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Particuliers — Mairie de Villasavary
Adoption d'une personne majeure
Vous voulez adopter l'enfant majeur de votre compagne ou de votre compagnon pour concrétiser les liens affectifs qui vous unissent ? Vous pouvez adopter une personne majeure si vous remplissez certaines conditions. Ce majeur doit consentir à l'adoption. La procédure se déroule devant le tribunal judiciaire. Nous vous présentons les informations à connaßtre.
Toute personne majeure peut ĂȘtre adoptĂ©e par un membre de sa famille ou non.
Il peut s'agir, par exemple, de l'enfant de son époux, de son partenaire de Pacs ou de son concubin. Il peut aussi s'agir d'un adulte étranger à la famille, avec lequel l'adoptant a développé un lien affectif.
L'adoption peut ĂȘtre demandĂ©e par :
- Une personne seule
- OU un couple. Si les adoptants sont en couple, ils peuvent ĂȘtre mariĂ©s, partenaires de Pacs ou concubins. S'ils sont mariĂ©s, ils ne doivent pas ĂȘtre sĂ©parĂ©s de corps.
Les conditions Ă remplir par lâadoptant ne sont pas les mĂȘmes selon sâil sâagit ou non de lâadoption de lâenfant majeur de lâautre membre du couple. Les conditions diffĂ©rent Ă©galement sâil sâagit dâun couple adoptant.
L'adoptant nâa pas dâĂąge minimum Ă avoir pour adopter. Il doit, en revanche, avoir 10 ans de plus que l'adoptĂ©.
Le tribunal peut prononcer l'adoption lorsque la différence d'ùge est inférieure à celle prévue par la loi s'il y a de justes motifs (liens affectifs profonds et anciens, l'adoptant n'ayant pas d'autres enfants par exemple).
L'adoptant doit avoir au moins 26 ans et 15 ans de plus que l'adopté.
Il peut vivre seul ou ĂȘtre en couple.
S'il est marié ou lié par un Pacs, l'autre membre du couple devra donner son consentement.
Le tribunal peut prononcer l'adoption lorsque la différence d'ùge est inférieure à celle prévue par la loi s'il y a de justes motifs (liens affectifs profonds et anciens, l'adoptant n'ayant pas d'autres enfants par exemple).
Les adoptants peuvent ĂȘtre mariĂ©s non sĂ©parĂ©s de corps, partenaires de Pacs ou concubins
Ils doivent ĂȘtre en mesure d'apporter la preuve d'une communautĂ© de vie d'au moins 1 an ou bien ĂȘtre ĂągĂ©s l'un et l'autre de plus de 26 ans.
Les adoptants doivent avoir 15 ans de plus que l'adopté.
Le tribunal peut prononcer l'adoption lorsque la différence d'ùge est inférieure à celle prévue par la loi s'il y a de justes motifs (liens affectifs profonds et anciens, l'adoptant n'ayant pas d'autres enfants par exemple).
L'adoption d'un majeur se fait par adoption simple. Le lien de filiation avec la famille d'origine n'est pas rompu et coexiste avec le nouveau lien créé avec la famille adoptive.
Parfois, l'adoption pléniÚre est possible.
L'adoption pléniÚre d'un majeur est possible jusqu'à ses 21 ans notamment dans l'un des cas suivants :
- Le majeur a été accueilli par l'adoptant alors qu'il avait moins de 15 ans et l'adoptant ne remplissait pas les conditions pour l'adopter (ùge, durée du mariage... )
- Le majeur a fait lâobjet dâune adoption simple avant ses 15 ans
- L'adoptĂ© majeur n'a pas de filiation (pupille de lâĂ©tat, enfants judiciairement dĂ©clarĂ©s dĂ©laissĂ©s)
- L'adoptĂ© majeur est lâenfant de l'Ă©poux, du partenaire de Pacs ou du concubin de lâadoptant et lâautre parent de lâenfant s'est vu retirer lâautoritĂ© parentale pendant la minoritĂ© de lâenfant
- L'adoptant est l'Ă©poux, le partenaire de Pacs ou le concubin de celui qui est le seul parent inscrit sur l'acte de naissance de lâenfant majeur Ă adopter
- LâadoptĂ© majeur est lâenfant de lâĂ©poux, du partenaire de Pacs ou du concubin de lâadoptant et lâautre parent de lâenfant est dĂ©cĂ©dĂ© sans laisser d'ascendants au premier degrĂ© (grands-parents)
L'adopté doit personnellement consentir à son adoption.
Si lâadoptĂ© est placĂ© sous curatelle ou tutelle, il doit Ă©galement consentir personnellement Ă son adoption, sauf sâil est hors dâĂ©tat de consentir personnellement.
LâĂ©poux ou le partenaire de Pacs de lâadoptant doit Ă©galement donner son consentement Ă l'adoption.
En revanche, les parents biologiques du majeur Ă adopter n'ont pas Ă consentir Ă l'adoption.
L'adoptĂ© doit Ă©galement consentir au changement de son nom de famille et, en cas dâadoption plĂ©niĂšre, Ă un Ă©ventuel changement de prĂ©nom.
Si l'adoptant a déjà un ou plusieurs enfants, il doit joindre à sa demande l'avis de ses enfants majeurs concernant le projet d'adoption. Si ses enfants sont mineurs, il doit préciser leur ùge et le lien entretenu avec l'adopté. Il doit également attester sur l'honneur que l'adoption sollicitée n'est pas de nature à compromettre la vie familiale.
L'adopté doit donner son consentement à l'adoption devant un notaire, qui établit un acte authentique.
Si l'adopté vit à l'étranger, l'adopté doit donner son consentement devant un agent diplomatique ou consulaire français.
Seules quelques ambassades ou consulats offrent un service de notariat.
L'adopté peut revenir sur son consentement à tout moment jusqu'à la décision d'adoption.
Si l'adoptĂ© est un majeur protĂ©gĂ©, hors d'Ă©tat de consentir personnellement Ă son adoption, le tribunal doit recueillir l'avis de la personne chargĂ©e de la mesure de protection avant de prononcer lâadoption.
La demande d'adoption est faite par requĂȘte.
L'adoptant (ou le couple adoptant) peut faire la requĂȘte, avec ou sans avocat, si le majeur a Ă©tĂ© recueilli au foyer de lâadoptant avant ses 15 ans.
L'avocat est en revanche obligatoire si l'adoptĂ© a Ă©tĂ© recueilli au foyer de lâadoptant aprĂšs ses 15 ans. Si les ressources de l'adoptant sont insuffisantes, il peut demander Ă bĂ©nĂ©ficier de lâaide juridictionnelle.
Si lâadoptant fait sa demande sans avocat, il peut faire sa requĂȘte sur papier libre ou Ă l'aide dâun formulaire :
La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e par lettre avec RAR au tribunal judiciaire du lieu oĂč demeure l'adoptant.
Lâadoptant doit joindre Ă sa requĂȘte un timbre fiscal de 50 âŹ, sauf sâil est bĂ©nĂ©ficiaire de lâaide juridictionnelle.
Si lâadoptant fait sa demande sans avocat, il peut faire sa requĂȘte sur papier libre ou Ă l'aide dâun formulaire :
La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e par lettre avec RAR au tribunal judiciaire du lieu oĂč demeure l'adoptant.
Lâadoptant doit joindre Ă sa requĂȘte un timbre fiscal de 50 âŹ, sauf sâil est bĂ©nĂ©ficiaire de lâaide juridictionnelle.
Si les adoptants font leur demande sans avocat, il peuvent faire leur requĂȘte sur papier libre ou Ă l'aide dâun formulaire :
La requĂȘte doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e ou envoyĂ©e par lettre avec RAR au tribunal judiciaire du lieu oĂč demeure les adoptants.
Les adoptants doivent joindre Ă leur requĂȘte un timbre fiscal de 50 âŹ, sauf sâils sont bĂ©nĂ©ficiaires de lâaide juridictionnelle.
L'audience a lieu en « chambre du conseil », c'est-à -dire sans la présence du public.
Ă lâaudience, le juge entend l'adoptant ou le couple adoptant. Il vĂ©rifie que les conditions de lâadoption sont remplies et que celle-ci est conforme Ă lâintĂ©rĂȘt du majeur adoptĂ©.
Il examine les piĂšces (documents) et peut faire procĂ©der Ă une enquĂȘte par toute personne qualifiĂ©e.
Le ministĂšre public donne son avis Ă la demande d'adoption.
Le jugement est rendu en audience publique.
MĂȘme si les conditions lĂ©gales sont remplies, le tribunal judiciaire n'est pas obligĂ© de prononcer une adoption. Il doit vĂ©rifier si lâadoption est conforme Ă lâintĂ©rĂȘt de l'adoptĂ© majeur. Le tribunal sâassure Ă©galement que lâadoption ne compromet pas la vie familiale, en particulier si l'adoptant a dĂ©jĂ des enfants.
Une fois la décision rendue, l'adoptant reçoit une copie transmise par le greffe du tribunal judiciaire.
Le dĂ©cĂšs de l'adoptant survenu aprĂšs le dĂ©pĂŽt de la requĂȘte ne dessaisit pas le tribunal. Lâadoption peut ĂȘtre prononcĂ©e, si elle est conforme Ă l'intĂ©rĂȘt de l'adoptĂ©.
Si l'adoption est refusée, l'adoptant peut contester la décision en faisant appel dans un délai de 15 jours.
Lâappel se fait par une dĂ©claration faite ou adressĂ©e par pli recommandĂ© au tribunal judiciaire qui a rendu la dĂ©cision. Cette dĂ©claration doit ĂȘtre faite par un avocat.
L'adoption créé un lien de filiation qui donne à l'adopté des droits et des obligations dans sa nouvelle famille. En cas d'adoption simple, l'adopté conserve des liens juridiques avec sa famille d'origine.
La dĂ©cision prononçant l'adoption simple est mentionnĂ©e en marge de l'acte de naissance de l'adoptĂ©. Cette inscription intervient Ă la requĂȘte du procureur de la RĂ©publique, dans les 15 jours de la date Ă laquelle la dĂ©cision est passĂ©e en force de chose jugĂ©e.
Lorsque l'adopté est né à l'étranger, la décision est transcrite sur les registres du service central d'état civil du ministÚre des affaires étrangÚres.
L'adoption est également mentionnée sur le livret de famille.
L'adoptant a une obligation alimentaire à l'égard de l'adopté et réciproquement.
Le nom de l'adoptant s'ajoute ou remplace celui de l'adopté s'il y consent. Sinon, l'adopté conserve son nom d'origine.
Sur la demande de lâadoptant, le tribunal peut modifier les prĂ©noms de lâadoptĂ©.
Le nom de l'adoptant s'ajoute au nom de l'adoptĂ©. LâadoptĂ© doit consentir Ă cet ajout sinon il conserve son nom dâorigine.
L'adoption simple ne permet pas à l'adopté majeur d'acquérir la nationalité française. L'adopté qui a fait l'objet d'une adoption simple par un Français doit faire une demande de naturalisation.
Les empĂȘchements Ă mariage entre lâadoptĂ© et les membres de sa famille dâorigine demeurent.
Le mariage est également interdit entre les personnes suivantes :
- Adoptant et adopté
- AdoptĂ© et enfants de lâadoptant
- Adoptant et enfants de lâadoptĂ©.
En cas d'adoption simple, l'adoptĂ© hĂ©rite des 2 familles (parents biologiques et parents adoptifs). LâadoptĂ© est hĂ©ritier rĂ©servataire de son parent adoptif, mais il nâest pas hĂ©ritier rĂ©servataire Ă l'Ă©gard des autres ascendants de sa famille adoptive (grands-parents, arriĂšres grands-parents ...).
Si l'adoptĂ© meurt et quâil nâa ni descendants, ni Ă©poux, les biens dont il a hĂ©ritĂ© ou qu'il a reçu de lâadoptant sont lâobjet dâun droit de retour si ces biens existent encore. Le droit de retour a pour effet que les biens retournent dans le patrimoine de l'adoptant ou des descendants de lâadoptant.
Le surplus des biens de lâadoptĂ© se rĂ©partit par moitiĂ© entre sa famille dâorigine et celle de lâadoptant, tout en prĂ©servant les droits du conjoint survivant si l'adoptĂ© Ă©tait mariĂ©.
En cas dâadoption plĂ©niĂšre de lâenfant du conjoint, du partenaire de Pacs ou du concubin, lâadoptĂ© hĂ©rite de son parent adoptif, de la famille de son parent adoptif tout en continuant Ă hĂ©riter de sa famille dâorigine.
L'adoption simple du majeur peut ĂȘtre rĂ©voquĂ©e par un juge pour des motifs graves (violences par exemple), Ă la demande de l'adoptant ou de l'adoptĂ©.
La révocation fait cesser pour l'avenir tous les effets de l'adoption, à l'exception de la modification des prénoms.
L'adoption pléniÚre est irrévocable.
Services en ligne
- RequĂȘte en adoption simple de l'enfant majeur du conjoint, partenaire ou concubin
- RequĂȘte en adoption simple d'un majeur par une personne Ă titre individuel
- RequĂȘte en adoption simple d'un majeur par des Ă©poux, partenaires ou concubins
- Acheter un timbre fiscal électronique pour engager une procédure judiciaire civile
Textes de référence
- Code civil : articles 343 Ă 343-1 â Conditions pour l'adoptant
- Code civil : articles 344 Ă 345-2 â Conditions pour l'adoptĂ©
- Code civil : articles 346 Ă 347 â Rapports entre l'adoptant et l'adoptĂ©
- Code civil : articles 348 Ă 350 â Consentement Ă l'adoption
- Code civil : articles 370-1 Ă 370-1-2 â Dispositions communes Ă lâadoption de lâenfant de lâautre membre du couple
- Code civil : articles 370-1-3 Ă 370-1-5 â Adoption plĂ©niĂšre de lâenfant de lâautre membre du couple
- Code civil : articles 370-1-6 Ă 370-1-8 â Adoption simple de lâenfant de lâautre membre du couple
- Code de procĂ©dure civile : articles 1166 Ă 1176 â ProcĂ©dure d'adoption
- Question écrite - Sénat - Suppression des attributions notariales des consulats
- Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts : article 1635bis Q â Contribution timbre fiscal
