VILLASAVARY... VILLAGE D' ACCUEIL, DE TOURISME ET DE PATRIMOINE
Villasavary en Lauragais : évocation de son histoire
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Perchée sur un relief naturel en bordure du couloir lauragais et des collines de la Piège, la localité de Villasavary s’est développée à proximité de Laurac, seigneurie féodale ayant donné son nom à la région, et de Fanjeaux, fortement marqué par le catharisme puis site dominicain. La commune actuelle, héritière des anciennes communautés de Villasavary et de Besplas, s’inscrit donc dans un contexte historique très riche. Au sein d’un terroir agricole diversifié, anciens villages fortifiés et édifices religieux constituent les pôles essentiels de son passé. |
Villasavary est de nos jours une commune d’une certaine importance (758 habitants en 1990, 1 065 habitants au recensement de 2005, plus de 1 100 habitants dans le recensement complémentaire actuellement en cours) ; son agglomération, à la différence de la plupart des communes rurales de la région, présente un certain dynamisme. Elle possède en outre un territoire communal relativement vaste (près de 3 500 hectares). Cette grande taille est due au fait que la commune est issue du regroupement de deux anciennes communautés d’anciens régimes : Villasavary et Besplas. |
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Le type de regroupement n’est pas un phénomène isolé, mais il constitue à Villasavary un cas particulier dans la mesure où ces villages se trouvaient à la charnière de deux importantes zones d’influence seigneuriales, à l’origine même de leur création respective. Il s’agit d’une part de la seigneurie de Laurac, puissante châtellenie du comté de Toulouse, d’autre part de la vicomté de Carcassonne, dans la mouvance des comtes de Barcelone. Le village fortifié de Villasavary a été créé vers le début du 12ème siècle sous l’influence des Trencavels, vicomtes de Carcassonne. Le site se trouvait dans l’orbite du château de Prouilhe, puis de celui de Fanjeaux, places fortes détenues à l’intérieur même du comté de Toulouse par le pouvoir carcassonnais. Villasavary est donc un château implanté par les Trencavel face aux terres toulousaines. |
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Besplas est créé, vers 1160, du démembrement du territoire contrôlé par le château de Laurac. Les seigneurs de Laurac, tantôt alliés aux comtes de Toulouse, tantôt aux vicomtes de Carcassonne, ont très tôt acquis une grande autonomie au sein même du comté de Toulouse. Le site de Besplas est donc une de leurs forteresses, destinée à faire face à celle de Villasavary. Ces données historiques ont eu une influence sur la topographie des sites. |
On note depuis plusieurs années un intérêt croissant pour les villages médiévaux, considérés comme partie intégrante du patrimoine : bastides d’Aquitaine, dont le plan en damier est caractéristique, ou encore agglomérations circulaires du Languedoc. En fait, la majorité des villages médiévaux, quelle que soit leur forme, possède des éléments marquant dans leur topographie ou dans leur bâti qui sont les témoins de leur histoire, et qu’il convient de mettre en valeur. La commune a la particularité de posséder deux sites complémentaires illustrant le phénomène des villages fortifiés médiévaux (appelés castrum dans les textes). Cette caractéristique est d’autant plus notable que l’évolution de ces sites a été totalement différente. |
Villasavary constitue toujours le principal noyau de peuplement du terroir. Si son château originel, à l’emplacement de la halle, a disparu dès le Moyen Âge, une partie de son patrimoine bâti architectural, et, surtout l’organisation de son habitat témoignent encore du tracé de son enceinte, qui enserrait une surface de trois hectares, ce qui en faisait l’un des plus vastes villages fortifiés de la région. A l’opposé, le village de Besplas a été déserté au 16ème siècle à la suite des guerres de religion. |
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Si l’habitat médiéval a entièrement disparu, la topographie du site conserve encore une bonne partie de ses éléments fortifiés (talus et enceinte fossoyée, accès d’origine ...). Insignifiants pour un œil non averti, ces éléments devront faire l’objet d’une mise en valeur adéquate afin d’être mieux perçus et interprétés par les visiteurs. Ce domaine agricole devient en 1847 la première ferme-école de France. Très réputée, elle fonctionna jusqu’en 1892. Sa transformation récente en centre aéré constitue un atout pour une éventuelle mise en valeur de son passé historique, qui pourrait être tout à fait complémentaire de son utilisation actuelle. Mais ces deux centres de l’occupation humaine du terroir communal ne sont pas les seuls à illustrer l’histoire de la commune. En effet, avant l’émergence des fortifications féodales, le peuplement rural s’organisait surtout autour des églises, particulièrement nombreuses dans la région. |
