Démarches Association
Vos droits et démarches
Particuliers — Mairie de Villasavary
Que peut faire la victime d'une infraction pénale ?
Si vous ĂȘtes victime d'une infraction pĂ©nale (par exemple, vol, agression, cambriolage), vous pouvez faire diffĂ©rentes dĂ©marches afin que l'auteur des faits soit identifiĂ© et possiblement condamnĂ©. Vous pourrez alors obtenir rĂ©paration du prĂ©judice que vous avez subi. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă connaĂźtre.
Vous pouvez vous rendre dans un commissariat de police ou dans une gendarmerie de votre choix pour porter plainte.
Si vous ĂȘtes concernĂ© par une atteinte aux biens (par exemple, vol ou dĂ©gradation) et que vous ne connaissez pas l'auteur des faits, vous pouvez utiliser le service de plainte en ligne.
Vous pouvez aussi porter plainte par courrier auprĂšs du procureur de la RĂ©publique pour dĂ©crire les faits dont vous ĂȘtes victime.
Le procureur de la RĂ©publique peut faire procĂ©der Ă une enquĂȘte par les services de police ou de gendarmerie.
Si les faits sont établis, le procureur de la République peut décider d'engager des poursuites contre l'auteur des faits.
Pour déposer plainte, vous devez vous rendre au commissariat de police ou à la gendarmerie de votre choix.
Les services de police ou de gendarmerie sont obligĂ©s d'enregistrer votre plainte si vous ĂȘtes victime d'une infraction.
C'est le procureur de la RĂ©publique qui dĂ©cide de la suite Ă donner Ă la plainte (enquĂȘte, classement sans suite...).
Vous pouvez demander l'aide d'un avocat. Les frais d'avocats sont Ă votre charge.
Les frais d'avocat peuvent ĂȘtre pris en charge par l'aide juridictionnelle, si vous avez de faibles revenus.
Vous pouvez utiliser la plainte en ligne lorsque vous ĂȘtes victime de l'une des infractions suivantes :
- Vol, cambriolage
- Abus de confiance
- Escroquerie (sauf certaines arnaques commises sur internet)
- DĂ©lit de fuite (le conducteur d'un vĂ©hicule ne s'arrĂȘte pas, alors qu'il a causĂ© un accident)
- Destruction, dégradation volontaire ou involontaire
- Infraction concernant le dépÎt sauvage ou la collecte des ordures
- Vente forcée par correspondance.
La plainte peut ĂȘtre effectuĂ©e en ligne, Ă l'aide du service suivant :
En fonction des Ă©lĂ©ments dĂ©clarĂ©s, vous pouvez ĂȘtre contactĂ© par un policier ou un gendarme pour venir complĂ©ter votre dĂ©claration en commissariat ou en gendarmerie.
Votre déclaration est traitée par un agent qui vérifie si elle remplit les conditions pour faire l'objet d'un procÚs verbal de plainte.
Si votre dĂ©claration est acceptĂ©e, vous ĂȘtes informĂ© qu'une copie numĂ©rique du procĂšs-verbal de plainte est mise en ligne.
Sinon, vous recevez un mail vous indiquant le motif du rejet de votre déclaration.
Vous pouvez déposer plainte auprÚs du procureur de la République.
Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.
Votre courrier doit préciser les éléments suivants :
- Votre état civil et vos coordonnées complÚtes (adresse et numéro de téléphone)
- Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction
- Nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposée contre X)
- Nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction
- Description et estimation provisoire ou définitive du préjudice
- Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, constats...
Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :
Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.
Vous pouvez faire appel à un avocat qui déposera plainte pour vous auprÚs du procureur de la République. Les frais d'avocat sont alorsà votre charge.
Vous devez dĂ©poser plainte avant que les faits soient prescrits. Si les faits sont prescrits, l'auteur ne pourra plus ĂȘtre poursuivi par le procureur de la RĂ©publique.
Si le procureur de la République ne poursuit pas l'auteur des faits et classe sans suite votre plainte, vous pouvez faire un recours.
Vous pouvez contester le classement sans suite pour obtenir un réexamen de votre plainte.
Vous pouvez faire citer l'auteur des faits devant le tribunal si vous estimez que l'infraction est suffisamment établie.
Vous pouvez porter plainte avec constitution de partie civile si vous voulez qu'une enquĂȘte soit menĂ©e par un juge d'instruction.
Le classement sans suite n'est pas une décision définitive.
Le procureur de la République peut revenir à tout moment sur sa décision et décider d'engager des poursuites. C'est le cas si l'auteur des faits est identifié ou s'il y a de nouveaux éléments.
Vous pouvez contester le classement sans suite par un courrier adressé au procureur général de la cour d'appel.
Le courrier peut ĂȘtre envoyĂ© en lettre simple ou par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception.
Le procureur général peut ordonner au procureur de la République d'engager des poursuites ou rejeter votre demande.
