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Professionnels — Mairie de Villasavary
Procédure de sauvegarde d'une société
La procĂ©dure de sauvegarde s'adresse Ă une sociĂ©tĂ© ayant des difficultĂ©s financiĂšres qu'elle ne peut pas surmonter. Elle ne doit pas ĂȘtre en cessation des paiements. La sauvegarde permet la poursuite de l'activitĂ© Ă©conomique, le maintien de l'emploi et le rĂšglement des dettes.
La procĂ©dure de sauvegarde concerne toute sociĂ©tĂ© qui justifie de difficultĂ©s qu'elle n'est pas en mesure de surmonter. Ces difficultĂ©s peuvent ĂȘtre de nature juridique (par exemple, procĂšs en cours), Ă©conomique (par exemple, baisse des commandes) ou financiĂšre (par exemple, impossibilitĂ© de rĂ©gler des factures).
La sociĂ©tĂ© ne doit pas ĂȘtre en Ă©tat de cessation des paiements.
La procédure de sauvegarde s'adresse également à l'entrepreneur individuel (EI), y compris au micro-entrepreneur, quelle que soit l'activité exercée : commerciale, artisanale, libérale ou agricole.
Lorsque la procédure de conciliation a échoué à la suite du refus de certains créanciers de participer à un accord de conciliation, l'entreprise peut demander au tribunal l'ouverture d'une procédure de sauvegarde accélérée.
Seul le représentant légal de la société (gérant pour une SARL, président pour une SAS) peut demander l'ouverture d'une procédure de sauvegarde.
C'est une demande purement volontaire. Elle doit ĂȘtre faite auprĂšs du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire en fonction de l'activitĂ© exercĂ©e :
Le représentant légal doit remplir le formulaire de demande d'ouverture suivant :
Il faut indiquer les difficultés que la société rencontre et les raisons pour lesquelles elle n'est pas en mesure de les surmonter.
La demande d'ouverture est accompagnée des documents suivants :
- Comptes annuels du dernier exercice
- Extrait K-bis ou attestation d'immatriculation au Registre national des entreprises (RNE)
- Situation de trésorerie
- Compte de résultat prévisionnel
- Nombre des salariés employés
- Ătat chiffrĂ© des crĂ©ances et des dettes
- Ătat actif et passif des sĂ»retĂ©s et Ă©tat des engagements hors bilan
- Inventaire sommaire des biens de la société
- Nom et adresse des représentants de la délégation du personnel du comité social et économique (CSE) s'ils ont déjà été désignés
- Attestation sur l'honneur certifiant l'absence de mandat ad hoc ou de conciliation dans les 18 mois précédant la date de la demande
Cette requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e en 2 exemplaires au tribunal de commerce ou au tribunal des activitĂ©s Ă©conomiques (TAE).
En effet, depuis le 1er janvier 2025, les tribunaux de commerce de 12 villes sont remplacés par des tribunaux des activités économiques (TAE) pour le traitement des procédures de mandat ad hoc, de conciliation et des procédures collectives. Les tribunaux des villes suivantes sont concernés : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.
Le ministÚre de la Justice met à disposition un simulateur pour connaßtre le tribunal compétent :
Depuis le 1er janvier 2025, des tribunaux des activités économiques (TAE) ont été mis en place dans certains territoires pour le traitement des procédures amiables ou des procédures collectives quelle que soit l'activité exercée.
Ce simulateur permet de connaßtre le tribunal compétent.
Pour en savoir plus sur les TAE, vous pouvez consulter la page suivante :
Le représentant légal doit remplir le formulaire de demande d'ouverture suivant :
Il faut indiquer les difficultés que la société rencontre et les raisons pour lesquelles elle n'est pas en mesure de les surmonter.