Villasavary compte plusieurs sites d’églises rurales au Moyen Âge. La plupart de ces établissements ont dans leur grande majorité disparu, mais l'aspect eclésial peut être exploité à traversdeux aspects spécifiques que présente la commune. Certains des centres paroissiaux originels ont, en quelque sorte, migré dans l’agglomération fortifiée. Ainsi Villasavary présentait la particularité (unique dans la région) de posséder deux églises paroissiales dans le village (Saint Jacques et Saint Pierre). Les sites d’origine ont été localisés et reconnus au point de vue archéologique. |
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Ils n’ont pas fait l’objet de fouilles approfondies, mais l’histoire religieuse de l’ensemble du terroir peut être évoquée à travers les vestiges dans le village (église Saint Pierre et restes de Saint Jacques). Dans le cas de Besplas, le scénario est diamétralement opposé à celui du Villasavary, ajouté là aussi à la complémentarité déjà évoquée pour les sites villageois. Alors que l’église de Notre Dame, dans l’ancien village, a été détruite, l’église primitive a subsisté jusqu’à nos jours. Il s’agit de la chapelle de Besplas, ou de la Salle, nom originel de ce terroir. Ce petit édifice roman, dédié à Saint Martin, est inscrit depuis peu à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Ce lieu est par ailleurs hautement symbolique pour l’histoire de la région. En effet, les recherches récentes tendent à montrer qu’il s’agit peut-être du site d’origine de la famille des seigneurs de Laurac. En outre, cet aspect symbolique est toujours vivant car il accueille annuellement une cérémonie religieuse chère à de nombreuses familles anciennes de la région. Dans une perspective de mise en valeur de son patrimoine historique, le site de la chapelle de Besplas constitue de ce fait l’un des pôles essentiels de la commune.
Au-delà des sites eux-mêmes, le terroir de la commune constitue en soi un centre d’intérêt en matière d’évocation historique. La formation des villages médiévaux relevait d’un processus militaire, mais elle présentait aussi un pendant économique qui, s’il est moins spectaculaire, n’en était pas moins essentiel. Les recherches historiques de ces dernières années mettent en effet l’accent sur la formation des terroirs villageois qui, comme la création des villages, est un phénomène propre au Moyen Âge. |
Les terroirs des deux communautés, Besplas et Villasavary, sont tout à fait représentatifs d’une partition que l’on retrouve dans de nombreux autres cas régionaux. Ils se répartissent sur deux types de sols différents et complémentaires, la plaine, principalement agricole, et les collines du Terrefort, où le couvert végétal est resté plus prégnant. Les différents points de vue dont dispose la commune, depuis la première ligne des reliefs, permettent une lecture du paysage où, à travers ses éléments constitutifs, transparaît l’histoire de l’occupation du sol depuis ses origines. L’un des traits marquants du paysage rural est le réseau des axes de communication. |
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Le territoire de Villasavary est traversé par plusieurs axes historiques importants sur le plan régional, et qui présentent des liens évidents avec les sites locaux. Le chemin de l’Estrade, au pied des collines, doublait la voie antique d’Aquitaine, plus au nord et au milieu de la plaine. L’axe rectiligne de la route moderne, construite au 18ème siècle, est particulièrement évocateur. Il préfigure nos modernes autoroutes. |
De plus en plus de communes, qui redécouvrent leur passé, s’attachent à mettre en valeur les restes accessibles, qu’il s’agisse de vestiges archéologiques ou d’éléments architecturaux des siècles derniers. Villasavary n’est pas en reste et la restauration récente de l’un de ses moulins à vent en est l’illustration. D’autres éléments peuvent aussi être pris en considération. La commune comprend notamment un habitat de l’Âge de Fer, un oppidum, occupé du 6ème au 1er siècle avant notre ère. |
