VILLASAVARY... VILLAGE D' ACCUEIL, DE TOURISME ET DE PATRIMOINE

 

Villasavary en Lauragais : évocation de son histoire

Perchée sur un relief naturel en bordure du couloir lauragais et des collines de la Piège, la localité de Villasavary s’est développée à proximité de Laurac, seigneurie féodale ayant donné son nom à la région, et de Fanjeaux, fortement marqué par le catharisme puis site dominicain.

La commune actuelle, héritière des anciennes communautés de Villasavary et de Besplas, s’inscrit donc dans un contexte historique très riche. Au sein d’un terroir agricole diversifié, anciens villages fortifiés et édifices religieux constituent les pôles essentiels de son passé.

Les anciennes communautés de Villasavary et de Besplas

Villasavary est de nos jours une commune d’une certaine importance (758 habitants en 1990, 1 065 habitants au recensement de 2005, plus de 1 100 habitants dans le recensement complémentaire actuellement en cours) ; son agglomération, à la différence de la plupart des communes rurales de la région, présente un certain dynamisme.

Elle possède en outre un territoire communal relativement vaste (près de 3 500 hectares). Cette grande taille est due au fait que la commune est issue du regroupement de deux anciennes communautés d’anciens régimes : Villasavary et Besplas.
Ces deux localités ont chacune une histoire propre et relativement riche, dont la commune actuelle est héritière.

Historique :

Le type de regroupement n’est pas un phénomène isolé, mais il constitue à Villasavary un cas particulier dans la mesure où ces villages se trouvaient à la charnière de deux importantes zones d’influence seigneuriales, à l’origine même de leur création respective. Il s’agit d’une part de la seigneurie de Laurac, puissante châtellenie du comté de Toulouse, d’autre part de la vicomté de Carcassonne, dans la mouvance des comtes de Barcelone. Le village fortifié de Villasavary a été créé vers le début du 12ème siècle sous l’influence des Trencavels, vicomtes de Carcassonne. Le site se trouvait dans l’orbite du château de Prouilhe, puis de celui de Fanjeaux, places fortes détenues à l’intérieur même du comté de Toulouse par le pouvoir carcassonnais. Villasavary est donc un château implanté par les Trencavel face aux terres toulousaines.

Besplas est créé, vers 1160, du démembrement du territoire contrôlé par le château de Laurac. Les seigneurs de Laurac, tantôt alliés aux comtes de Toulouse, tantôt aux vicomtes de Carcassonne, ont très tôt acquis une grande autonomie au sein même du comté de Toulouse. Le site de Besplas est donc une de leurs forteresses, destinée à faire face à celle de Villasavary.
Ainsi donc, le hasard de l’histoire a fait se regrouper au sein d’une même circonscription - la commune moderne - deux entités créées à l’origine de façon antagoniste l’une face à l’autre.

Ces données historiques ont eu une influence sur la topographie des sites.

Sites villageois du Moyen Âge

On note depuis plusieurs années un intérêt croissant pour les villages médiévaux, considérés comme partie intégrante du patrimoine : bastides d’Aquitaine, dont le plan en damier est caractéristique, ou encore agglomérations circulaires du Languedoc. En fait, la majorité des villages médiévaux, quelle que soit leur forme, possède des éléments marquant dans leur topographie ou dans leur bâti qui sont les témoins de leur histoire, et qu’il convient de mettre en valeur.

La commune a la particularité de posséder deux sites complémentaires illustrant le phénomène des villages fortifiés médiévaux (appelés castrum dans les textes). Cette caractéristique est d’autant plus notable que l’évolution de ces sites a été totalement différente.

Villasavary constitue toujours le principal noyau de peuplement du terroir. Si son château originel, à l’emplacement de la halle, a disparu dès le Moyen Âge, une partie de son patrimoine bâti architectural, et, surtout l’organisation de son habitat témoignent encore du tracé de son enceinte, qui enserrait une surface de trois hectares, ce qui en faisait l’un des plus vastes villages fortifiés de la région.

A l’opposé, le village de Besplas a été déserté au 16ème siècle à la suite des guerres de religion.

Si l’habitat médiéval a entièrement disparu, la topographie du site conserve encore une bonne partie de ses éléments fortifiés (talus et enceinte fossoyée, accès d’origine ...). Insignifiants pour un œil non averti, ces éléments devront faire l’objet d’une mise en valeur adéquate afin d’être mieux perçus et interprétés par les visiteurs. Ce domaine agricole devient en 1847 la première ferme-école de France. Très réputée, elle fonctionna jusqu’en 1892. Sa transformation récente en centre aéré constitue un atout pour une éventuelle mise en valeur de son passé historique, qui pourrait être tout à fait complémentaire de son utilisation actuelle.

Mais ces deux centres de l’occupation humaine du terroir communal ne sont pas les seuls à illustrer l’histoire de la commune. En effet, avant l’émergence des fortifications féodales, le peuplement rural s’organisait surtout autour des églises, particulièrement nombreuses dans la région.

Églises et chapelles

Villasavary compte plusieurs sites d’églises rurales au Moyen Âge. La plupart de ces établissements ont dans leur grande majorité disparu, mais l'aspect eclésial peut être exploité à traversdeux aspects spécifiques que présente la commune.

Certains des centres paroissiaux originels ont, en quelque sorte, migré dans l’agglomération fortifiée. Ainsi Villasavary présentait la particularité (unique dans la région) de posséder deux églises paroissiales dans le village (Saint Jacques et Saint Pierre). Les sites d’origine ont été localisés et reconnus au point de vue archéologique.

Ils n’ont pas fait l’objet de fouilles approfondies, mais l’histoire religieuse de l’ensemble du terroir peut être évoquée à travers les vestiges dans le village (église Saint Pierre et restes de Saint Jacques).

Dans le cas de Besplas, le scénario est diamétralement opposé à celui du Villasavary, ajouté là aussi à la complémentarité déjà évoquée pour les sites villageois. Alors que l’église de Notre Dame, dans l’ancien village, a été détruite, l’église primitive a subsisté jusqu’à nos jours. Il s’agit de la chapelle de Besplas, ou de la Salle, nom originel de ce terroir. Ce petit édifice roman, dédié à Saint Martin, est inscrit depuis peu à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Ce lieu est par ailleurs hautement symbolique pour l’histoire de la région. En effet, les recherches récentes tendent à montrer qu’il s’agit peut-être du site d’origine de la famille des seigneurs de Laurac. En outre, cet aspect symbolique est toujours vivant car il accueille annuellement une cérémonie religieuse chère à de nombreuses familles anciennes de la région. Dans une perspective de mise en valeur de son patrimoine historique, le site de la chapelle de Besplas constitue de ce fait l’un des pôles essentiels de la commune.

Le Terroir

Au-delà des sites eux-mêmes, le terroir de la commune constitue en soi un centre d’intérêt en matière d’évocation historique. La formation des villages médiévaux relevait d’un processus militaire, mais elle présentait aussi un pendant économique qui, s’il est moins spectaculaire, n’en était pas moins essentiel. Les recherches historiques de ces dernières années mettent en effet l’accent sur la formation des terroirs villageois qui, comme la création des villages, est un phénomène propre au Moyen Âge.

Les terroirs des deux communautés, Besplas et Villasavary, sont tout à fait représentatifs d’une partition que l’on retrouve dans de nombreux autres cas régionaux. Ils se répartissent sur deux types de sols différents et complémentaires, la plaine, principalement agricole, et les collines du Terrefort, où le couvert végétal est resté plus prégnant. Les différents points de vue dont dispose la commune, depuis la première ligne des reliefs, permettent une lecture du paysage où, à travers ses éléments constitutifs, transparaît l’histoire de l’occupation du sol depuis ses origines.

L’un des traits marquants du paysage rural est le réseau des axes de communication.

Le territoire de Villasavary est traversé par plusieurs axes historiques importants sur le plan régional, et qui présentent des liens évidents avec les sites locaux. Le chemin de l’Estrade, au pied des collines, doublait la voie antique d’Aquitaine, plus au nord et au milieu de la plaine. L’axe rectiligne de la route moderne, construite au 18ème siècle, est particulièrement évocateur. Il préfigure nos modernes autoroutes.

