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Particuliers — Mairie de Villasavary
Conciliateur de justice
Le conciliateur de justice est un auxiliaire de justice bĂ©nĂ©vole. Il a pour mission essentielle de rechercher le rĂšglement amiable des diffĂ©rends, en dehors ou dans le cadre dâune procĂ©dure judiciaire. Le recours au conciliateur de justice est gratuit. Nous vous prĂ©sentons les informations Ă connaĂźtre.
Dans certains cas, il est obligatoire de recourir Ă un mode de rĂ©solution amiable des conflits (conciliation, mĂ©diation ou procĂ©dure participative) avant de saisir le tribunal judiciaire. Câest notamment le cas d'un litige portant sur le paiement d'une somme qui ne dĂ©passe pas 5 000 ⏠ou dâun trouble anormal du voisinage.
Le rĂŽle du conciliateur de justice est dâintervenir comme un tiers neutre pour aider les parties en conflit Ă trouver une solution amiable.
Il va ainsi :
- Ăcouter les arguments de chaque partie de maniĂšre impartiale
- Favoriser le dialogue
- Et rechercher un terrain dâentente.
Le conciliateur de justice va Ă©galement proposer une ou plusieurs solutions pour rĂ©gler le litige, en prenant en compte les intĂ©rĂȘts de chaque partie.
Les parties sont libres dâaccepter ou de refuser la solution proposĂ©e.
Le conciliateur intervient dans les domaines dans lesquels les parties peuvent disposer de leurs droits, câest-Ă -dire dans les litiges oĂč les personnes ont la libertĂ© de dĂ©cider elles-mĂȘmes de la solution.
Il peut ĂȘtre saisi sans limite de montant et pour tout type de litige civil ou commercial.
Toutefois, le conciliateur de justice ne donne pas de conseils juridiques. Si une personne sollicite un avis du conciliateur de justice, il doit lâorienter vers un professionnel du droit ou un service compĂ©tent.
| Situations pour lesquelles il est compétent | Situations pour lesquelles il n'est pas compétent |
| ProblĂšmes de voisinage (bornage, droit de passage, mur mitoyen)DiffĂ©rends entre propriĂ©taires et locataires ou entre locatairesDiffĂ©rends liĂ©s Ă des impayĂ©sLitiges de la consommation (Ă lâexception des clauses abusives)Litiges entre commerçantsLitiges en matiĂšre de droit rural | Litiges en matiĂšre d'Ă©tat civil (mariage, filiation, adoption etc.)Litiges en matiĂšre de droit pĂ©nalConflits familiaux (pensions alimentaires, rĂ©sidence des enfants, etc.), qui sont de la compĂ©tence du juge aux affaires familialesConflits avec l'administration (vous pouvez saisir le DĂ©fenseur des droits ou le tribunal administratif) |
La saisine du conciliateur peut se faire Ă lâinitiative des parties (conciliation conventionnelle) ou sur dĂ©cision du juge.
En effet, en cas de litige, une partie (personne physique ou morale) peut demander lâintervention dâun conciliateur de justice avant de saisir le tribunal ou aprĂšs lâouverture dâune procĂ©dure judiciaire.
Le juge peut Ă©galement dĂ©cider de confier lâaffaire Ă un conciliateur de justice pour tenter de trouver une solution amiable.
Le conciliateur de justice peut ĂȘtre saisi par les parties en dehors de toute procĂ©dure judiciaire ou Ă lâoccasion dâun conflit devant le tribunal.
Il est possible de saisir un conciliateur de justice en dehors de toute procédure judiciaire.
Il faut alors sâadresser au conciliateur de justice territorialement compĂ©tent qui peut ĂȘtre :
- Celui situĂ© prĂšs du domicile de la personne qui prend lâinitiative de la dĂ©marche
- Ou celui du lieu oĂč est survenu le litige
- Ou celui du domicile de lâautre partie.
Le site des conciliateurs de France permet de trouver la permanence compétente :
Une fois la permanence trouvée, il est possible de :
- Prendre rendez-vous par téléphone,
- Saisir en ligne ou par courrier le conciliateur de justice.
La demande doit contenir un exposĂ© clair des faits Ă lâorigine du litige ainsi que les documents justificatifs ou tout Ă©lĂ©ment utile Ă la comprĂ©hension de votre dossier.
Avant de saisir le tribunal, les parties Ă un litige (conflit) peuvent rechercher une solution amiable par le biais dâune conciliation.
Cette dĂ©marche peut intervenir soit parce quâune des parties choisit volontairement de lâinitier, soit parce quâelle est imposĂ©e par la loi.