Des poursuites ne peuvent pas ĂȘtre engagĂ©es si les faits sont prescrits ou si l'auteur des faits est dĂ©cĂ©dĂ©.
La citation directe est une procĂ©dure qui permet Ă la victime de saisir directement le tribunal de police ou le tribunal correctionnel sans qu'une enquĂȘte ne soit faite.
Vous devez connaßtre l'auteur des faits et avoir des preuves suffisantes. Vous pouvez vous constituer partie civile dans cette procédure et demander que l'auteur des faits vous indemnise de votre préjudice.
L'auteur des faits peut ĂȘtre condamnĂ© Ă une amende et/ou Ă une peine de prison.
Vous pouvez demander l'aide d'un avocat.
Si vous n'avez pas suffisamment de ressources pour payer les honoraires de l'avocat, vous pouvez demander l'aide juridictionnelle.
Vous pouvez porter plainte avec constitution de partie civile auprĂšs d'un juge d'instruction si vous ĂȘtes dans l'un des cas suivants :
- Le procureur de la République a décidé d'un classement sans suite de votre dépÎt de plainte
- Vous n'avez pas eu de réponse de la part du procureur de la République aprÚs un délai de 3 mois à compter du dépÎt de plainte
- La plainte concerne un crime (par exemple, viol, meurtre).
Vous pouvez vous adresser Ă un avocat.
Les frais d'avocat peuvent ĂȘtre pris en charge par l'aide juridictionnelle, si vous avez de faibles revenus.
Si vous ĂȘtes victime d'une infraction, vous pouvez obtenir rĂ©paration du prĂ©judice que vous avez subi.
Pour cela, vous pouvez vous constituer partie civile lors du jugement pénal.
Si vous avez subi un préjudice et que l'auteur des faits est identifié et ne fait pas l'objet de poursuites par le procureur (par exemple, votre véhicule est endommagé par un autre véhicule), vous pouvez saisir le tribunal judiciaire.
Si vous ne vous ĂȘtes pas constituĂ© partie civile lors du procĂšs pĂ©nal, vous pouvez saisir le tribunal judiciaire pour demander des dommages et intĂ©rĂȘts.
Pour certaines infractions et sous certaines conditions, vous pouvez saisir la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi).
La constitution de partie civile permet de demander des dommages et intĂ©rĂȘts pour les diffĂ©rents prĂ©judices que vous subissez :
- Préjudice corporel, c'est-à -dire une atteinte à la santé, à l'intégrité physique ou mentale d'une personne (par exemple, blessure, infirmité...),
- Préjudice matériel, c'est-à -dire un dommage aux biens (dégùts, dégradations matérielles, perte de revenus ou d'un élément du patrimoine),
- PrĂ©judice moral, c'est-Ă -dire un dommage d'ordre psychologique (la souffrance liĂ©e Ă la perte d'un ĂȘtre cher).
Pour obtenir une indemnisation, vous devez justifier du lien entre la commission de l'infraction et le préjudice subi. Par exemple, si votre téléphone est volé, vous devez justifier d'une facture à votre nom.
Vous devez Ă©galement chiffrer les diffĂ©rents montants demandĂ©s au titre des dommages et intĂ©rĂȘts.
Vous pouvez saisir une juridiction civile pour demander à l'auteur des faits la réparation de votre préjudice.
Il n'y aura pas d'enquĂȘte de police ou de gendarmerie. Le responsable des faits ne pourra pas ĂȘtre condamnĂ© Ă une peine de prison ou d'amende.
La juridiction compétente dépend des sommes en jeu dans le litige.
- Pour un litige infĂ©rieur ou Ă©gal Ă 10 000 âŹ, c'est le tribunal de proximitĂ© ou le tribunal judiciaire.
- Pour un litige supĂ©rieur Ă 10 000 âŹ, c'est le tribunal judiciaire.
Vous pouvez demander l'aide d'un avocat.
Si vous avez de faibles revenus, les frais peuvent pris en charge dans le cadre de l'aide juridictionnelle.
Vous pouvez, sous certaines conditions, saisir la commission d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi).
Pour saisir la Civi, votre indemnisation par un organisme (assurances, sĂ©curitĂ© sociale, mutuelle) doit Ă©galement ĂȘtre impossible.
Vous pouvez demander l'indemnisation pour un dommage corporel ayant entraßné une incapacité totale ou partielle de travail supérieure à 1 mois.
Vous pouvez aussi demander l'indemnisation pour une atteinte grave à vos biens (par exemple, incendie de votre véhicule).
Si la victime de l'infraction est décédée, ses ayant-droits (époux ou épouse, parents, enfants) peuvent saisir la Civi.
Si l'auteur de faits est condamné à vous indemniser, vous pouvez tenter un recouvrement amiable des sommes qui vous sont dues en vous adressant à votre débiteur.
S'il ne paie pas, vos moyens d'action pour percevoir ces sommes varie selon que le jugement qui condamne l'auteur des faits a été rendu par une juridiction pénale ou par une juridiction civile.
