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Procédure de sauvegarde d'une société

VĂ©rifiĂ© le 01/01/2025 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

La procĂ©dure de sauvegarde s'adresse Ă  une sociĂ©tĂ© ayant des difficultĂ©s financiĂšres qu'elle ne peut pas surmonter. Elle ne doit pas ĂȘtre en cessation des paiements. La sauvegarde permet la poursuite de l'activitĂ© Ă©conomique, le maintien de l'emploi et le rĂšglement des dettes.

La procĂ©dure de sauvegarde concerne toute sociĂ©tĂ© qui justifie de difficultĂ©s qu'elle n'est pas en mesure de surmonter. Ces difficultĂ©s peuvent ĂȘtre de nature juridique (par exemple, procĂšs en cours), Ă©conomique (par exemple, baisse des commandes) ou financiĂšre (par exemple, impossibilitĂ© de rĂ©gler des factures).

La sociĂ©tĂ© ne doit pas ĂȘtre en Ă©tat de cessation des paiements.

La procédure de sauvegarde s'adresse également à l'entrepreneur individuel (EI), y compris au micro-entrepreneur, quelle que soit l'activité exercée : commerciale, artisanale, libérale ou agricole.

Lorsque la procédure de conciliation a échoué à la suite du refus de certains créanciers de participer à un accord de conciliation, l'entreprise peut demander au tribunal l'ouverture d'une procédure de sauvegarde accélérée.

Seul le représentant légal de la société (gérant pour une SARL, président pour une SAS) peut demander l'ouverture d'une procédure de sauvegarde.

C'est une demande purement volontaire. Elle doit ĂȘtre faite auprĂšs du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire en fonction de l'activitĂ© exercĂ©e :

Le représentant légal doit remplir le formulaire de demande d'ouverture suivant :

Il faut indiquer les difficultés que la société rencontre et les raisons pour lesquelles elle n'est pas en mesure de les surmonter.

La demande d'ouverture est accompagnée des documents suivants :

  • Comptes annuels du dernier exercice
  • Extrait K-bis ou attestation d'immatriculation au Registre national des entreprises (RNE)
  • Situation de trĂ©sorerie
  • Compte de rĂ©sultat prĂ©visionnel
  • Nombre des salariĂ©s employĂ©s
  • État chiffrĂ© des crĂ©ances et des dettes
  • État actif et passif des sĂ»retĂ©s et Ă©tat des engagements hors bilan
  • Inventaire sommaire des biens de la sociĂ©tĂ©
  • Nom et adresse des reprĂ©sentants de la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) s'ils ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s
  • Attestation sur l'honneur certifiant l'absence de mandat ad hoc ou de conciliation dans les 18 mois prĂ©cĂ©dant la date de la demande

Cette requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e en 2 exemplaires au tribunal de commerce ou au tribunal des activitĂ©s Ă©conomiques (TAE).

En effet, depuis le 1er janvier 2025, les tribunaux de commerce de 12 villes sont remplacés par des tribunaux des activités économiques (TAE) pour le traitement des procédures de mandat ad hoc, de conciliation et des procédures collectives. Les tribunaux des villes suivantes sont concernés : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.

Le ministÚre de la Justice met à disposition un simulateur pour connaßtre le tribunal compétent :

Depuis le 1er janvier 2025, des tribunaux des activités économiques (TAE) ont été mis en place dans certains territoires pour le traitement des procédures amiables ou des procédures collectives quelle que soit l'activité exercée.

Ce simulateur permet de connaßtre le tribunal compétent.

💡 À noter

Pour en savoir plus sur les TAE, vous pouvez consulter la page suivante :

Le représentant légal doit remplir le formulaire de demande d'ouverture suivant :

Il faut indiquer les difficultés que la société rencontre et les raisons pour lesquelles elle n'est pas en mesure de les surmonter.