En effet, pour certains litiges, la loi impose une tentative de conciliation prĂ©alable pour que la demande soit recevable devant le juge. Cela signifie quâil faut dĂ©montrer avoir cherchĂ© Ă rĂ©gler le diffĂ©rend Ă lâamiable avant dâengager une procĂ©dure judiciaire. Sinon, le juge nâexaminera pas la demande.
Tel est le cas d'une demande qui porte, par exemple, sur le paiement d'une somme inférieure ou égale à 5 000 ⏠ou sur un conflit de voisinage.
La demande de conciliation préalable n'est pas exigée dans les cas suivants :
- Si l'une des parties au moins sollicite l'homologation d'un accord
- Lorsquâun recours prĂ©alable obligatoire doit ĂȘtre exercĂ© auprĂšs de lâauteur de la dĂ©cision
- Si l'absence de recours à l'un des modes de résolution amiable est justifiée par un motif légitime, notamment l'indisponibilité de conciliateurs de justice dans un délai raisonnable
- Si le juge ou l'autorité administrative doit, en application d'une disposition particuliÚre, procéder à une tentative préalable de conciliation
- Si le créancier a engagé, sans succÚs, une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances.
La saisine dâun conciliateur de justice peut intervenir de 2 maniĂšres : contact direct du conciliateur ou demande de mise en place dâune conciliation au greffe du tribunal judiciaire.
Contacter directement le conciliateur de justice
Vous trouverez une permanence compétente sur le site des conciliateurs de France :
Dans ce cas, il est possible de prendre rendez-vous par téléphone ou saisir en ligne ou par courrier le conciliateur de justice.
La demande doit contenir un exposĂ© clair des faits Ă lâorigine du litige ainsi que les documents justificatifs ou tout Ă©lĂ©ment utile Ă la comprĂ©hension de votre dossier.
Demander la mise en place dâune conciliation au greffe du tribunal judiciaire
Vous pouvez demander la mise en place dâune conciliation au greffe du tribunal judiciaire, directement sur place.
Ă tout moment de la procĂ©dure, le juge peut imposer aux parties de rencontrer un conciliateur de justice afin de tenter de rĂ©soudre leur diffĂ©rend Ă lâamiable. Il sâagit dâassister Ă un rĂ©union dâinformation sur lâobjet et le dĂ©roulement dâune conciliation.
Ă la suite de ce rendez-vous, les parties sont libres dâaccepter ou de refuser la mesure de conciliation. Si les parties acceptent, le juge dĂ©signe alors le conciliateur de justice par une ordonnance qui prĂ©cise, notamment, lâobjet et la durĂ©e de sa mission. Pendant cette pĂ©riode, la procĂ©dure judiciaire est suspendue.
La conciliation peut porter sur tout ou partie du litige.
Le conciliateur de justice rĂ©unit les parties Ă la conciliation. Les parties peuvent ĂȘtre accompagnĂ©es d'une personne de leur choix, compĂ©tente devant la juridiction saisie.
Le conciliateur de justice va entendre les parties séparément et/ou ensemble et va les aider à dialoguer. Il peut également se déplacer sur les lieux de la contestation et interroger toute personne qui lui semble utile, avec l'accord des parties.
Le conciliateur de justice informe le juge s'il rencontre des difficultés.
Le conciliateur de justice ne peut révéler au juge le contenu des déclarations qu'avec l'accord des parties.
La durée initiale de la conciliation ordonnée par un juge est de 5 mois maximum.
La mission peut ĂȘtre prolongĂ©e une fois, pour une durĂ©e de 3 mois, Ă la demande du conciliateur de justice.
Ă tout moment, le juge peut mettre fin Ă la conciliation soit Ă la demande dâune partie, soit Ă lâinitiative du conciliateur de justice. Il peut Ă©galement y mettre fin de sa propre initiative si le bon dĂ©roulement de la procĂ©dure est compromis ou si celle-ci a perdu toute utilitĂ©.
Si la conciliation s'est engagĂ©e Ă la demande des parties, aucun dĂ©lai n'est imposĂ© au conciliateur de justice pour accomplir sa mission. NĂ©anmoins, il a un devoir de diligence qui lui impose de mettre en Ćuvre la procĂ©dure dans un dĂ©lai raisonnable.
Les rĂšgles varient selon que lâaccord a Ă©tĂ© trouvĂ© dans le cadre dâune conciliation judiciaire ou dâune conciliation conventionnelle :
Lorsque la conciliation a Ă©tĂ© ordonnĂ©e par le juge, le conciliateur de justice doit lâinformer par Ă©crit du rĂ©sultat. Il lui indique si la conciliation a abouti ou si elle a Ă©chouĂ©.
