Démarches Association
Vos droits et démarches
Particuliers — Mairie de Villasavary
Violences conjugales
Vous ĂȘtes victime de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou Ă©conomiques au sein de votre couple ? Il s'agit de violences conjugales. Ces violences sont punies par la loi. Des associations et organismes publics peuvent vous venir en aide. Vous pouvez Ă©galement saisir la justice afin de bĂ©nĂ©ficier d'une protection et/ou obtenir la condamnation de la personne violente avec laquelle vous vivez en couple. Nous vous guidons dans les dĂ©marches Ă accomplir.
- Numéros d'appel d'urgence : 17, 112 ou par SMS au 114 (contact gratuit)
- Tchat en ligne gratuit pour signaler des violences conjugales Ă la police ou Ă la gendarmerie
- Numéro d'écoute, d'information et d'orientation pour les femmes : 3919 (appel gratuit).
Les violences conjugales sont des violences commises au sein du couple ou par un ancien conjoint, partenaire de Pacs ou concubin.
Elles peuvent ĂȘtre physiques, sexuelles, psychologiques ou Ă©conomiques.
La violence physique se caractérise par l'emploi de gestes violents dans le but de vous blesser.
Plusieurs actes peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme de la violence physique :
- Ătre giflĂ©
- Recevoir des coups de poing, des coups de ceinture ou autre
- Ătre tirĂ© par les cheveux ou ĂȘtre poussĂ©.
La violence sexuelle peut prendre différentes formes telles que :
- Le viol
- L'agression sexuelle
- Le harcĂšlement sexuel.
La violence psychologique est un comportement ou un ensemble d'actes qui visent à vous rabaisser ou à vous dénigrer.
Plusieurs actes peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme de la violence psychologique :
- Tenir des propos dévalorisants ou dénigrants, tenus en privé ou en public
- Insulter l'autre membre du couple
- Menacer son conjoint, concubin ou partenaire de Pacs.
La violence économique est un comportement qui vise à vous priver d'autonomie financiÚre, et à vous placer sous le contrÎle de la personne avec laquelle vous vivez en couple.
Voici quelques exemples de violence économique :
- ContrĂŽle total des ressources du couple et de leur utilisation
- Privation de ressources de l'autre membre du couple
- Mise en danger de votre patrimoine (signature d'hypothÚque, souscription de crédits à la consommation).
Les moyens de contacter les secours dépendent de la situation dans laquelle vous vous trouvez.
Si vous vous trouvez dans une situation d'urgence, vous pouvez contacter Police-Secours en composant le 17.
Composez le 17 en cas d'urgence concernant un accident de la route, un trouble à l'ordre public ou une infraction pénale. Une équipe de policiers ou de gendarmes se rendra sur les lieux.
Vous pouvez aussi composer le 112.
Si la situation ne relÚve pas d'une urgence, composez le numéro de votre commissariat ou de votre brigade de gendarmerie.
Vous pouvez aussi envoyer un SMS gratuitement au 114. Si vous ne pouvez pas parler (danger, handicap), vous communiquerez alors par écrit avec votre correspondant.
Vous pouvez Ă©galement contacter le service d'urgence europĂ©en en composant le 112, notamment si vous ĂȘtes dans un autre Ătat de l'Union europĂ©enne.
Les agents du 112 peuvent s'exprimer en français ou en anglais.
Si vous avez besoin de soins médicaux urgents, vous pouvez joindre :
- Le Samu en composant le 15
- Les pompiers en composant le 18.
Vous pouvez aussi vous rendre Ă l'hĂŽpital, chez un mĂ©decin ou une sage-femme (si vous ĂȘtes une femme).
Les professionnels de santé sont soumis au secret médical.
Si vous ĂȘtes dans l'impossibilitĂ© de parler Ă voix haute (par exemple, l'auteur des violences est dans la mĂȘme piĂšce que vous), vous pouvez envoyer un SMS au 114.
Vous communiquerez alors uniquement par écrit avec les agents du 114.
Ces agents gĂšreront votre alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche (police, SAMU, etc.).
Ce service est gratuit et fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin :
- De votre nom
- De votre adresse précise
- Du motif de l'appel.
Vous pouvez aussi vous rendre Ă l'hĂŽpital, chez un mĂ©decin ou une sage-femme (si vous ĂȘtes une femme).
Les professionnels de santé sont soumis au secret médical.
Si vous ĂȘtes une personne sourde, sourdaveugle, malentendante ou aphasique, contactez le 114.
Les agents du 114 gĂšrent votre alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche.
Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin :
- De votre nom
- De votre adresse précise
- Du motif de l'appel.