La demande d'ouverture est accompagnée des documents suivants :

  • Comptes annuels du dernier exercice
  • NumĂ©ro unique d'identification de l'entreprise (Siren)
  • Situation de trĂ©sorerie
  • Compte de rĂ©sultat prĂ©visionnel
  • Nombre des salariĂ©s employĂ©s Ă  la date de la demande
  • État chiffrĂ© des crĂ©ances et des dettes
  • État actif et passif des sĂ»retĂ©s et Ă©tat des engagements hors bilan
  • Inventaire sommaire des biens du dĂ©biteur
  • Nom et adresse des reprĂ©sentants de la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) s'ils ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s
  • Attestation sur l'honneur certifiant l'absence de mandat ad hoc ou de conciliation dans les 18 mois prĂ©cĂ©dant la date de la demande
  • DĂ©signation de l'ordre professionnel ou de l'autoritĂ© dont dĂ©pend la sociĂ©tĂ©

Cette demande d'ouverture doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e au tribunal judiciaire ou au tribunal des activitĂ©s Ă©conomiques (TAE).

En effet, depuis le 1er janvier 2025, les tribunaux judiciaires de 12 villes sont remplacés par des tribunaux des activités économiques (TAE) pour le traitement des procédures de mandat ad hoc, de conciliation et des procédures collectives. Les tribunaux des villes suivantes sont concernés : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.

Le ministÚre de la Justice met à disposition un simulateur pour connaßtre le tribunal compétent :

Depuis le 1er janvier 2025, des tribunaux des activités économiques (TAE) ont été mis en place dans certains territoires pour le traitement des procédures amiables ou des procédures collectives quelle que soit l'activité exercée.

Ce simulateur permet de connaßtre le tribunal compétent.

⚠ Attention

Le tribunal judiciaire est compétent pour les professions réglementées du droit suivantes : avocats, notaires, commissaires de justice, greffiers de tribunal de commerce, administrateurs judiciaires et les mandataires judiciaires.

Pour en savoir plus sur les TAE, vous pouvez consulter la page suivante :

Le tribunal ouvre la procédure de sauvegarde s'il estime, aprÚs avoir entendu le représentant légal de la société et les représentants du CSE, que la demande d'ouverture est fondée.

Le jugement d'ouverture de la sauvegarde est mentionnĂ© au RNE et au RCS s'il s'agit d'une sociĂ©tĂ© commerciale. Le greffier du tribunal procĂšde Ă  la publication d'un avis du jugement d'ouverture au Bodacc. Il publie le mĂȘme avis dans un support d'annonces lĂ©gales (Shal) du lieu oĂč l'entreprise a son siĂšge social. Ces publicitĂ©s sont faites dans les 15 jours de la date du jugement.

Le jugement d'ouverture a les effets suivants : il ouvre une période d'observation durant laquelle l'entreprise continue son activité et il nomme les organes de la procédure.

Lorsque l'entreprise relÚve du secteur libéral réglementé (par exemple, architecte, médecin), le tribunal doit entendre l'ordre professionnel ou l'instance dont il relÚve.

La sauvegarde débute par une période d'observation qui sert à effectuer un bilan économique et social de l'entreprise. La durée de la période d'observation est de 12 mois maximum (6 mois renouvelable une fois pour une durée maximale de 6 mois à la demande de l'administrateur judiciaire , de l'entreprise en difficulté ou du ministÚre public).

L'objectif de cette période est d'aboutir à un plan de sauvegarde sous le contrÎle du tribunal et le plus souvent avec l'aide d'un administrateur judiciaire.

Pour préparer le plan de sauvegarde de l'entreprise, le dirigeant établit un inventaire des biens et la liste des créanciers de l'entreprise. Le projet de plan de sauvegarde est voté par les classes de parties affectées.

Les classes de parties affectées remplacent les comités de créanciers. Les classes de parties affectées se prononcent sur les propositions faites dans le projet de plan de sauvegarde établi par l'administrateur judiciaire et l'entreprise en difficulté.