 

Vestiges anciens et patrimoine du passé récent

De plus en plus de communes, qui redécouvrent leur passé, s’attachent à mettre en valeur les restes accessibles, qu’il s’agisse de vestiges archéologiques ou d’éléments architecturaux des siècles derniers. Villasavary n’est pas en reste et la restauration récente de l’un de ses moulins à vent en est l’illustration. D’autres éléments peuvent aussi être pris en considération. La commune comprend notamment un habitat de l’Âge de Fer, un oppidum, occupé du 6ème au 1er siècle avant notre ère.

Il s’agit du seul gisement de ce type qui a fait l’objet de fouilles scientifiques d’envergure dans le Haut-Languedoc. Si les résultats de ces recherches n’ont pour l’heure pas été édités et sont donc d’accès limité, on peut souhaiter qu’ils puissent être évoqués dans un projet de mise en valeur du patrimoine communal. D’autres sites, qui n’ont pas fait l’objet de recherches de terrain approfondies, peuvent également étayer un tel projet. On peut mentionner par exemple une motte féodale (ancienne fortification de terre), visible en bordure de route à peu de distance de Besplas, et qui faisait partie du réseau défensif de la châtellenie de Laurac, ou encore d’autres gisements qui ne présentent plus de trace visible aujourd’hui, comme l’église Saint Martin de Lauraguel, ou encore le site de Rascous avec son église Saint-Julien, ancienne communauté absorbée dès la fin du Moyen Âge par celle de Besplas ...

Enfin on peut évoquer les éléments d’époque récente, comme les moulins à vent, déjà cités, le moulin ascenseur d’eau, ou l’étonnant et spectaculaire ouvrage voûté, bâti au dessus du ruisseau des Canonges pour permettre le passage de la nouvelle grand route du 18ème siècle, ce qui nous ramène au thème des chemins déjà évoqué ...

Légende photo : Pont du Remblai

Au total donc la commune de Villasavary dispose d’un patrimoine historique riche et varié. A l’instar de la plupart des communes rurales, ce patrimoine n’est pas concentré sur un pôle unique (monument ou site exceptionnel), mais il est réparti sur un ensemble d’éléments plus à même d’illustrer sur la longue durée l’histoire de son terroir et de ses habitants. La prise en compte de l’ensemble des richesses naturelles et historiques de la commune constitue l’assise du projet global de la mise en valeur et d’animation culturelle, en cours. Cette approche est notamment liée avec l’aménagement des sentiers de randonnées, le patrimoine étant intégré à des thèmes pédagogiques développés et matérialisés le long de ces cheminements. Parallèlement, certains sites clés font l’objet d’aménagements plus conséquents pour centraliser un certain nombre d’informations en direction du public.

Villasavary : aux origines du village

Le village s’est développé autour du château, mais il existait peut-être auparavant un groupement de maisons : le mot « villare » désigne un hameau, Savary étant probablement le nom du seigneur foncier.

Vers la fin du 11ème siècle, un château est élevé sur une colline en bordure de la plaine et près des reliefs de la Piège. C’était une dépendance du château de Prouilhe, contrôlé par des comtes et vicomtes de Carcassonne. Il faisait face aux terres du comte de Toulouse, en bordure de la puissante seigneurie de Laurac.
La famille des seigneurs du Villar est mentionnée en 1125. Le village fortifié parmi les plus importants de la région, apparaît dans un texte de 1173.

Après la seconde croisade des Albigeois, le Roi de France prend progressivement le contrôle de la seigneurie du lieu.

Il reste peu de documents historiques nous renseignant directement sur le lieu de Villasavary à ses origines. Les restes architecturaux les plus anciens ont aussi disparu. Des archives postérieures comme les plans ou compoix (cadastre) d’époque moderne sont par contre riches en enseignements. Confrontées à la topographie du village actuel, elles permettent de restituer le processus de sa formation.

Les études historiques récentes sur les villages médiévaux, le Lauragais et la société médiévale en Languedoc permettant aussi de replacer le site de Villasavary dans son contexte régional

 

Besplas un village disparu

Vers 1660, les seigneurs de Laurac fondent Besplas, village fortifié en rebord de plateau, surplombant la route de l’Estrade (actuellement chemin départemental de Laurabuc à Picard qui devient ensuite voirie communale de Villasavary) et le marché où est installé un pèage.
La multiplication des forteresses à cette époque s’inscrit dans le contexte du conflit opposant les comtes de Toulouse à ceux de Barcelone. Face aux châteaux de Fanjeaux et de Villasavary, tenus par Trencavel, vicomte de Carcassonne, Besplas fait partie des fortifications lauragaises du Toulousain. La famille de la Tour, branche des Laurac, en détient la seigneurie.

Le village devient alors le principal pôle du terroir de la Salle, et forme au 13ème siècle une communauté importante. Il compte cinq notaires en 1271. Au 14ème siècle, il possède sa propre église, Notre Dame.

A partir de la fin du Moyen Âge, le lieu périclite lentement, au profit des exploitations isolées et de Villasavary. Les guerres de religions causent la destruction du village en 1588. Bien que rebâti, il est rapidement abandonné. Il n’y subsiste qu’une résidence aristocratique, transformée ensuite en domaine agricole. La communauté répartie dans les "bordes" (campagnes), subsiste cependant jusqu’à la Révolution, avant d’être rattachée à celle de Villasavary.

En 1847, Besplas accueille la première ferme-école de France, qui fonctionnera jusqu’en 1892. Acquis par le SARPOS en 1978 (Syndicat d'Aménagement par les Oeuvres Sociales du canton de Fanjeaux) à l’initiative de son Président de l’époque Bernard BOUSSAROQUE puis, dans les années 1990 aménagé et transformé en centre d’accueil et centre de Loisirs par son successeur Jacques DANJOU. C’est en 2001 que la communauté de Communes Piège et Lauragais a pris le relais du SARPOS, structure intercommunale qui, pendant plus de 20 ans, dans ces différents services, a œuvré pour l’intérêt général des 24 communes qui le composaient et au service de toutes et de tous.

Centre d'accueil pour les jeunes, situé sur le site de l'ancien village de Besplas. Un site de qualité relevant de la compétence intercommunale

 

Au cœur du Lauragais : La Chapelle Saint Martin de la Salle ou Chapelle de Besplas

La chapelle de Besplas ou Saint Martin de la Salle a été établie dans les dépendances d’un domaine agricole ayant succédé à une villa gallo-romaine. La « Salle » désigne une résidence aristocratique.
Les recherches récentes laissent penser qu’il s’agit du lieu d’origine des seigneurs de Laurac.

Vers l’an mil ces derniers établirent leur château sur les reliefs de la Piège. Ils contrôlent néanmoins la route de l’Estrade (actuellement chemin départemental de Laurabuc à Picard qui devient ensuite voirie communale de Villasavary) et le marché de la Salle, le plus ancien cité en Lauragais. A ces abords se trouvent les propriétés foncières (condamines).

A partir de 1100, la famille de Laurac et de nombreux seigneurs fondent et dotent la Commanderie Hospitalière de Pexiora. La chapelle Saint Martin de la Salle et de nombreux droits seigneuriaux alimentent alors le patrimoine de l’hôpital.
Les riches archives de cette institution sont la principale source de renseignement pour l’histoire du Laurgais au XIIème siècle.
C’est à cette période qu’est construite l’église romane encore visible à la Salle.

Le site perd de son importance par la suite. Rattaché à Besplas, il conserve une fonction paroissiale pendant tout l’Ancien Régime.
La chapelle possède encore de nos jours une charge symbolique forte pour de nombreuses familles de la région.
Le lien important qui la lie à l’origine de la Seigneurie de Laurac en fait donc un site essentiel de l’Histoire du Lauragais.

L’ensemble du site a récemment (18 juin 1999) été inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Le projet de réhabilitation en cours pris en charge par la commune de Villasavary permettra d’en faire un lieu de mémoire essentiel du Lauragais. Il constitue l’un des sites pôles de développement touristique de la commune axé sur le patrimoine historique.

L’engagement « fort » de la commune permettra également de mieux assurer sa conservation et sa protection, une partie des éléments du site de la chapelle de Besplas ayant eu à souffrir des vols ou actes de vandalisme durant ces 10 dernières années.