Accessible gratuitement 24h/24, 7 jours/7
Mode de communication possible :
- Langue des signes française (LSF) : je communique en LSF, le 114 me répond en LSF
- Texte / Voix : je communique à l'oral ou à l'écrit (visio, tchat), le 114 me répond à l'écrit
- Aphasique : le 114 me répond en parlant et/ou en utilisant des images
Accessible gratuitement 24h/24, 7 jours/7
Moyen Ă utiliser en dernier recours.
Vous pouvez aussi vous rendre Ă l'hĂŽpital, chez un mĂ©decin ou une sage-femme (si vous ĂȘtes une femme).
Les professionnels de santé sont soumis au secret médical.
Les blessures causĂ©es par la personne avec laquelle vous ĂȘtes mariĂ©, pacsĂ© ou en concubinage doivent ĂȘtre constatĂ©es par un mĂ©decin.
Si vous en avez la possibilité, vous pouvez faire constater vos blessures par une unité médico-judiciaire (UMJ).
L'UMJ est un service pluridisciplinaire composĂ© de mĂ©decins, mĂ©decins lĂ©gistes, infirmiĂšres, psychologues, psychiatres, aides-soignantes, agents mĂ©dico- administratifs, juristes et de reprĂ©sentants dâassociations dâaide aux victimes.
L'UMJ se trouve dans un hĂŽpital.
Pour trouver l'unité proche du lieu dans lequel vous vous situez  :
Si vous ĂȘtes victime ou tĂ©moin de violences conjugales, vous pouvez faire un signalement aux forces de l'ordre en utilisant le service en ligne suivant :
Depuis ce service, vous aurez la possibilité de dialoguer avec un agent de police ou un militaire de gendarmerie.
Ă tout moment, l'historique de discussion peut ĂȘtre effacĂ© de votre ordinateur, tĂ©lĂ©phone portable ou tablette.
à la suite de ce signalement, la police ou la gendarmerie peut procéder à des vérifications et auditionner de potentiels témoins des violences conjugales.
Le signalement n'est pas une plainte.
Des associations et organismes publics sont spécialisés dans la lutte contre les violences, notamment au sein du couple.
Vous pouvez trouver des informations sur les structures qui peuvent vous aider sur le site ArrĂȘtons les violences.
https://arretonslesviolences.gouv.fr/besoin-d-aide/violences-au-sein-du-couple
Vous pouvez aussi contacter directement l'un des organismes suivants :
- 3919, service spécialisé dans les violences faites aux femmes
- Associations du réseau France Victimes, au 116 006
- Centre d'information des droits des femmes.
Ăcoute, informe et oriente les femmes victimes de violences, et les tĂ©moins de ces violences.
Traite les violences physiques, verbales ou psychologiques, Ă la maison ou au travail, et de toute nature (dont les harcĂšlements sexuels, les coups et blessures et les viols).
Ne traite pas les situations d'urgence (ce n'est pas un service de police ou de gendarmerie).
Pour les autres types de violences, le 3919 assure une réponse de premier niveau et oriente ou transfÚre vers un numéro utile.
39 19 (appel gratuit depuis un téléphone fixe ou mobile en métropole et dans les DOM)
Ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7
Appel anonyme
Appel ne figurant pas sur les factures de téléphone
Ce service permet aux victimes d'infractions (hors atteintes aux biens sur internet) d'ĂȘtre Ă©coutĂ©es et orientĂ©es vers une association dâaide aux victimes ou un service spĂ©cialisĂ©. Il est accessible aux personnes sourdes et malentendantes.
116 006
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h.
+ 33 (0)1 80 52 33 76
Appel gratuit
Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).
Par mail : victimes@116006.fr
Si vous ĂȘtes victime de violences conjugales, vous pouvez faire une demande d'ordonnance de protection au juge aux affaires familiales.
Si cette ordonnance vous est accordée et si vous faites face à un danger grave et imminent, vous pouvez donner votre accord pour obtenir une ordonnance provisoire de protection immédiate.
Ces dispositifs ont été mis en place pour permettre une protection quasi-immédiate des victimes de violences conjugales.
Ils peuvent ĂȘtre mis en Ćuvre avant, aprĂšs ou en mĂȘme temps qu'un dĂ©pĂŽt de plainte.
Pour vous aider dans vos démarches, vous pouvez faire appel à des associations d'aide aux victimes.
Vous pouvez également contacter un avocat qui vous accompagnera tout au long de la (ou des) procédure que vous mÚnerez.
L'ordonnance de protection est une dĂ©cision qui permet de protĂ©ger en urgence les victimes de violences conjugales, mĂȘme si elles n'ont pas (encore) dĂ©posĂ© plainte.