En cas de succĂšs, lâaccord trouvĂ© peut ĂȘtre rĂ©digĂ© dans un document signĂ© par les parties et le conciliateur de justice.
Si la conciliation s'est engagée à la demande des parties, le conciliateur de justice peut établir un constat d'accord signé par les parties dans lequel elles s'engagent l'une envers l'autre. Un exemplaire du constat est remis à chaque partie.
La conciliation peut Ă©chouer si lâune des parties ne se prĂ©sente pas au rendez-vous ou si elles ne parviennent pas Ă sâentendre sur une solution amiable.
En cas dâĂ©chec, chacune des parties conserve la possibilitĂ© de saisir le tribunal pour faire trancher le litige.
Pour devenir conciliateur de justice, il faut remplir toutes les conditions suivantes :
- Ătre majeur
- Jouir de ses droits civiques et politiques
- Ne pas ĂȘtre investi de mandat Ă©lectif dans le ressort dans lequel il exerce ses fonctions
- Ne pas exercer d'activité judiciaire, ni participer au fonctionnement du service public de la justice
- Avoir une formation ou une expérience dans le domaine juridique
- Disposer de compĂ©tences permettant dâexercer la fonction de conciliateur de justice.
En principe, les fonctions de conciliateur de justice sont incompatibles avec celles de médiateur, d'avocat, de conseiller juridique ou de juge. Cette interdiction est levée lorsque le professionnel exerce des fonctions bénévoles de médiateur à la consommation et qu'il est inscrit sur la liste des médiateurs de la consommation dressée par la commission d'évaluation et de contrÎle de la médiation de la consommation.
Pour devenir conciliateur de justice, une lettre de motivation doit ĂȘtre adressĂ©e au magistrat coordonnateur de la protection et de la conciliation de justice du tribunal judiciaire compĂ©tent.
La demande doit ĂȘtre accompagnĂ©e des documents suivants :
- CV
- Attestation sur l'honneur
- Justificatifs de formation ou d'expérience juridique
La lettre et les documents peuvent ĂȘtre envoyĂ©s par voie par voie Ă©lectronique au bureau de recrutement compĂ©tent pour la juridiction choisie.
Le premier prĂ©sident de la cour d'appel nomme le conciliateur de justice pour une durĂ©e de 1 an. Ă lâissue de cette pĂ©riode, le mandat peut ĂȘtre renouvelĂ©, dans les mĂȘmes conditions, pour une durĂ©e de 3 ans, reconductible.
Les nouveaux conciliateurs de justice doivent suivre une journée de formation initiale et une journée de formation continue pendant leur 1re année d'exercice et au cours du mandat de 3 ans qui suit.
Le conciliateur de justice qui ne suit pas cette formation peut se voir refuser la prolongation de son mandat.
Le conciliateur de justice prĂȘte serment. Il doit alors respecter 7 devoirs, Ă savoir : probitĂ©, indĂ©pendance, impartialitĂ©, neutralitĂ©, confidentialitĂ©, diligence et rĂ©serve.
Le conciliateur de justice est bĂ©nĂ©vole. Cependant, une indemnitĂ© forfaitaire lui est versĂ©e pour couvrir ses dĂ©penses de secrĂ©tariat, de tĂ©lĂ©phone, de documentation et d'utilisation des nouvelles technologies. Cette indemnitĂ© est versĂ©e trimestriellement, dans une limite annuelle de 650 âŹ.
Ces frais peuvent ĂȘtre remboursĂ©s au-delĂ du forfait, dans la limite d'un second plafond de 928 ⏠sous rĂ©serve de prĂ©sentation des justificatifs.
Le conciliateur de justice présente chaque année un rapport d'activité au magistrat coordonnateur de la protection et de la conciliation de justice. Ce dernier transmet ensuite le rapport au premier président et au procureur général de la cour d'appel.
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Textes de référence
- Code de l'organisation judiciaire : article R131-12 â Mission du conciliateur de justice
- Code de procĂ©dure civile : articles 1531 Ă 1535-7 â Conciliation judiciaire
- Code de procĂ©dure civile : articles 1536 Ă 1537 â Conciliation conventionnelle
- Code de procĂ©dure civile : article 750-1 â IrrecevabilitĂ© des demandes non prĂ©cĂ©dĂ©es de conciliation
- Décret n°78-381 du 20 mars 1978 relatif aux conciliateurs de justice
- Circulaire du 24 janvier 2011 relative à la conciliation et à la procédure orale en matiÚre civile, commerciale et sociale
- Circulaire du 19 avril 2019 relative à la simplification et renforcement de l'attractivité des fonctions de conciliateur de justice