La demande d'ouverture est accompagnée des documents suivants :
- Comptes annuels du dernier exercice
- Numéro unique d'identification de l'entreprise (Siren)
- Situation de trésorerie
- Compte de résultat prévisionnel
- Nombre des salariés employés à la date de la demande
- Ătat chiffrĂ© des crĂ©ances et des dettes
- Ătat actif et passif des sĂ»retĂ©s et Ă©tat des engagements hors bilan
- Inventaire sommaire des biens du débiteur
- Nom et adresse des représentants de la délégation du personnel du comité social et économique (CSE) s'ils ont déjà été désignés
- Attestation sur l'honneur certifiant l'absence de mandat ad hoc ou de conciliation dans les 18 mois précédant la date de la demande
- Désignation de l'ordre professionnel ou de l'autorité dont dépend la société
Cette demande d'ouverture doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e au tribunal judiciaire ou au tribunal des activitĂ©s Ă©conomiques (TAE).
En effet, depuis le 1er janvier 2025, les tribunaux judiciaires de 12 villes sont remplacés par des tribunaux des activités économiques (TAE) pour le traitement des procédures de mandat ad hoc, de conciliation et des procédures collectives. Les tribunaux des villes suivantes sont concernés : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.
Le ministÚre de la Justice met à disposition un simulateur pour connaßtre le tribunal compétent :
Depuis le 1er janvier 2025, des tribunaux des activités économiques (TAE) ont été mis en place dans certains territoires pour le traitement des procédures amiables ou des procédures collectives quelle que soit l'activité exercée.
Ce simulateur permet de connaßtre le tribunal compétent.
Le tribunal judiciaire est compétent pour les professions réglementées du droit suivantes : avocats, notaires, commissaires de justice, greffiers de tribunal de commerce, administrateurs judiciaires et les mandataires judiciaires.
Pour en savoir plus sur les TAE, vous pouvez consulter la page suivante :
Le tribunal ouvre la procédure de sauvegarde s'il estime, aprÚs avoir entendu le représentant légal de la société et les représentants du CSE, que la demande d'ouverture est fondée.
Le jugement d'ouverture de la sauvegarde est mentionnĂ© au RNE et au RCS s'il s'agit d'une sociĂ©tĂ© commerciale. Le greffier du tribunal procĂšde Ă la publication d'un avis du jugement d'ouverture au Bodacc. Il publie le mĂȘme avis dans un support d'annonces lĂ©gales (Shal) du lieu oĂč l'entreprise a son siĂšge social. Ces publicitĂ©s sont faites dans les 15 jours de la date du jugement.
Le jugement d'ouverture a les effets suivants : il ouvre une période d'observation durant laquelle l'entreprise continue son activité et il nomme les organes de la procédure.
Lorsque l'entreprise relÚve du secteur libéral réglementé (par exemple, architecte, médecin), le tribunal doit entendre l'ordre professionnel ou l'instance dont il relÚve.
La sauvegarde débute par une période d'observation qui sert à effectuer un bilan économique et social de l'entreprise. La durée de la période d'observation est de 12 mois maximum (6 mois renouvelable une fois pour une durée maximale de 6 mois à la demande de l'administrateur judiciaire , de l'entreprise en difficulté ou du ministÚre public).
L'objectif de cette période est d'aboutir à un plan de sauvegarde sous le contrÎle du tribunal et le plus souvent avec l'aide d'un administrateur judiciaire.
Pour préparer le plan de sauvegarde de l'entreprise, le dirigeant établit un inventaire des biens et la liste des créanciers de l'entreprise. Le projet de plan de sauvegarde est voté par les classes de parties affectées.
Les classes de parties affectées remplacent les comités de créanciers. Les classes de parties affectées se prononcent sur les propositions faites dans le projet de plan de sauvegarde établi par l'administrateur judiciaire et l'entreprise en difficulté.
Certaines entreprises ont l'obligation de constituer des classes de parties affectées lorsqu'elles se trouvent dans l'une des situations suivantes :
- Soit plus de 250 salariĂ©s et un chiffre d'affaires net qui dĂ©passe 20 millions âŹ
- Soit un chiffre d'affaires net qui dĂ©passe 40 millions âŹ
Les créanciers sont alors regroupés en fonction de leur créance : par exemple, les créanciers fiscaux, les créanciers munis de sûretés: Mécanisme qui sert à garantir le rÚglement d'une créance (dette, emprunt bancaire, etc.) en cas d'insolvabilité du débiteur. Il existe 2 types de sûretés : les sûretés réelles lorsque la garantie repose sur un bien (hypothÚque, nantissement, gage) et les sûretés personnelles lorsqu'un tiers se porte garant (cautionnement).