Certaines entreprises ont l'obligation de constituer des classes de parties affectées lorsqu'elles se trouvent dans l'une des situations suivantes :

  • Soit plus de 250 salariĂ©s et un chiffre d'affaires net qui dĂ©passe 20 millions €
  • Soit un chiffre d'affaires net qui dĂ©passe 40 millions €

Les créanciers sont alors regroupés en fonction de leur créance : par exemple, les créanciers fiscaux, les créanciers munis de sûretés: Mécanisme qui sert à garantir le rÚglement d'une créance (dette, emprunt bancaire, etc.) en cas d'insolvabilité du débiteur. Il existe 2 types de sûretés : les sûretés réelles lorsque la garantie repose sur un bien (hypothÚque, nantissement, gage) et les sûretés personnelles lorsqu'un tiers se porte garant (cautionnement).

Les entreprises qui ne sont pas soumises Ă  cette obligation peuvent quand mĂȘme demander au juge-commissaire l'autorisation de constituer les crĂ©anciers en classes de parties affectĂ©es.

💡 À noter

Lorsqu'il apparaßt que la société était déjà en cessation des paiements avant l'ouverture de la procédure de sauvegarde, le tribunal doit convertir la sauvegarde en procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire.

Lors du jugement d'ouverture de la procédure de sauvegarde, le tribunal désigne les différents intervenants à la procédure :

  • Mandataire judiciaire.
  • Administrateur judiciaire
  • Juge-commissaire

Le tribunal invite le comité social et économique (CSE) , lorsqu'il existe, à désigner un représentant parmi les salariés de l'entreprise.

Mandataire judiciaire

Le mandataire judiciaire est chargĂ© de la vĂ©rification du passif. À ce titre, il reçoit les dĂ©clarations des crĂ©anciers ainsi que le relevĂ© des crĂ©ances salariales pour vĂ©rification.

Il établit ensuite la liste des créances déclarées et formule des propositions d'admission ou de rejet. C'est le juge-commissaire qui décide du sort de la créance.

💡 À noter

Le mandataire judiciaire est rĂ©munĂ©rĂ© par l'entreprise. Cette rĂ©munĂ©ration est fixĂ©e par un arrĂȘtĂ© pour chacune de ses missions (par exemple, vĂ©rification de crĂ©ances). Elle dĂ©pend du nombre de salariĂ©s et du chiffre d'affaires de l'entreprise.

Administrateur judiciaire

La dĂ©signation d'un administrateur judiciaire est obligatoire lorsque l'entreprise a au moins 20 salariĂ©s et un chiffre d'affaires qui dĂ©passe 3 millions  €HT.

Le tribunal le charge de l'une des missions suivantes :

  • Surveillance de l'entreprise en difficultĂ© dans sa gestion
  • Assistance pour tous les actes de gestion ou pour certains d'entre eux

Le tribunal peut le charger d'assister le dirigeant ou bien d'assurer seul, entiĂšrement ou en partie, l'administration de l'entreprise.

Il établit un bilan économique et social de l'entreprise.

💡 À noter

L'administrateur judiciaire est rĂ©munĂ©rĂ© par l'entreprise. Cette rĂ©munĂ©ration est fixĂ©e par un arrĂȘtĂ© pour chacune de ses missions (par exemple, mission d'assistance, Ă©laboration du bilan social et Ă©conomique). Elle dĂ©pend du nombre de salariĂ©s et du chiffre d'affaires de l'entreprise.

Juge-commissaire

Il est un membre du tribunal de commerce chargĂ© de veiller Ă  la protection des intĂ©rĂȘts de chaque partie et au bon dĂ©roulement de la procĂ©dure.

Le juge-commissaire peut notamment autoriser l'entreprise en difficulté à effectuer les actes suivants :

  • RĂ©aliser des actes de disposition. Ce sont des actes qui engagent le patrimoine de l'entreprise, pour le prĂ©sent ou l'avenir (exemples : vente d'un immeuble, conclusion d'un emprunt, donation). Ils entraĂźnent une transmission de droits qui peut diminuer la valeur du patrimoine.
  • Souscrire une sĂ»retĂ© rĂ©elle (par exemple une hypothĂšque) en garantie d'une crĂ©ance postĂ©rieure Ă  l'ouverture de la procĂ©dure.