Elle est rendue par le juge aux affaires familiales.
Cette ordonnance peut fixer des obligations et interdictions à l'égard de la personne violente (exemple : interdiction d'entrer en contact avec la victime, interdiction de se présenter au domicile ou au travail de la victime, etc.)
L'ordonnance de protection permet également de se prononcer sur :
- Le logement du couple (attribution du logement à la victime, dissimulation de l'adresse de la victime si elle est relogée, etc.)
- L'autorité parentale
- La prise en charge sanitaire et psychologique de l'auteur présumé des violences conjugales
- Les obligations financiĂšres auxquelles l'auteur prĂ©sumĂ© des violences peut ĂȘtre soumis.
Vous pouvez faire cette dĂ©marche mĂȘme si vous n'avez jamais vĂ©cu en cohabitation avec l'auteur des violences.
DépÎt de la demande
Vous pouvez solliciter une ordonnance de protection en expliquant les motifs de votre demande par requĂȘte :
Vous devez joindre à la demande toutes les preuves des violences subies : certificats médicaux, compte-rendu de l'UMJ, photo des blessures, témoignages, SMS, etc.
Votre demande doit ĂȘtre transmise au juge aux affaires familiales :
- De votre domicile, en cas de résidence commune ou lorsque vous avez des enfants ensemble
- Ou, si ce n'est pas le cas, du domicile de l'auteur présumé des violences conjugales.
Dans le cadre d'une demande d'ordonnance de protection, l'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire, mais reste conseillée.
Si vous avez de faibles revenus, vous pouvez demander l'aide juridictionnelle pour régler les frais d'avocat.
Traitement de la requĂȘte
DĂšs qu'il reçoit la requĂȘte, le juge aux affaires familiales rend une ordonnance qui fixe la date de l'audience au cours de laquelle il examinera votre demande.
Le greffe du Jaf prévient immédiatement le procureur de la République et vous notifie cette ordonnance.
Si vous avez un avocat, c'est lui qui doit se charger de signifier cette ordonnance Ă la personne avec laquelle vous ĂȘtes mariĂ©, pacsĂ© ou en concubinage. Il dispose d'un dĂ©lai de 2 jours Ă compter de la date de fixation de l'audience.
Si vous n'avez pas d'avocat, le greffe du Jaf ou le procureur de la République se chargera de la signification.
L'audience doit avoir lieu dans un délai de 6 jours à compter de sa date de fixation. Par exemple, si le juge rend une ordonnance de fixation le 17 juin 2025, l'audience aura lieu avant le 24 juin 2025.
Lors de cette audience, le Jaf analyse votre situation et celle de la personne avec laquelle vous ĂȘtes mariĂ©, pacsĂ© ou en concubinage.
Puis, il se prononce sur votre demande d'ordonnance de protection. Il peut accepter ou rejeter votre demande.
En cas de décision favorable, l'auteur présumé des violences a l'obligation de respecter les obligations et interdictions contenues dans l'ordonnance de protection. Les enfants du couple peuvent également bénéficier d'une protection
Ces mesures sont applicables pour une durĂ©e de 12 mois Ă compter du moment oĂč l'ordonnance de protection lui a Ă©tĂ© notifiĂ©e.
Elles peuvent ĂȘtre prolongĂ©es si une demande en divorce, en sĂ©paration de corps ou relative Ă l'exercice de l'autoritĂ© parentale a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e devant le juge aux affaires familiales.
L'ordonnance de protection peut ĂȘtre applicable dans toute l'Union europĂ©enne si la victime de violences conjugales en fait la demande.
En cas de violation de l'ordonnance de protection, vous devez en informer la police qui prévient le procureur de la République.
Cette violation est punie de 3 ans d'emprisonnement et de amende de 45 000 ⏠d'amende.
En cas de rejet de votre requĂȘte, le juge peut fixer une autre audience pour statuer sur les autres demandes que vous avez formulĂ©es dans le cadre du conflit familial.
Lorsque vous sollicitez une ordonnance de protection, vous pouvez également donner votre accord pour que le ministÚre public demande une ordonnance provisoire de protection immédiate au juge aux affaires familiales.
Le juge aux affaires familiales doit rendre sa dĂ©cision dans un dĂ©lai de 24 heures Ă compter du moment oĂč il a Ă©tĂ© saisi.
L'ordonnance provisoire de protection immédiate est délivrée à condition que :
- Les faits de violences soient vraisemblables
- Il existe un danger grave et immédiat de violences sur vous ou sur vos enfants.