Les entreprises qui ne sont pas soumises Ă cette obligation peuvent quand mĂȘme demander au juge-commissaire l'autorisation de constituer les crĂ©anciers en classes de parties affectĂ©es.
Lorsqu'il apparaßt que la société était déjà en cessation des paiements avant l'ouverture de la procédure de sauvegarde, le tribunal doit convertir la sauvegarde en procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire.
Lors du jugement d'ouverture de la procédure de sauvegarde, le tribunal désigne les différents intervenants à la procédure :
- Mandataire judiciaire.
- Administrateur judiciaire
- Juge-commissaire
Le tribunal invite le comité social et économique (CSE) , lorsqu'il existe, à désigner un représentant parmi les salariés de l'entreprise.
Mandataire judiciaire
Le mandataire judiciaire est chargé de la vérification du passif. à ce titre, il reçoit les déclarations des créanciers ainsi que le relevé des créances salariales pour vérification.
Il établit ensuite la liste des créances déclarées et formule des propositions d'admission ou de rejet. C'est le juge-commissaire qui décide du sort de la créance.
Le mandataire judiciaire est rĂ©munĂ©rĂ© par l'entreprise. Cette rĂ©munĂ©ration est fixĂ©e par un arrĂȘtĂ© pour chacune de ses missions (par exemple, vĂ©rification de crĂ©ances). Elle dĂ©pend du nombre de salariĂ©s et du chiffre d'affaires de l'entreprise.
Administrateur judiciaire
La dĂ©signation d'un administrateur judiciaire est obligatoire lorsque l'entreprise a au moins 20 salariĂ©s et un chiffre d'affaires qui dĂ©passe 3 millions  âŹHT.
Le tribunal le charge de l'une des missions suivantes :
- Surveillance de l'entreprise en difficulté dans sa gestion
- Assistance pour tous les actes de gestion ou pour certains d'entre eux
Le tribunal peut le charger d'assister le dirigeant ou bien d'assurer seul, entiĂšrement ou en partie, l'administration de l'entreprise.
Il établit un bilan économique et social de l'entreprise.
L'administrateur judiciaire est rĂ©munĂ©rĂ© par l'entreprise. Cette rĂ©munĂ©ration est fixĂ©e par un arrĂȘtĂ© pour chacune de ses missions (par exemple, mission d'assistance, Ă©laboration du bilan social et Ă©conomique). Elle dĂ©pend du nombre de salariĂ©s et du chiffre d'affaires de l'entreprise.
Juge-commissaire
Il est un membre du tribunal de commerce chargĂ© de veiller Ă la protection des intĂ©rĂȘts de chaque partie et au bon dĂ©roulement de la procĂ©dure.
Le juge-commissaire peut notamment autoriser l'entreprise en difficulté à effectuer les actes suivants :
- Réaliser des actes de disposition. Ce sont des actes qui engagent le patrimoine de l'entreprise, pour le présent ou l'avenir (exemples : vente d'un immeuble, conclusion d'un emprunt, donation). Ils entraßnent une transmission de droits qui peut diminuer la valeur du patrimoine.
- Souscrire une sûreté réelle (par exemple une hypothÚque) en garantie d'une créance postérieure à l'ouverture de la procédure.
L'ouverture d'une période d'observation a des conséquences pour le dirigeant de la société et pour les créanciers.
Le dirigeant continue à administrer la société et exerce les actes de gestion courante (par exemple, une commande de fournitures). Toutefois, lorsqu'un administrateur judiciaire est désigné, celui-ci est chargé de surveiller le dirigeant dans sa gestion, ou de l'assister pour tous les actes de gestion ou pour certains d'entre eux.
Le dirigeant continue de percevoir sa rémunération sauf décision contraire des associés ou actionnaires.
Les contrats en cours au moment de l'ouverture de la procédure (par exemple, contrat de franchise ou de crédit- bail) se poursuivent sur décision de l'administrateur judiciaire.