L'ouverture d'une période d'observation a des conséquences pour le dirigeant de la société et pour les créanciers.

Le dirigeant continue à administrer la société et exerce les actes de gestion courante (par exemple, une commande de fournitures). Toutefois, lorsqu'un administrateur judiciaire est désigné, celui-ci est chargé de surveiller le dirigeant dans sa gestion, ou de l'assister pour tous les actes de gestion ou pour certains d'entre eux.

Le dirigeant continue de percevoir sa rémunération sauf décision contraire des associés ou actionnaires.

Les contrats en cours au moment de l'ouverture de la procédure (par exemple, contrat de franchise ou de crédit- bail) se poursuivent sur décision de l'administrateur judiciaire.

La sociĂ©tĂ© doit ĂȘtre en mesure de payer ses salariĂ©s. En effet, le rĂ©gime de la garantie des salaires (AGS) ne prend pas en charge les salaires d'une entreprise en procĂ©dure de sauvegarde.

L'ouverture d'une procédure de sauvegarde affecte tous les créanciers. Les conséquences sont différentes selon que leur créance est apparue avant ou aprÚs le jugement d'ouverture.

L’ouverture de la sauvegarde a les effets suivants :

  • lnterdiction pour l'entreprise en difficultĂ© de payer toute crĂ©ance antĂ©rieure au jugement d'ouverture. En pratique, cela signifie que l'entreprise ne paie plus ses crĂ©ances Ă  partir de l'ouverture du jugement de sauvegarde. Les crĂ©anciers doivent donc effectuer une dĂ©claration de leurs crĂ©ances auprĂšs du mandataire judiciaire.
  • Suspension des poursuites individuelles : les crĂ©anciers qui n'ont pas poursuivi l'entreprise pour obtenir le rĂšglement de leurs crĂ©ances avant le jugement d'ouverture ne peuvent plus le faire aprĂšs. La caution ne peut pas ĂȘtre poursuivie pendant la pĂ©riode d'observation.
  • ArrĂȘt des poursuites : Ă  compter du jugement d’ouverture, la caution ne peut pas ĂȘtre poursuivie. A la fin de de la pĂ©riode d’observation, la caution peut Ă  nouveau ĂȘtre poursuivie lorsqu'une Ă©chĂ©ance du plan de sauvegarde n'est pas payĂ©e..
  • ArrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts (lĂ©gaux, conventionnels et de retard) et majorations. Les cautions (personnes physiques) de l'entreprise en difficultĂ© peuvent bĂ©nĂ©ficier de l'arrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts. En revanche, les prĂȘts supĂ©rieurs ou Ă©gaux Ă  une annĂ©e ne sont pas concernĂ©s par l'arrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts.

Pour en savoir plus sur la déclaration de créance, se reporter à la fiche dédiée.

En principe, l'entreprise en difficulté ne paie pas les créances qui apparaissent aprÚs le jugement d'ouverture de la procédure de sauvegarde.

En pratique, les apports en trĂ©sorerie apportĂ©s aprĂšs le jugement d'ouverture doivent ĂȘtre remboursĂ©s avant toutes les autres crĂ©ances. C'est que qu'on appelle le privilĂšge de sauvegarde.

Cependant, les créances salariales font exception à cette rÚgle et sont toujours payées en priorité.

D'autres créances sont également payées à leur échéance :

  • CrĂ©ances nĂ©cessaires au dĂ©roulement de la procĂ©dure ou de la pĂ©riode d'observation (par exemple, paiement d'une livraison d'un bien nĂ©cessaire Ă  l'activitĂ© de la sociĂ©tĂ©)
  • Contrepartie d'une prestation fournie Ă  l'entreprise en difficultĂ© pendant cette pĂ©riode (par exemple, paiement de travaux de plomberie)
  • CrĂ©ances alimentaires

Pour favoriser la poursuite de l'activité de l'entreprise, le juge-commissaire peut également autoriser le paiement des factures des transporteurs.