Lorsque la personne condamnĂ©e ne paie pas les dommages et intĂ©rĂȘts et si elle est suivie par un Jap, vous pouvez saisir le juge dĂ©lĂ©guĂ© aux victimes (JUDEVI). Si ce n'est pas le cas, vous devez faire intervenir un commissaire de justice.
Dans certains cas et sous certaines conditions, vous pouvez saisir la Commission d'indemnisation des victimes (Civi).
En cas de rejet d'indemnisation par la Civi, vous pouvez saisir le service d'aide au recouvrement des victimes d'infraction (Sarvi).
Le JUDEVI peut ĂȘtre saisi en cas de difficultĂ© pour faire exĂ©cuter la dĂ©cision (par exemple, en cas de non-paiement des dommages et intĂ©rĂȘts).
Vous pouvez saisir le JUDEVI, en lui adressant un courrier.
Il peut saisir le juge d'applicaton des peines (Jap) par ordonnance quand le condamnĂ© ne respecte pas ses obligations envers vous. Câest au Jap de rendre une dĂ©cision, et dâen informer le JUDEVI dans un dĂ©lai dâun mois. Le JUDEVI a 15 jours pour vous informer de la dĂ©cision du Jap.
Les dĂ©cisions et les ordonnances prises par le JUDEVI ne peuvent pas faire l'objet d'un recours, car il sâagit de mesures dâadministration judiciaire.
Le commissaire de justice (anciennement huissier de justice) est chargé du recouvrement des sommes allouées par un tribunal.
Le coût du commissaire de justice est à la charge de la partie condamnée aux dépens, c'est-à -dire aux frais de la procédure.
Si vous avez de faibles ressources, vous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle pour faire exécuter une décision de justice.
Vous pouvez, sous certaines conditions, saisir la commission d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi)).
Pour saisir la Civi, votre indemnisation par un organisme (assurances, sĂ©curitĂ© sociale, mutuelle) doit aussi ĂȘtre impossible.
Vous pouvez demander l'indemnisation pour un dommage corporel ayant entraßné une incapacité totale ou partielle de travail supérieure à 1 mois.
Vous pouvez également demander l'indemnisation si l'auteur des faits a commis une atteinte à votre bien, par exemple, en mettant le feu à votre véhicule.
Si l'auteur des faits a Ă©tĂ© condamnĂ© au paiement de dommages et intĂ©rĂȘts et qu'il ne paie pas, vous pouvez saisir le service d'aide au recouvrement des victimes d'infraction (Sarvi).
Le Sarvi peut vous indemniser d'une somme qu'il récupÚre auprÚs de la personne condamnée.
Le commissaire de justice est chargĂ© du recouvrement des dommages et intĂ©rĂȘts fixĂ©s par un tribunal.
Les frais d'intervention du commissaire de justice sont Ă la charge de la partie condamnĂ©e aux dĂ©pens, c'est-Ă -dire aux frais de la procĂ©dure. Mais les frais de recouvrement sont Ă la charge de chacune des parties (celle devant payer les dommages et intĂ©rĂȘts et celle devant les obtenir).
Le Bureau d'aide aux victimes (BAV) est mis en place dans chaque tribunal judiciaire. Il a une mission d'information, d'aide et d'orientation. Il peut informer sur l'avancement et le déroulement de la procédure.
Il peut répondre aux difficultés rencontrées notamment lors des procédures urgentes (comparution immédiate). Il prend en charge les parties civiles aprÚs l'audience. Il peut orienter vers les dispositifs d'indemnisation (Civi ou Sarvi).
Des consultations juridiques gratuites sont organisées par les avocats. Vous pouvez vous renseigner auprÚs de l'ordre des avocats de votre domicile.
Vous pouvez obtenir de l'aide auprÚs d'une association du réseau France Victimes.
Vous pouvez appeler le numéro d'aide aux victimes.
Ce service permet aux victimes d'infractions (hors atteintes aux biens sur internet) d'ĂȘtre Ă©coutĂ©es et orientĂ©es vers une association dâaide aux victimes ou un service spĂ©cialisĂ©. Il est accessible aux personnes sourdes et malentendantes.
116 006
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h.
+ 33 (0)1 80 52 33 76
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).
Par mail : victimes@116006.fr
Vous pouvez vous adresser au Point-justice (permanence juridique) de votre domicile.
Textes de référence
- Code de procĂ©dure pĂ©nale : articles 39 Ă 44-1 â Pouvoirs du procureur de la RĂ©publique, plainte simple
- Code de procĂ©dure pĂ©nale : articles 85 Ă 91-1 â DĂ©pĂŽt d'une plainte avec constitution de partie civile
- Code de procĂ©dure pĂ©nale : articles 389 Ă 392-1 â ProcĂ©dure de citation directe
- Code civil : articles 1240 Ă 1244 â Indemnisation du prĂ©judice