La sociĂ©tĂ© doit ĂȘtre en mesure de payer ses salariĂ©s. En effet, le rĂ©gime de la garantie des salaires (AGS) ne prend pas en charge les salaires d'une entreprise en procĂ©dure de sauvegarde.
L'ouverture d'une procédure de sauvegarde affecte tous les créanciers. Les conséquences sont différentes selon que leur créance est apparue avant ou aprÚs le jugement d'ouverture.
Lâouverture de la sauvegarde a les effets suivants :
- lnterdiction pour l'entreprise en difficulté de payer toute créance antérieure au jugement d'ouverture. En pratique, cela signifie que l'entreprise ne paie plus ses créances à partir de l'ouverture du jugement de sauvegarde. Les créanciers doivent donc effectuer une déclaration de leurs créances auprÚs du mandataire judiciaire.
- Suspension des poursuites individuelles : les crĂ©anciers qui n'ont pas poursuivi l'entreprise pour obtenir le rĂšglement de leurs crĂ©ances avant le jugement d'ouverture ne peuvent plus le faire aprĂšs. La caution ne peut pas ĂȘtre poursuivie pendant la pĂ©riode d'observation.
- ArrĂȘt des poursuites : Ă compter du jugement dâouverture, la caution ne peut pas ĂȘtre poursuivie. A la fin de de la pĂ©riode dâobservation, la caution peut Ă nouveau ĂȘtre poursuivie lorsqu'une Ă©chĂ©ance du plan de sauvegarde n'est pas payĂ©e..
- ArrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts (lĂ©gaux, conventionnels et de retard) et majorations. Les cautions (personnes physiques) de l'entreprise en difficultĂ© peuvent bĂ©nĂ©ficier de l'arrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts. En revanche, les prĂȘts supĂ©rieurs ou Ă©gaux Ă une annĂ©e ne sont pas concernĂ©s par l'arrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts.
Pour en savoir plus sur la déclaration de créance, se reporter à la fiche dédiée.
En principe, l'entreprise en difficulté ne paie pas les créances qui apparaissent aprÚs le jugement d'ouverture de la procédure de sauvegarde.
En pratique, les apports en trĂ©sorerie apportĂ©s aprĂšs le jugement d'ouverture doivent ĂȘtre remboursĂ©s avant toutes les autres crĂ©ances. C'est que qu'on appelle le privilĂšge de sauvegarde.
Cependant, les créances salariales font exception à cette rÚgle et sont toujours payées en priorité.
D'autres créances sont également payées à leur échéance :
- Créances nécessaires au déroulement de la procédure ou de la période d'observation (par exemple, paiement d'une livraison d'un bien nécessaire à l'activité de la société)
- Contrepartie d'une prestation fournie à l'entreprise en difficulté pendant cette période (par exemple, paiement de travaux de plomberie)
- Créances alimentaires
Pour favoriser la poursuite de l'activité de l'entreprise, le juge-commissaire peut également autoriser le paiement des factures des transporteurs.
Lorsqu'il existe une possibilitĂ© sĂ©rieuse pour la sociĂ©tĂ© d'ĂȘtre sauvegardĂ©e, le tribunal arrĂȘte un plan de sauvegarde qui met fin Ă la pĂ©riode d'observation.
S'il n'existe pas de possibilitĂ© pour la sociĂ©tĂ© d'ĂȘtre sauvegardĂ©e, le tribunal convertit la procĂ©dure en redressement ou liquidation judiciaire.
Dans de trÚs rares cas, la situation de l'entreprise au cours de la période d'observation s'améliore et le tribunal peut mettre fin à la procédure de sauvegarde. Dans cette hypothÚse, les créanciers sont réglés et l'entreprise reprend son activité normalement.
Le plan de sauvegarde permet au dirigeant de prendre un ensemble de mesures pour restructurer l'entreprise et en permettre la sauvegarde.
Ce plan est soumis au vote des créanciers et des classes de parties affectées si elles existent.
Des classes de parties affectĂ©es doivent ĂȘtre constituĂ©es dans l'un des cas suivants :
- Soit lorsque l'entreprise a plus de 250 salariĂ©s et un chiffre d'affaires annuel net qui dĂ©passe 20 millions âŹ
- Soit lorsque le chiffre d'affaires annuel net dĂ©passe 40 millions âŹ
Le plan de sauvegarde ne peut pas durer plus de 10 ans et comporte, s'il y a lieu, l'arrĂȘt, l'adjonction ou la cession d'une ou de plusieurs activitĂ©s.
La mise en place du plan impose aux créanciers des délais de paiement ou des remises de dettes.
Dans le jugement arrĂȘtant le plan ou le modifiant, le tribunal peut dĂ©cider que les biens qu'il estime indispensables Ă la continuation de l'entreprise ne pourront pas ĂȘtre vendus pendant un certain temps.
Si l'adoption d'un plan de sauvegarde est manifestement impossible et que la clÎture de la procédure conduirait de maniÚre certaine à la cessation des paiements, le tribunal peut convertir la procédure de sauvegarde en redressement ou en liquidation judiciaire.
| Sauvegarde | Redressement judiciaire | Liquidation judiciaire | |
| Cessation des paiements | Non | Oui | Oui |
| CaractÚre obligatoire de la procédure | Non | Oui | Oui |
| Initiative de la procĂ©dure | Uniquement le dirigeant | Une des personnes suivantes :DirigeantCrĂ©ancier (Urssaf par exemple)MinistĂšre public (sur requĂȘte) | Une des personnes suivantes :DirigeantCrĂ©ancier (Urssaf par exemple)MinistĂšre public (sur requĂȘte) |
| Situation de l'entreprise | DifficultĂ©s juridiques, sociales, Ă©conomiques ou financiĂšres insurmontables | Cessation des paiements | Cessation des paiements et redressement de lâentreprise manifestement impossible |
| Organes de la procĂ©dure nommĂ©s par le tribunal | Mandataire judiciaire : il reprĂ©sente les crĂ©anciersAdministrateur judiciaire  (pour les entreprises dâune certaine importance) : il surveille ou assiste l'entreprise dans sa gestion.Juge-commissaire : il veille Ă la protection des intĂ©rĂȘts en prĂ©sence et au dĂ©roulement rapide de la procĂ©dure. | Mandataire judiciaire : il reprĂ©sente les crĂ©anciers.Administrateur judiciaire (pour les entreprises dâune certaine importance) : il assiste l'entreprise dans sa gestion.Juge-commissaire : il veille Ă la protection des intĂ©rĂȘts en prĂ©sence et au dĂ©roulement rapide de la procĂ©dure. | Liquidateur : il est chargĂ© de vĂ©rifier les crĂ©ances, de vendre les actifs et de procĂ©der aux licenciements et au paiement des crĂ©anciers.Juge-commissaire : il veille Ă la protection des intĂ©rĂȘts en prĂ©sence et au dĂ©roulement rapide de la procĂ©dure. |
| Durée de la période d'observation | 12 mois maximum | 18 mois maximum | Pas de période d'observation |
| CoĂ»t | Honoraires du mandataire judiciaire et de l'administrateur judiciaire Ă la charge de l'entreprise.Frais de greffe | Honoraires du mandataire judiciaire et de l'administrateur judiciaire Ă la charge de l'entreprise.Frais de greffe | Honoraires du liquidateur Ă la charge de lâentreprise. Ils sont pris en charge par la Caisse des dĂ©pĂŽts et consignations si lâentreprise ne dispose pas de fonds.Frais de greffe |