Dans le cadre de cette ordonnance, le juge aux affaires familiales peut prononcer plusieurs mesures contre l'auteur présumé des violences :
- Interdiction d'entrer en contact avec vous et, éventuellement, vos enfants
- Interdiction de paraĂźtre dans certains lieux (domicile conjugal, travail de la victime, etc.)
- Interdiction de détenir ou de porter une arme
- Obligation de remettre au service de police ou de gendarmerie le plus proche du lieu de son domicile les armes qu'il détient
- Suspension du droit de visite et d'hébergement de l'auteur des violences
- Dissimulation de votre adresse postale (si vous logez dans un autre endroit que le domicile conjugal).
L'ordonnance provisoire de protection immĂ©diate est valable Ă compter de sa notification Ă la personne avec laquelle vous ĂȘtes mariĂ©, pacsĂ© ou en concubinage (ou Ă la personne avec laquelle vous Ă©tiez en couple).
Elle s'applique jusqu'au prononcé de l'ordonnance de protection que vous avez précédemment demandée.
Pour que l'auteur présumé des violences conjugales soit poursuivi et condamné par juridictions pénales, vous devez déposer plainte.
Lors du dĂ©pĂŽt de plainte, munissez vous de toutes les preuves permettant de justifier que vous ĂȘtes victime de violences conjugales (certificat mĂ©dical, compte-rendu de l'UMJ, photos, main courante, etc.).
Pour vous aider dans vos démarches, vous pouvez faire appel à une association d'aide aux victimes et/ou à un avocat.
Si vous n'avez pas les ressources financiĂšres suffisantes, vous pouvez solliciter l'aide juridictionnelle.
Le dĂ©pĂŽt de plainte peut avoir lieu avant, aprĂšs ou au mĂȘme moment qu'une demande d'ordonnance de protection.
Vous pouvez déposer plainte en vous déplaçant à la gendarmerie ou au commissariat de police.
Vous pouvez également porter plainte en vous adressant au procureur de la République par courrier postal.
Vous pouvez vous adresser Ă un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.
La plainte est transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.
Si la police ou la gendarmerie refusent de recueillir votre plainte pour violences conjugales, vous pouvez alerter les autorités de contrÎle compétentes.
Vous pouvez déposer plainte auprÚs du procureur de la République.
Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.
Votre courrier doit préciser les éléments suivants :
- Votre état civil et vos coordonnées complÚtes (adresse et numéro de téléphone)
- Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction
- Nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposée contre X)
- Nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction
- Description et estimation provisoire ou définitive du préjudice
- Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, constats...
Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :
Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.
Vous pouvez porter plainte sur place ou par un courrier.
Vous pouvez vous aller dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie, et dans certains établissements de soins et lieux municipaux d'accueil.
Vous pouvez vous adresser Ă un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.
La plainte sera transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.
Si la police ou la gendarmerie refusent de recueillir votre plainte pour violences conjugales, vous pouvez alerter les autorités de contrÎle compétentes.
Depuis le 4 octobre 2023, vous pouvez porter plainte pour violences conjugales au sein des services d'urgence des hÎpitaux publics, des maternités publiques et dans certains lieux municipaux d'accueil.
Les services concernés se trouvent à Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
Les hÎpitaux, les maternités et les lieux municipaux d'accueil en question sont intégrés dans des dispositifs dédiés aux victimes de violences conjugales.
Vous pouvez consulter la carte interactive de ces lieux d'accueil  :
Vous pouvez déposer plainte auprÚs du procureur de la République.
Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.
Votre courrier doit préciser les éléments suivants :
- Votre état civil et vos coordonnées complÚtes (adresse et numéro de téléphone)
- Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction
- Nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposée contre X)
- Nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction
- Description et estimation provisoire ou définitive du préjudice
- Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, photographies, vidĂ©os, factures diverses, constats...
Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :
Vous pouvez envoyer votre plainte par courrier ou la déposer directement à l'accueil du tribunal.
Votre plainte entraĂźne une enquĂȘte de police qui peut mener Ă la mise en examen de l'auteur prĂ©sumĂ© des faits.
Dans le cadre d'une mise en examen, le juge des libertés et de la détention ou par le juge d'instruction peut le placer sous contrÎle judiciaire.
Ainsi, l'auteur présumé des violences sera soumis à plusieurs obligations et interdictions (interdiction d'entrer en contact, de quelle que façon que ce soit, interdiction de résider au domicile conjugal, obligation de justifier qu'il paye les pensions alimentaires qu'il doit et qu'il contribue aux charges du mariage, etc.).
Ă l'issue de l'enquĂȘte (et de l'instruction), l'auteur prĂ©sumĂ© des violences pourra ĂȘtre jugĂ© et condamnĂ© par les juridictions pĂ©nales.