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Il s’agit du seul gisement de ce type qui a fait l’objet de fouilles scientifiques d’envergure dans le Haut-Languedoc. Si les résultats de ces recherches n’ont pour l’heure pas été édités et sont donc d’accès limité, on peut souhaiter qu’ils puissent être évoqués dans un projet de mise en valeur du patrimoine communal. D’autres sites, qui n’ont pas fait l’objet de recherches de terrain approfondies, peuvent également étayer un tel projet. On peut mentionner par exemple une motte féodale (ancienne fortification de terre), visible en bordure de route à peu de distance de Besplas, et qui faisait partie du réseau défensif de la châtellenie de Laurac, ou encore d’autres gisements qui ne présentent plus de trace visible aujourd’hui, comme l’église Saint Martin de Lauraguel, ou encore le site de Rascous avec son église Saint-Julien, ancienne communauté absorbée dès la fin du Moyen Âge par celle de Besplas ... |
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Enfin on peut évoquer les éléments d’époque récente, comme les moulins à vent, déjà cités, le moulin ascenseur d’eau, ou l’étonnant et spectaculaire ouvrage voûté, bâti au dessus du ruisseau des Canonges pour permettre le passage de la nouvelle grand route du 18ème siècle, ce qui nous ramène au thème des chemins déjà évoqué ... Légende photo : Pont du Remblai |
Au total donc la commune de Villasavary dispose d’un patrimoine historique riche et varié. A l’instar de la plupart des communes rurales, ce patrimoine n’est pas concentré sur un pôle unique (monument ou site exceptionnel), mais il est réparti sur un ensemble d’éléments plus à même d’illustrer sur la longue durée l’histoire de son terroir et de ses habitants. La prise en compte de l’ensemble des richesses naturelles et historiques de la commune constitue l’assise du projet global de la mise en valeur et d’animation culturelle, en cours. Cette approche est notamment liée avec l’aménagement des sentiers de randonnées, le patrimoine étant intégré à des thèmes pédagogiques développés et matérialisés le long de ces cheminements. Parallèlement, certains sites clés font l’objet d’aménagements plus conséquents pour centraliser un certain nombre d’informations en direction du public. |
Villasavary : aux origines du village
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Le village s’est développé autour du château, mais il existait peut-être auparavant un groupement de maisons : le mot « villare » désigne un hameau, Savary étant probablement le nom du seigneur foncier. Vers la fin du 11ème siècle, un château est élevé sur une colline en bordure de la plaine et près des reliefs de la Piège. C’était une dépendance du château de Prouilhe, contrôlé par des comtes et vicomtes de Carcassonne. Il faisait face aux terres du comte de Toulouse, en bordure de la puissante seigneurie de Laurac. Après la seconde croisade des Albigeois, le Roi de France prend progressivement le contrôle de la seigneurie du lieu. Il reste peu de documents historiques nous renseignant directement sur le lieu de Villasavary à ses origines. Les restes architecturaux les plus anciens ont aussi disparu. Des archives postérieures comme les plans ou compoix (cadastre) d’époque moderne sont par contre riches en enseignements. Confrontées à la topographie du village actuel, elles permettent de restituer le processus de sa formation. Les études historiques récentes sur les villages médiévaux, le Lauragais et la société médiévale en Languedoc permettant aussi de replacer le site de Villasavary dans son contexte régional |
Besplas un village disparu
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Vers 1660, les seigneurs de Laurac fondent Besplas, village fortifié en rebord de plateau, surplombant la route de l’Estrade (actuellement chemin départemental de Laurabuc à Picard qui devient ensuite voirie communale de Villasavary) et le marché où est installé un pèage. Le village devient alors le principal pôle du terroir de la Salle, et forme au 13ème siècle une communauté importante. Il compte cinq notaires en 1271. Au 14ème siècle, il possède sa propre église, Notre Dame. A partir de la fin du Moyen Âge, le lieu périclite lentement, au profit des exploitations isolées et de Villasavary. Les guerres de religions causent la destruction du village en 1588. Bien que rebâti, il est rapidement abandonné. Il n’y subsiste qu’une résidence aristocratique, transformée ensuite en domaine agricole. La communauté répartie dans les "bordes" (campagnes), subsiste cependant jusqu’à la Révolution, avant d’être rattachée à celle de Villasavary. En 1847, Besplas accueille la première ferme-école de France, qui fonctionnera jusqu’en 1892. Acquis par le SARPOS en 1978 (Syndicat d'Aménagement par les Oeuvres Sociales du canton de Fanjeaux) à l’initiative de son Président de l’époque Bernard BOUSSAROQUE puis, dans les années 1990 aménagé et transformé en centre d’accueil et centre de Loisirs par son successeur Jacques DANJOU. C’est en 2001 que la communauté de Communes Piège et Lauragais a pris le relais du SARPOS, structure intercommunale qui, pendant plus de 20 ans, dans ces différents services, a œuvré pour l’intérêt général des 24 communes qui le composaient et au service de toutes et de tous. |