| ConsĂ©quences du jugement d'ouverture | ArrĂȘt des paiementsInterdiction des poursuites individuelles : les crĂ©anciers qui n'ont pas poursuivi l'entreprise pour obtenir le rĂšglement de leurs crĂ©ances avant le jugement d'ouverture ne peuvent plus le faire aprĂšs.ArrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts (lĂ©gaux, conventionnels et de retard) et majorations, sauf pour les prĂȘts supĂ©rieurs ou Ă©gaux Ă 1 an. | ArrĂȘt des paiementsInterdiction des poursuites individuelles : les crĂ©anciers qui n'ont pas poursuivi l'entreprise pour obtenir le rĂšglement de leurs crĂ©ances avant le jugement d'ouverture ne peuvent plus le faire aprĂšs.ArrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts (lĂ©gaux, conventionnels et de retard) et majorations, sauf pour les prĂȘts supĂ©rieurs ou Ă©gaux Ă 1 an. | ArrĂȘt immĂ©diat de l'activitĂ© (maintien parfois autorisĂ© par le tribunal pour 6 mois maximum)Dirigeant perd son pouvoir de direction au profit du liquidateur.Fin des contrats de travailInterdiction des poursuites contre l'entreprise pour des sommes dues et non remboursĂ©esArrĂȘt du cours des intĂ©rĂȘts (lĂ©gaux, conventionnels et de retard) et majorations, sauf pour les prĂȘts supĂ©rieurs ou Ă©gaux Ă 1 an. |
| Objectifs | Faciliter la rĂ©organisation de l'entreprisePermettre la poursuite de l'activitĂ© Ă©conomiqueMaintenir l'emploiApurement du passif | Permettre la poursuite de l'activitĂ© de l'entrepriseMaintenir l'emploiApurement du passifOrganiser la cession de toute lâentreprise ou dâune partie de celle-ci | Fermer l'entrepriseRembourser les crĂ©anciersOrganiser la cession de toute lâentreprise ou dâune partie de celle-ci |
| Fin de la pĂ©riode d'observation | La pĂ©riode d'observation se termine de l'une des façons suivantes :ClĂŽture de la sauvegarde car disparition des difficultĂ©s de l'entreprise au cours de la pĂ©riode d'observation (rare en pratique)Adoption d'un plan de sauvegarde pour 10 ans maximum qui met fin Ă la pĂ©riode d'observation.Redressement ou liquidation judiciaire si pas de possibilitĂ© pour l'entreprise d'ĂȘtre sauvegardĂ©e | La pĂ©riode d'observation se termine de l'une des façons suivantes :ClĂŽture du redressement judiciaire si l'entreprise a remboursĂ© tous ses crĂ©anciers (trĂšs rare en pratique)Adoption d'un plan de redressement pour 10 ans maximum. Le plan peut prĂ©voir la cession d'une ou de plusieurs activitĂ©s.Liquidation judiciaire si le redressement est manifestement impossible | Ă la fin des opĂ©rations de liquidation, le tribunal prononce l'un des jugements suivants :ClĂŽture de la liquidation pour extinction du passif lorsque le liquidateur a pu rembourser tous les crĂ©anciers (trĂšs rare en pratique)ClĂŽture de la liquidation pour insuffisance d'actifs lorsque l'entreprise n'a plus assez d'argent pour rembourser l'ensemble des crĂ©anciers. |
La procédure de sauvegarde accélérée et la liquidation judiciaire simplifiée ne sont pas traitées dans ce tableau.
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Textes de référence
- Code de commerce : articles L620-1 Ă L627-4 â Ouverture de la procĂ©dure de sauvegarde, pĂ©riode d'observation, bilan Ă©conomique, social et environnemental
- Code de commerce : articles L626-1 Ă L626-8 â Ălaboration du plan de sauvegarde
- Code de commerce : articles R621-1 Ă R628-13 â ProcĂ©dure de sauvegarde et publicitĂ© du jugement d'ouverture
- Code de commerce : articles A663-4 Ă A663-13 â RĂ©munĂ©ration de l'administrateur judiciaire
- Code de commerce : articles A663-18 Ă A663-29 â RĂ©munĂ©ration du mandataire judiciaire et du liquidateur judiciaire
- Loi n°2023-1059 du 20 novembre 2023 sur l'orientation et la programmation du ministĂšre de la justice â Article 23 sur l'expĂ©rimentation des TAE
- ArrĂȘtĂ© du 5 juillet 2024 relatif Ă l'expĂ©rimentation du tribunal des activitĂ©s Ă©conomiques â Liste des 12 tribunaux des activitĂ©s Ă©conomiques
