂ©curitĂ©.
Le maßtre d'ouvrage doit joindre à son argumentaire l'avis défavorable ou assorti de prescriptions :
- Soit de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité du département
- Soit de toute autorité compétente en matiÚre de sécurité civile lorsque celui-ci est requis
- Soit d'un contrÎleur technique agréé A1.
Lorsque le maßtre d'ouvrage estime que le projet ne peut bénéficier d'aucune exception, il doit joindre à la demande d'autorisation d'urbanisme une attestation faisant état du projet d'installation d'un systÚme de :
- Production d'électricité renouvelable
- Production de chaleur renouvelable
- Végétalisation.
Cette attestation doit démontrer que le projet est de nature à satisfaire à ses obligations de production d'énergies renouvelables ou de végétalisation de toitures.
Le ministÚre chargé de l'urbanisme propose une assistance pour accompagner les porteurs de projets dans leur dossier de demande d'autorisation d'urbanisme :
Des contrĂŽles administratifs peuvent ĂȘtre menĂ©s au cours des travaux de construction ou de rĂ©novation des bĂątiments et jusqu'Ă 6 ans aprĂšs leur achĂšvement. Ils peuvent avoir lieu entre 6 heures et 21 heures et, en dehors de ces heures, lorsque les lieux sont ouverts au public.
Lorsqu'un manquement est constaté à l'occasion d'un contrÎle, un rapport est remis à l'autorité administrative compétente (par exemple la préfecture ou la mairie). Une copie de ce rapport est remise au propriétaire des bùtiments qui peut faire part de ses observations à l'autorité administrative dans un délai qu'elle détermine et qui est d'au moins un mois.
Le propriĂ©taire peut ĂȘtre mis en demeure de rĂ©gulariser sa situation dans un dĂ©lai dĂ©terminĂ©. Si, Ă l'expiration du dĂ©lai imparti, il n'a pas rĂ©gularisĂ© sa situation, l'autoritĂ© administrative compĂ©tente peut arrĂȘter une ou plusieurs des sanctions administratives suivantes :
- Obliger la personne mise en demeure à consigner entre les mains d'un comptable public avant une date déterminée par l'autorité administrative une somme correspondant au montant des travaux ou opérations à réaliser
- Faire procéder d'office, en lieu et place de la personne mise en demeure et à ses frais, à l'exécution des mesures prescrites. Les sommes consignées sont alors utilisées pour régler les dépenses ainsi engagées.
- Suspendre les travaux de construction, de rénovation ou de démolition jusqu'à ce que la situation du propriétaire ait été régularisée et prendre les mesures conservatoires nécessaires, aux frais de la personne mise en demeure
- Ordonner le paiement d'une amende administrative au plus égale à 20 000 ⏠pour une personne physique et à 100 000 ⏠pour une personne morale
- Ordonner le paiement d'une astreinte journaliÚre au plus égale à 300 ⏠pour une personne physique et à 1 500 ⏠pour une personne morale, applicable à partir de la notification de la décision la fixant et jusqu'à satisfaction de la mise en demeure ou de la mesure ordonnée.
Ces mesures sont prises aprÚs avoir communiqué au propriétaire des bùtiments les éléments susceptibles de fonder ces mesures et l'avoir informé de la possibilité de présenter ses observations dans un délai déterminé d'au moins un mois.
Les amendes et les astreintes sont proportionnĂ©es Ă la gravitĂ© des manquements constatĂ©s. L'amende peut ĂȘtre prononcĂ©e jusqu'Ă 3 ans aprĂšs la constatation des manquements.
L'acte arrĂȘtant ces sanctions peut ĂȘtre publiĂ© sur le site de la prĂ©fecture, pendant une durĂ©e comprise entre 2 mois et 5 ans.
Le fait, pour les utilisateurs du sol, les bénéficiaires des travaux, les architectes, les entrepreneurs ou toute autre personne responsable de l'exécution de travaux, de ne pas se conformer à ces obligations est sanctionné d'une amende de 45 000 ⏠(personne physique) ou 225 000 ⏠(personne morale).
En cas de rĂ©cidive, une peine de 6 mois d'emprisonnement peut Ă©galement ĂȘtre prononcĂ©e.
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Textes de référence
- Code de la construction et de l'habitation : article L171-4 â CrĂ©ation de l'obligation
- Code de la construction et de l'habitation : articles R171-32 Ă R171-42 â PrĂ©cisions, notamment sur les exceptions
- ArrĂȘtĂ© du 19 dĂ©cembre 2023 portant application de l'article L. 171-4 du code de la construction et de l'habitation â Fixation de la proportion de la toiture du bĂątiment couverte par un systĂšme de vĂ©gĂ©talisation ou de production d'Ă©nergies renouvelables, et prĂ©cisions sur les conditions Ă©conomiquement acceptables liĂ©es Ă l'installation de ces systĂšmes
Voir aussi
- Ombrage et gestion des eaux pluviales des parcs de stationnement construits ou rénovés
- Obligation d'isolation de bùtiments lors de ravalements ou réfections de toiture
- Réduction de la consommation d'énergie dans les bùtiments à usage tertiaire
- Crédit d'impÎt - Entreprise réalisant des travaux de rénovation énergétique