 

Villasavary sur la route des moulins du Lauragais

L’histoire des moulins de VILLASAVARY remonte au XIIème siècle :

En effet les textes relatant l’histoire du monastère de Prouilhe indiquent qu’Enguerrand de Bove, chevalier croisé, fit don au monastère de Prouilhe d’un moulin à vent situé à VILLASAVARY : acte du 5 décembre 1212. Le texte dit que ce moulin était reconstruit, ce qui prouve que son origine est antérieure de plusieurs années. Rien n’indique l’emplacement de ce moulin.

On sait également qu’en 1223, la motte de Prouilhe porte un moulin à vent.

Quelques années plus tard les villages voisins de Pexiora et Besplas, fiefs de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, en furent aussi dotés.

« Le commandeur Pierre Boyer accorde le 1er mars 1245, aux pariers Guillaume Galifu et Pierre d’Alzonne (Autezone) un emplacement pour construire un moulin à vent, qui paiera la très faible cense d’une émine de froment. Il est convenu que l’Hôpital ne construira aucun édifice qui pourrait couper le vent au moulin.

Le commandeur construit ensuite un moulin au Nord de la Commanderie ».

A partir de cette époque, la prospérité des moulins ne fit que croître.

En effet, pour les cultures, le blé a toujours la prédominance ; viennent ensuite l’avoine, le seigle, et l’orge. Les « Bleds » sont la base de l’alimentation, ils sont aussi la base de l’économie du village.

Il existe même à Besplas un moulin pastelier, autre source de richesse au XVIème siècle.

Au XVIIème siècle les labours sont toujours consacrés aux bleds, essentiels pour une société se nourrissant de pains, de galettes, ou de bouillies.

Les moulins se multiplient avec l’utilisation du maïs, nouvellement rapporté d’Amérique, qui prend une grande importance dans la vie et l’alimentation des paysans.

La bouillie de farine de maïs deviendra le traditionnel « Millas » du Lauragais.

Sur ces labours reposent les fiscalités royales, seigneuriales et ecclésiastiques. Le plan cadastral de 1750 montre qu’un moulin occupe la partie centrale du village, c’est celui du meunier Estanave.

Par contre en 1750, les moulins situés au Nord de la rue de la Glacière, dont celui qui nous occupe, n’apparaissent pas.

On peut donc raisonnablement penser qu’ils ont été construits à la fin du XVIIIème siècle puisqu’ils auraient appartenus à la famille CALOUIN, avec probablement des réparations ou reconstructions au fil du temps.

On connaît également les moulins de Fontveille et le moulin de la Louve.

Une gravure du XIXème siècle (ci-dessous) montre « la bataille de VILLASAVARY : le général VINCENDON, au moulin de la Louve, observant l’ennemi ».

Une photo du début du XXème siècle (ci-contre) indique la position de quatre moulins sur les parcelles actuelles 48 et 54.

Sur ces quatre moulins, deux ont entièrement disparu ; le plus près du village est en ruine. Le moulin Roques, objet de notre étude, subsiste.

Sur cette photo les cercles métalliques n’existent pas, ce qui signifie qu’elle est antérieure à l’élargissement de meules et aux désordres des maçonneries qui en ont découlé

Une photo du moulin Roques en 1938 (HAW) montre le moulin dans un état très proche de l’actuel, avec ses renforts métalliques. Cependant il comporte encore l’auvent en bâtière et le pare vent qu’il conviendrait de restituer.

Le moulin était placé à moitié coteau, pour que les vents ne soient pas trop violents. Il ne devait pas y avoir d’arbres à proximité du moulin. La butte ou motte est un remblai, ramené après construction sur le bon sol des murs de fondations qui entouraient le « carcer ».

(ci-contre, plan cadastral de 1750 montrant qu'un moulin occupe la partie centrale du village, c'est celui du meunier Estanave)

Le moulin qui appartenait à Emile Roques et sa sœur fonctionna jusqu’en 1947.
En effet, le déclin des moulins du Lauragais commença dès la guerre de 1914/1918. Malgré un sursaut pendant la deuxième guerre mondiale, le déclin devint irrémédiable.

Les moulins furent abandonnés et beaucoup s’écroulèrent.

Le dernier « charpentier des moulins » dans les années 50, venait de VILLASAVARY. « C’était un véritable ingénieur. Il pouvait réparer n’importe quoi : une aile, la charpente, les rouages, il savait tout faire Auguste DANIEL. On l’appelait le « Gustou », il venait avec son père, le Catet ».

En janvier 1972, la Commune décide la remise en état du dernier moulin à vent du village

Depuis plusieurs générations il appartenait à la famille PELOUSE ROQUES.

Les derniers meuniers, Emile ROQUES et sa sœur Madame ROQUES RIGAUDY, acceptent de céder à la Commune ce monument important de l’histoire communale, en signant un bail emphytéotique de 99 ans, concernant la parcelle 54 D et son moulin, acte devant Maître Estrade notaire à Fanjeaux.

Des réparations urgentes, notamment sur la couverture, viennent d’être réalisées.

Mais des dégradations importantes sont apparues, et devant l’intérêt grandissant des habitants de la Commune et des touristes qui viennent nombreux, il a été décidé de faire une étude complète de restauration.

Compte tenu de l’état général du moulin et de l’existence quasi complète de son équipement intérieur, même si ce dernier nécessite de nombreuses interventions, l’étude nous conduit à prévoir une restauration complète, c' est-à-dire une restauration qui permettra au moulin ROQUES de recevoir du grain et de moudre de la farine suivant les traditions anciennes.

Il nous semble en effet que cela donnera une valeur bien plus importante à ce témoignage du passé, et que cela permettra de créer des animations autour du patrimoine du village, et d’accompagner ainsi tous les efforts faits pour le rendre encore plus vivant :

Moulin AVANT restauration par la commune

une fête autour du pain fabriqué avec la farine du moulin ne serait- elle pas très attrayante ?

des visites pédagogiques pour voir le fonctionnement de ce témoignage de toute une société ne recevrait-il pas un accueil enthousiaste de la part des enseignants de la région ?

Nous pensons qu’ainsi la restauration serait une re-création, et non pas seulement un objet muséographique.

Moulin APRES restaurations par la commune

 

Villasavary, une signalétique liée à la valorisation du patrimoine du village

Les éléments patrimoniaux villageois sont nombreux et variés à l’intérieur de l’agglomération et restent difficilement perceptibles par les visiteurs, mais souvent aussi par les habitants, en raison de l’absence d’informations facilement accessibles.

La mise en place d’une signalétique de présentation du patrimoine communal et la réalisation de brochures et ouvrages à destination du grand public devient donc une étape indispensable pour assurer la lisibilité de la démarche de développement en cours à Villasavary.

Cette diffusion d’une information historique et culturelle, souvent confidentielle, incitera les visiteurs à découvrir le village. Pour les habitants, elle permettra de donner une cohérence et une certaine visibilité aux actions de développement entreprises sur le thème du patrimoine. De plus, en attirant le regard sur le petit patrimoine, souvent modeste et fragile, elle ne peut qu’inciter à sa conservation

Par ailleurs, l’aménagement de la place du grand chemin, et la création du parking qui la jouxte ont crée un véritable porte d’entrée pour la commune.

Cet état de fait offre l’opportunité de la demande de la commune auprès de la Communauté de Commune de la Piège et du Lauragais d' y implanter un point d’accueil et d’information ouvrant sur le village et le territoire communautaire.

Place du Grand Chemin

Carrefour routes de Castelnaudary et de Bram

     

La signalétique du patrimoine va évoquer, à travers un parcours informel, l’histoire du village et mettre en évidence les éléments patrimoniaux les plus intéressants :

L’église Saint Pierre
L’église Saint Jacques
les origines du village et le château primitif
Halles municipales
Monuments aux morts
Moulin à vent
Éolienne ascenseur d’eau
Voûte du ruisseau des Canonges
Rues des anciennes portes
Rue de l’Asile


 

VILLASAVARY : les sentiers de randonnées

Villasavary se trouve au carrefour de grands itinéraires de randonnée pédestre et équestre : le sentier de la Grande Randonnée GR7, le tour du Lauragais et le sentier d’Avignonet à Fanjeaux « Les Collines du Vent » (en bleu).

Des circuits existants à Besplas sont maintenus avec des aménagements : une boucle autour de Besplas et la grande boucle vélos tout terrain (en vert).