Si les obligations et interdictions fixées dans l'ordonnance de protection et au cours du contrÎle judiciaire ne suffisent pas, les juges peuvent ajouter d'autres dispositifs permettant un éloignement effectif des membres du couple :
- Le bracelet anti-rapprochement peut ĂȘtre dĂ©cidĂ© par le juge aux affaires familiales ou par les juridictions pĂ©nales
- Dans les cas les plus graves, le procureur de la République peut décider de vous équiper d'un téléphone grave danger.
Le bracelet anti-rapprochement est un dispositif électronique qui sert à géolocaliser l'auteur et la victime (présumés ou non) de violences conjugales.
Ce dispositif peut ĂȘtre mis en place lorsqu'il existe un vĂ©ritable risque de rapprochement gĂ©ographique entre les membres du couple, malgrĂ© une interdiction prononcĂ©e par le juge.
Par ce systÚme, le juge délimite des zones de protection qui séparent les 2 parties :
- Une zone de prĂ©-alerte, dâun rayon de 2 Ă 20 kilomĂštres autour de la personne protĂ©gĂ©e. Si cette zone est franchie par le porteur du bracelet, il est alors contactĂ© par des opĂ©rateurs techniques qu'ils lui demandent de changer de direction.
- Une zone dâalerte, dâun rayon de 1 Ă 10 kilomĂštres autour de la personne protĂ©gĂ©e. Si le porteur du bracelet franchit ce pĂ©rimĂštre, les forces de l'ordre sont informĂ©es. Elles s'assurent de la sĂ©curitĂ© de la personne protĂ©gĂ©e et peuvent interpeler le porteur du bracelet.
Le dispositif peut ĂȘtre mis en Ćuvre dans le cadre d'une ordonnance de protection ou d'une procĂ©dure pĂ©nale.
La dĂ©cision de mise en place d'un bracelet anti-rapprochement peut ĂȘtre prise par le juge aux affaires familiales qui a dĂ©jĂ prononcĂ© une ordonnance de protection.
Le juge prendra la dĂ©cision en fonction de la situation. Les 2 parties doivent ĂȘtre d'accord.
Si l'auteur prĂ©sumĂ© des violences refuse, le juge pourra saisir le parquet pour que la mesure puisse ĂȘtre Ă©ventuellement prise dans le cadre d'une procĂ©dure pĂ©nale.
La dĂ©cision de mise en place d'un bracelet anti-rapprochement peut ĂȘtre prise avant ou aprĂšs le jugement de la personne poursuivie pour violences conjugales.
Avant le jugement, la mesure peut ĂȘtre prise par le juge d'instruction ou par le juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention, dans le cadre d'un contrĂŽle judiciaire.
AprĂšs le jugement, la juridiction pĂ©nale peut mettre en place un bracelet anti-approchement dans le cadre d'un amĂ©nagement de peine. Cette mesure peut ĂȘtre prise seulement si la personne soupçonnĂ©e de violences conjugales a Ă©tĂ© reconnue coupable et condamnĂ©e pour ces faits.
Dans les cas les plus graves de violences conjugales, le procureur de la République peut décider de vous équiper d'un téléphone grave danger.
Il s'agit d'un téléphone géolocalisé qui vous permet, en cas de grave danger, d'alerter les forces de l'ordre par l'intermédiaire d'une plate-forme technique facilement joignable.
Le tĂ©lĂ©phone peut vous ĂȘtre remis uniquement si vous ne cohabitez plus avec votre conjoint, partenaire ou concubin violent et si :
- Il (ou elle) a l'interdiction d'entrer en contact avec vous en raison d'une décision de justice (exemple : ordonnance de protection, décision de condamnation, etc.)
- Ou il existe un vraie menace d'agression dans un futur proche car l'auteur (présumé) des violences est en fuite ou qu'une interdiction d'entrer en contact n'a pas encore été prononcée par les juridictions pénales.
Si vous y consentez, le procureur de la République peut vous munir de ce téléphone à tout moment de la procédure.
Le téléphone est donné pour une durée de 6 mois renouvelable.
Le tĂ©lĂ©phone grave danger peut Ă©galement vous ĂȘtre attribuĂ© si vous avez subi des violences de la part de votre ex-conjoint, ex-concubin ou ancien partenaire e pacs.
Dans le cadre d'une ordonnance de protection, vous pouvez également obtenir des mesures permettant de protéger vos enfants communs.
Le juge aux affaires familiales peut se prononcer sur l'autorité parentale.