Lorsqu'il existe une possibilitĂ© sĂ©rieuse pour la sociĂ©tĂ© d'ĂȘtre sauvegardĂ©e, le tribunal arrĂȘte un plan de sauvegarde qui met fin Ă  la pĂ©riode d'observation.

S'il n'existe pas de possibilitĂ© pour la sociĂ©tĂ© d'ĂȘtre sauvegardĂ©e, le tribunal convertit la procĂ©dure en redressement ou liquidation judiciaire.

⚠ Attention

Dans de trÚs rares cas, la situation de l'entreprise au cours de la période d'observation s'améliore et le tribunal peut mettre fin à la procédure de sauvegarde. Dans cette hypothÚse, les créanciers sont réglés et l'entreprise reprend son activité normalement.

Le plan de sauvegarde permet au dirigeant de prendre un ensemble de mesures pour restructurer l'entreprise et en permettre la sauvegarde.

Ce plan est soumis au vote des créanciers et des classes de parties affectées si elles existent.

Des classes de parties affectĂ©es doivent ĂȘtre constituĂ©es dans l'un des cas suivants :

  • Soit lorsque l'entreprise a plus de 250 salariĂ©s et un chiffre d'affaires annuel net qui dĂ©passe 20 millions €
  • Soit lorsque le chiffre d'affaires annuel net dĂ©passe 40 millions €

Le plan de sauvegarde ne peut pas durer plus de 10 ans et comporte, s'il y a lieu, l'arrĂȘt, l'adjonction ou la cession d'une ou de plusieurs activitĂ©s.

La mise en place du plan impose aux créanciers des délais de paiement ou des remises de dettes.

Dans le jugement arrĂȘtant le plan ou le modifiant, le tribunal peut dĂ©cider que les biens qu'il estime indispensables Ă  la continuation de l'entreprise ne pourront pas ĂȘtre vendus pendant un certain temps.

Si l'adoption d'un plan de sauvegarde est manifestement impossible et que la clÎture de la procédure conduirait de maniÚre certaine à la cessation des paiements, le tribunal peut convertir la procédure de sauvegarde en redressement ou en liquidation judiciaire.