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Centre d'accueil pour les jeunes, situé sur le site de l'ancien village de Besplas. Un site de qualité relevant de la compétence intercommunale |
Au cœur du Lauragais : La Chapelle Saint Martin de la Salle ou Chapelle de Besplas
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La chapelle de Besplas ou Saint Martin de la Salle a été établie dans les dépendances d’un domaine agricole ayant succédé à une villa gallo-romaine. La « Salle » désigne une résidence aristocratique. Vers l’an mil ces derniers établirent leur château sur les reliefs de la Piège. Ils contrôlent néanmoins la route de l’Estrade (actuellement chemin départemental de Laurabuc à Picard qui devient ensuite voirie communale de Villasavary) et le marché de la Salle, le plus ancien cité en Lauragais. A ces abords se trouvent les propriétés foncières (condamines). |
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A partir de 1100, la famille de Laurac et de nombreux seigneurs fondent et dotent la Commanderie Hospitalière de Pexiora. La chapelle Saint Martin de la Salle et de nombreux droits seigneuriaux alimentent alors le patrimoine de l’hôpital. Les riches archives de cette institution sont la principale source de renseignement pour l’histoire du Laurgais au XIIème siècle. C’est à cette période qu’est construite l’église romane encore visible à la Salle. |
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Le site perd de son importance par la suite. Rattaché à Besplas, il conserve une fonction paroissiale pendant tout l’Ancien Régime. L’ensemble du site a récemment (18 juin 1999) été inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Le projet de réhabilitation en cours pris en charge par la commune de Villasavary permettra d’en faire un lieu de mémoire essentiel du Lauragais. Il constitue l’un des sites pôles de développement touristique de la commune axé sur le patrimoine historique. |
L’engagement « fort » de la commune permettra également de mieux assurer sa conservation et sa protection, une partie des éléments du site de la chapelle de Besplas ayant eu à souffrir des vols ou actes de vandalisme durant ces 10 dernières années. |
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Villasavary sur la route des moulins du Lauragais
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L’histoire des moulins de VILLASAVARY remonte au XIIème siècle : En effet les textes relatant l’histoire du monastère de Prouilhe indiquent qu’Enguerrand de Bove, chevalier croisé, fit don au monastère de Prouilhe d’un moulin à vent situé à VILLASAVARY : acte du 5 décembre 1212. Le texte dit que ce moulin était reconstruit, ce qui prouve que son origine est antérieure de plusieurs années. Rien n’indique l’emplacement de ce moulin. On sait également qu’en 1223, la motte de Prouilhe porte un moulin à vent. Quelques années plus tard les villages voisins de Pexiora et Besplas, fiefs de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, en furent aussi dotés. |
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« Le commandeur Pierre Boyer accorde le 1er mars 1245, aux pariers Guillaume Galifu et Pierre d’Alzonne (Autezone) un emplacement pour construire un moulin à vent, qui paiera la très faible cense d’une émine de froment. Il est convenu que l’Hôpital ne construira aucun édifice qui pourrait couper le vent au moulin. Le commandeur construit ensuite un moulin au Nord de la Commanderie ». A partir de cette époque, la prospérité des moulins ne fit que croître. |
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En effet, pour les cultures, le blé a toujours la prédominance ; viennent ensuite l’avoine, le seigle, et l’orge. Les « Bleds » sont la base de l’alimentation, ils sont aussi la base de l’économie du village. Il existe même à Besplas un moulin pastelier, autre source de richesse au XVIème siècle. Au XVIIème siècle les labours sont toujours consacrés aux bleds, essentiels pour une société se nourrissant de pains, de galettes, ou de bouillies. Les moulins se multiplient avec l’utilisation du maïs, nouvellement rapporté d’Amérique, qui prend une grande importance dans la vie et l’alimentation des paysans. La bouillie de farine de maïs deviendra le traditionnel « Millas » du Lauragais. |