Il peut également prévoir la résidence habituelle des enfants communs au domicile du parent victime, tout en fixant un droit de visite et d'hébergement pour le parent violent.
Si le juge prononce une interdiction d'entrer en contact avec les enfants communs, le droit de visite et d'hébergement aura lieu dans un centre médiatisé.
Depuis le 18 mars 2024, si votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs est poursuivi pour avoir commis un crime à votre encontre, il ne dispose plus de l'exercice de l'autorité parentale, ni de son droit de visite et d'hébergement.
DÚs lors, il ne peut plus prendre de décision concernant la vie des enfants communs et il lui est interdit de les voir.
L'exercice de l'autorité parentale et le droit de visite et d'hébergement sont suspendus jusqu'à la décision du juge aux affaires familiales, jusqu'à la décision de non-lieu rendue par le juge d'instruction ou jusqu'à la décision d'une juridiction pénale.
Si votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs est condamné pour ce crime, la juridiction pénale doit ordonner le retrait total de l'autorité parentale sur votre enfant commun.
Si elle ne le fait pas, elle doit au moins ordonner un retrait partiel ou le retrait de l'exercice de l'autorité parentale.
Si votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs est condamné pour avoir commis un délit (exemple : violences physiques ou psychologiques) à votre encontre, le tribunal correctionnel peut ordonner :
- Le retrait total ou partiel de l'autorité parentale
- Ou le retrait de l'exercice de l'autorité parentale.
Le fait de subir des violences conjugales peut justifier le départ du domicile familial.
Si vous devez quitter votre domicile de maniÚre précipitée, vous pouvez obtenir un hébergement d'urgence.
Si vous avez obtenu une ordonnance de protection, vous pouvez solliciter un logement social.
Si vous ĂȘtes victime de violences de la part de votre Ă©poux/Ă©pouse, vous pouvez rompre le bail qui vous unit et quitter le logement aprĂšs un dĂ©lai de prĂ©avis d'un mois.
Pour obtenir un hébergement en urgence, vous pouvez contacter le Samu social.
Numéro d'urgence et d'accueil des personnes sans abri
115 (gratuit depuis un fixe et un mobile en France métropolitaine et en outre-mer)
Ouvert du lundi au dimanche et fonctionnant 24h/24
Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.
Le Samu social vous orientera vers :
- Des places dâhĂ©bergement dâurgence et de mise en sĂ©curitĂ© ou vers des places dâhĂ©bergement dâinsertion non mixtes selon votre situation (exemple : vous avez des enfants) et notamment si vous n'avez pas les ressources financiĂšres suffisantes
- Ou vers des places dâAide au Logement Temporaire (ALT), si vous ĂȘtes accompagnĂ©s dâenfants et/ou si vous disposez de ressources financiĂšres ou dâun niveau dâautonomie suffisant.
Il s'agit d'une solution provisoire (exemple : quelques nuits), le temps de vous organiser pour vous reloger.
Vous pouvez bénéficier de l'accompagnement d'associations spécialisées pour trouver un logement social.
Ces associations peuvent vous sous-louer des logements meublés ou non meublés qu'elles louent auprÚs des organismes de HLM.
En fonction de votre situation, vous pourrez avoir des facilités pour le paiement de la caution et des premiers mois de loyer.
Vous pouvez également demander le déblocage anticipé de votre épargne salariale.
Vous pouvez bénéficier de l'aide universelle d'urgence si vous répondez à certaines conditions.
En fonction de votre situation, cette aide peut ĂȘtre versĂ©e par la Caisse d'allocations familiales (Caf) ou la MutualitĂ© sociale agricole (MSA).
Vous pouvez demander l'aide universelle d'urgence dĂšs lors que vous ĂȘtes victime de violences commises par la personne avec laquelle vous ĂȘtes en couple ou de la part de votre ancien conjoint, concubin ou partenaire de Pacs.
Pour solliciter cette aide, vous devez résider sur le territoire français et :
- Ătre de nationalitĂ© française, ressortissant de l'Union europĂ©enne, de l'Espace Ă©conomique europĂ©en ou de nationalitĂ© suisse
- Ou disposer d'un titre de sĂ©jour français (si vous ĂȘtes de nationalitĂ© Ă©trangĂšre).
L'aide universelle d'urgence peut prendre la forme d'un prĂȘt sans intĂ©rĂȘt ou d'une aide non remboursable, selon vos revenus et le nombre d'enfants que vous avez Ă charge.
L'aide universelle d'urgence peut vous ĂȘtre versĂ©e mĂȘme si vous n'avez pas d'enfant Ă charge.