A l’initiative de la Commune et de l’Association Locale de Randonneurs « Les passejaires del Villa » huit boucles ont été créées :

Le tour de Villasavary : découverte de l’Agriculture en Lauragais, 8 km - 2 h 30 (circuit facile)
Balisage : trait jaune pastille verte N 2

La boucle de Besplas, 9,5 Km - 3 h (difficulté moyenne)
Balisage : trait jaune pastille rouge 100 m de dénivelé

Le grand tour de Villasavary, 21 Km - 2 h - VTT 7 h de marche (difficile)
Balisage : trait jaune pastille marron ; suivre

La randonnée du bois des Canonges 1 h 30 - 1 h 40 (difficile) 4 km
Balisage : un randonneur rouge

La randonnée de Vento Farine (Pech), 2 h - 2 h30, (difficile) 8 Km
Balisage : flèche jaune

La randonnée du Mont Carrière, 3 h - 3 h 30, (difficile) 13 Km
Balisage : flèche blanche

 

Deux sont maintenant prises en charge par la Communauté de Communes Piège Lauragais : la boucle des Paysages et la boucle Historique du Lauragais.
Tous ces sentiers de randonnées empruntent un réseau déjà existant d’anciens chemins. A Villasavary, ceux-ci sont très variés et de grande qualité. Ils sont bien préservés et entretenus par la Commune et l’Association Locale « Les Passéjaires del Villa ».

La diversité des terroirs de la commune et de ses campagnes a ainsi permis la mise en place d’une large gamme de sentiers adaptés à tous les publics.

 

Sentiers thématiques : Boucle historique du Lauragais

Le complexe patrimonial formé par la chapelle de Besplas et le site de Besplas constituent un point fort du développement de la commune de Villasavary, pôle d’ouverture privilégiée sur l’histoire régionale.

La réhabilitation en cours par la commune de l’église en point d’accueil et d’animation se couple avec la mise en place de la boucle de randonnée développant une thématique historique.

Le sentier, accessible au promeneur offre l’avantage d’un parcours réduit, réunissant une large diversité de points de vue et de paysages, au sein desquels sont visibles des sites essentiels de l’histoire du lauragais médiéval.

Point de départ, la chapelle de la Salle est susceptible d’accueillir des expositions développant des thèmes historiques.

CLIQUER POUR AGRANDIR

Le passage à Besplas permet d’évoquer l’histoire de cette communauté, un panneau explique l’organisation du site.

Le relief des Communaux offre des points de vue complémentaires à une table d’orientation et permet d’identifier les principaux sites régionaux du Moyen Âge, aidant ainsi à comprendre les enjeux politiques de l’implantation des châteaux :

- vers l’Ouest est visible toute la partie dépendante des seigneurs de Laurac : Laurac, Castelnaudary, les sites fortifiés de Mireval, Besplas et Queille, puis les centres religieux de la Salle et la Commanderie de Pexiora,

- à l’Est, la vue s’ouvre vers les dépendances carcassonnaises, avec Villasavary au premier plan, puis Villesiscle et Bram, jusqu’au clocher de Fanjeaux et de Montréal.

Ainsi, disposant d’un patrimoine historique et naturel privilégié, la commune de Villasavary sert parfaitement (dans sa Communauté de Communes) de tremplin à une ouverture sur l’ensemble des richesses du Lauragais.

 

Sentiers thématiques : Boucles des Paysages

Sur un vaste territoire couvrant près de 3500 hectares, Villasavary dispose d’un patrimoine naturel très varié, tant au niveau de sa topographie que de sa géologie.
Ces caractéristiques, avec leurs incidences directes sur le couvert végétal et l’économie agricole lui confèrent une grande variété de points de vue remarquables qui peuvent être exploités de façon complémentaire.

La boucle des paysages du Lauragais a pour objectif d’illustrer cette diversité.
6 panneaux et 4 tables d’orientation jalonnent le parcours, permettant ainsi aux randonneurs de découvrir et comprendre le paysage qui les entoure. L’attention du lecteur est attiré sur des thèmes variés alliant botanique, géologie, zoologie, agriculture mais aussi patrimoine, car de nombreux éléments disséminés dans le paysage passent souvent inaperçus.


Des points de vue très intéressants sont accessibles tout au long du tracé et invitent à la découverte, non seulement de Villasavary, mais aussi de tout le Lauragais.
Au sommet du Mont Carrière (322 m), 4 tables d’orientation sur le thème des « paysages au 4 saisons » ont été implantées : chaque table est illustrée d’une photo prise à une saison différente et les points marquants du paysage y sont mentionnés. Elles offrent ainsi une lecture de magnifiques points de vue sur les Pyrénées, le Pic de Bugarach et les Corbières ou encore la Montagne Noire.

Cliquer ici pour découvrir quelques exemples de notre signalétique

 

ASSOCIATION

PATRIMOINE HISTORIQUE

ET CULTUREL

DE VILLASAVARY

L’association « patrimoine historique et Culturel » est toute jeune, créé le 30 janvier 2006, par quelques passionnés soucieux de connaître et faire connaîtrel’histoire de leur village. Elle regroupe à ce jour 25 membres, qui oeuvrent chacun dans leur « domaine privilégié »,(photos et cartes postales anciennes,généalogie,moulins,documents anciens d’écoles,de mairie,d’églises,recensement de matériels et vestiges du temps passé,etc.…) mais tous animés d’un même idéal : laisser une trace écrite de l’histoire de notre territoire.

En fait Villasavary dispose d’un patrimoine riche et varié, qui mérite d’être porté à la connaissance de ses habitants.

Le village avec ses rues, monuments, façades. (Églises, chapelle, places, monuments aux morts, halles ….)

Les moulins à vent au nombre de douze au début du 19° siècle (La mention la plus ancienne de tout le Sud-ouest, fait état d’un moulin à vent en 1212).A ce jour, un seul moulin, en cours de restauration, avec tout son mécanisme, est visible. Ce moulin s’est arrêté de tourner en 1947.Il était propriété de la famille Pelouse-Roques dernier meunier qui a accepté de céder à la commune par bail de 99 ans, ce « patrimoine » on ne peut plus glorieux.Plusieurs vestiges, en propriété privée, existent encore dans le village.

L’éolienne ascenseur d’eau fin du XIX° siècle (et tout son réseau pour l’alimentation en eau du village)

Voûte des ruisseaux des Canonges.1775 à 1778.Construction de la route Royale de Castelnaudary à Limoux ; ouvrage très important, dont on a peine à imaginer l’importance des travaux nécessaires à sa réalisation. (la voûte de ce pont construite en brique rouge épouse la sinuosité du ruisseau, et la quantité de remblais nécessaire pour atténuer la déclivité de cette côte)

Site de Besplas,Les premières mentions du site de Besplas sont celle d'un « forum de la sala » en 1100 (c'est à dire d'un marché)et celle d'une ecclésia sancti martini de la Sala en 1123 dépendant des hospitaliers de Puissubran (Pexiora) qui est encore visible aujourd'hui (chapelle de Besplas) Mais c'est la création au milieu du XIIe (1165)d'un point fortifié par les seigneurs de Laurac qui donna naissance au village de Besplas: ainsi trouve-t-on en 1291 la mention « Villa de Bellis planis » qui désigne le village et la mention en 1307 du « castrum de Bellis Planis » qui désigne le château seigneurial Une église fut aussi édifiée, elle est mentionnée en1435 « ecclésia sancte marie infra villam » ou église Notre-Dame. A la suite des guerres de religions, le village, incendié en 1588, ne fut pas reconstruit. Pendant longtemps l’habitat se répartit uniquement dans les bordes (mentionnées dans les compoix successifs de 1595-1676 et 1789 ).Au XVIIIe toutefois est a nouveau mentionné un village de Besplas. L'église Notre Dame étant en ruines les habitants des bordes de la paroisse de Besplas se rassemblent donc à Saint -Martin -de -la -Sale

Le site de Besplas a aussi été la première ferme école de France.

En 1823, Mr.Jean-Baptiste Denille (ancien maître de la Poste à Chevaux de Villepinte ) avait acheté au prix de 45.000 frs,le domaine de Besplas.