Sur ces labours reposent les fiscalités royales, seigneuriales et ecclésiastiques. Le plan cadastral de 1750 montre qu’un moulin occupe la partie centrale du village, c’est celui du meunier Estanave. Par contre en 1750, les moulins situés au Nord de la rue de la Glacière, dont celui qui nous occupe, n’apparaissent pas. On peut donc raisonnablement penser qu’ils ont été construits à la fin du XVIIIème siècle puisqu’ils auraient appartenus à la famille CALOUIN, avec probablement des réparations ou reconstructions au fil du temps. On connaît également les moulins de Fontveille et le moulin de la Louve. Une gravure du XIXème siècle (ci-dessous) montre « la bataille de VILLASAVARY : le général VINCENDON, au moulin de la Louve, observant l’ennemi ». |

Une photo du début du XXème siècle (ci-contre) indique la position de quatre moulins sur les parcelles actuelles 48 et 54. Sur ces quatre moulins, deux ont entièrement disparu ; le plus près du village est en ruine. Le moulin Roques, objet de notre étude, subsiste. Sur cette photo les cercles métalliques n’existent pas, ce qui signifie qu’elle est antérieure à l’élargissement de meules et aux désordres des maçonneries qui en ont découlé |
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Une photo du moulin Roques en 1938 (HAW) montre le moulin dans un état très proche de l’actuel, avec ses renforts métalliques. Cependant il comporte encore l’auvent en bâtière et le pare vent qu’il conviendrait de restituer. |
Le moulin était placé à moitié coteau, pour que les vents ne soient pas trop violents. Il ne devait pas y avoir d’arbres à proximité du moulin. La butte ou motte est un remblai, ramené après construction sur le bon sol des murs de fondations qui entouraient le « carcer ». (ci-contre, plan cadastral de 1750 montrant qu'un moulin occupe la partie centrale du village, c'est celui du meunier Estanave) Le moulin qui appartenait à Emile Roques et sa sœur fonctionna jusqu’en 1947. |
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Les moulins furent abandonnés et beaucoup s’écroulèrent. Le dernier « charpentier des moulins » dans les années 50, venait de VILLASAVARY. « C’était un véritable ingénieur. Il pouvait réparer n’importe quoi : une aile, la charpente, les rouages, il savait tout faire Auguste DANIEL. On l’appelait le « Gustou », il venait avec son père, le Catet ». En janvier 1972, la Commune décide la remise en état du dernier moulin à vent du village Depuis plusieurs générations il appartenait à la famille PELOUSE ROQUES. Les derniers meuniers, Emile ROQUES et sa sœur Madame ROQUES RIGAUDY, acceptent de céder à la Commune ce monument important de l’histoire communale, en signant un bail emphytéotique de 99 ans, concernant la parcelle 54 D et son moulin, acte devant Maître Estrade notaire à Fanjeaux. |
Des réparations urgentes, notamment sur la couverture, viennent d’être réalisées. Mais des dégradations importantes sont apparues, et devant l’intérêt grandissant des habitants de la Commune et des touristes qui viennent nombreux, il a été décidé de faire une étude complète de restauration. Compte tenu de l’état général du moulin et de l’existence quasi complète de son équipement intérieur, même si ce dernier nécessite de nombreuses interventions, l’étude nous conduit à prévoir une restauration complète, c' est-à-dire une restauration qui permettra au moulin ROQUES de recevoir du grain et de moudre de la farine suivant les traditions anciennes. Il nous semble en effet que cela donnera une valeur bien plus importante à ce témoignage du passé, et que cela permettra de créer des animations autour du patrimoine du village, et d’accompagner ainsi tous les efforts faits pour le rendre encore plus vivant : |
Moulin AVANT restauration par la commune |
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Moulin APRES restaurations par la commune |
Villasavary, une signalétique liée à la valorisation du patrimoine du village
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Les éléments patrimoniaux villageois sont nombreux et variés à l’intérieur de l’agglomération et restent difficilement perceptibles par les visiteurs, mais souvent aussi par les habitants, en raison de l’absence d’informations facilement accessibles. La mise en place d’une signalétique de présentation du patrimoine communal et la réalisation de brochures et ouvrages à destination du grand public devient donc une étape indispensable pour assurer la lisibilité de la démarche de développement en cours à Villasavary. Cette diffusion d’une information historique et culturelle, souvent confidentielle, incitera les visiteurs à découvrir le village. Pour les habitants, elle permettra de donner une cohérence et une certaine visibilité aux actions de développement entreprises sur le thème du patrimoine. De plus, en attirant le regard sur le petit patrimoine, souvent modeste et fragile, elle ne peut qu’inciter à sa conservation |