Vous pouvez obtenir un prĂȘt sans intĂ©rĂȘt si vos revenus mensuels dĂ©passent les montants suivants :
- 2 216,90 ⏠pour une personne seule
- 3 325,35 ⏠pour une personne avec un enfant à charge
- 3 990,42 ⏠pour une personne avec 2 enfants à charge
- 4 877,18 ⏠pour une personne avec 3 enfants à charge ou plus.
Si vous bénéficiez de ce dispositif, vous serez obligé de rembourser les sommes qui vous ont été versées.
Vous pouvez obtenir une aide non remboursable si vos revenus mensuels ne dépassent pas les montants suivants :
- 2 216,90 ⏠pour une personne seule
- 3 325,35 ⏠pour une personne avec un enfant à charge
- 3 990,42 ⏠pour une personne avec 2 enfants à charge
- 4 877,18 ⏠pour une personne avec 3 enfants à charge ou plus.
DépÎt de la demande
Les dĂ©marches Ă accomplir pour faire une demande d'aide universelle d'urgence sont les mĂȘmes que vous soyez Ă©ligible au prĂȘt sans intĂ©rĂȘt ou Ă l'aide non remboursable.
Votre demande peut ĂȘtre faite en ligne ou sur place.
Si vous n'ĂȘtes allocataire d'aucune de ces 2 caisses, vous devez contacter la Caf ou la MSA compĂ©tente pour votre domicile.
Pour faire votre demande, vous devez vous munir d'un document qui permet d'attester que vous ĂȘtes victime de violences conjugales. Il peut s'agir :
- Signalement adressé au procureur de la République
- DépÎt de plainte
- Ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales.
Vous devez également fournir tous les documents justifiant vos ressources (attestation de la Caf , dernier avis d'imposition, derniers bulletins de salaire, attestation France Travail, etc.).
Votre demande peur ĂȘtre faite auprĂšs du ministĂšre des solidaritĂ©s, de la Caf ou de la MSA :
Au moment oĂč vous dĂ©posez plainte ou lorsque vous faites un signalement au procureur de la RĂ©publique, les services de police ou le Parquet peuvent vous proposer de transmettre une demande d'aide universelle d'urgence Ă votre organisme dĂ©biteur des prestations familiales par le biais un formulaire simplifiĂ©.
Si vous acceptez, la demande est transmise Ă cet organisme.
DÚs réception de la demande, l'organisme débiteur des prestations familiales doit la transmettre au président du conseil départemental avec votre accord.
Si la demande d'aide n'a pas Ă©tĂ© transmise en votre nom par les services de police ou du parquet, vous pouvez faire la dĂ©marche vous-mĂȘme.
Traitement et issue de la demande
L'organisme chargé d'étudier la demande doit prendre une décision d'attribution de l'aide ou de rejet de la demande dans les 3 jours ouvrés à compter de la réception de la demande.
Ce dĂ©lai est portĂ© Ă 5 jours ouvrĂ©s si vous n'ĂȘtes pas allocataire de cet organisme.
Cette décision vous est transmise par tout moyen permettant d'établir une date certaine de réception (exemple : lettre recommandée avec accusé de réception).
Elle doit ĂȘtre argumentĂ©e.
Elle doit Ă©galement comporter les voies de recours possibles, les dĂ©lais dans lesquels ils peuvent ĂȘtre exercĂ©s et juridiction compĂ©tente pour les examiner.
Quelle que soit la forme qu'elle prend (prĂȘt sans intĂ©rĂȘt ou aide non remboursable), le montant de base de l'aide universelle d'urgence est de 651,69 âŹ.
Ce montant est majoré en fonction du nombre d'enfants à charge.
Il est minoré en fonction de la part de vos revenus supérieurs au Smic.
Le tableau suivant indique le montant de l'aide en fonction de ces 2 critĂšres.
| Revenus | Parent seul | Parent + 1 enfant | Parent + 2 enfants | Parent + 3 enfants |
| Inférieurs à 738,97 ⏠| 607,75 ⏠| 911,63 ⏠| 1 093,96 ⏠| 1 337,06 ⏠|
| Compris entre 738,97 ⏠et 1 477,93 ⏠| 486,20 ⏠| 729,30 ⏠| 875,17 ⏠| 1 069,65 ⏠|
| Compris entre 1 477,93 ⏠et 2 216,90 ⏠| 364,65 ⏠| 546,98 ⏠| 656,38 ⏠| 802,24 ⏠|
| Supérieurs à 2 216,90 ⏠| 243,10 ⏠| 364,65 ⏠| 437,58 ⏠| 534,82 ⏠|
Si l'aide universelle d'urgence vous a Ă©tĂ© versĂ©e sous forme de prĂȘt, vous devez commencer Ă la rembourser Ă compter du 24e mois qui suit son attribution.