Son fils, Théodore Denille fit de brillantes études et fût élève à l’école Polytechnique de Sorèze,et en sorti Major de sa Promotion.C’est lui qui le premier,compris combien l’agriculture et les agriculteurs,laissés à leur triste condition de pauvreté,resteraient toujours,les « nourriciers » oubliés de la nation.Ayant hérité de son père,le Domaine de Besplas,le jeune propriétaire terrien,renonça à une carrière qui aurait pu être fort brillante,pour se consacrer à sa ferme et à son Lauragais natal.Très vite ,germa dans sa tête,l’idée d’un endroit,où de jeunes paysans,pourraient s’instruire,se familiariser avec de nouvelles méthode de travail,apprendre à gérer une ferme, etc…

C’est ainsi que le 1° octobre 1847, Théodore Denille ouvrait à Besplas,la première ferme école de France.Le Lauragais Audois avait innové et séduit,à tel point qu’un an plus tard,le 30 octobre1848,un décret ministériel,demandait qu’une ferme école soit implantée dans chaque département,sur le modèle de Besplas.L’enseignement apporté était reconnu et servait de modèle aux écoles similaire.En 1867 le prix d’honneur des fermes écoles de France,fût décerné à Mr.Théodore Denille Directeur de Besplas. L’établissement de la ferme école, en 1847,contribua pour beaucoup à sauver cette « église » dans laquelle le service religieux recommença régulièrement et contribua a la remise en état et à la onservation du lieu.(L’église Notre Dame du village de Besplas ayant été détruite lors de l’incendie du village en 1588)

Chapelle St Martin de la Salle XII° siècle a été établie dans les dépendances d’un domaine agricole ayant succédé à la villa romaine voisine.Divers indices historiques laissent penser qu’il pourrait constituer le pôle originel de la famille des Seigneurs de Laurac.Des droits sur l’église sont donnés aux hospitaliers qui se sont établis à Pexiora.La commanderie hospitalière constitue son assise foncière et seigneuriale originelle sur des biens détachés du territoire de la Salle.L’importance seigneuriale du titre se doublait d’un rôle économique essentiel puisque s’y tenait un marché qui est le plus ancien signalé en Lauragais,et que la Salle disposait d’une mesure propre, elle aussi la plus ancienne attestée, d’un péage. Après la ruine du village de Besplas, l’église retrouve sa fonction paroissiale du XVII° siècle à la révolution.

Le site de Besplasproprement dit (ancien village) et la chapelle Saint Martin de la Salle (dite de Besplas) sont un lieu de mémoire du Lauragais qui mérite d'être mis en valeur.

Villasavary possède un territoire assez vaste (3300 hectares).Cette superficie, importante est due au fait que la commune est issue du regroupement de deux communautés d’ancien régime : Villasavary et Besplas /Rascous.Chacune ayant une histoire propre et relativement documentée.

Villasavary , village fortifié a été créé au 12 ° siècle, sous l’influence des Trencavel, vicomtes de Carcassonne.(la première mention d'un point fortifié castrum Vilarii est de 1207)

Besplas, est issue du démembrement au milieu du 12° siècle, d’une partie du territoire contrôlé par le château de Laurac. Les seigneurs de Laurac, tantôt alliés aux comtes de Toulouse, tantôt aux vicomtes de Carcassonne, ont très tôt acquis une grande autonomie au sein du Comté de Toulouse.

Le site de Besplas, est donc une de leurs forteresses destinées à faire face à celle de Villasavary, dans le contexte politique qui a vu l’affrontement des maisons de Toulouse et de Barcelone pour la prépondérance méridionale.

C'est l'évolution ultérieure, c'est à dire la croissance de Villasavary et le déclin de Besplas, qui a fait se regrouper au sein d’une même circonscription deux entités créées à l’origine de façon antagoniste l’une face à l’autre.

Le 3 et 4 mai 2008, nous avons participé, sur invitation de l’association Arts Rencontre Tous Talents (pour la troisième année consécutive), a cette expo, qui sans prétention aucune révèle quelques talents souvent cachés mais aussi des « habitués » amateurs confirmés ou « pro » de la toile, sans oublié la découverte  des travaux  de l’atelier enfants ou la présence  d’une professionnelle n’échappe à personne. (un plaisir partager par l’ensemble des visiteurs)

                 Cette année, nous avons présenté dans le prolongement de 2007, une rétrospective des années 1953 à 1971, sur  vidéo et pratiquement en boucle, car ceux qui avaient manqué le début souhaité revoir ce qu’ils avaient « loupé ».

                  Les banquets du 8 mai, le congrès des anciens combattants, les goûters offerts par la municipalité, les élections …………. Tout cela grâce aux films réalisés par Mr. Pailhès et repris sur CD  par J.P. Labatut.

                   Un remerciement particulier à la famille de Mr. Pailhès, pour nous avoir permis de réaliser ces différents documents.

patrimoine
patrimoine

Le bureau  :

Président : Paul Louis Dusserre

Présidents d’honneur : Bernard Boussaroque - Jacques Danjou

Vice-président : Bernard Bonnery – Gabriel Portal

Trésorier : Michel Besombes Adjoint : Daniel Ancely

Secrétaire : Jean-Pierre Labatut Adjoint : Michèle Ancely

Contact :

Association Patrimoine Historique et Culturel - 42 rue du Barry - 11150 VILLASAVARY

Email : paul-louis.dusserre@wanadoo.fr

(Cliquer sur les photos ou ici pour les voir grand format)

Chapelle St Martin de la Salle - Chapelle de Besplas
Chapelle St Martin de la Salle - Chapelle de Besplas
Chapelle St Martin de la Salle - Chapelle de Besplas
Chapelle St Martin de la Salle - Chapelle de Besplas
Crucifixion, peinture du xv°siècle(Chapelle de Besplas,inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 1° avril 1999.)
Crucifixion, peinture du xv°siècle(Chapelle de Besplas,inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 1° avril 1999.)
Frise sur arcade (Chapelle de Besplas,inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 1° avril 1999.)
Ascomption, peinture du xv°siècle(Chapelle de Besplas,inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 1° avril 1999.)
Moulin restauré
Moulin restauré
Eglise de Villasavary au coeur du village
Vestige du Pont du Ramblais
Vestige de la fontaine (1827) Chemin des Canonges. (Maison de la randonnée des PASSEJAÏRES et des POUMPILS)
Exposition de photos anciennes d’école et de documents concernant la guerre de 1914 (suite à l’aimable invitation de l’association ARTT lors de leur exposition du 02 Avril 2006)
Exposition de photos anciennes d’école et de documents concernant la guerre de 1914 (suite à l’aimable invitation de l’association ARTT lors de leur exposition du 02 Avril 2006)
Exposition de photos anciennes d’école et de documents concernant la guerre de 1914 (suite à l’aimable invitation de l’association ARTT lors de leur exposition du 02 Avril 2006)

Les ROUTES GOURMANDES du PAYS CATHARE,

La ROUTE du CASSOULET de CASTELNAUDARY® et VILLASAVARY

Origine des Routes Gourmandes du Pays Cathare / Programme des animations 2007 : des stages de cuisine, des journées et séjours gastronomiques, des visites guidées / Commercialisation du produit / Le Pays Lauragais terre de tradition et patrimoine d'exception / la ROUTE du CASSOULET de CASTELNAUDARY® / Historique et Recette du Cassoulet / Le Haricot Lingot et ses producteurs / des Vins de qualité pour accompagner un plat roi / le Canard / Les Restaurateurs et le Cassoulet local / les conserveurs / Les potiers et la fameuse cassole traditionnelle / La Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary / La Route du Cassoulet de Castelnaudary et Villasavary !

Dans le cadre de la labéllisation du Cassoulet de Castelnaudary, sa reconnaissance et sa mise en valeur patrimoniale, le CDT de l'AUDE est porteur du projet qui nous concerne aujourd'hui : la création de la MARQUE spécifique "ROUTES GOURMANDES EN PAYS CATHARE".

D'autres partenaires ont participé à l'élaboration du concept : le Conseil Général et le CDT de l'Aude, la Communauté de Communes de Castelnaudary et du Bassin Lauragais, le Pays Lauragais, la Chambre d'agriculture, l'association "les chemins gormands du canard de la Piège, le syndicat des producteurs de haricots, le syndicat des concerveurs et des restaurateurs de Cassoulet de Castelnaudary, l'AOC du Malepère, la Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary. Villasavary, au coeur de ce terroir, est désormais un passage gourmand de la "ROUTE du CASSOULET de CASTELNAUDARY" !!