Par ailleurs, l’aménagement de la place du grand chemin, et la création du parking qui la jouxte ont crée un véritable porte d’entrée pour la commune. Cet état de fait offre l’opportunité de la demande de la commune auprès de la Communauté de Commune de la Piège et du Lauragais d' y implanter un point d’accueil et d’information ouvrant sur le village et le territoire communautaire. |
Place du Grand Chemin |
Carrefour routes de Castelnaudary et de Bram |
La signalétique du patrimoine va évoquer, à travers un parcours informel, l’histoire du village et mettre en évidence les éléments patrimoniaux les plus intéressants : |
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VILLASAVARY : les sentiers de randonnées
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Villasavary se trouve au carrefour de grands itinéraires de randonnée pédestre et équestre : le sentier de la Grande Randonnée GR7, le tour du Lauragais et le sentier d’Avignonet à Fanjeaux « Les Collines du Vent » (en bleu). Des circuits existants à Besplas sont maintenus avec des aménagements : une boucle autour de Besplas et la grande boucle vélos tout terrain (en vert). A l’initiative de la Commune et de l’Association Locale de Randonneurs « Les passejaires del Villa » huit boucles ont été créées :
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Deux sont maintenant prises en charge par la Communauté de Communes Piège Lauragais : la boucle des Paysages et la boucle Historique du Lauragais. La diversité des terroirs de la commune et de ses campagnes a ainsi permis la mise en place d’une large gamme de sentiers adaptés à tous les publics.
Le complexe patrimonial formé par la chapelle de Besplas et le site de Besplas constituent un point fort du développement de la commune de Villasavary, pôle d’ouverture privilégiée sur l’histoire régionale. La réhabilitation en cours par la commune de l’église en point d’accueil et d’animation se couple avec la mise en place de la boucle de randonnée développant une thématique historique. Le sentier, accessible au promeneur offre l’avantage d’un parcours réduit, réunissant une large diversité de points de vue et de paysages, au sein desquels sont visibles des sites essentiels de l’histoire du lauragais médiéval. Point de départ, la chapelle de la Salle est susceptible d’accueillir des expositions développant des thèmes historiques. |
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Le passage à Besplas permet d’évoquer l’histoire de cette communauté, un panneau explique l’organisation du site. Le relief des Communaux offre des points de vue complémentaires à une table d’orientation et permet d’identifier les principaux sites régionaux du Moyen Âge, aidant ainsi à comprendre les enjeux politiques de l’implantation des châteaux : - vers l’Ouest est visible toute la partie dépendante des seigneurs de Laurac : Laurac, Castelnaudary, les sites fortifiés de Mireval, Besplas et Queille, puis les centres religieux de la Salle et la Commanderie de Pexiora, - à l’Est, la vue s’ouvre vers les dépendances carcassonnaises, avec Villasavary au premier plan, puis Villesiscle et Bram, jusqu’au clocher de Fanjeaux et de Montréal. |
Ainsi, disposant d’un patrimoine historique et naturel privilégié, la commune de Villasavary sert parfaitement (dans sa Communauté de Communes) de tremplin à une ouverture sur l’ensemble des richesses du Lauragais.
Sur un vaste territoire couvrant près de 3500 hectares, Villasavary dispose d’un patrimoine naturel très varié, tant au niveau de sa topographie que de sa géologie. |
La boucle des paysages du Lauragais a pour objectif d’illustrer cette diversité.
Cliquer ici pour découvrir quelques exemples de notre signalétique |
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ASSOCIATIONPATRIMOINE HISTORIQUEET CULTURELDE VILLASAVARY |
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(Cliquer sur les photos ou ici pour les voir grand format)
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Les éleveurs locaux, profondément attachés à notre terre, se sont regrouppés en un réseau "de ferme en ferme". Ainsi, tout au long de l'année, on peut venir découvrir ces exploitations et partager la passion de ces éleveurs. |
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De même, vous aurez la possibilité de commander du Cassoulet à emporter, ou en conserve (cliquer ici pour se rendre sur le site de l'Office de Tourisme Intercommunal). A Villasavary, vous propose son Cassoulet à emporter. |
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Corso du Villa - Fête du Cassoulet 2006 |
Corso Fête du Cassoulet 2005 |
Corso Fête du Cassoulet 2004 |





















































