SauvegardeRedressement judiciaireLiquidation judiciaire
Cessation des paiementsNonOuiOui
CaractÚre obligatoire de la procédureNonOuiOui
Initiative de la procĂ©dureUniquement le dirigeantUne des personnes suivantes :DirigeantCrĂ©ancier (Urssaf par exemple)MinistĂšre public (sur requĂȘte)Une des personnes suivantes :DirigeantCrĂ©ancier (Urssaf par exemple)MinistĂšre public (sur requĂȘte)
Situation de l'entrepriseDifficultĂ©s juridiques, sociales, Ă©conomiques ou financiĂšres insurmontablesCessation des paiementsCessation des paiements et redressement de l’entreprise manifestement impossible
Organes de la procĂ©dure nommĂ©s par le tribunalMandataire judiciaire : il reprĂ©sente les crĂ©anciersAdministrateur judiciaire   (pour les entreprises d’une certaine importance) : il surveille ou assiste l'entreprise dans sa gestion.Juge-commissaire : il veille Ă  la protection des intĂ©rĂȘts en prĂ©sence et au dĂ©roulement rapide de la procĂ©dure.Mandataire judiciaire : il reprĂ©sente les crĂ©anciers.Administrateur judiciaire (pour les entreprises d’une certaine importance) : il assiste l'entreprise dans sa gestion.Juge-commissaire : il veille Ă  la protection des intĂ©rĂȘts en prĂ©sence et au dĂ©roulement rapide de la procĂ©dure.Liquidateur : il est chargĂ© de vĂ©rifier les crĂ©ances, de vendre les actifs et de procĂ©der aux licenciements et au paiement des crĂ©anciers.Juge-commissaire : il veille Ă  la protection des intĂ©rĂȘts en prĂ©sence et au dĂ©roulement rapide de la procĂ©dure.
Durée de la période d'observation12 mois maximum18 mois maximumPas de période d'observation
CoĂ»tHonoraires du mandataire judiciaire et de l'administrateur judiciaire Ă  la charge de l'entreprise.Frais de greffeHonoraires du mandataire judiciaire et de l'administrateur judiciaire Ă  la charge de l'entreprise.Frais de greffeHonoraires du liquidateur Ă  la charge de l’entreprise. Ils sont pris en charge par la Caisse des dĂ©pĂŽts et consignations si l’entreprise ne dispose pas de fonds.Frais de greffe
ConsĂ©quences du jugement d'ouvertureArrĂȘt des paiementsInterdiction des poursuites individuelles : les crĂ©anciers qui n'ont pas poursuivi l'entreprise pour obtenir le rĂšglement de leurs crĂ©ances avant le jugement d'ouverture ne peuvent plus le faire aprĂšs.ArrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts (lĂ©gaux, conventionnels et de retard) et majorations, sauf pour les prĂȘts supĂ©rieurs ou Ă©gaux Ă  1 an.ArrĂȘt des paiementsInterdiction des poursuites individuelles : les crĂ©anciers qui n'ont pas poursuivi l'entreprise pour obtenir le rĂšglement de leurs crĂ©ances avant le jugement d'ouverture ne peuvent plus le faire aprĂšs.ArrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts (lĂ©gaux, conventionnels et de retard) et majorations, sauf pour les prĂȘts supĂ©rieurs ou Ă©gaux Ă  1 an.ArrĂȘt immĂ©diat de l'activitĂ© (maintien parfois autorisĂ© par le tribunal pour 6 mois maximum)Dirigeant perd son pouvoir de direction au profit du liquidateur.Fin des contrats de travailInterdiction des poursuites contre l'entreprise pour des sommes dues et non remboursĂ©esArrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts (lĂ©gaux, conventionnels et de retard) et majorations, sauf pour les prĂȘts supĂ©rieurs ou Ă©gaux Ă  1 an.
ObjectifsFaciliter la rĂ©organisation de l'entreprisePermettre la poursuite de l'activitĂ© Ă©conomiqueMaintenir l'emploiApurement du passifPermettre la poursuite de l'activitĂ© de l'entrepriseMaintenir l'emploiApurement du passifOrganiser la cession de toute l’entreprise ou d’une partie de celle-ciFermer l'entrepriseRembourser les crĂ©anciersOrganiser la cession de toute l’entreprise ou d’une partie de celle-ci
Fin de la pĂ©riode d'observationLa pĂ©riode d'observation se termine de l'une des façons suivantes :ClĂŽture de la sauvegarde car disparition des difficultĂ©s de l'entreprise au cours de la pĂ©riode d'observation (rare en pratique)Adoption d'un plan de sauvegarde pour 10 ans maximum qui met fin Ă  la pĂ©riode d'observation.Redressement ou liquidation judiciaire si pas de possibilitĂ© pour l'entreprise d'ĂȘtre sauvegardĂ©eLa pĂ©riode d'observation se termine de l'une des façons suivantes :ClĂŽture du redressement judiciaire si l'entreprise a remboursĂ© tous ses crĂ©anciers (trĂšs rare en pratique)Adoption d'un plan de redressement pour 10 ans maximum. Le plan peut prĂ©voir la cession d'une ou de plusieurs activitĂ©s.Liquidation judiciaire si le redressement est manifestement impossibleÀ la fin des opĂ©rations de liquidation, le tribunal prononce l'un des jugements suivants :ClĂŽture de la liquidation pour extinction du passif lorsque le liquidateur a pu rembourser tous les crĂ©anciers (trĂšs rare en pratique)ClĂŽture de la liquidation pour insuffisance d'actifs lorsque l'entreprise n'a plus assez d'argent pour rembourser l'ensemble des crĂ©anciers.
⚠ Attention

La procédure de sauvegarde accélérée et la liquidation judiciaire simplifiée ne sont pas traitées dans ce tableau.

Textes de référence

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