PROGRAMME DES ANIMATIONS 2007 :

 

- STAGES DE CUISINE

- JOURNEES ET SEJOURS GASTRONOMIQUES

- VISITES GUIDEES

Dimanche 8 janvier 2007 : Les Ampélofolies du Cabardès à Moussoulens. Célébration des truffes et du vin du Cabardès, démonstration de « cavage », dégustation de vin et de produits du terroir.

Samedi 17 mars 2007 : Grand Chapitre de la Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary, gymnase Pierre de Coubertin à Castelnaudary.

Samedi 28 et dimanche 29 avril 2007 : Salon du Tourisme audois et des terroirs à Carcassonne ;

Du samedi 28 avril au mardi 1 er mai 2007 : « Printemps dans les vignes en Malepère » : animations dans les caveaux, rencontres avec les vignerons.

Dimanche 20 mai : « De ferme en ferme dans la Piège » : Découvrez le temps d’une journée les fermes des « chemins gourmands du canard » : dégustations, animations, repas terroir…

Samedi 26 et dimanche 27 mai 2007 : Festival de Bandas à Montréal, restauration sur place.

Dimanche 3 juin 2007 : « Rando de la Piège » : grande randonnée au départ de Belflou. Repas terroir.

Du jeudi 28 au samedi 30 juin 2007 : « Les juliettes du Cabardès », le concours des vins de l’AOC Cabardès. 2 jours de fête, musique ; danse, ; vins et gastronomie à Pennautier et Aragon.

Du jeudi 19 au mardi 24 juillet 2007 : Festival du folklore international à Montréal ? Spectacle tous les jours.

Du vendredi 3 au dimanche 5 août 2007 : Festival de jazz sous les châtaigniers au Château de Roquefère dans le Cabardès.

Lundi 6 août 2007 : cassoulet local géant à Villasavary !

Du vendredi 3 au dimanche 5 août 2007 : Les Cabardièses, festival international de piano à Penautier et Aragon. Les concerts se déroulent devant le Château des vignerons et sont suivis de dégustations de vins de l’AOC Cabardès.

Du jeudi 23 au dimanche 26 août 2007 : Fête du cassoulet à Castelnaudary. La ville met à l’honneur son Patrimoine culinaire. Concerts gratuits, marché gourmand, corso fleuri, jeux nautiques sur le Canal du Midi, repas Cassoulet...

Dimanche 9 septembre 2007 : La « Rando-Razès » ! Randonnée pédestre et repas terroir.

Samedi 20 et dimanche 21 octobre 2007 : « Ronde de la Malepère » : Fête du cru Malepère, rencontre avec le s vignerons, marché gourmand, animations de rue…

Dimanche 2 décembre 2007 : Foire au Gras à Castelnaudary.

Samedi 8 et dimanche 9 décembre 2007 : Foire au gras à Belpech.

COMMERCIALISATION DU PRODUIT :

CES NOUVELLES ROUTES TOURISTIQUES FERONT PROCHAINEMENT L'OBJET D'OPERATIONS DE COMMUNICATION :

 

une BROCHURE et un PROGRAMME des animations (cliquer ici pour le PROGRAMME D'ANIMATIONS DE 2007)

des SALONS et MICRO-MARCHES : - Salon du tourisme Audois Cracassonne 2 et 29 avril - Journées canines Castelnaudary 7 et 8 avril -Marchés nocturnes estivaux (tous jeudis soirs juillet et août) - Micro-marché Montpellier (date en cours).

Des JOURNEES THEMATIQUES et WEEK-ENDS DECOUVERTES :

Stages de cuisine avec les restaurateurs

Journées hématiques mises en place par l'Office de Tourisme de Catelnaudary et du Bassin Lauragais depuis novembre 2006 :

 

ex : "sur les chemins de l'histoire et des saveurs du terroir" - "sur les chemins de l'eau et du vin " - "sur les chemins des techniques et du savoir-faire" - sur la route du Cassoulet de Csatelnaudary® : savoir-faire et patrimoine".

Information sur ces journées à de nombreux autocaristes et club du 3ème âge

Produits désormais commercialisés par des Tour Operators Spécialistes (Agence Tourisme et Loisirs à Carcassonne - Agence Kilya à Ramonville).

LE PAYS LAURAGAIS,

 

TERRE DE TRADITION

 

ET PATRIMOINE D'EXCEPTION :

Entre mer Méditerranée, Montagne Noire et contrefort du Massif Central, le Pays Lauragais, connu depuis l'Antiquité pour être le "grenier à blé du Languedoc", est idéalement situé entre Toulouse et Carcassonne.

Le village de « Laurac-le-Grand », proche de Villasavary, a donné le nom à ce « Pays Lauragais »… Ainsi, des vignobles du Malepère à ceux des Corbières, à travers champs de blé, productions de haricots, terre d’argile, au patrimoine historique et culturel des plus riches, notre territoire est heureux de vous accueillir et de vous faire découvrir nos richesses en terroir et gastronomie.

Le long du Canal du Midi, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, passant sur des chemins à la nature riche, offrant Pigeonniers, lavoirs, moulins, églises et chapelles, les sites du Pays Cathare et leur histoire médiévale vous séduiront, comme par exemple la célèbre Cité de Carcassonne, ou à Villasavary, la Chapelle de Besplas…

 

LA ROUTE DU CASSOULET DE CASTELNAUDARY® :

 
 
 
 

L’originalité d’une route agri-touristique :

L’office de tourisme intercommunal de Castelnaudary et du Bassin Lauragais en partenariat avec le Comité Départemental du tourisme de l’Aude lance au printemps 2007 la première route gourmande du Pays Cathare : La Route du Cassoulet de Castelnaudary.

Découvrir l’ouest audois grâce à un plat mondialement connu, tel est le défi que se sont lancés les différents partenaires de la Route du Cassoulet de Castelnaudary®.

Partant de Castelnaudary, cette route, qui sera matérialisée par une signalétique originale, se présente sous la forme d’une boucle de 150 km reliant entre autre Belpech, Fanjeaux, Carcassonne, Bram, Saint-Papoul…

Le projet se décline autour de quatre axes :

  • Un circuit « découverte » associant des visites de producteurs de haricots, d’éleveurs de canards ou de porcs, des viticulteurs, des potiers, des conserveurs et des restaurateurs proposant des menus « Terroir ».
  • Un programme d’animations et de séjours ciblés sur la gastronomie : stages de cuisine, d’œnologie, visite de fermes, grandes manifestations…

  • Des produits touristiques : des week-ends découverte, des journées à thèmes, des visites guidées du patrimoine
  • Un programme annuel de promotion en partenariat avec le CDT de l’Aude : salons du tourisme, micro-marchés, accueil de presse…

Pour faire partie de la Route, les producteurs, restaurateurs et vignerons s’engagent à signer une Charte Qualité, qui garantit, aux touristes et visiteurs, un service et un accueil personnalisés et respectueux de l’identité locale.

Les documents : route touristique, guide du visiteur et programme d’animation seront disponibles en Avril 07

L'HISTORIQUE

ET RECETTE

DU CASSOULET de CASTELNAUDARY:

HISTORIQUE du CASSOULET :

Essayer de retracer l’histoire de la naissance du cassoulet n’est pas une mince affaire lorsque l’on connaît les discours enflammés que cela provoque. Cependant, l’analyse iconographique, les livres de cuisine, les traités de médecine, l’archéologie, et l’histoire locale, nous fournissent de nombreux indices qui nous permettent d’appréhender la naissance de ce plat mythique et son évolution.

L’origine du cassoulet remonte à la période médiévale. On parle alors de ragoût, plat de viande en sauce qui mijote longuement auprès du feu. Un grand ouvrage de cuisine marque le XIVe siècle : « le Viandier » écrit par Taillevant, de son vrai nom Guillaume Tirel, cuisiner de plusieurs rois durant 60 ans. Dans son ouvrage, vraisemblablement dicté, Taillevant fait la part belle aux pâtés et ragoûts, dont le ragoût de mouton et de porc aux fèves. Les historiens de la cuisine pensent que Taillevant aurait pu s’inspirer d’un ouvrage arabe rédigé par Mohamed de Bagdad en 1226, qui révèle une cuisine extrêmement raffinée. Cet ouvrage fait appel à un déploiement d’épices, d’herbes, de légumineuses, et de viande de mouton. Certains historiens pensent que l’origine du cassoulet est arabe. Ce serait eux qui, au VIIe siècle, auraient introduit dans le sud de la France, la culture d’une fève blanche et qui enseignèrent aux habitants du pays à apprêter cette légumineuse. Le ragoût de mouton à la fève blanche figure parmi les recettes du Traité de cuisine de Bagdad. Taillevant a repris cette recette dans son Viandier

La légende place la naissance du cassoulet durant la Guerre de Cent ans. Mais aucune archive ne mentionne cette tradition, qui fut relatée pour la première fois au début du XVIe siècle. La légende raconte que, durant un siège de Castelnaudary par les anglais, les habitants, menacés de famine, mirent en commun tout ce qu’ils avaient pour nourrir les soldats de la ville. Lard, porc, fèves, saucisses, viandes furent mis à mijoter dans une grande jatte. Revigorés par ce repas, les soldats chauriens boutèrent les anglais hors du Lauragais et jusqu’au bord de la Manche !

Cet épisode fait peut-être allusion à la mise à sac de la ville par le Prince Noir en 1355, qui ne fut pas un siège mais un incendie. Le plat qui donna naissance au cassoulet est donc un ragoût. Le « Viandier » de Taillevant mentionne en effet, le « Hericot » qui vient du verbe « héricoter » en vieux français, qui signifie découper, hacher en petits morceaux. Le « héricot » était un ragoût de mouton, mis à mijoter avec des fèves, des navets et des herbes aromatiques comme le persil, l’hysope et la sauge. Ce plat, « plat du pauvre », était un repas complet, qui permettait d’accommoder les restes. Il évolua au fil du temps en fonction de ce que l’on y mettait. Ce ragoût fut mis à cuire à la fin du XIVe siècle dans un plat à la forme particulière, la cassole, qui fut créee dans un village proche de Castelnaudary et qui, au fil du temps, donna son nom au plat mythique.

La cassole fut fabriquée par les potiers d’Issel, petit village à 8 km au nord de Castelnaudary. En 1377, sous les auspices de Guillaume de Plane, seigneur d’Issel, Jean Gabalda, un italien, établi dans ce lieu un atelier de poterie. Les objets fabriqués alors étaient plutôt des pièces ménagères, des réchauds, des passoires, des marmites, des oules (pots à cuire destinés à bouillir devant le feu). La cassole, sorte de jatte à bord évasé, était donc connue dans le Lauragais depuis le XIVe siècle. Et c’est cette terre cuite d’Issel qui donne au cassoulet son goût si particulier.

Le cassoulet, tel que nous le connaissons aujourd’hui, apparaît au début du XVIe siècle, car ce n’est plus des fèves que l’on mettra à cuire, mais des haricots lingots. Le haricot lingot est une variété particulière le Phaseolus arborigineus qui a vu le jour dans une zone s’étendant du Mexique au Pérou et à la Colombie. Il s’agit d’une liane grimpante très vigoureuse donnant de petites graines noires.

Ramené par Christophe Colomb, ce haricot fut importé en France en 1530. En 1528, Pietro Valerio, chanoine italien reçut du pape Clément VII quelques haricots envoyés d’Amérique au titre de curiosité botanique. Le chanoine cultiva ses spécimens et découvrit leur utilité alimentaire et ses vertus aphrodisiaques ! Alexandre de Médicis offrit un sac de ces haricots à sa sœur pour son mariage avec le dauphin de France, futur Henri II.

C’est ainsi que le haricot gagna notre pays. Plus localement, Catherine de Médicis, devenue comtesse du Lauragais en 1553, joua vraisemblablement un rôle pour imposer la culture de cette nouvelle plante dans le Lauragais. La graine blanche, peu à peu semée et cultivée, gagne l’ensemble du Sud-Ouest. Un peu plus tard en 1637, un curé d’Agde cultive le haricot et lance la mode de ces pois blancs appelés Flaviols ou Mounjetas dans le Tarn.

Les traditions culinaires évoluent considérablement jusqu’au XVIIe siècle, considéré comme le grand siècle de la cuisine française. Le cassoulet qui portait alors le nom d’estouffet ou de ragoût, prend officiellement son nom au cours du XVIIIe siècle.

En 1836, s’installe à Castelnaudary, la première fabrique industrielle de cassoulet. Il s’agit de la maison Bouissou qui produit la marque «  La Renommée » et vers 1880, fleurissent les hommages au cassoulet dont cette chanson anonyme :

En 1929, Proposer Montagné, célèbre chef cuisinier à Paris d’origine Carcassonnaise, reconnaît la suprématie du Cassoulet de Castelnaudary dans son ouvrage intitulé « Le Festin Occitan » : « Le cassoulet est le Dieu de la cuisine occitane. Un Dieu en trois personnes : Dieu le Père qui est le cassoulet de Castelnaudary, Dieu le fils qui est celui de Carcassonne et le Saint-Esprit, celui de Toulouse ».

Il semble donc sans conteste, que le cassoulet a été crée dans le Lauragais, même si nous l’avons vu, son origine est issue d’un ragoût rustique, qui somme toute, pouvait se faire n’importe où et qui trouva au fil des siècles des variantes comme celui de Carcassonne ou de Toulouse. Mais, Castelnaudary a su s’approprier la cassole, le haricot lingot et perfectionner au mieux la recette qui fut rendue officielle en 1909. La tradition chaurienne donna à ce plat une saveur inégalée en l’apportant à cuire au four de boulanger, chauffé avec du bois de la Montagne Noire. Pour le rendre encore plus savoureux et si particulier il est recommander de faire tremper les haricots dans l’eau de « Co d’en Sens », source qui alimente la ville depuis 1853.

Ainsi depuis le Moyen Age, Castelnaudary et le Lauragais ont su préserver une légende populaire qui fit du cassoulet le patrimoine culinaire emblématique de cette ville et de ce petit « pays ».

RECETTE du CASSOULET :

Le cassoulet de Castelnaudary a une origine très ancienne et sa recette d’origine familiale, paysanne, et populaire s’est stabilisée au fil du temps pour devenir ce grand met qui fait la gloire de CASTELNAUDARY et dont la réputation s’étend tous les jours davantage. Voici la recette du « CASSOULET DE CASTELNAUDARY » en n’en retenant que les indispensables principes de base.

Tout d’abord, les principaux ingrédients :

Les haricots : on retiendra le type « lingot »

Les viandes : Confit de canard ou confit d’oie ainsi que jarret ou épaule de porc et saucisse pur porc à gros boyau naturel. A cela s’ajoute la couenne de porc indispensable à l’onctuosité du bouillon.

A ces ingrédients de base s’ajoutent les compléments décrits dans la recette et dont certains font la spécialité de chaque cuisinier (en particulier dans la composition du bouillon).

Si les haricots sont secs on les fera tremper une nuit à l’eau froide ; jeter cette eau. Mettre les haricots dans une casserole d’eau froide ; porter à ébullition pour blanchir les haricots pendant cinq minutes ; jeter encore cette eau.

Pendant ce temps, préparer un bouillon avec les couennes coupées en larges lamelles, avec la carcasse de la volaille(si vous l’avez) et /ou quelques os de porc et selon votre goût un peu de légumes tels que par exemple : oignon, carotte, poireau. Salez, poivrez.

Enfin vous ajouterez un hachis fait de quelques grains d’ail et de vieux lard salé.

N.B : utiliser une eau non calcaire.

Filtrer le bouillon, récupérer les couennes et éliminer le reste. Il faut obtenir un volume de bouillon d’environ deux fois le volume des haricots blanchis et il vaut mieux en avoir trop que pas assez.

Mettre les haricots à cuire avec le bouillon pendant une demi heure à deux heures. Il faut que les haricots soient souples mais restent bien entiers. Pendant cette cuisson on ajoutera une toute petite quantité de concentré de tomate (par exemple, une cueillère à soupe pour un kilo de haricots).

Pendant la cuisson des haricots on pourra préparer les viandes. Dans une grande poêle ou sauteuse, faire dégraisser les morceaux de confit à feu doux. Retirer les morceaux.

Dans la graisse restante, faire rissoler les morceaux de viande de porc qui doivent sortir bien dorés. Les retirer et les égoutter. Enfin dans la même graisse vous ferez rissoler les saucisses. Toutes ces préparations terminées, vous allez disposer les ingrédients dans le plat creux en terre qui s’appelait « cassolo » (aujourd’hui « la cassole ») et qui a donné son nom au cassoulet.

Tapisser le fond de la cassole avec les couennes, ajouter environ un tiers des haricots. Disposer alors les viandes et les noyer sous les haricots restants. Sur le dessus du plat mettre les saucisses en les enfonçant dans les haricots, mais le dessus des saucisses reste apparent. Complétez la cassole en versant le bouillon chaud qui doit juste couvrir les haricots. Poivrez en surface au moulin. Mettre au four à 150/160 degrés (four5/6) et laisser cuire pendant deux à trois heures. Pendant cette cuisson il se produira sur le dessus de la préparation une croûte marron doré qu’il faudra enfoncer à plusieurs reprises (les anciens disaient 7 fois), sans écraser les haricots. A cette occasion on vérifiera que les haricots ne sèchent pas car, dans ce cas il faudra ajouter du bouillon mais sans noyer les haricots. Servir bouillonnant dans sa cassole bien entendu.

Le cassoulet du jour se prépare utilement la veille. Dans ce cas, prévoir pour le réchauffage environ une heure et demie à deux heures au four à 150 degrés.

Une autre solution pour déguster un bon cassoulet est de venir le consommer dans nos cantons de Castelnaudary. A cette occasion vous pourrez aussi emporter en conserve ou en cassole les produits des restaurateurs, traiteurs et conserveurs recommandés par la Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary. Leurs Cassoulets se réchauffent de préférence en cassole et au four dans les conditions indiquées ci-dessus.

Le HARICOT LINGOT et ses PRODUCTEURS :

Le HARICOT LINGOT, à l'unique saveur, importé à son origine des Amériques par Christophe Colomb, connaît son heure de gloire au milieu du XVIème siècle, lorsque Catherine de médicis, comtesse du Lauragais, amène dans ses bagages cette nouvelle plante.

Plus petit que son cousin vendéen et à la peau plus fine et plus digeste, il est aujourd'hui cultivé (270 ha) par quelques quarante agriculteus uniquement dans le Lauragais et est en attente d'un label rouge. Le haricot de Castelnaudary est déjà labellisé "Pays Cathare".

Les producteurs de haricot du Lauragais vous ouvrent leurs portes tout au long de l'année pour vous présenter leurs exploitations et leurs productions.

LE HARICOT LINGOT A VILLASAVARY !

Un de nos jeunes agriculteur, producteur local, M. Thibaud de Soulages, vous propose une halte en cours de cheminement de la "Route du Cassoulet de Castelnaudary" !

Le "Domaine de Vaissere" vous invite à découvrir cette richesse locale, entre autres produits de ferme, vendus aussi sur ce point de vente.

N'hésitez pas à vous arrêter si vous souhaitez acheter tous ces produits du terroir,

"Les Plaisirs de Vessières"

HARICOTS LINGOTS ( Label "Route du Cassoulet de Castelnaudary ©)- ARTICHAUTS - PRODUITS REGIONAUX - ASPERGES

OUVERTURE :

tous les jours, même dimanches et jours fériés,de 10h à 12h30 et de 14h à 19h30.

Au cœur de la plaine de Villasavary, une ferme typiquement lauragaise du XVIII siècle vous ouvre ses portes du mois de mars à juin.

Vous y découvrirez les authentiques asperges du pays (blanches, vertes, violettes) ainsi que nos artichauts pour les salades et les conserves.

D’autres produits du terroir vous sont également proposés : l’incontournable haricots de Castelnaudary mais aussi le cassoulet, le fevoulet et d’autres nombreuses spécialités régionales.

Les vins du pays (Côte de la Malepère) accompagnent ce panel de la gastronomie locale.

ITINERAIRE :

Entre Castelnaudary et Villasavary, prendre la départementale qui rejoint Bram (sur la gauche en venant de Castelnaudary, sur la droite en venant de Villasavary)

 

CONTACT :

Tél. 1 : 06 08 80 75 07 - Tél. 2 : 06 81 06 37 68

des VINS DE QUALITE pour accompagner un plat roi :

L'AOC du Malepère, ainsi que les vignes de l'AOC Cabardès, proposent un parfait mariage de saveur et de plaisir avec notre plat qu'est le Cassoulet.

 

Le CANARD :

Un des éléments fondamentaux de la fameuse recette du cassoulet de castelnaudary, c'est le Canard !

Elevé dans notre région depuis des générations, le canard local propose aujourd'hui un label de qualité, à travers la charte qualité des "chemins gourmands du canard".

Les éleveurs locaux, profondément attachés à notre terre, se sont regrouppés en un réseau "de ferme en ferme". Ainsi, tout au long de l'année, on peut venir découvrir ces exploitations et partager la passion de ces éleveurs.

Les RESTAURATEURS et le CASSOULET local :

La route du cassoulet de castelnaudary vous guidera dans divers restaurants vous proposant l'exacte recette de notre cassoulet. Nous vous invitons à contacter l'Office de Tourisme Intercommunal afin de connaitre ces partenaires (cliquer ici)

A Villasavary, venez découvrir le cassoulet local lors de notre fête annuelle (cliquer ici pour plus d'information).

Les CONSERVEURS

De même, vous aurez la possibilité de commander du Cassoulet à emporter, ou en conserve (cliquer ici pour se rendre sur le site de l'Office de Tourisme Intercommunal).

A Villasavary, vous propose son Cassoulet à emporter.

Les POTIERS et la fameuse CASSOLE traditionnelle :

La cassole du cassoulet de Castelnaudary est bien spécifique, ayant toute son importance dans la réalisation du plat. Il s'ajit de conserver la chaleur et un saveur spécifique.

Vous pourrez découvrir le travail de nos potiers locaux à travers la Route (poterie des frères Not, l'atelier de la poterie, Terre d'Autan, et Centre de Valorisation de la Céramique).

La GRANDE CONFRERIE du CASSOULET de CASTELNAUDARY :

La Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary a été fondée le 17 janvier 1970 par l‘élection du Grand Conseil et du Maître Jean Estève, assisté d’André Maté.

Le premier Grand Chapitre a été célébré le 18 avril 1970 dans la salle du conseil municipal de Castelnaudary. Les membres sont apparus pour la première fois revêtus de leur robe couleur marron, coiffés d’une toque en forme de cassole et orné d’une médaille, portée en sautoir, représentant en partie les armes de la ville, le Moulin de Cugarel et une cassole léchée par les flammes.

Depuis, tous les dignitaires reçus dans la Confrérie prononcent le même serment en occitan (le jurat) :

«  Yeou, juri de défendré touto la bido e al déla, la calitat é la glorio del gran Cassoulet de Castelnaou ou, qu’al abets, m’en toumbé la testo din bostro Grando Cassolo »

Les membres déjà anciens répondent « Gardo ta vido, te voulem pla »

La Grande Confrérie a pour objet de servir le prestige, de diffuser et de défendre la renommé du Cassoulet de Castelnaudary, en veillant au respect des traditions et de la Qualité. Pour cela, la Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary veille sur le maintien d’une élaboration de qualité répondant à la tradition culinaire, et organise autour du cassoulet des manifestations identitaires notamment au printemps, lors de son Grand Chapitre annuel et en été, en participant activement à l’organisation de la Fête du Cassoulet !

Durant ces quatre jours, concerts gratuits, animations de rues, marchés gourmands, animations nautiques sur le canal du midi, corso fleuri animent la ville et bien sûr, l’incontournable dégustation de Cassoulet renforce avec fierté le renom de « Castelnaudary, Capitale mondiale du Cassoulet » !

Grande Confrérie du cassoulet de Castelnaudary - BP 41461 - 11494 Castelnaudary cedex

Tel : 04.68.23.66.73 - Fax : 04.68.60.14.59 - Email : grandeconfreriecassoulet@wanadoo.fr

La Route du Cassoulet de Castelnaudary et Villasavary :

Faisant partie intégrante de la "Route du Cassoulet de Castelnaudary", Villasavary peut se féliciter d'être une des communes labellisées.

A très bientôt pour un petit tour à Villasavary... un bien beau village audois.....

Corso du Villa - Fête du Cassoulet 2006

Corso Fête du Cassoulet 2005

Corso Fête du Cassoulet 2004

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