Par exemple, si vous commencez Ă percevoir les sommes prĂȘtĂ©es en juin 2025, le remboursement doit commencer 24 mois aprĂšs l'attribution du prĂȘt, c'est-Ă -dire en juin 2027.
Le remboursement doit se faire en maximum 24 mensualitĂ©s de mĂȘme montant.
Vous pouvez faire un remboursement anticipé ou un emboursement en une seule fois.
Le remboursement peut aussi se faire par prélÚvement sur les autres prestations à recevoir de la Caf ou de la MSA (exemple : aide personnalisée au logement, prime d'activité, etc.).
Si votre situation financiĂšre ne vous permet de rembourser le prĂȘt, vous pouvez demander une remise totale ou partielle de la dette auprĂšs de l'organisme qui vous a attribuĂ© l'aide.
Vous n'avez pas Ă rembourser le prĂȘt si vous avez portĂ© plainte contre l'auteur prĂ©sumĂ© des violences et que la procĂ©dure est en cours, ou s'il a Ă©tĂ© condamnĂ© par la justice Ă rembourser le prĂȘt.
Lorsque le mariage cesse, les biens du couple sont partagés en fonction des rÚgles prévues par votre régime matrimonial (on parle de la liquidation du régime matrimonial).
Le mariage prend fin en cas de :
- Divorce
- DécÚs de l'un des époux.
Depuis le le 31 mai 2024, dans certains cas, la condamnation de l'époux violent entraßne automatiquement la perte des droits liés au régime matrimonial. On dit alors qu'il est déchu des droits issus de la convention de mariage.
Dans d'autres hypothĂšses, cette dĂ©chĂ©ance de droits peut ĂȘtre prononcĂ©e par le tribunal judiciaire. Cette dĂ©cision de justice se distingue du jugement de condamnation.
Ces rĂšgles sont valables pour tous les contrats de mariage, y compris ceux conclus avant le 31 mai 2024.
L'époux condamné (comme auteur ou complice) pour avoir volontairement donné ou tenté de donner la mort à son époux, ou pour avoir volontairement commis des violences ayant entraßné la mort de son époux sans intention de la donner, perd automatiquement les avantages que lui donnent le contrat de mariage.
L'époux peut perdre les avantages liés à son régime matrimonial s'il a été condamné pour les faits suivants :
- Tortures, actes de barbarie, violences volontaires, viol ou agression sexuelle envers son conjoint
- Abstention volontaire d'empĂȘcher un crime ou un dĂ©lit contre l'intĂ©gritĂ© physique de son conjoint qui en est dĂ©cĂ©dĂ©.
Cette dĂ©chĂ©ance de droits peut ĂȘtre prononcĂ©e par le tribunal judiciaire si vous ou l'un de vos hĂ©ritiers en faites la demande. Le ministĂšre public peut Ă©galement saisir le tribunal judiciaire.
La demande doit ĂȘtre faite dans un dĂ©lai de 6 mois Ă compter  :
- Du divorce
- Du décÚs, si l'époux violent a été condamné antérieurement
- Du jugement de condamnation si le décÚs est intervenu postérieurement.
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Textes de référence
- Code civil : articles 515-9 Ă 515-13 â DĂ©livrance d'une ordonnance de protection
- Code civil : article 515-13-1 â DĂ©livrance d'une ordonnance provisoire de protection immĂ©diate
- DĂ©cret n° 2025-47 du 15 janvier 2025 relatif Ă l'ordonnance de protection et Ă l'ordonnance provisoire de protection immĂ©diate â PrĂ©cisions sur les modes de dĂ©livrance d'une ordonnance de protection et d'une ordonnance provisoire de protection immĂ©diate
- Code pĂ©nal : articles 222-7 Ă 222-16-3 â Violences physiques
- Code pĂ©nal : articles 222-22 Ă 222-22-2 â Violences sexuelles
- Code pĂ©nal : articles 222-23 Ă 222-26-2 â Viol
- Code pĂ©nal : articles 222-27 Ă 222-31 â Agressions sexuelles autres que le viol
- Loi n°2024-233 du 18 mars 2024 visant Ă mieux protĂ©ger et accompagner les enfants victimes et covictimes de violences intrafamiliales â Protection de l'enfant du couple
- Loi n° 2024-494 du 31 mai 2024 visant Ă assurer une justice patrimoniale au sein de la famille â Perte des droits issus du contrat de mariage
- Circulaire n°2014/0130/C16 relative à la lutte contre les violences au sein du couple
- Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique
